• Vu, 2 janvier 1929 - N° 42

    Auteur : Henri Danjou (Directeur de la publication Lucien Vogel)
    Titre : Les religions secrètes de Paris
    Édition : Magazine Vu N° 42 – 2 janvier 1929 – 20 pages

     

    Vu, 2 janvier 1929 - N° 42Vu, 2 janvier 1929 - N° 42

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Extrait :

        Entrons dans le Temple Antoiniste. C'est rue Vergniaud, dans un décor d'usine et de maisons lépreuses, une église de village et, comme au village, toutes les vieilles femmes du quartier discutent de leurs affaires devant le portail. L'une d'elles porte dans ses bras un être étrange, un enfant maladif, dont les membres sont affreusement contournés. Les saurs laïques qui les accueillent ont un horrible bonnet noir. A l'intérieur du Temple, une lumière verte tamise des vitraux et donne aux gens un aspect cadavérique. Cette foi nouvelle a ses peintres primitifs : des maximes en lettres énormes sur des panneaux noirâtres, un portrait en pied du père Antoine s’appuyant sur l’arbre de la Science du Bien et du Mal en témoignent…
        Là, on vient pour guérir… Un frère, tailleur d’habits de son état, qui a revêtu une soutanelle noire, monte en chaire et lit les enseignements du Père. Il enseigne la Révélation que Dieu envoya à l’humble ouvrier Antoine, « Le Père », lorsque celui-ci vers la quarante-deuxième année de son âge se trouva guéri d’une terrible maladie d’estomac par la puissance de la prière… Mais quel est donc ce mouvement à la fin de la cérémonie ? Des femmes en noir, des frères vêtus de soutanelles, coiffés de haut de forme tronqués, suivent un cercueil recouvert d’un drap vert… C’est un enterrement. Maintenant un Antoiniste repose au sein de Dieu à la droite du « Père ».


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  • J.[ean] B.[éziat] La prière (Le Fraterniste, 2 novembre 1911)

    CONSEILS AUX MALADES

    LA PRIÈRE :

        Prier ne doit pas consister à débiter routinièrement des mots et des phrases, seraient-ils des mieux choisis.
        Prier, c'est exalter en notre âme, en notre cœur, au plus profond de notre for intérieur, les sentiments les plus nobles, les élans de pitié, de commisération et de bonté les plus fervents.
        C'est un désir ardent d'obtenir mieux, non seulement pour soi, mais surtout pour autrui.
        S'exercer avec persévérance à exalter de plus en plus en soi, ces sentiments d'amour fraternel ; transformer ainsi sa mentalité, devenir par ce moyen, plus pur, plus parfait, flotter spirituellement plus haut, toujours plus haut ; abandonner le terre à terre, cette vallée de misères et de larmes ; planer au-dessus de ces contingences de souffrance, arriver peu à peu, aussi près que possible du foyer spirituel de Puissance bonne et vivre ainsi d'autant plus par elle, en spiritualistes, que l'on a davantage quitté la décevante matière, cela c'est prier...
        Supporter avec résignation la souffrance ; comprendre que c'est par elle que, peu à peu, de par la loi d'Immanence ou de juste retour, nous nous acquittons de dettes contractées antérieurement par nos erreurs, erreurs adéquates à notre infériorité humaine, c'est là le moyen de les mieux supporter ces douleurs, de comprendre qu'elles sont une nécessité pour notre évolution. Seul celui qui a souffert peut savoir ce qu'est la souffrance. Les cœurs sensibles s'obtiennent au creuset de la douleur. Celui qui a toujours joui ne peut pas se rendre compte de la misère, malgré toutes les explications que l'on pourrait tenter pour la lui faire comprendre.
        Subissant mieux la douleur, désormais reconnue nécessaire à l'amélioration de notre mental, la supportant ainsi beaucoup mieux malgré ses morsures parfois cruelles, c'est dériver hors d'elle notre spiritualité.
        Le mal n'étant plus ainsi alimenté, disparaîtra peu à peu. On l'aura vaincu tout en ayant profité de sa leçon...
        Les matérialistes sans doute, souriront... Nous pleurerons de leur sourire, car il sera pour nous la preuve qu'ils continueront à souffrir.
        Ah ! que n'approfondissez-vous pas le fonctionnement des Lois d'Affinités Universelles dont la résultante se nomme Immanence, Retour, Récolte.

                                                                               J. B.

    Le Fraterniste, 2 novembre 1911


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  • Mère sortant du temple de Nandrin

    Mère sortant du Temple des Quatre-Bras (Nandrin) avant la transformation de la façade.
    (Information de Frère PIERREFEU, Merci à lui)


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