• Un diplomate du Brésil au Temple de Jemeppe (L'Indépendance Belge, 5 janvier 1913)(Belgicapress)    S. Exc. le ministre du Brésil et Mme de Oliveira Lima, en déplacement à Liége, ont été visiter les superbes établissements Cockerill, à Seraing, dont les honneurs leur ont été faits, en l'absence de M. Adolphe Greiner, directeur général, par M. Coulomb, secrétaire général. Comme toujours, notre premier établissement métallurgique a excité l'enthousiasme des visiteurs.
        Puis M. et Mme de Oliveira Lima ont visité Spa, Verviers et Jemeppe-sur-Meuse, où ils ont été assister à une séance de culte du célèbre Antoine le guérisseur.
        En revenant à Liège, avant de rentrer à Bruxelles, S. Exc. le ministre du Brésil et Mme de Oliveira Lima ont assisté à la première leçon du cours de portugais à l'Université, organisé sous les auspices de la Société belge d'expansion vers l'Espagne et l'Amérique latine, donné par le professeur Yvon Nolf Nazario.
        La salle était archicomble. Il y a actuellement 272 élèves et Liége s'est pris d'un véritable enthousiasme pour apprendre le portugais. Il y a parmi les élèves des officiers, des professeurs de l'Université, des dames, des étudiants russes et beaucoup d'étudiants belges.

    L'Indépendance Belge, 5 janvier 1913 (source : Belgicapress)

     

    Un diplomate du Brésil au Temple de Jemeppe (L'Indépendance Belge, 5 janvier 1913)(Belgicapress)

     

        Manuel de Oliveira Lima (1867-1928) était un écrivain, critique littéraire, diplomate, historien et journaliste brésilien. Il a représenté le Brésil dans plusieurs pays et a été professeur invité à l'université de Harvard. Membre fondateur de l'Académie brésilienne des lettres.
        Marié en 1891 à Flora Cavalcanti de Albuquerque (1863-1940), ils ont résidé en Belgique de 1908 à 1912.

        Cette visite marque le début des contacts des antoinistes avec le Brésil qui aboutira à une salle de lecture à Rio.


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  • Op uw Hoede - Het Antoinisme (Gazet van Antwerpen, 15 octobre 1927)(Belgicapress)Op uw Hoede

        Drie soorten vreemde apostelen loopen tegenwoordig, te Antwerpen en in den omtrek, de stijlen van de deur: Methodisten, soldaten van 't Leger des Heils en Antoinisten – en voor dezen dient onze bevolking gewaarschuwd.
        De eersten verkoopen tractaatjes, Evangelien, Bijbels, en... bedelen voor de missie;
        De tweeden spelen trompet en bombardon, zingen een vooisje, preeken wat vragen of ge niet zijt ontroerd en, op uw jawoord, juichen ze: «Alleluia, hij is gewonnen en gered!
    » Ze bedelen wat... en gaan voort;
        De derden zijn meestal donker-gesluierde damen, die deur voor deur schriftjes afleveren, vooral tot de lijdende lieden gericht, om hun zoogezegde godsdienstige oefeningen eens te komen bijwonen in de K...straat.
       
    Wat voor apostelen zijn dat?

    [suit la description des Méthodistes et des soldats de l’Armée du Salut].

    Antoinisme

        HET ANTOINISME is de leer van zekeren Antoine, die uit de Walen naar dezen en genen hoek van Vlaanderen komt overgewaaid.
        Père Antoine – geen pater, hoor! – werd geboren te Mont-Crotteux op 8 Juni 1848, daalde eerst in de schachten, werd vervolgens metaalbewerker, vertrok naar Pruisen en Rusland, en kwam ten slotte rentenieren te Jemeppes, bij Luik.
        Een overgevoelig man, maag- en zenuwlijder, die, graatmager, meende da hij geen lichaam had en een soort magnetische vloeistof uit hem op anderen kon doen overgaan.
        Na den dood van zijn eenigen zoon, begon hij te doen aan spiritisme, beweerde de schim te hebben gezien van zijn zoon, die... verhuisd was in de huid van een Parijzer apotheker!
        Hij werd het hoofd der spiritistische vereeniging van Jemeppes, kreeg de faam dat hij in gedurige betrekking stond met de geesten, en wonderen en voorspellingen deed.
        Hij heeft een soort godsdienst aangeleerd, en zijn volgelingen noemen hem: de nieuwe Messias, profeet en... onze god! en bouwen hem tempels.
        Eerst deed hij zijn zoogezeide genezingen met een zekere likeur – een remedie tegen alle ziekten. Maar hij werd veroordeeld. Dan deed hij 't met pompwater, trok zijn magnetische vloeistof op flesschen... en de onnoozele menschen op stoopkens! Later maakte hij eenige grimassen over de zieken, en riep: die gelooven zijn genezen!!
        Een zieke uit Condroz, dien hij volledig herstel beloofde, viel dood voor zijn deur. Antoine maakte alle mogelijke karpersprongen, maar 't mensch bleef liggen.
        In 1917 had zekere Danglis zijn vrouw in de Maas geworpen, en kwam P. Antoine kijks vragen waar zijn wederhelft was. Na drie dagen zal ze u schrijven, zei P. Antoine. 't Lijk werd opgevischt! Danglis vertelde dit voor zijn rechters; ge kunt begrijpen welk misselijk figuur P. Antoine maakte.
        P. Antoine is dood, maar heeft zijn fluidische kracht overgemaakt.. aan zijn vrouw! Deze heeft eenige discipelen voorzien van die kracht en haren opvolger aangeduid!
        De leering van P. Antoine?
        Eenige onsamenhangende zinnen uit den Catechismus, eenige domme gedachten uit de spiritistische schriften van Alban Kardec en anderen.
        Luister maar! hij zegt: «De stof is slecht, de ziekte is de vrucht der stof. Maar de stof bestaat niet! ze is een schim door 't verstand geschapen. En 't verstand moet verdwijnen voor 't geweten. Denk dat de stof niet bestaat, en ge zult den wortel der ziekte dooden! Dat is uit zijn filosofie!
        Luister nog: «De mensch mag handelen naar goedvinden. Goed en kwaad zijn slechts vergelijkstermen, in werkelijkheid bestaat noch 't een, noch 't ander; doet het kwaad, zoo komt ge dichtst bij de waarheid! Dat is uit zijn moraal!
       
    Luister nog: «God is één wezen met den mensch. De eindterm van alle ontwikkeling is dat de mensch God worde. We zijn in meerdere mate de kinderen van den duivel dan de kinderen van God. Zonder de duivel zouden we eeuwig in ons ongeluk blijven. Dat is uit zijn geloofsleer!
       
    Wie zulke stommiteiten schreef veroordeelde zichzelven.
        En de maan zal wel drie toten krijgen, eer de Vlamingen zich door dien Waalschen profeet laten paloeteren!
        En, goede lezers, nu zijt ge voor die rare apostelen gewaarschuwd.
                                                                                      J. V D. SMEDT.

    Gazet van Antwerpen, 15 oktober 1927 (source : Belgicapress)

     

    Traduction :

    Sur vos gardes

        Trois types d'apôtres étrangers sont actuellement en action à Anvers et dans les environs : les Méthodistes, les soldats de l'Armée du Salut et les Antoinistes – et nos concitoyens doivent en être avertis.
        Les premiers vendent des tracts, des évangiles, des bibles, et... en quémandent pour la mission ;
        Les seconds jouent de la trompette et bombardent, chantent une chanson, prêchent quelques questions et, quand vous dites oui, ils applaudissent : « Alléluia, il est gagné et sauvé ! » Ils mendient un peu... et continuent ;
        La troisième est généralement une dame au voile foncé, qui distribue des prospectus en porte-à-porte, notamment aux personnes souffrantes, pour qu'elles viennent assister à leurs soi-disant exercices religieux dans la rue K....
        Quel genre d'apôtres sont-ils ?

    […]

    Antoinisme

        L'ANTOINISME est la doctrine d'un certain Antoine, qui est passé de la Wallonnie à tel ou tel coin de Flandre.
        Père Antoine – pas un prêtre, entendez bien ! – est né à Mont-Crotteux le 8 juin 1848, est d'abord descendu dans les puits, puis est devenu ouvrier métallurgiste, est parti en Prusse et en Russie, et est finalement venu vivre en rente à Jemeppes, près de Liège.
        C'était un homme hypersensible, souffrant de l'estomac et des nerfs. Il était très maigre et pensait qu'il n'avait pas de corps et qu'il pouvait transférer une sorte de liquide magnétique de lui aux autres.
        Après la mort de son fils unique, il a commencé à pratiquer le spiritisme, affirmant avoir vu le fantôme de son fils, qui... s'était déplacé dans la peau d'un pharmacien de Paris !
        Il devient le chef de la société spirite de Jemeppes, acquiert la réputation d'être en contact permanent avec les esprits, et accomplit des miracles et des prédictions.
        Il a enseigné une sorte de religion, et ses adeptes l'appellent : le nouveau Messie, prophète et... notre dieu ! et lui construisent des temples.
        Au début, il effectuait ses soi-disant cures avec une certaine liqueur – un remède pour toutes les maladies. Mais il a été condamné. Puis il l'a fait avec de l'eau d’une pompe, transmet son liquide magnétique dans des flacons... et a berné les ignorants ! Plus tard, il fit quelques grimaces aux malades, et s'écria : ceux qui croient sont guéris !
        Un malade du Condroz, à qui il avait promis une guérison complète, est tombé mort sur le pas de sa porte. Antoine a fait tous les sauts de carpe nécessaires, mais la personne est restée allongée.
        En 1917, un certain Danglis avait jeté sa femme dans la Meuse, et était venu demander au P. Antoine où était sa moitié. Après trois jours, elle vous écrira, dit P. Antoine. Le cadavre a été repêché ! Danglis l'a raconté à ses juges ; on comprend quelle petite mine faisait P. Antoine.
        P. Antoine est mort, mais il a transféré son pouvoir fluidique... à sa femme ! Elle a doté certains de ses disciples de ce pouvoir et a désigné son successeur !
        Les enseignements du P. Antoine ?
        Quelques phrases incohérentes du catéchisme, quelques pensées stupides des écrits spirites d'Alban Kardec et autres.
        Il suffit d'écouter ! il dit : « La matière est mauvaise, la maladie est le fruit de la matière. Mais la matière n'existe pas ; c'est un fantôme créé par la raison. Et la raison doit disparaître devant la conscience. Pensez que la poussière n'existe pas, et vous tuerez la racine de la maladie ! Cela vient de sa philosophie !
        Écoutez à nouveau : « L'homme peut agir selon sa volonté. Le bien et le mal ne sont que des termes de comparaison ; en réalité, il n'y a ni l'un ni l'autre ; si vous faites le mal, vous êtes le plus proche de la vérité ! Cela vient de sa morale !
        Écoutez ceci : « Dieu est un seul être avec l'homme. Le but final de tout développement est que l'homme devienne Dieu. Nous sommes plus les enfants du diable que les enfants de Dieu. Sans le Diable, nous resterions éternellement dans notre malheur. Cela vient de sa doctrine !
        Celui qui a écrit de telles sottises s'est condamné lui-même.
        Et la lune aura trois éperons avant que les Flamands ne se laissent avoir par ce prophète wallon !
        Et, bons lecteurs, vous êtes maintenant mis en garde contre ces étranges apôtres.

                                                                                      J. V D. SMEDT.

    Gazet van Antwerpen, 15 octobre 1927 (source : Belgicapress)

        On voit que la presse flamande a toujours la même et unique source, l'article d'André Kervyn de 1911, en y ajoutant cependant des erreurs dans les dates et dans les noms.


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  • Montegnée - Nouveau quartier (les rues ont des noms de fleurs, proche de la rue Mavis, derrière le temple)

    les rues ont des noms de fleurs, proche de la rue Mavis, derrière le temple


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  • Les funérailles de M. Delcroix à Seraing (La Wallonie, 16 février 1926)(Belgicapress)Les funérailles de M. Delcroix
    à Seraing

                                  A LA MORTUAIRE

        Dimanche, 2 heures, sous un ciel gris-ouaté qu'adoucit encore les pâles rayons d'un soleil printanier, une foule énorme massée rue du Chêne, entrave puis interrompt la circulation du tramway. Sur l'un des côtés de la route, plus haut que la mortuaire, une longue colonne silencieuse de femmes, vêtues de mantes, coiffées de bonnets noirs, stationnent, comme autant de veuves en deuil. Les hommes en redingote et chapeaux haut-de-forme, à bord plat, attendent autour du corbillard. Après le défilé de nombreuses gerbes fleuries, apparaît le cercueil. Et avant que le corbillard s'ébranle, un antoiniste, d'une voix sonore, nettement articulée, lit les dix principes de Dieu révélés au Père Antoine. La foule écoute recueillie.

                                  LE CORTEGE

        Le cortège se met en marche, gravissant la longue route qui conduit au champ de repos. Vu du haut de la chaussée, le spectacle est impressionnant. En tête, voile de crêpe, le drapeau de l'Athénée, ou enseignait le défunt ; les élèves de sa classe portant des fleurs ; ses collègues du corps professoral. Puis un groupe d'antoinistes suit un cartel à manche d'acier sur lequel on lit l'inscription :

                      L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL.

        Derrière le corbillard, et après les parents, s'avancent dans un ordre parfait, par rangées de quatre, d'abord les femmes en deuil, dont l'uniforme évoque le souvenir des béguinages, puis les hommes en redingote et chapeau funéraire ; ensuite la grande masse des autres assistants.
        Sur le parcours, un silence impressionnant : la rumorante cité s'est faite tendre et quiète pour le dernier passage d'un de ses enfants qui fut croyant sincère et homme de bien.

                                  AU CIMETIERE

        La foule envahit le cimetière. Autour de la tombe ouverte, à flanc de coteau, se pressent les antoinistes, dont beaucoup sont venus de localités étrangères : des têtes barbues et chevelues de prophètes, qu'on croirait sorties de vieux cadres, se détachent en relief sur le fourmillement des figures. Une seconde fois, le lecteur antoiniste ouvre son livre et, de sa voix ferme, énonce la réincarnation. Il ne dit mot du défunt.
        C'est à M. le professeur Haust, de l'Université, qui pendant de longues années fut le collègue et l'ami de Delcroix, qu'il appartient de retracer, en termes émus, sa belle vie d'enthousiasme et de dévouement pour les humbles.
        Enfin, un élève de l'Athénée vint dire, au nom de ses condisciples, l'adieu suprême, au professeur aimé.
        Le soleil a disparu.
        La foule s'écoule lentement dans le jour qui décline.

    La Wallonie, 16 février 1926 (source : Belgicapress)


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  • Edouard Saby - Rien ne tient sans la conscience (p.53)

        Rien ne tient sans la conscience, qui est le ciment des âmes et des sociétés.

    Édouard Saby, Fin et résurrection d'un monde, p.53


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  • Chronique judiciaire - Un hypnotiseur (La Meuse, 20 février 1901)(Belgicapress)CHRONIQUE JUDICIAIRE
    UN HYPNOTISEUR

        Le prévenu Louis A..., habitant Jemeppe, s'est créé une véritable célébrité comme guérisseur. Un important cortège de malades qu'il a guéris l'accompagnent à l'audience et s'offrent de témoigner en sa faveur. Le tribunal y a consenti et en a entendu plusieurs.
        A... soigne toutes les maladies possibles et imaginables. Il recourt à des méthodes qui valent d'être décrites.
        Il procède à un examen du patient, à des impositions de mains. Après avoir émis son diagnostic, il ordonne le traitement à suivre et des remèdes qui sont presque toujours les mêmes.
        Ces formules sont au nombre de six. Cela n'est, d'ailleurs, que l'accessoire. L'important consiste en des carrés de papier que A... a magnétisés et remet au malade. Ce dernier devait le tremper dans un verre d'eau. Cette eau était, par le contact du papier, magnétisée à son tour et le patient la buvait. D'autres fois, il lui était ordonné de poser le papier sur la partie malade.
        Les résultats étaient tout-à-fait remarquables, répétons-le.
        A... est un spirite convaincu. Il entre dans de longues explications prononcées d'un ton de prêche ou de psalmodie.
        Il s'adresse, déclare-t-il, plutôt au moral qu'au physique. Il guérit par la prière et par des attouchements. Il est venu insensiblement à l'exercice de cet art, qu'il considère comme un devoir et comme une question de conscience. Aussi ne comprend-il pas qu'on ait pu l'attraire devant des juges.
        Je n'ai pas besoin de diplôme, continue-t-il. Qui pourrait me donner un diplôme pour ce que je fais ! Ce n'est pas l'art de guérir, c'est le don de guérir.
        Et comme le président lui fait observer qu'il a soigné des personnes incurables, pour lesquelles il n'y avait plus rien à espérer, et qu'il trompe leur confiance :
        – Ils sont plus heureux, tout au moins, par les bons conseils que je leur ai donnés, riposte A... Par exemple, aux alcoolisés je prescris de l'eau à boire et une certaine quantité à retrancher progressivement sur les boissons nuisibles.
        Il faut ajouter que le prévenu ne demandait pas le moindre paiement pour ses consultations. Un tronc était placé dans la salle, – tronc où les visiteurs déposaient, s'ils le voulaient, une aumône destinée à être distribuée aux pauvres de la Société spirite.
        A... recevait jusqu'à 80 malades par jour. Quand le parquet a opéré une descente chez lui, quarante-quatre personnes attendaient leur tour d'être reçues. Les médecins ont tenu à voir opérer le disciple de Donato et, en même temps, d'Allan Kardec. Celui-ci s'y est prêté de très bonne grâce.
        M. le docteur Corin croit que, ainsi que le dit le prévenu, il peut, par suggestion, aboutir à des résultats là même où les médecins ont échoué, mais que, pour d'autres malades, il y a un danger pour la santé publique à laisser opérer A..., soit pour les patients eux-mêmes, soit pour ceux qui les approchent.
        Par exemple, une jeune fille s'est présentée à laquelle on avait sectionné un œil, – ce dont A... ne s'était pas aperçu. Il avait prétendu pouvoir la guérir et comme elle soutenait qu'il n'y avait pas d'amélioration, A.. l'examina à nouveau. Puis il déclara : "Je sens quelque chose de contraire. Elle a dû manger du pain d'épice la veille de la Saint-Nicolas !" (Sic.) Les médecins légistes ont alors dû intervenir pour lui faire observer que la jeune fille avait l'œil sectionné, que l'organe était entièrement perdu.
        Parmi les témoins, citons un homme qui avait eu la jambe cassée et une plaie purulente. Chaque année, la plaie se rouvrait et il était obligé de garder le lit durant un mois. En trois jours, il a été totalement guéri par A..., qui n'a même pas regardé la jambe.
        Ce résultat a été obtenu par un papier magnétisé et par une prière.
        M. le docteur Corin fait observer que cette disparition d'un ulcère est très-possible par la suggestion. Les gens qui vont à Lourdes peuvent être guéris ainsi.
        M. le substitut Gonne a requis la condamnation. La Cour a condamné dans d'autres cas analogues de papiers magnétisés. Le prévenu n'a pas qualité pour exercer l'art de guérir.
        Le tribunal a partagé cette façon de voir et condamné A... à une amende conditionnelle de 60 francs.

    La Meuse, 20 février 1901 (source : Belgicapress)


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  • Antoine le Guérisseur, chronique judiciaire (Journal de Charleroi, 23 juin 1907)(Belgicapress)Antoine le guérisseur

        Liége, 22 juin. – Le tribunal correctionnel a prononcé enfin son jugement hier matin dans cette très intéressante affaire d'Antoine le Guérisseur, l'empirique de Jemeppe.
        L'autre jour, il était arrivé au Palais entouré d'un nombre considérable de ses obligés et de ses admirateurs. Il y eut finalement plusieurs centaines de personnes attendant dans la grande cour le jugement. C'eut été une émeute certainement s'il avait été défavorable. Aussi les juges remirent-ils le prononcé à plus tard.
        Interrogé par le président, Antoine déclara qu'il ne pratiquait pas l'art de guérir, qu'il ne touchait même pas les malades, qu'il ne leur prescrivait jamais que de l'eau, du lait et du sucre, qu'il savait envoyer les patients chez le médecin et leur donnait même de l'argent à l'occasion, qu'il renvoie les nombreuses sommes qu'on lui fait parvenir en remerciement lorsqu'il connaît le nom de l'expéditeur ; avec le reste des dons, il a élevé un temple à Jemeppe. Quant à lui, il est rentier, n'a besoin de rien et guérit uniquement par la foi. Pendant que parlait le guérisseur, une centaine de femmes suivaient passionnément son discours.
        Antoine avait du reste refusé un avocat et se défendait lui-même.
        « On a cité, dit-il, les parents d'enfants qui sont morts après qu'on me les a apportés ; mais pourquoi n'a-t-on pas appelé les milliers de personnes que j'ai guéries ? Je reçois de quatre à cinq cents personnes par jour. J'exerce en vertu de ma conscience. Ce serait de l'égoïsme de ne pas soulager l'humanité souffrante, quand on le peut, comme moi. »
        Il ressort des débats qu'en somme Antoine le Guérisseur ne pratique pas autrement que beaucoup de Notre-Dame, à commencer par celle de Lourdes, et que beaucoup de saints, tels saint Hubert, saint Maur, saint Gérard de Magella et saint Gilles, pour ne citer que nos thaumaturges locaux. Malgré l'avis du ministère public, les juges, hier matin, ont renvoyé des poursuites le prévenu et un co-accusé, Jeanfils, qui comparaissait avec lui, et s'est également découvert le don de guérir les malheureux.
        On a fait à cette occasion une manifestation triomphale, à Jemeppe, à Antoine le Guérisseur.

    Journal de Charleroi, 23 juin 1907 (source : Belgicapress)


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  • Temple de Vichy #1 (FaceBook Jelt Samsara 'Les amis d'Antoine le Guérisseur de Jemeppe')

    photos de frère Jelt Samsara
    groupe FaceBook 'Les amis d'Antoine le Guérisseur de Jemeppe'

    Temple de Vichy #2 (FaceBook Jelt Samsara 'Les amis d'Antoine le Guérisseur de Jemeppe')


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  • La déclaration d'un Antoiniste avignonnais (La Gazette provençale, 19 mars 1954)La déclaration d'un Antoiniste avignonnais

        A la suite de la mort d'un pauvre gosse décédé à Grasse, il a été écrit que ses parents appartenaient à la secte des Antoinistes. Or, il y a environ un mois, cette secte donna à Orange une importante réunion, à l'issue de laquelle notre distingué concitoyen le docteur Emile Estachy, porta une courtoise contradiction aux orateurs inscrits. A l'époque, « La Gazette Provençale » a publié le compte rendu détaillé de ces débats.
        Hier, nous avons rendu visite à un notable avignonnais qui fait partie depuis plus de vingt ans de la secte des Antoinistes, pour lui demander quelques précisions sur le problème de la guérison des maladies.

        – Antoine, nous a-t-il dit, a lancé son mouvement en Belgique dans la seconde partie du siècle dernier. Humble ouvrier mineur, il put réussir d'éclatantes guérisons de maladies étiquetées incurables et fut dès lors suivi par une foule d'adeptes.
        – A-t-il donné à chacun de ceux-ci le pouvoir de guérir les souffrances physiques ?
        – Non. Il s'est borné à demander à ses fidèles de tenter des guérisons au moyen du magnétisme, mais de ne pas persister en cas d'échec.
        – Antoine lui-même soignait-il toutes les maladies ?
        – Il se penchait seulement sur les maladies chroniques ou incurables, abandonnés par la médecine officielle. Pour les troubles aigus, il recommandait de faire appel à un praticien. C'est ainsi qu'il ne se serait pas permis de soigner une fièvre typhoïde, une diphtérie, voire une simple grippe.
        – Admettait-il les interventions chirurgicales ?
        – Parfaitement. Il trouvait normal qu'en cas de besoin on se fasse opérer de l'appendicite, d'une hernie ou de la prostate.
        – En fondant cette secte, à quoi visait-il donc ?
        – A faire comprendre aux gens qu'ils possèdent un esprit immortel, et susceptible de se réincarner dans un corps de chair, tant qu'il n'a pas atteint la perfection la plus rigoureuse.
        Ainsi qu'on le voit, l'Antoinisme est proche parent du spiritisme.

                                                                          Max GUIZOT.

    La Gazette provençale, 19 mars 1954

     

        Malheureusement il nous est impossible de trouver trace de cette histoire ailleurs que par cet article.


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  • La Révélation, L'importance de la pensée, p.23

        Qui se justifie, prétend avoir raison et sort de l'humilité. Si l'on a droit cependant, est-ce agir sincèrement que de s'avouer coupable ?

    La Révélation, L'importance de la pensée, p.23


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  • Michel Gauquelin - Les paracroyances en France aujourd'hui (1966)

    Auteur : Michel Gauquelin
    Titre : Les sectes, les pseudo-sciences et les paracroyances en France aujourd'hui
    in Planète N° 26, janvier 1966, p.111 (199 pages)
    cf. https://fr.scribd.com/document/539425280/Plane-te-n-26

     

        Cinquante-cinq temples antoinistes, trois à Paris

    Il était une fois, à la fin du XIXe siècle en Belgique, un brave homme qui s'appelait Antoine Louis. Un destin singulier fit de cet ouvrier mineur, plus tard concierge dans une usine de tôles, le fondateur d'une religion qui compte actuellement plusieurs dizaines de milliers de fidèles tant en Belgique qu'en France. Le père Antoine (1846-1912) était une âme religieuse et inquiète. La mort de son fils en 1893, qu'il n'admet pas, l'amène à s'adonner au spiritisme. Un jour, les esprits lui annoncent qu'il est doué de pouvoirs. Il impose les mains aux malades qui se pressent en foule à sa maison de Jemeppe-sur-Meuse. Sa popularité, vite extraordinaire, l'incite à fonder en 1906 une nouvelle religion. Après sa mort, sa femme, la mère, reprendra le flambeau.

    Aujourd'hui, il existe cinquante-cinq temples antoinistes en France et en Belgique, desservis par plus de 2 000 frères et sœurs vêtus de noir. L'année dernière, les Antoinistes consacraient un nouveau temple à Bordeaux. Ils louèrent à cet effet un train spécial, tant il y eut de pèlerins. A Paris, trois temples ont été édifiés. Tous les jours, à 10 heures, « l'opération » a lieu et le dimanche est donné « l'Enseignement du Père ». Je suis allé entendre cet enseignement dans le temple de la rue Vergniaud. On prie, les mains jointes. Au fond de la salle peinte en vert (la couleur antoiniste), je découvre une trinité insolite : au centre une immense photographie du père, vieillard à barbe vénérable, qui étend la main d'un geste protecteur ; à gauche une photographie de la mère, les mains jointes ; à droite le dessin d'un arbre avec cette inscription : Culte antoiniste. L'ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL. Sur l'estrade, un vieillard en robe noire lit d'une voix monocorde, tandis qu'au-dessus de lui, un autre frère, debout, étend les bras :
    « L'enseignement du père, c'est l'enseignement du Christ révélé à cette époque par la foi. Il tient compte des progrès de la science. Nous sommes entourés de fluides répandus dans l'atmosphère. Pour accomplir un travail, il nous faut user de ces fluides. A chaque quantité de fluide captée correspond une quantité de matière qui s'installe en nous. Plus nous avons besoin de fluide pour un travail donné, plus nous emmagasinons de matière. Si nous apprenons à nous concentrer, nous utiliserons moins de fluide. Ainsi deviendrons-nous moins matériels. A la place de la matière s'installera en nous la bonté. Ceux qui contiennent beaucoup de bonté peuvent en dispenser aux autres et les soulager de leurs maux. » Chaque jour, l'« opération au nom du père » a pour objet de guérir. Les malades sont reçus dans de petites salles vertes, sur les bas-côtés du temple, et les frères et sœurs leur imposent les mains. Les Antoinistes croient en outre à la réincarnation. Ils s'efforcent d'être bons, charitables, humbles, et sont bien organisés. Aucune quête. L'église vit des dons spontanés de trente mille fidèles.


       
    Comme conclusion (toute provisoire comme il dit), l'auteur écrit encore : « La caractéristique fondamentale qui, pensons-nous, relie les adeptes des paracroyances, c'est l'immaturité. Immaturité intellectuelle, mais surtout immaturité affective. Comme des enfants frustrés d'amour, ils ont besoin d'un Père ou d'une mère, d'un guide bienveillant et accessible : le père Antoine, la chère maman Lydie, la papesse de Boston, le Christ de Montfavet...

        « Mais gardons-nous d'une sévérité extrême. Une enquête sur la crise des grandes religions, publiée dans le précédent numéro de Planète, concluait à une vacance grandissante de l'esprit religieux, hors des cadres consacrés qui se rétrécissent. Louis Pauwels, dans ce même numéro, notait dans l'esprit moderne progressiste, une absence d'espérance révolutionnaire fondamentale. Il y a ainsi, sur tous les plans de la conscience, une sorte de manque du sens de la destinée, un désarroi et une attente. Pauwels, citant Malraux selon qui le siècle à venir sera métaphysique et reprenant une analyse d'André Amar, montrait une double crise, sinon présente, du moins très prochaine, de la logique et de l'ontologie dans la pensée occidentale plongée dans la confusion des fins, et où les anciens absolus politiques, philosophiques et religieux sont devenus caducs. Tout se passe comme si notre pensée était dans l'attente de valeurs nouvelles et d'une refonte des conceptions générales de l'homme et de l'Univers intégrant la vieille inquiétude métaphysique. Mais il est bien évident que cette intégration de la métaphysique dans une rénovation des idées ne saurait passer par la voie aliénante de ces pseudo-religions, de ces paracroyances. Celles-ci témoignent plus du désarroi général qu'elles n'annoncent le futur. Elles sont, au sens fort du mot, un scandale dans la pensée moderne. Mais, sans doute, faut-il que le scandale arrive. Son feu éclaire les lézardes qui se font dans les autres certitudes. Sans nous inviter à l'indulgence, il nous oblige à un plus grand effort d'interrogation et nous montre encore une fois que nous ne savons pas tout. Le plus fou est celui qui, croyant tout savoir, juge tous les autres fous. »


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  • Revue antimaçonnique (et anti-antoiniste)

        M. Flavien BRENIER exprime le voeu que les sections de province établissent une surveillance sérieuse sur les menées occultistes locales. Il signale une nouvelle secte, « l'Antoinisme », venue de Belgique, qui fait des adhérents par centaines. Que chacun tienne à honneur de nous envoyer sa contribution documentaire en vue du Congrès de 1912. (Approbation générale.)

    Revue antimaçonnique, p.110
    1911/12 (A2,N2 = T3)-1912/02 (A2,N4).


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  • ROANNE - Culte Antoiniste


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  • L'Antoinisme, lettre du dir. de la Sainte Famille (La Meuse, 22 mai 1910)(Belgicapress)    Le journal La Meuse publie en 1910 deux droits de réponse de A. Philippe, Directeur de la Ste-Famille, à Liége :

    L'ANTOINISME

        La chronique sur l'Antoinisme que « la Meuse », dans son désir d'offrir à ses lecteurs un choix éclectique de toutes les opinions sur les matières les plus diverses, nous vaut la lettre suivante que l'impartialité nous fait un devoir d'insérer :
                Malines (Gd Séminaire) 20 mai 1910.
                     Monsieur le Directeur,
        On me communique à l'instant votre numéro du 16 courant. Vous y publiez un article inédit sur l'Antoinismes. Parmi les nombreuses inexactitudes de cet article, je tiens à vous signaler la suivante qui me concerne directement :
        Tous les lundis soir, cet hiver, dans un couvent de notre ville, des conférences ont été données « spécialement » pour combattre l'enseignement du guérisseur de Jemeppe ».
        J'ai effectivement, dans une série de conférences, combattu le spiritisme et ses doctrines, mais je tiens à ce que vos lecteurs sachent que je ne m'en suis pas pris « spécialement » aux enseignements de M. Antoine. Tout au plus, ai-je signalé occasionnellement l'un ou l'autre point particulier de ces enseignements. La doctrine de M. Antoine me semble trop peu conforme aux enseignements de la raison, ou, pour mieux dire, trop opposée à ces enseignements, pour lui accorder d'autre importance que celle de l'abandonner à elle-même. L'agonie s'annonce d'ailleurs, la mort ne peut guère tarder. Quiconque aura parcouru l'une des brochures jaunes répandues à foison dans nos villes et dans nos campagnes, saura ce que vaut cette doctrine ; et quiconque aura assisté à mes conférences du lundi soir, saura ce que valent les guérisons que signale et qu'exalte l'article en question.
        Voilà toute l'inquiétude que, malgré les affirmations de votre collaborateur, j'éprouve devant la doctrine et les guérisons de M. Antoine. J'estime que tous mes confrères du clergé en sont affectés au même point.
        Je compte sur votre loyauté, Monsieur le Directeur ; j'espère que vous voudrez communiquer ces quelques lignes à vos lecteurs à la page même où l'article en question a paru.
        Je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments distingués en J.-C.
                                                                                          A. Philippe,
                                                                              Directeur de la Ste-Famille,
                                                                                             A Liége.

    La Meuse, 22 mai 1910 (source : Belgicapress)

     L'Antoinisme, lettre du dir. de la Sainte Famille (La Meuse, 15 juin 1910)(Belgicapress)L'ANTOINISME

        Nous découpons dans la « Gazette de Liége » de ce jour une lettre à notre adresse, qui devait, mais ne nous est pas parvenue, et que nous reproduisons, selon notre habitude d'impartialité :

                                                                        Liége, 3 juin 1910.

        M. le Directeur du journal « La Meuse »,
        Vous avez bien voulu faire à ma lettre du 20 mai, un accueil dont je vous sais gré. Je m'attendais à la riposte de l'adversaire. Depuis quinze jours, je l'attends et même la désire en vain !...
        La « Gazette de Liége » a proposé d'instituer à Jemeppe un bureau de constatations ; je m'aperçois qu'elle aussi attend toujours !...
        Il est probable, qu'à la façon des Esprits, les guérisseurs, les spirites, médiums et autres, n'aiment pas à se montrer. La lumière leur est nuisible... ils paraissent dans la pénombre... puis se dérobent.
        Provoquez-les tant qu'il vous plaira ; ils ne reparaîtront plus. – Que voulez-vous ? – Les Esprits ont leurs caprices... leurs correspondants aussi !
        Ces caprices, les respecterons-nous ?
        Eh bien ! – non. – La cause de l'humanité est trop visiblement en jeu pour laisser la paix à ces endormis de la pénombre, qu'ils soient esprits ou disciples d'Antoine. A tout prix, il faut les réveiller d'une léthargie aussi pernicieuse au genre humain.
        Est-ce donc si peu de chose qu'un homme reconnu guérisseur universel... guérisseur du cancer, du lupus, de la tuberculose et que sais-je ?
        Eh bien ! puisqu'il n'a pas suffi, pour arracher à leur béat sommeil, nos bons guérisseurs, de leur reprocher d'être, dans leur doctrine, à l'opposé des enseignements de la raison, il faut s'y prendre d'une autre manière, avec quelqu'espoir, – naïf peut-être, sans doute même – de réussir.
        Je porte donc à votre correspondant le plus formel défi de me citer « un seul cas » de cancer, de tuberculose ou d'une autre maladie organique du genre, dument constatée d'abord, et guérie ensuite d'une guérison vraie, par Antoine ou ses adeptes.
        Si mon espoir est encore déçu, si les « adeptes » ne prennent pas la défense d'Antoine et de ses guérisons, leur silence fera à lui seul la grande preuve que j'attends et que votre journal n'aura pas de peine à enregistrer. Ce silence, je l'espère, sera apprécié aussi par vos lecteurs et spécialement par ceux que l'article-réclame du 16 mai avait eu le talent d'enthousiasmer prématurément.
        Je n'ai aucun droit, Monsieur le Directeur, à l'insertion de cette nouvelle lettre, mais j'aime à croire que le désir de renseigner pleinement vos lecteurs vous sera un motif de lui faire un accueil bienveillant.
        Veuillez agréer, Monsieur le directeur, avec tous mes remerciements, l'expression de mes sentiments distingués en J.-C.
                                                                                          A. PHILIPPE,
                                                                              Directeur de la Sainte Famille,
                                                                                             à Liége.

    La Meuse, 15 juin 1910 (source : Belgicapress)


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  • Un antoiniste (L'Egalité de Roubaix-Tourcoing, 28 septembre 1925)

    de l'article Curieuse Cérémonie Mystique à Hellemmes (L'Egalité de Roubaix-Tourcoing, 28 septembre 1925)


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  •     Tous s'exercent à réaliser le commandement divin : « Tu aimeras Dieu par-dessus toute chose et ton prochain plus que toi-même ». Leur personnalité s'ennoblit. Elle pénètre dans les beaux secrets de la vie et de l'univers, dans cette réalité supérieure, inaccessible aux yeux de chair, mais qu'avait déjà entrevue l'intuition des poètes. La foi des adeptes grandit par le travail et l'expérience. Elle n'est pas un don gratuit et définitif. Elle se conquiert. Elle est évolutive, n'aspirant qu'aux joies sereines et viriles de la conscience qui cherche son Dieu, épèle la pensée sacrée que recèlent tous les cœurs tendres et dévoués, s'épure dans cette recherche et à ce contact, crée des œuvres fraternelles et durables. Elle ne fuit pas la vie contemporaine. Elle aime à s'établir au cœur des cités ouvrières. Forte de la lumière intérieure, elle ne redoute ni les sarcasmes ni les injures, et les pardonne, convaincue qu'ils sont adressés à la fausse image que l'on conçoit d'elle. Elle agit d'une façon lente, continue, insensible, recrutant tous ceux que désabusent les biens matériels et qui leur préfèrent la vie de l'esprit et la vie du cœur.

    Frère Delcroix, Enseignement par M. Antoine le guérisseur, de Jemeppe-sur-Meuse
    La Meuse, 27 juin 1905


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  •     La cité nouvelle était impossible sans la maturité du sens moral.

    Frère Delcroix, Enseignement par M. Antoine le guérisseur, de Jemeppe-sur-Meuse
    La Meuse, 27 juin 1905


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  •     Les fidèles gardent un culte au séjour qui abrite leurs travaux, à la Maison du bonheur, comme ils l'appellent. Ils vont à travers la vie, soucieux de leur dignité professionnelle, toujours prêts à rendre service, aussi avides d'estime que d'affection, patients et doux, non par faiblesse, mais par égalité d'âme et par une jolie confiance en la nature humaine.
        Les épreuves assaillent une mentalité et une activité si nouvelles. Mais le souvenir de la Ruche soutient et réconforte. Il n'est pas de tristesses ni de joies auxquelles Elle ne soit associée. Et c'est dans toutes ces bonnes volontés rayonnant dans les milieux divers que se dissimule le secret de son développement, de sa force et de sa durée.

    Frère Delcroix, Enseignement par M. Antoine le guérisseur, de Jemeppe-sur-Meuse
    La Meuse, 27 juin 1905


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  •     En plein territoire industriel, [Antoine le guérisseur] a créé une ruche féconde qui est en train d'essaimer à travers la Belgique.

    Frère Delcroix, Enseignement par M. Antoine le guérisseur, de Jemeppe-sur-Meuse
    La Meuse, 27 juin 1905


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  •     Il n'ignore plus que ses joies se mesurent à la profondeur de son dévouement. Il s'exerce à pratiquer le bien de tout son pouvoir, parce que c'est l'unique moyen de se guérir de ses imperfections et de s'élever dans la hiérarchie des consciences.

    Frère Delcroix, Enseignement par M. Antoine le guérisseur, de Jemeppe-sur-Meuse
    La Meuse, 27 juin 1905


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