• Mère Antoine (1850-1940)

    Sous sa direction le Culte procéda à 44 (sur 64 à l'heure actuelle) inaugurations de temples antoinistes, dont 27 en Belgique, 26 en France, plus celui de Monaco et de la salle de lecture du Brésil.

    NoMère Antoine (1850-1940)vembre 1912 : Dans l’Unitif, deuxième année, n°3, apparut pour la première fois le texte suivant : L’Enseignement du Père, c’est l’Enseignement du Christ révélé à cette époque par la foi. Cette affirmation sera désormais placée dans les temples, et dans les publications antoinistes. Elle est encore en usage de nos jours dans les temples français. 

    Novembre 1913 : C’est à cette date qu’on décide, à la demande de certains adeptes, de placer dans les Temples et les cabinets de consultation, un panneau portant l’inscription suivante : Le Père Antoine, le grand guérisseur de l’Humanité pour celui qui a la foi.
    C’est durant la guerre que Mère instaure des Lectures dans les Temples, les quatre premiers jours ouvrables, le soir à 19 h 30.

    1920 : Année importante dans la vie du Culte, puisque Mère est inspirée que les desservants des Temples fassent un recueillement à la petite tribune, les quatre premiers jours ouvrables de la semaine, à 10 h, sans annonce ni lecture.
    Un peu plus tard, elle est inspirée que l’on fasse la lecture des Dix Principes après le recueillement.
    Puis elle est inspirée que l’on fasse l’annonce du recueillement en ces termes : Un frère fait le recueillement au nom du Père, suivi de la lecture des Dix Principes. Celui qui a foi au Père obtiendra sa guérison.

    Mère Antoine
    (Les Antoinistes à Paris, in Le Journal, 27 octobre 1913)

    27 août 1922 : Ce jour-là, Mère est inspirée que les desservants montent à la grande tribune pour faire le recueillement de 10 h.

    1925-1926 : Mère, sentant que la pensée des adeptes et des affligés s’appuyait plus sur le guérisseur du Temple que sur le Père, fit placer dans tous les Temples l’image du Père Antoine au milieu de la tribune, à la place de l’emblème qui fut déporté sur la gauche.
    Elle fit placer également cette image dans les cabinets de consultation. Cette image, dessinée par le frère Tinlot, portait la mention suivante : Le Père Antoine, le grand guérisseur de l’Humanité pour celui qui a la foi.
    C’est à cette époque également que l’on commence à se recueillir debout devant l’image du Père, en rentrant dans le Temple, alors qu’auparavant on s’asseyait dès qu’on rentrait dans un Temple.

    1927 : Mère établit une Lecture dans l’Enseignement les vendredi et dimanche soir, à 19h 30. Les soirs où l’on fait la Lecture (tous les jours sauf le samedi), Mère demande que l’on fasse un recueillement pour les âmes souffrantes juste avant la Lecture. 

    1929 : Mère fit placer dans tous les Temples sa photographie à la Tribune, à droite de celle du Père.

    1929-1930 : Mère invite les desservants à faire l’Opération Générale comme on le faisait au Temple de Jemeppe. Elle établit l’annonce suivante : Le Père fait l’Opération suivie de la Lecture des Dix Principes. Celui qui a foi au Père trouvera satisfaction.
    En même temps, elle fit placer  sur l’image du Père se trouvant dans les Temples, l’inscription suivante: Le Père fait l’Opération en remplacement de l’inscription initiale citée plus haut.
    Dans les publications du Culte Antoiniste, on remplaça les mots Père Antoine par Père.
    Mère demanda ensuite aux desservants de rester à la petite tribune pour l’Opération. Un peu plus tard, elle leur demanda de rester devant la petite tribune avec l’auxiliaire.
    La pensée était de montrer que adeptes que c’est le Père seul qui fait l’Opération. Quand le fluide fut atteint, elle invita les desservants et les auxiliaires à reprendre leurs places à la tribune. 

    27 juillet 1931 : Mère eut la pensée que l’on fasse désormais l’Opération le dimanche à 10 h, au lieu de la Lecture traditionnelle.
    Mère demanda aux desservants de rester en haut de la tribune après l’Opération et de s’asseoir, cachés derrière le cadre de l’image du Père, tenant qu’on faisait la Lecture des Dix Principes. La pensée était que la personnalité du desservant s’efface derrière le Père.
    À la suite d’un différent survenu entre deux adeptes du Temple de Jemeppe, Mère fit faire la Lecture du chapitre La Charité morale après l’Opération. Ensuite, on lut alternativement par quinzaine les Dix Principes et La Charité morale après l’Opération dans tous les Temples. 

    1934-1935 : Désormais, pour les cérémonies exceptionnelles (consécrations, fêtes), Mère revêtira un bonnet blanc, pour symboliser qu’elle avait atteint le fluide du Couronnement.

    9 juin 1935 : Soeur Deregnaucourt consacre le temple de Liège (Quai des Ardennes). Pour la cérémonie Soeur Deregnaucourt était coiffée du bonnet blanc de Mère.

    1935 : On plaça dans les Temples, à droite de la tribune une pancarte avec l’inscription : Le Père est le Christ des Antoinistes, Il est le deuxième messie. Cet écriteau fut retiré après un certain temps.

    1936 : Mère est inspirée que l’on enlève les images et les photos de la tribune des Temples, et que l’on remette l’emblème à sa place originelle au centre de la Tribune.

    Mars 1938 : à la demande de certains adeptes, mère fit remettre les images et photos dans les Temples. On déplaça à nouveau l’Emblème sur la gauche de la Tribune.

    1939 : Mère demande aux Temples français d’être indépendants des Temples belges pour tout ce qui ressort de l’organisation matérielle, des publications, de l’administration des Temples et du choix des desservants. Il était bien sûr entendu que pour tout ce qui ressort de la morale, les Temples français s’en rapporteraient toujours au Premier Représentant du Père et suivraient l’exemple du Temple de Jemeppe.

    3 Novembre 1940 : Désincarnation de Mère Antoine.

    Historique du Culte Antoiniste

  • MÈRE ANTOINE (les généreux)

    issu d'une carte postale Les Généreux


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  • MÈRE avec un bonnet blanc, un 25 juin 1935 (intérieur du temple de Paris 13e)

    MERE avec un bonnet blanc, symbôle de la pureté, ELLE écoute la lecture un 25 juin. Au centre en-dessous d'ELLE, l'image du PERE surélevé, à Sa Gauche MERE, formant l'unité et partageant en tout Sa Mission. Du côté opposé, "L'Arbre de la Science de la vue du mal", symbôle de notre infériorité.

    Dans l'Historique de Frère Boffy, on lit :
    1934-1935 : Désormais, pour les cérémonies exceptionnelles (consécrations, fêtes), Mère revêtira un bonnet blanc, pour symboliser qu'elle avait atteint le fluide du Couronnement.
    Dans la revue A-Z Hebdomadaire illustré (n°11-3 Juin 1934), on dit que MÈRE a paru en public le 25 juin 1933 et à la Noël de la même année, "avec le bonnet  b l a n c  et  non noir. Cette coiffure indique que son esprit a déjà en partie quitter la terre."

    On la voit le porter comme ici lors de la Fête du Père en 1935 à Paris ainsi que pour une opération sur le seuil du Temple de Jemeppe, pour la consécration du Temple de Saint-Étienne le 12 mai 1935 ou encore un défilé dans les rues de Jemeppe. Étonnamment un article de 1913 dit que Mère était apparu pour la consécration du temple de Paris "vêtue de noir, pâle sous ses bandeaux blancs" (Le Voltaire, 27 octobre 1913). On possède des photographies prises à l'époque et d'autres description parlent du "voile des veuves".

    MÈRE a été imitée par Soeur Deregnaucourt pour la consécration du Temple d'Angleur le 9 juin 1935 (on n'en possède pas de photo).

    Pour l'histoire de la robe, cf. le billet suivant ainsi que celui consacré à Mlle Marie Camus.


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  • Belgian Miner Founds a New Religion (Daily Mirror, Wednesday 14 December 1910)-Mme. Antoine

    Mme. Antoine, "the good mother."
    Mme Antoine, "la bonne mère."

    Photo issue de l'article Belgian Miner Founds a New Religion dans le Daily Mirror, Wednesday 14 December 1910.

    Il semble s'agir de la même photo publiée dans  The Illustrated London News.


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  • La Mère vers 1910 (Antoine le Guérisseur et ses disciples (Excelsior, 16 décembre 1910))

    issu de l'article Antoine le Guérisseur et ses disciples, in Excelsior, 16 décembre 1910


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  • Un Souvenir de Jemeppe


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  • L'ANTOINISME
    PENDANT ET APRES
    LA GUERRE 14/18


    Je puise toujours mes sources chez Pierre DEBOUXHTAY (ANTOINE LE GUERISSEUR ET L'ANTOINISME) :

        « Survint la guerre. L'Antoinisme profita du réveil des sentiments religieux qui marqua cette période, pour enfoncer ses racines dans la terre wallonne.
        "Pendant que la guerre accumulait les ruines et semait partout l'épreuve, le Culte Antoiniste se développait au milieu des obstacles, attirant la foule des coeurs meurtris que la révélation appropriée aux temps nouveaux éclairait et réconfortait. A la lecture du soir, dans la communion fraternelle si profonde que réalise l'Enseignement du Père, les adeptes anciens et nouveaux puisaient les forces morales nécessaires pour supporter les rigueurs de l'existence matérielle et les souffrances de tous genres : maladies,, silencieuses et cruelles séparations ou mort d'êtres aimés. La guerre n'arrêta pas la construction de temples. En 1915, alors que la vie sociale était comme paralysée et que le doute angoissait les âmes, il s'élevait à MOMALLE et à SERAING des sanctuaires antoinistes, symboles de foi et d'espoir. L'année suivante, Mère ANTOINE allait en consacrer d'autres à VISE et à BRUXELLES au milieu d'une population recueillie. Puis la sainte cérémonie se renouvelait en 1917 à HERSTAL et à LIEGE, en 1918 à JUPILLE et en avril dernier à JUMET." (Tiré du livre « LE PERE ANTOINE ET SON OEUVRE », paru en 1919)

        Ainsi, (continue DEBOUXHTAY), au moment où, après l'Armistice, les Antoinistes publiaient la brochure « LE PERE ANTOINE ET SON OEUVRE », en vue d'obtenir la reconnaissance légale du Culte, celui-ci comptait quinze temples en BELGIQUE et deux à l'étranger.

        A peine rentré victorieux à BRUXELLES, le Roi des Belges recevait une lettre de Mère ANTOINE pour solliciter sa bienveillante intervention.
        "Jemeppe-sur-Meuse, le 16 décembre 1918.
    Sire,
        Sachant votre profond amour de la justice, je prends la respectueuse liberté d'attirer l'attention de Votre Majesté sur les démarches du Culte antoiniste tendant à obtenir la reconnaissance légale. Le 2 décembre 1910, il a été adressé aux Chambres une requête appuyée de plus de 160000 signatures. En 1914, Messieurs les Sénateurs Comte Goblet d'Alviella et Magnette devaient prendre l'initiative d'un projet de loi qui donnât satisfaction à notre Culte grandissant. Nous possédions alors en Belgique sept temples. Pendant la guerre nous en avons édifié sept nouveaux et d'autres sont en construction. Si nous demandons d'être reconnus par l'Etat c'est uniquement pour que nos temples soient exonérés des charges fiscales au même titre qu'en France. Notre Culte a pour base le plus grand désintéressement et ne vise qu'à l'amélioration morale des hommes. Sire, nous faisons appel à votre bienveillante intervention au moment où vous rentrez avec vos armées victorieuses pour lesquelles ainsi que pour Vos Majestés tous les adeptes unis dans la même pensée de foi et d'amour n'ont jamais cessé de faire les voeux les plus ardents. Que Votre Majesté daigne recevoir les meilleures pensées de tous nos coeurs dévoués.
    (s.) Mère ANTOINE. Directrice du Culte »

        Cela étant, le Culte Antoiniste n'était pas encore au bout de ses peines... et bien des lettres durent encore être écrites :
    Le 22 septembre 1919, à Emile VANDERVELDE, Ministre de la Justice ;
    Le 1° décembre 1919, à nouveau à Emile VANDERVELDE ;
    En mars 1920, à la Reine des Belges ;
    Le 22 mars 1920, à nouveau à Emile VANDERVELDE ;
    Le 20 mars 1921, à nouveau à la Reine des Belges.
        Finalement, les Antoinistes obtinrent satisfaction. Ils purent bénéficier d'une nouvelle loi accordant la personnalité civile aux associations sans but lucratif et aux établissements d'utilité publique. La loi votée, le Culte antoiniste put enfin se faire reconnaître comme établissement d'utilité publique.

    source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be/


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  • La Mère en 1902 (archives Bec-fin Line)


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  • Les cultes nouveaux (Paris-midi, 11 mars 1921)

    LES CULTES NOUVEAUX

        M. André Arnyvelde écrit dans l'Avenir :

        J'assistai à l'inauguration du temple Antoiniste de Paris, rue Vergniaud, dans le XIIIe, il y a quelques années. Une foule énorme était là. Il y avait des malades, et des gens qui marchaient avec des béquilles, comme à Lourdes. La Mère était venue. Elle monta dans une chaire, joignit les mains et pria en silence. Tandis qu'elle priait, je voyais la foule des fidèles, les yeux étaient tendus vers elle avec une expression d'amour et de ferveur indicibles. Quand elle eut fini de prier, elle s'en alla. Elle n'avait pas dit un mot. La foule s'écoula. Des malades affirmèrent qu'ils étaient guéris. Un porteur de béquilles se redressa et envoya promener ses béquilles.
        Ces jours-ci, j'écrivis à un Antoiniste pour lui demander où en était le culte. Cet Antoiniste est un fort brave homme, coiffeur de son état, et dont j'avais fait la connaissance le jour de l'inauguration du temple de la rue Vergniaud. Il me répondit une lettre de quatre pages, m'enseignant que le culte n'avait fait que croitre, qu'un temple nouveau avait été élevé et « consacré » l'automne dernier à Vichy ; qu'un autre se construisait actuellement à Tours. Il terminait sa lettre :
        « Frère – ou monsieur, comme vous préférerez, je me tiens à votre disposition pour vous répondre sur chaque point que vous désirerez, etc... »
        Frère, ou monsieur, je ne désire aucun point. Je reste éperdu, pantelant, éberlué, du nombre des Dieux qu'on adore en 1921, de Swedenborg en qui, dans le XVe, on adore le Second Avènement de Jésus, au Père Antoine du XIIIe, de Martinis de Pasqually, dont le culte se pratique avenue de Suffren, dans le VIIe, du Christ hétérodoxe de Sédir, dans le VIe, au Christ bouddhique de la Société de l'avenue Rapp !

    Paris-midi, 11 mars 1921


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  • Portrait de Mère par Roland AE CollignonPortrait de Mère par Roland AE Collignon

    Portrait de Mère par Roland AE Collignon (couleur et noir/blanc)


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  •     À la fin de la cérémonie, Mère se retire par la porte qui est de plain-pied avec la grande tribune, mais lorsqu'elle est suppléée par un adepte, celui-ci ne pouvant sortir par cette porte, reste à la tribune jusqu'à la fin de la cérémonie ; alors il descend par l'escalier de douze marches. Durant tout ce temps le guérisseur du second degré (1) se tient recueilli à la petite tribune ; l'imposition des mains faite, il se retire et fait place à un autre disciple qui lit d'une voix monotone les dix principes révélés. La lecture achevée après un bref recueillement, le lecteur dit : « Mes frères au nom du Père, merci ». « L'opération est terminée, annonce un disciple. Les personnes qui ont la foi sont guéries ou soulagées » (2). La cérémonie a duré environ un quart d'heure.
        Pendant l'opération, les fidèles restent debout, les mains jointes à la manière antoiniste ; en silence, ils « communient, oublieux de la matière, dans le fluide éthéré du Père » (3), attendant que la foi opère (4). Pendant la lecture ils sont debout ou assis, à leur gré ; beaucoup récitent à mi-voix les dix principes, en même temps que le lecteur.
        Antoine mort, sa femme, qui « est en communication avec Lui » et « reçoit de Lui toutes les inspirations » (5), fit l'opération générale, mais elle n'est qu'un instrument, le Père continuant à présider aux opérations (6). Des adeptes s'étant arrogé le privilège d'organiser une opération générale dans leur temple, L'UNITIF (7) leur fit savoir que l'action cultuelle par excellence était l'apanage exclusif du Premier Représentant du Père, qui est unique (8).
        En ces derniers temps, la situation s'est complètement modifiée à cet égard. Mère délégua ses pouvoirs à un coadjuteur et à partir du 17 juin 1930 le frère Nihoul la remplaça à la grande tribune pour l'opération générale (9). Du moment que, du vivant de Mère, Premier Représentant du Père, un adepte pouvait, à Jemeppe, imposer les mains à la foule, on ne voyait plus ce qui pouvait empêcher les desservants de temple de recevoir les mêmes pouvoirs. C'est ce qui arriva en 1932 : l'opération avec l'imposition des mains se fit dans tous les temples. Cette mesure paraissait contraire aux prescriptions de 1913. Les antoinistes se seraient-ils aperçus de la contradiction ; en tout cas, quelques mois après, le frère Nihoul dut se contenter de rester en face de la tribune ; la cérémonie étant présidée par le portrait du Père. D'ailleurs on n'annonçait plus que l'opération se faisait au nom du Père, mais bien : « Le Père fait l'opération ! » De même, dans les autres temples deux adeptes viennent se placer debout devant la tribune à laquelle est attachée le portrait d'Antoine, officiants et public restent debout pendant quelques minutes, puis un lecteur se rend à la petite tribune pour la lecture des dix principes.
        Le 3 décembre 1933, nouvelle modification à Jemeppe : Mère décidait de faire de nouveau elle-même l'opération le dimanche (10), le lundi et le jeudi à 10 heures. Après qu'un adepte a annoncé : « Le Père fait l'opération suivie d'une lecture dans l'Enseignement (11). Ceux qui ont foi au Père trouveront satisfaction », trois coups de sonnette marquent le début de la cérémonie. Le second guérisseur se rend à la petite tribune et préside au recueillement préliminaire. Après quelques minutes, Mère arrive à la grande tribune par la porte qui lui est réservée. Ses bras sont étendus, puis la main droite d'un geste circulaire répand les fluides sur la foule qui est debout depuis le coup de sonnette ; de nouveau Mère reste les bras levés vers le ciel ; puis nouvelle bénédiction ; une troisième fois Mère reprend son attitude d'oraison, marmonnant des paroles que nous ne pouvons comprendre ; pour terminer elle fait des deux mains le geste de lancer à poignées les fluides sur l'assistance, au milieu, à gauche puis à droite. Elle se retire, nouveaux coups de sonnette ; le second guérisseur quitte la petite tribune où vient s'installer le frère chargé de la lecture ; celle-ci se termine, après une dizaine de minutes, par le merci et la foule se retire. Le mardi et le mercredi, le second opérateur fait l'opération de la petite tribune ; au pied de celle-ci deux sœurs sont campées dans le plus profond recueillement.
        Ces modifications fréquentes, qui semblent capricieuses, ont mis à une rude épreuve la foi de certains adeptes qui ont été jusqu'à dire que Mère devenait folle. Le ministre du culte qui me rapporte ces propos irrespectueux, ajoute que Mère n'est pas folle, mais que vivant le plus souvent dans l'au-delà, elle plane au-dessus de nos petites raisons ; ce n'est point par caprice mais pour se conformer aux fluides éthérés qu'elle agit de la sorte.

    (1) L'UNITIF, II, 4, p. 3.
    (2) D'après KERVYN, p. 12. Ces paroles ne sont plus prononcées actuellement, mais on sonne pour marquer la fin de l'opération.
    (3) L'UNITIF, janvier 1914, p. 9.
    (4) « Le malade doit ressentir l'effet de son opération avant de quitter le temple. » L'UNITIF, octobre 1913, p. 15.
    (5) L'UNITIF, janvier 1913, p. 4 ; juin 1913, p. 11.
    (6) « Mère est l'instrument du Père, c'est Lui qui préside aux opérations générales, c'est-à-dire qu'il lui transmet le fluide divin. » L'UNITIF, juin 1913, p. 6.
    (7) L'UNITIF, avril 1913, p. 5 ; novembre 1913, p. 12 ; décembre 1913, p. 13. Voir en sens contraire L'UNITIF janvier 1913, p. 7, où un adepte défend la thèse qui triompha momentanément en 1932.
    (8) L'UNITIF, avril 1913, p. 4 ; juin 1913, p. 5.
    (9) A remarquer toutefois que le coadjuteur n'allait pas à la tribune par le même chemin que Mère ; il partait du fond du temple, précédé d'un huissier, et se rendait à la tribune par l'escalier qui se trouve dans le temple ; il y restait jusqu'à la fin de la cérémonie. Alors l'huissier le reconduisait dans les appartements situés à gauche du temple. Un(e) adepte s'installait à la petite tribune pendant l'opération et cédait sa place à un autre pour la lecture.
    (10) Encore une innovation : jamais du vivant d'Antoine l'opération n'avait eu lieu le dimanche. A Jemeppe, comme ailleurs, il y avait simplement lecture de l'Enseignement.
    (11) Nouvelle innovation : antérieurement, on lisait toujours les dix principes. (On continue à lire les dix principes dans les autres temples.) Bien que Mère ait repris sa place, on annonce que c'est le Père qui opère : d'ailleurs le portrait de Mère, appendu à la tribune de Jemeppe a disparu et est remplacé par une photo représentant le temple pendant une opération du temps d'Antoine.

    Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, d'après des documents inédits. (Liége, Fernand Gothier, 1934), p.214-217


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  • Le Père, Esprit consolateur, la Mère


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  • Mère Antoine (1850-1940)

    source : antoinisme.com

    Jeanne Catherine COLLON  - mère Antoine, la Mère 

    Née le 26 mai 1850 - Jemeppe-sur-Meuse, 4101, Liège, Belgique

    Décédée le 3 novembre 1940 - Jemeppe-sur-Meuse, 4101, Liège, Belgique, à l'âge de 90 ans

    Poursuit l'oeuvre du père

    Parents
    Denis Collon 1812-1873
    Marie Josèphe Masillon 1815-1889

    Union(s) et enfant(s)
    Mariée le 15 avril 1873, Jemeppe-sur-Meuse, 4101, Liège, Belgique, avec Louis Joseph ANTOINE 1846-1912 dont 
           H Louis Martin Joseph ANTOINE 1873-1893

    Frères et sœurs
    F Anne Collon 1841-
    H Pierre Joseph Collon 1842-
    H Lambert Nicolas Collon 1845-
    H Denis Joseph Collon 1847-
    H Nicolas Joseph Collon 1853-
    H Henri Joseph Collon 1856-

    Notes individuelles
    Jeanne Catherine COLLON est née au quartier Bois-de-Mont dans une famille de sept enfants (5 garçons et 2 filles). Son père est houilleur. Elle habite à environ 3 km de Louis Antoine. Elle vivra toujours dans le sillage du Père partageant ses joies et ses épreuves. Au décès du Père, elle va diriger le Culte qui prend de l'extension en Belgique mais aussi en France et dans plusieurs autres pays. Elle va consacrer un nombre important de Temples dont certains sont encore en activité aujourd'hui principalement en France. Elle veillera toujours à empêcher les dérives. Elle sera sans le vouloir à l'origine de discussions sans fin en introduisant dans les temples des photos du Père et d'Elle. Elle meurt le 3 novembre 1940 à Jemeppe-sur-Meuse.

    fiche composée par  Henri PAULISSEN (dryedani)
    source : https://gw.geneanet.org/dryedani?lang=fr&n=collon&oc=0&p=jeanne+catherine&type=fiche


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  •     Deuxième chant antoiniste, après La Paix au tombeau en hommage au Père, voici un autre chant, celui-ci en hommage à Mère Antoine :

    1° couplet
    Et dans le mal, trainant en chemin
    Je vivais ma vie, quand je fut pris
    D’un grand chagrin, qui me donna envie
    De faire un petit retour, et douceur exquise
    Oh ! douce brise, cet immense amour
    Me chante toujours :

    Refrain
    Bonne Mère, aux doux espoirs,
    De votre petit coin noir,
    Vous donnez à votre famille,
    Qui de plus en plus fourmille,
    Votre amour et votre gloire !
    Et notre chant, chaque soir,
    Vous nous êtes toujours plus chère :
    Bonne Mère !

    2° couplet
    Prêchant d’exemple, la  charité
    Vous en êtes l’apanage
    Votre bon coeur, par la pitié
    Dérive l’esclavage
    Nos passions, notre abandon
    Sont vieilles images
    Car d’être sage sont nos voeux ardent
    Plus beaux, plus troublant !

    3° couplet
    Notre Père, des grands le plus grand
    Veille à la semence
    Qui se répand dans les sillons
    De toutes les provinces
    Qu’il doit béni à jamais
    Oh ! Douce constance
    Car l’espérance et ses bienfaits
    Sont beaux et c’est vrai !

        À écouter sur YouTube.


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  • Mère Antoine, Opération à l'extérieur du temple

    (photo issue du livre de Régis Dericquebourg, Les Antoinistes)

    On peut reconnaître Frère Florian Deregnaucourt


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  • Mère au temple de Paris avec le bonnet blanc

    Ici, au temple de Paris 13e, rue Vergniaud, le 25 juin (Jour du Père) 1935 avec le bonnet blanc


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  • Acte de naissance du père de la Mère en 1812

    Acte de naissance du père de la Mère en 1812

    N° 11 naissance

    L’an mil huit cent douze le quatre Octobre, à neuf heures du matin pardevant nous Eustache Bougnet, Maire, officier de l’état civil de la commune de Jemeppe, Canton de Hollogne aux pierres, premier arrondissement du département de l’Ourte est comparu Lambert Collon, âgé de cinquante et un ans, houilleur, domicilié en cette commune, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin, né cejourd’hui à six heures du matin de lui déclarant et de Anne Bonhivers, journalière, non mariée demeurant avec lui se reconnaissant pour père de cet enfant, auquel il a déclaré donne le prénom de Denis, lesdites déclaration et présentation faites en présence de Denis Joliet, âgé de trente deux ans, houilleur, et de Jean Pierre Bougnet, âgé de cinquante neuf ans, garde champêtre de cette commune, tous deux demeurant en cette commune, lesquels premier témoin dit ne savoir signer, le second témoin a signé avec nous, le présent acte après que lecture leur en a été faite. (suivent les signatures de Jean Pierre Bougnet, garde champêtre, et Eustache Bougnet, maire).

     

    A cette époque, la Belgique faisait partie de la France (Premier Empire français), la région de Jemeppe est donc intégrée au département de l’Ourte et la commune est sous la responsabilité d’un maire. On aperçoit le tampon de l’Empire sur la deuxième page de l’acte.


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  • acte de naissance de la mère de Mère Antoine en 1815

    naissance

    L’an mil huit cent quinze, le trois août à huit heures du matin pardevant nous maire officier de l’état civil de la commune de Grace-Montegnée, arrondissement de Liége, département de l’Ourte est comparu Gérard Gihoutte, âgé de trente trois ans, houiller, domicilié en cette commune, lequel nous a représenté un enfant du sexe féminin né hier à cinq heures du soir de Pierre Masillon et de Jeanne Poout son épouse de cette commune et auquel il a déclaré vouloir donner les prénoms de Marie Josèphe, les dires déclaration et présentation faites en présence de Jacques Biar, âgé de vingt neuf ans, houilleur et de François Bastin, âgé de vingt sept ans, métayer, domiciliés en cette commune, lesquels avec le comparant ont dit ne savoir écrire après lecture du présent acte. (suit la signature du maire, J.[ean] Riga).

     

    A cette époque, la Belgique faisait partie de la France (Seconde Restauration), la région de Jemeppe est donc intégrée au département de l’Ourte et la commune est sous la responsabilité d’un maire.


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  • acte de mariage des parents de la Mère en 1840

    acte de mariage des parents de la Mère en 1840

     

    N°62 Mariage Collon Denis et Masillon Marie-Josèphe

    L’An mil huit cent quarante, le vingt-deux avril à sept heures du soir, pardevant nous Eustache Bougnet, Bourgmestre officier de l’Etat civil de la commune de Jemeppe, canton de Hollogne aux pierres, arrondissement & Province de Liége, ont publiquement comparu au bureau de l’Etat civil à la maison commune d’une part Denis Collon, journalier, âgé de vingt-sept ans & demi, domicilié au laveux, commune de Jemeppe, où il est né le quatre Octobre mil-huit-cent douze, majeur, fils légitime de Lambert Collon, décédé à Jemeppe le vingt-trois Janvier mil-huit-cent dix-sept & d’Anne Bonhivers, aussi décédée à Jemeppe le vingt-neuf Janvier mil-huit-cent trente huit, il conste des actes de naissance & décès dressés par leurs inscriptions à nos registres civils, lequel nous a justifié d’avoir satisfait à la milice nationale par la production de son certificat littéra LL lui délivré le vingt-sept mars présente année N° 21011, et d’autre part Marie Joseph Masillon, âgée de vingt-quatre ans & huit mois, journalière, domiciliée au bois de mont, commune de Jemeppe & née à Grace-Montegnée le douze Août mil-huit-cent quinze ainsi qu’il résulte d’une expédition de son acte de naissonce délivrée le quatre avril courant par l’Echevin, officier de l’Etat civil de Grace-Montegnée, qui restera ici annexé, majeure, fille légitime de Jean Pierre Masillon, décédé à Jemeppe le sept décembre mil huit cent dix neuf, & de Jeanne Pooux aussi décédée à Jemeppe, le quatorze mai mil huit cent trente huit, il conste de ces deux actes de décès par nos registres civils. Lesquels nous ont affirmé avoir les quatre témoins ci-après n’avoir plus aucune ascendante vivante & nous ont requis de procéder à la célébration du mariage, projeté entre eux & dont la publication ont été faite en cette commune, à dix heures du matin, les dimanches cinq & douze Avril, présent mois, aucune opposition à ce mariage ne nous ayant été faite ni signifiée, obtempérant à leur requisition & après avoir donné lecture de toutes les pièces ci-dessus énoncées & du chapitre six du titre du mariage, livre premier du code civil, nous avons demandé à chacun des futurs époux l’un après l’autre, s’ils veulent se prendre pour mari & femme, chacun d’eux ayant répondu séparément & affirmativement nous déclarons au nom de la Loi que Denis Collon et Marie Josèphe Masillon sont unis par le mariage de tout quoi nous avons dressé acte en présence de Henri Masillon, âgé de quarante-cinq ans, houilleur, de Louis Masillon, âgé de trente & un ans & demi, cordonnier, tous les deux frères de l’épouse, et de Jean Collon, âgé de trente-huit ans, houilleur, frère de l’époux, & de Jacques Joliet, âgé de vingt-deux ans, non parent ni allié des époux, tous les quatre majeurs, domiciliés au bois de mont & au laveux, commune de Jemeppe, lesquels ainsi que les époux ont déclaré ne savoir écrire ni signer de ce requis & avons signé, seul, après lecture. (suit la signature du Bourgmestre, Eustache Bougnet).


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  • acte de décès de la mère de Mère Antoine en 1889 (signé par Louis Antoine)

    DÉCÈS de Masillon Marie-Josèphe

    L’AN MIL HUIT CENT quatre-vingt-neuf, le seizième jour du mois d’Avril, à neuf heures du matin, par devant nous Eustache Bougnet, Bourgmestre, Officier public de l’état civil de la commune de Jemeppe, arrondissement judiciaire et province de Liége, sont comparus Louis Antoine, encaisseur, âgé de quarante-trois ans, gendre de la défunte, domicilié à Jemeppe, et Jules François, tailleur de pierres, âgé de vingt-huit ans, connaissance de la défunte, domicilié à Villers-le-Temple, lesquels nous ont déclaré que hier, quinze Avril courant, à trois heures de relevé, Marie-Josèphe Masillon, sans profession, âgée de septante-trois ans, domiciliée à Jemeppe, veuve de Denis Collon, née à Grâce-Montegnée le deux Août Mil huit cent quinze, fille de feu Jean Pierre Masillon, et de feue Jeanne Pooux, est décédée rue du Bois-de-Mont, en cette commune de Jemeppe-sur-Meuse, et après avoir donné lecture du présent acte aux comparants, ils ont signé avec nous. (suivent les signatures, dont celle de Louis Antoine).


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