•     Est-il nécessaire d'affirmer que cette croyance populaire — que l'on s'explique, d'ailleurs, — est absolument erronée ? Il existe des faits précis et certains ; il en existe beaucoup. La Théosophie nous les présente, mais — au contraire des Religions — elle nous les présente comme des sujets d'étude et non comme des articles de foi. Elle n'est point, par elle-même, une religion ; elle est aux religions ce que leur étaient les anciennes philosophies. Elle ne les contredit pas, elle les explique. Elle rejette comme nécessairement indigne de la Divinité, comme opposé à la Divinité, ce que l'une ou l'autre de ces religions peut renfermer d'absurde et de déraisonnable ; mais ce qu'il y a de raisonnable dans leur ensemble ou dans l'une quelconque d'entre elles, la Théosophie le prend, l'explique et le commente, combinant les vérités particulières en un tout harmonieux. 

    C. W. Leadbeater, Une esquisse de la théosophie, p.8
    Publications Théosophiques, 92 p., in-16, Paris, 1903


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  • Le paradoxe des grains de mil est un des paradoxes posés par le philosophe Zénon d'Élée. Il a été émis afin de prouver que la matière n'existe pas, afin d'accréditer son maître Parménide.

    L'expérience
    Zénon prend dans ses mains un tas de grains de mil. À ce moment, nous pouvons tous affirmer que ce tas est constitué de matière. Ensuite, il laisse tomber les grains un à un. Lorsqu'ils touchent le sol, étant donné qu'ils sont très fins, ils n'émettent aucun son perceptible.
    Il en conclut que la matière n'existe pas. S'il n'y a pas de matière, il n'y a pas de mouvement, principal argument de son maître Parménide.

    Remarque
    Zénon ne niait pas qu'il sentait un grain entre ses doigts. Mais il affirmait qu'il ne s'agissait que d'une illusion et que la seule chose qui existait était l'être.


    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_des_grains_de_mil


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  • Crédo ou Christ

    Il n'aime pas Dieu, celui qui hait son prochain,
    Qui foule aux pieds le cœur et l'âme de son frère,
    Qui cherche à entraver, à obscurcir son mental
    Par la peur de l'enfer, n'a pas compris le but final.
    Venues de Dieu, toutes les religions sont source de félicité;
    Et Christ, Qui est le Chemin, la Vérité et la Vie,
    Donne le repos à ceux qui sont chargés d'un lourd fardeau,
    Et la paix à ceux que la douleur, le péché ou la lutte accable.
    A Sa requête, l'Esprit Universel vint
    Dans toutes les églises, et non pas dans une seule;
    Le matin de la Pentecôte, une langue de flamme
    Couronna chaque apôtre d'une auréole rayonnante.
    Depuis lors, tels des vautours affamés et féroces,
    Nous avons souvent combattu pour un mot vide de sens,
    Et cherché, au moyen de dogmes, d'édits et de lois,
    A nous envoyer les uns les autres sur le bûcher.

    Le Christ a-t-il donc deux faces?
    Pierre et Paul n'ont-ils pas été crucifiés?
    Alors pourquoi de telles divisions entre nous?
    L'amour du Christ nous entoure tous, vous est moi.

    Son amour, tout de pureté et de douceur, n'est pas limité
    Par des dogmes qui séparent et élèvent des murailles.
    Son amour entoure et embrasse toute l'humanité.
    Peu importe le nom que nous Lui donnons ou que nous nous donnons.
    Alors pourquoi ne pas Le prendre au mot?
    Pourquoi ces dogmes qui nous désunissent?
    Car une seule chose compte, sachons-le bien, et c'est
    Que l'amour du prochain emplisse chaque cœur.

    Il n'y a qu'une seule chose que le monde ait besoin de connaître,
    Il n'y a qu'un seul baume à la douleur humaine,
    Il n'y a qu'un seul chemin qui nous conduise au Ciel -
    Ce chemin, c'est la sympathie mutuelle, c'est l'amour.

    MAX HEINDEL
    COSMOGONIE DES ROSE-CROIX
    OU
    CHRISTIANISME MYSTIQUE
    Traité élémentaire sur
    l'évolution passée de l'homme
    sa constitution présente
    et son développement futur

    source : http://www.rosicrucian.com/foreign/rcc/rccfre00.htm


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  •     La théosophie moderne, issue directement de la théosophie traditionnelle, s'apparente à ces diverses sectes ou sociétés occultistes. Cependant sa vocation philosophique, surtout morale, lui fait prendre place dans un vaste mouvement d'idées qui s'amplifia à partir du XVIIIe siècle. Ce mouvement se manifesta de deux manières apparemment contradictoires : d'une part, un affaiblissement de la valeur intellectuelle de la religion au regard de la science et, d'autre part, un développement considérable du romantisme. Beaucoup d'hommes cultivés du XVIIIe siècle étaient portés vers ce que l'on appelait alors la "sensibilité", c'est-à-dire les sentiments indépendants de la pensée et de la volonté. Ce courant, né en Allemagne, illustré en France par Rousseau, allait avoir au XXe siècle des adeptes fervents aussi bien en Europe qu'en Amérique. Contre l'industrialisme, le matérialisme, le socialisme, devait se dresser un néo-romantisme dont le représentant le plus pathétique fut l'illustre philosophe Schopenhauer. [...]
        L'idéal à atteindre est le "nirvâna", que Schopenhauer considère comme l'anéantissement dans la vérité et qui s'exprime par l'absence d'angoisse et de souffrance. A la fois non-existence en tant que matière déchirée par le Mal et réalisation suprême de l'Etre, ce nirvâna est l'aboutissement du "mysticisme ascétique" dont il se fait l'apôtre. La volonté cosmique est mauvaise et cruelle par essence. Or la volonté individuelle s'identifie à la volonté cosmique ; par conséquent l'individu agissant ne peut être que mauvais et cruel. "La vie est un combat avec la certitude d'être vaincu." Le bonheur n'existe pas, car si un désir n'est pas satisfait, il n'est suivi que d'une satiété éphémère et illusoire. Il faut donc annihiler sa volonté et dissiper la "maya", c'est-à-dire l'illusion.

    Jacques Lantier, La Théosophie, pp.16-17 & pp.18-19
    Culture, Art, Loisirs, Paris, 1970


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  •     La doxa propagée par le mythe, pour Barthes, est l'image que la bourgeoisie se fait du monde et qu'elle impose au monde. La stratégie bourgeoise est de remplir le monde entier de sa culture et de sa morale, en faisant oublier son propre statut de classe historique : « Le statut de la bourgeoisie est particulier, historique : l'homme qu'elle représente sera universel, éternel ; (...) Enfin, l'idée première du monde perfectible, mobile, produira l'image renversée d'une humanité immuable, définie par une identité infiniment recommencée. » (Barthes 1957 : 250-251)
    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_Barthes#Le_mythe

        L'Enseignement du Père est selon moi pour présenter en contre-partie de la doxa de la bourgeoise, la doxa du peuple.


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