• le serpent libidineux 

        Bien que les incultes paysans du Tennessee et du Kentucky n'en aient certainement pas le moindre soupçon, leurs étranges rituels herpétologiques rappellent de façon frappante les antiques cérémonies du culte grec de Dionysos, qui devint le Bacchus des Romains.

        Au cours de ces bacchanales, les prêtresses du culte, c'est-à-dire les Ménades (les délirantes, les insensées), ou Bacchantes, brandissaient frénétiquement, elles aussi, des poignées de vipères et enroulaient des serpents venimeux autour de leur tête.

        Lorsque les « hillbillies » américains croient vaincre symboliquement Satan en maîtrisant le serpent, ils ressuscitent en réalité l'un des cultes totémiques les plus anciens de l'histoire du monde, le culte de l'adoration du serpent.

        Tous les folklores, toutes les mythologies, toutes les religions, fourmillent littéralement de serpents. Le serpent a été un dieu dans les plus prestigieuses civilisations antiques de Sumer, de Babylone, de l'Egypte, de la Crète, de la Grèce, de l'Inde et de la Chine. La plus importante divinité indigène américaine a été Quetzalcoatl, le serpent à plumes des grandes religions des Mayas, des Aztèques et de divers autres peuples d'Amérique centrale.

        Le serpent a été, et est toujours, l'animal totémique, c'est-à-dire ancestral et sacré, de nombreuses tribus indiennes des trois Amériques, notamment les Peaux-Rouges apaches, navajos et divers autres.

        Le serpent est toujours adoré dans diverses tribus africaines, et les Hindous font des offrandes de fleurs et de nourriture à des idoles en forme de cobra.

        La légende d'Eve et du serpent a, elle-même, dans ses lointaines origines prébibliques, des implications beaucoup plus scabreuses que celles avec lesquelles elle est habituellement présentée aux enfants du catéchisme. Il semble que, de tout temps, le serpent a été intimement associé à la femme, ainsi qu'à la perfidie, par les hommes primitifs, et même souvent par des citoyens très civilisés. Il l'est encore, parfois de fort étrange façon, dans diverses peuplades primitives actuelles où le saignement mensuel de la femme est considéré comme le résultat de la morsure de la première femme par un serpent particulièrement libidineux.

        Dans tous les pays où le culte du serpent a été pratiqué, la similarité de forme entre le serpent et le phallus a été immédiatement remarquée. Cela a valu au serpent totémique des religions primitives, de devenir le dieu de la fertilisation et de la fécondation dans les religions plus évoluées.

        Un autre ophidien biblique des plus célèbres, et des plus significatifs, est le fameux Serpent d'airain érigé par Moïse dans le désert au temps de l'Exode. Certains anthropologistes pensent que la tribu juive qui s'enfuit d'Egypte avait le serpent pour totem (animal ancestral), et que Moïse était lui-même une sorte de shaman ou fakir qui en conduisait le culte.

     

    Roger Delorme, les adorateurs de serpents,
    in Historia Spécial: Les Sectes et leurs prophètes,
    No 382 bis, Paris 1978.


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  •     ...Manuels d'Allan Kardec, lesquels proviennent eux-mêmes de Pierre Leroux et des illuminés quarante-huitards, – sens puissant de la fraternité et goût de la bienfaisance envers les pauvres hommes.

    article d'André Thérive, in Le Temps du 20 février 1936

        Pour en savoir plus sur Pierre Leroux, se reporter à l'article wikipedia.


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  •     Est-il nécessaire d'affirmer que cette croyance populaire — que l'on s'explique, d'ailleurs, — est absolument erronée ? Il existe des faits précis et certains ; il en existe beaucoup. La Théosophie nous les présente, mais — au contraire des Religions — elle nous les présente comme des sujets d'étude et non comme des articles de foi. Elle n'est point, par elle-même, une religion ; elle est aux religions ce que leur étaient les anciennes philosophies. Elle ne les contredit pas, elle les explique. Elle rejette comme nécessairement indigne de la Divinité, comme opposé à la Divinité, ce que l'une ou l'autre de ces religions peut renfermer d'absurde et de déraisonnable ; mais ce qu'il y a de raisonnable dans leur ensemble ou dans l'une quelconque d'entre elles, la Théosophie le prend, l'explique et le commente, combinant les vérités particulières en un tout harmonieux. 

    C. W. Leadbeater, Une esquisse de la théosophie, p.8
    Publications Théosophiques, 92 p., in-16, Paris, 1903


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  • Le paradoxe des grains de mil est un des paradoxes posés par le philosophe Zénon d'Élée. Il a été émis afin de prouver que la matière n'existe pas, afin d'accréditer son maître Parménide.

    L'expérience
    Zénon prend dans ses mains un tas de grains de mil. À ce moment, nous pouvons tous affirmer que ce tas est constitué de matière. Ensuite, il laisse tomber les grains un à un. Lorsqu'ils touchent le sol, étant donné qu'ils sont très fins, ils n'émettent aucun son perceptible.
    Il en conclut que la matière n'existe pas. S'il n'y a pas de matière, il n'y a pas de mouvement, principal argument de son maître Parménide.

    Remarque
    Zénon ne niait pas qu'il sentait un grain entre ses doigts. Mais il affirmait qu'il ne s'agissait que d'une illusion et que la seule chose qui existait était l'être.


    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_des_grains_de_mil


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  • Crédo ou Christ

    Il n'aime pas Dieu, celui qui hait son prochain,
    Qui foule aux pieds le cœur et l'âme de son frère,
    Qui cherche à entraver, à obscurcir son mental
    Par la peur de l'enfer, n'a pas compris le but final.
    Venues de Dieu, toutes les religions sont source de félicité;
    Et Christ, Qui est le Chemin, la Vérité et la Vie,
    Donne le repos à ceux qui sont chargés d'un lourd fardeau,
    Et la paix à ceux que la douleur, le péché ou la lutte accable.
    A Sa requête, l'Esprit Universel vint
    Dans toutes les églises, et non pas dans une seule;
    Le matin de la Pentecôte, une langue de flamme
    Couronna chaque apôtre d'une auréole rayonnante.
    Depuis lors, tels des vautours affamés et féroces,
    Nous avons souvent combattu pour un mot vide de sens,
    Et cherché, au moyen de dogmes, d'édits et de lois,
    A nous envoyer les uns les autres sur le bûcher.

    Le Christ a-t-il donc deux faces?
    Pierre et Paul n'ont-ils pas été crucifiés?
    Alors pourquoi de telles divisions entre nous?
    L'amour du Christ nous entoure tous, vous est moi.

    Son amour, tout de pureté et de douceur, n'est pas limité
    Par des dogmes qui séparent et élèvent des murailles.
    Son amour entoure et embrasse toute l'humanité.
    Peu importe le nom que nous Lui donnons ou que nous nous donnons.
    Alors pourquoi ne pas Le prendre au mot?
    Pourquoi ces dogmes qui nous désunissent?
    Car une seule chose compte, sachons-le bien, et c'est
    Que l'amour du prochain emplisse chaque cœur.

    Il n'y a qu'une seule chose que le monde ait besoin de connaître,
    Il n'y a qu'un seul baume à la douleur humaine,
    Il n'y a qu'un seul chemin qui nous conduise au Ciel -
    Ce chemin, c'est la sympathie mutuelle, c'est l'amour.

    MAX HEINDEL
    COSMOGONIE DES ROSE-CROIX
    OU
    CHRISTIANISME MYSTIQUE
    Traité élémentaire sur
    l'évolution passée de l'homme
    sa constitution présente
    et son développement futur

    source : http://www.rosicrucian.com/foreign/rcc/rccfre00.htm


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