• Bruxelles/Forest (1916)(vendu)

    Bruxelles / Forest (1916) 

    Adresse : Boulevard Guillaume Van Haelen 132 - 1190 Bruxelles (Forest)


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    Style : romano-byzantin

    Architecte : Charles Rifflart (1881-1970)

    Date de consécration (par Mère) : 6 août 1916

    Temple vendu en 2016

    Anecdote : il y avait une maison de lecture à Forest même en juillet 1913.
    C'est le premier temple de la région bruxelloise, celui de Schaerbeek sera construit 10 ans plus tard.
    Ce temple a été utilisé pour les Solidarités de Groupes, en concomitance avec Stembert. Celui de Schaerbeek a continué de proposer un service (grâce à des adeptes non costumés notamment). Les deux temples ont été maintenant vendus faute de desservant. Transformé en Temple Of Tolerance pour la galerie d'art de Visser / Joris.

  • L'horrible crime d'Ixelles, Mme Curé, adepte antoiniste (La Dernière Heure, 3 juin 1934)(Belgicapress)L’HORRIBLE CRIME D’IXELLES

    LE MYSTÉRIEUX SOLDAT QUI TUA Mme CURÉ
    A PU ÊTRE IDENTIFIE

    DÉJA DÉSERTEUR, IL EST RECHERCHÉ PAR
    LA JUSTICE MILITAIRE QUI LE JUGERA

        Nous avons relaté, hier, l'horrible crime commis à Ixelles, rue Georges Lorand, 31 : une vieille femme, Mme Curé, a été trouvée morte, assassinée.
        Un soldat inconnu a été vu par de nombreuses personnes, dont aucune n'a pu donner un signalement précis de ce militaire, qui paraît être l'assassin.

                                    L'AUTOPSIE DE LA VICTIME

        L'autopsie du cadavre de Mme veuve Curé, pratiquée par MM. les médecins légistes Héger-Gilbert et Marcel Héger, a montré que la malheureuse est morte assommée par des coups de bouteille répétés. Le cuir chevelu est déchiré en plusieurs endroits, mais les os du crâne proprement dits ne présentent pas de fractures. La mort a néanmoins été soudaine. Le bâillonnement et les entraves mises aux poignets sont des actes que l'assassin a pratiqués, par excès de précaution, après la mort de la victime, sans doute dans la croyance que celle-ci n'était qu'évanouie.
        Cependant, le bâillonnement a été fait avec une telle brutalité qu'il aurait pu, lui aussi, amener la mort de la pauvre femme.
        En effet, le bandit s'est servi de deux serviettes. L'une avait été enfoncée dans la bouche, avec une telle violence que le râtelier de l'octogénaire avait été brisé, la partie supérieure avait été refoulée au fond de la gorge et obstruait complètement les voies respiratoires. La partie inférieure a été retrouvée sur le parquet.
        La seconde serviette, nouée derrière la tête, était destinée à maintenir la première employée en forme de tampon.
        Les mains étaient liées au moyen d'une camisole tordue. Il ne semble pas que l'assassin ait apporté avec lui un objet quelconque dans le but de commettre son crime.
        On sait qu'il a été acheter les bouteilles de bière, qui ont servi de massue, dans un café du voisinage. Les serviettes et la camisole appartiennent à la victime et se trouvaient dans la pièce, sans doute à portée de la main de l'assassin.

                                   UN INCIDENT BIZARRE

        Sur cette enquête, comme la chose arrive souvent, vient se greffer un incident qui, malgré son caractère un peu mystérieux, ne paraît pas avoir de rapport avec le crime.
        Avant que celui-ci eut été commis et avant l'arrivée du soldat dans la maison, c'est-à-dire jeudi vers 4 heures de l'après-midi, une femme très âgée — à qui on suppose environ quatre-vingts ans ! — petite, assez forte, s'est présentée dans une épicerie de la rue du Conseil et y a acheté une bouteille de lait.
        Elle dit qu'elle faisait cette emplette pour le compte de Mme Curé, et que dorénavant, elle ferait les commissions de celle-ci.
        Chose étrange : on a retrouvé la bouteille de lait dans la chambre de la victime, mais on ne parvient pas à identifier la vieille femme que personne n'a vu entrer ni sortir de la maison de la rue Georges Lorand.

                                   L'ASSASSIN EST IDENTIFIE

        Naturellement, aussitôt qu'un militaire fut suspecté du crime, les devoirs nécessaires furent faits de toute urgence, par la police du Parquet pour connaître les soldats petits et malingres, déserteurs ou en permission de sortie, qui pouvaient matériellement, se trouver à Ixelles jeudi, entre 5 et 7 heures.
        D'autre part, on avait relevé dans la pièce sur un verre et sur des débris de bouteille des empreintes digitales nettement analysables et ayant été laissées évidemment, par le meurtrier.
        Ces traces ont été comparées aux empreintes des fiches militaires de déserteurs.
        Elles ont été identifiées avec celles d'un nommé Lens, soldat déserteur du 1er régiment de ligne en garnison à Liége.
        Aussitôt Lens a été dénoncé à l'autorité militaire et M. le vice-président Pouppez de Kettenis, statuant en Chambre du Conseil, a signé une ordonnance désistant la justice civile du dossier en faveur de la justice militaire.
        Dès samedi avant-midi, l'auditoriat militaire du Brabant s'est mis en rapport avec celui de la province de Liége pour que les recherches de l'assassin soient coordonnées avec celles des polices judiciaires et gendarmerie du royaume.
        Lens a été porté manquant au 1er régiment de ligne le 26 mai. Il devait rentrer à cette date après une permission qu'il avait eue pour se rendre, précisément, à Ixelles. — C.

                                   CHEZ LES ANTOINISTES

        Au temple antoiniste de l'avenue Guillaume van Haelen, à Forest, la « vieille Curé » — c'est ainsi qu'était familièrement désignée Mme Louise Goffaux — était bien connue. Elle venait là depuis de très longues années. Toutefois, à cause de son grand âge, on ne la voyait plus guère l'hiver.
        Dimanche dernier, elle vint à la lecture de dix heures du matin, puis, s'entretient avec le père antoiniste ; elle lui parla du seul souci qui la tourmentait depuis la guerre : le sort de son fils émigré aux Etats-Unis.
        Il y a quelques années, la « vieille Curé » avait demandé l'aide des prières du père antoiniste pour retrouver la trace de ce fils dont — à l'époque — elle était sans nouvelle aucune ; bientôt elle vint tout heureuse annoncer que ses recherches et ses démarches avaient abouti ; que son fils lui avait écrit ; qu'il lui envoyait même de l'argent pour assurer sa subsistance.
        La vieille femme aurait voulu depuis très longtemps, trouver parmi les adeptes du culte antoiniste quelqu'un qui voulût la prendre chez elle ; mais elle déclara qu'elle ne pourrait jamais payer plus de dix francs par jour et qu'au surplus elle vivait avec bien moins que cela. Son vœu ne fut pas exaucé ; elle ne trouva personne et elle s'en plaignit parfois avec des paroles d'amertume, disant notamment : « Sont-ce donc de vrais antoinistes ? »
        Elle avait une sœur à Bruxelles, mais toutes relations avec elle avait été rompues, lorsqu'elle adhéra au culte antoiniste.
        Comment faisait-elle — elle presque Impotente et handicapée par son grand âge — pour venir assez souvent de la rue Georges Lorand à l'avenue Van Haelen, assister à la lecture dominicale ?
        Des personnes du voisinage la conduisait au tramway à Ixelles et, sitôt débarquée à Forest, elle trouvait toujours l'un ou l'autre antoiniste pour l'accompagner.
        On la vit toujours seule ; on ne lui connaissait ni relations ni connaissances ; au temple de l'avenue Van Haelen, on se demande si — désespérant de se faire héberger par un adepte du culte antoiniste — elle n'était pas entrée en contact avec des habitants de son quartier, dans le but de se faire aider et de trouver compagnie.
        On croit que le vol n'a pas pu procurer grosse recette à l'assassin. — G.

                                   L'IDENTITÉ DE L'ASSASSIN
                                              DE Mme CURÉ

        Le militaire qui est recherché est un nommé François Lentz (et non Lens, comme on l'avait dit précédemment), né à Bourg-Léopold, le 23 mai 1913.
        Il est noté à son régiment comme étant de mauvaise conduite.
        Son chef de corps a reçu à plusieurs reprises des plaintes à son sujet, émanant de ses parents, notamment à propos du vol, au domicile paternel, d'une sacoche contenant 250 francs.

                                   VOISINS

        François Lentz était venu en permission, à Ixelles, chez ses parents, qui habitent rue de la Tulipe, voisine de la rue Georges-Lorand, où le crime a été commis.
        Sa mère était en relations d'amitié avec Mme veuve Curé ; c'est ce qui explique que celle-ci ait reçu chez elle, sans défiance, le jeune militaire.
        Le signalement du meurtrier est publié comme suit : taille 1 m. 57, cheveux blond foncé, visage imberbe assez large, nez retroussé, deux rides horizontales barrent le front.
        On croit que le jeune homme avait la faculté de se mettre en civil.

                                   FILS D'HONNETES COMMERÇANTS

        Les parents de François Lentz — c'est-à-dire sa mère et le second mari de celle-ci — sont d'honnêtes et travailleurs commerçants, établis depuis longtemps dans la rue de la Tulipe et bien connus dans le quartier de la place du Conseil.
        Ils ont la meilleure réputation.
        François était fils unique. Les voisins, qui déclarent qu'à cause de cela c'était un enfant gâté, sont atterrés et compatissent sincèrement à l'atroce douleur que les parents, surtout la mère, doivent éprouver.
        S'ils n'ont que des paroles d'éloges pour eux, ils doivent reconnaître qu'ils les plaignaient déjà à cause de la conduite déplorable de François.
        Le jeune homme avait, depuis son adolescence, de mauvaises fréquentations. Il avait toujours des besoins d'argent qu'il dépensait dans des salles de danse et des établissements de plaisir interlopes.
        Il volait ses parents. Il faisait, dans le quartier, ou ailleurs, des emprunts ou des dettes en usant de procédés peu nets, frisant l'escroquerie.
        Quelqu'un qui nous a parlé de lui le croyait capable de bien des fourberies pour se procurer de l'argent de poche mais n'aurait jamais supposé qu'il fût capable de commettre un crime aussi horrible.
        Au contraire, si l'impression était qu'il fallait se méfier de ses mensonges intéressés, son aspect et ses façons d'être éloignaient toute Idée qu'on eût pu craindre de lui des voies de fait.
        Nous le répétons, dans le quartier de la rue de la Tulipe, surtout par sympathie pour sa très honnête et laborieuse famille, on voudrait ne pas croire à sa culpabilité dans l'horrible crime. — C.

    La Dernière Heure, 3 juin 1934 (source : Belgicapress)


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  • Les progrès de l'Antoinisme - Forest (Le Messager de Bruxelles, 8 août 1916)(Belgicapress)

     

    Les progrès de l'Antoinisme.

        Voici que Bruxelles a, depuis dimanche, un temple consacré à un nouveau culte, l'Antoinisme, dont il a déjà été beaucoup parlé. Il s'élève, tout simple, à Forest, au boulevard Van Haelen et a été inauguré dimanche par la mère Antoine, comme ses fidèles l'appellent familièrement. De nombreux disciples étaient venus du pays de Charleroi et de Liége. On avait annoncé de nombreuses guérisons dues à la seule vertu de la foi. Celles-ci se sont-elles produites ? Je n'en sais rien, on avait négligé de m'inviter.
        Mais il ne faut discuter, ni raisonner en l'occurrence. Il faut signaler l'événement tout simplement et ne pas en rire. C'est si beau des gens qui croient en quelque chose, à une époque où tant de gens ne croient à rien. Je sais qu'on parlera de naïveté, que d'autres hausseront les épaules. Pourquoi donc, je me le demande ?                         
    PICK.

    Le Messager de Bruxelles, 8 août 1916 (source : Belgicapress).jpg

     


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  • Temple Antoiniste Boulevard Guillaume Van Haelen 132, Forest, en 1971 (ici.be)


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  • Boulevard Guillaume Van Haelen 132, élévation, 1915, par Ch.Rifflart (monument.heritage.brussels)

    Plan d'élévation par Charles Rifflart du Temple de Forest

    source : monument.heritage.brussels

    La flèche semble plus élancée et quelques détails (colonnades et frises) ont été supprimées lors de sa réalisation.


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  •     Je me souviens très bien de Sœur Georgette, aujourd'hui elle est toujours dans mon cœur, à l'entrée de recevais du chocolat, il y avait un parloir à droite de l'entrée et elle y réconfortait toujours ma grand'mère, je ne l'oublierai jamais.

    Souvenir de Frère Danny Paternot


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  • Temple Antoiniste de Bruxelles-Forest


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  •     Une Fraternelle de l'Institut général de Psychosie a existé à Bruxelles :

    Fraternelle de Bruxelles de l'Institut général de Psychosie

    Fraternelle n°57 de Bruxelles (La Fraterniste, 10 octobre 1913)


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  • Bruxelles Forest - Bld Guillaume van Haelen (bing.com)

    Vue d'ensemble du site cartes bing.com
    Le temple est ici en rénovation après sa vente


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  • Vorst (De legerbode, 15 April 1916)

        Vorst. – Naar het schijnt hebben de Antoinisten nog al bijval in de Brusselsche omgeving. Voor het beoefenen hunner geloofsleer hebben zij op de Willem-Van-Haelenlaan eene nieuwe kapel laten optrekken. Kortelings zal zij ter beschikking gesteld worden der geloofsgenooten.

    De legerbode, 15 April 1916

     

    Traduction :

            Forest. – Il semble que les Antoinistes aient encore un soutien dans la région bruxelloise. Pour la pratique de leur doctrine religieuse, ils ont construit une nouvelle chapelle sur le Boulevard Guillaume Van Haelen. Il sera mis, par la suite, à la disposition des croyants.

     

    Temple de Forest (Belgisch dagblad, 8 April 1916)

     

    Article presque identique du journal Belgisch dagblad, 8 April 1916


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  • Temple of Tolerance (Forest) (Visser-Joris)(FaceBook)


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  • Magic Wakame (FaceBook)

    page FaceBook de Magic Wakame


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  • Forest - Culte Antoiniste (flickr - Irène de Groot)


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  • Trois vidéos d'une danse contemporaine créée pour le Temple Antoiniste de Forest, performance reproduite dans la gare de Seattle, lors de la Seattle Art Fair :

    https://vimeo.com/178250756 

    https://vimeo.com/178250623

    https://vimeo.com/178250261

     

    This work was initially conceived for the former site of a Culte Antoiniste temple in Brussels, Belgium. The religion, founded in 1910, combines elements of Catholicism, the cycle of reincarnation, tolerance of all other faiths, healing through simple rites and rituals, and transcending the limits of intellect towards higher consciousness. Halo of Consciousness investigates imagined actions that could be unique to Antoinism, the history of movement and ailments that reside in the two dancers’ bodies, and the possibility to activate consciousness through meditative events. Performed during the Seattle Art Fair at Union Station.With dancer, Rebecca Bruno


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  • Temple Forest

     

        Les Antoinistes ont trouvé des adeptes assez nombreux dans l'aggolmération bruxelloise. La nouvelle chapelle dédiée à leur culte qu'on édifie au boulevard Guillaume Van Haelen, à Forest, est sur le point d'être achevée.

    L'Echo belge, 20 April 1916


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  • Temple de Forest après rénovation façade

    la couleur verte a été supprimée après la réhabilitation du temple (source : monument.heritage.brussels)

    Temple de Forest après rénovation façade

    Temple de Forest, Boulevard Guillaume Van Haelen - rue large (2014)(source : iris.monument.be)

    Forest
    Boulevard Guillaume Van Haelen 132
        
    Identification
    Identifiant    29151

    Données administratives
    Recherches et rédaction    2016

    Inventaire(s)
        Actualisation de l'inventaire d'urgence
        (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
        actualisation permanent de l'inventaire régional du patrimoine architectural
        (DPC-DCE - 2014-)

    Caractéristiques
    Intervenant(s)    Ch. RIFFLART (Architecte)

    Typologie(s)    église/cathédrale/basilique

    Recherches et rédaction : 2016.

    source : http://www.irismonument.be/fr.Forest.Boulevard_Guillaume_Van_Haelen.132.html


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  • Mosaïque dans le porche du temple antoiniste de Forest


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  •    Des repas sont organisés en ce moment, "Humus at the Temple", dans le temple/Galerie Jan-Joris Visser, par Humus Botanical Gastronomy du chef Nicolas Decloedt. Voir l'article http://www.madamemonsieur.be/archive/2016/10/07/nicolas-decloedt-dans-un-temple-antoiniste-8656920.html


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  • Temple Antoiniste de Forest en 1940


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  • Jan-Joris Visser étudia l'archéologie et l'histoire de l'art à l'Université d'Amsterdam aux Pays-Bas, ainsi que l'administration d'affaires à l'université de Bradford en Grande-Bretagne.

    Temple Antoiniste de Forest désacraliséIl organise et participe à plusieurs expositions, foires et publications, il est un des principaux experts sur les sujets extra-européens.

     

    Il reprend le Temple Antoiniste de Forest courant 2016 et le désacralise dans les voeux du culte dont les statuts déclare en l'Art. 13. "Le culte antoiniste étant basé sur la foi et le désintéressement ne peut disparaître. Toutefois, si l'établissement d'utilité publique, créé par moi, venait à perdre la personnalité civile, ses biens seraient affectés par le gouvernement à une destination se rapprochant autant que possible de l'objet en vue duquel l'institution a été créée."

       Le temple d'une surface de 150m2 est donc ouvert pour des évènements de tous styles : danse, performance artistique, expositions. 

     

     

    Pour d'autres informations, https://www.visser-gallery.com/ (en anglais uniquement)


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  • Question.
        Père. - Un de ces derniers dimanches, je me trouvais tout près d'une sorte d'églises (à Forêt) d'où je vis sortir un petit groupe d'hommes et de femmes revêtus de costumes peu ordinaires. Curieux, je m'adressai à l'une de ces personnes, et lui demandai à quelle religion elle appartenait. Un homme s'avança et me dit : « Nous sommes Antoinistes, notre enseignement est celui du Christ, révélé, en ce temps, par la foi. »
        Je lui demandai ce qu'il entendait par la foi, il me répondit qu'il n'en savait rien et ajouta :
        « Dire que l'on a la foi, c'est démontrer qu'on ne l'a pas, car il faut avoir la foi pour comprendre la foi. »
        Comme il ne m'appartenait pas d'entrer en matière de discussion avec cet homme sur sa réponse, je me contentai de me taire, quoique n'ayant rien compris pourtant, et le laissai continuer à parler de la puissance de la foi, seul remède, dit-il pouvant guérir l'Humanité !
        Il me causa de la vertu, de l'épreuve, de la prière, aussi de l'esprit du Père Antoine.
        Après quelques questions que je me permis de lui poser sur l'esprit du Père Antoine, il me dit : « Notre Père est proclamé chez nous le sauveur du monde, nous la considérons comme étant Dieu, car sans cesse il veille sur nous. - Lorsque, affaiblis, nous allons à lui, pleins de confiance, nous le prions avoir amour, et il nous soulage, nous guérit, il nous relève et ramène l'espoir dans nos cœurs en détresse, etc. »

    Le Père Dor ou "Le Messie du XXe siècle" par Bertha Mertens, p.90-91


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