• TEMPLES - Architecture et adresses

    Temples antoinistes en Belgique


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    En bleu clair, les temples servant à la solidarité de groupe
    En violet, les temples en attente de desservant
    En rouge, les temples vendus (à partir de 2000)

    Retrouvez la liste des adresses ici.

     

    Temples antoinistes en France et à Monaco


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    Retrouvez la liste des adresses ici.

  • Le cimetière d'Ixelles, une ville miniature

     

        D'autres religions et cultures sont reconnaissables à des caractères d'imprimerie et à des symboles : grecs, vietnamiens, nord-africains, juifs, orthodoxes, protestants. On y trouve même un emblême du mouvement antoiniste fondé en 1910 par le Liégeois Louis-Joseph Antoine, qui se prétendait guérisseur. Tous ces éléments témoignent du caractère cosmopolite du cimetière d'Ixelles, eflet d'une ville dans la ville.

    Le cimetière d'Ixelles, une ville miniature, 2017

     

    Nota : On trouve d'autres tombes antoinistes, en Belgique, à Antoing (près de Tournai) et, en France, à Garches (Hauts-de-Seine, Île-de-France)...


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  • Lyon-Villeurbanne et Retinne sont les seuls temples où soit inscrit TEMPLE sur la façade.

    Le temple de Verviers portait anciennement l’inscription TEMPLE au-dessus de la porte.

    Le Temple de Spa porte deux fois la date, en façade et au pignon.

    Le Temple de Forest porte la date en petit suivant le nom de l’architecte.

    Les autres temples ne portent pas la date de consécration mais seulement "Culte Antoiniste" :
    Le Temple de Liège-Hors Château (1917).
    Le Temple de Schaerbeek (1925) porte le nom de l’architecte.
    Le Temple de Montegnée (1919).
    Le Temple de Seraing (1915).Le Temple de Souvret (1913).

    Le Temple de Retinne porte la date sur le pas de moineau supérieure de la porte d'entrée et la mention TEMPLE – ANTOINISTE et non CULTE ANTOINISTE. C'est certainement la conséquence du jugement de la Cour d'Appel de Liège qui, en voulant empêcher la confusion, demandait au frère Hanoul qui fonda un temple dissident en 1949 de ne pas porter la mention de Temple antoiniste.

        Tous les temples de France porte la date d’inauguration. Seul celui de Monaco ne semble pas l’indiquer. Est-ce à comprendre comme une volonté de montrer l’évolution du culte en France (le temple de Monaco sera certainement toujours le seul de ce territoire confetti) par la multiplication des temples qui, rappelons-le, est la seule forme de "prosélytisme" que se permet le culte.


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  • Construction des temples antoinistes

    Jehovas Zeugen in Europa, Geschichte und Gegenwart (Band 1, 2013)

        Deuxièmement, la construction d'églises ne s'accompagne pas absolument d'un agrandissement significatif du nombre d'adeptes. C'est ce que montre l'exemple des "Antoinistes" dont le fonctionnement est à l'opposé. Dès qu'un certain nombre d'adeptes sont présents régulièrement, ils organisent une salle de lecture ou un temple dans l'espoir que celui-ci attire d'autres adeptes. La seule condition préalable est qu'il se trouve un responsable qui s'occupe du temple. C'est ainsi que leurs lieux de culte ne surviennent pas après, mais avant la création d'une communauté. Quant à l'édification des lieux de culte, les Témoins de Jéhovah et les "Antoinistes" procèdent de deux manières différentes. Les premiers construisent une Salle du Royaume des suites de la création d'une communauté, alors que pour les derniers, le temple constitue une offre religieuse (quand bien même les "Antoinistes" ne cherchent pas systématiquement à convertir de nouveaux croyants).

    Les Témoins de Jéhova en Europe, histoire et présent (Tome 1, 2013)


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  •     Si, en Afrique, la nouvelle religion voyait se fermer sa maison d'Alexandrie (novembre 1913), elle obtenait une compensation au Congo-Belge, où un adepte, qui dirigeait une factoterie, avait réussi à convertir quelques Congolais (renseignement donné par M. A.Brixteux, professeur à l'Université de Liège).

        L'implantation la plus récente de l'antoinisme hors de ses terres habituelles que sont la France et la Belgique a eu lieu au Congo-Brazzaville. Elle est due à l'initiative d'un adepte français, M. Mahec qui a ouvert en 1957 une salle de lecture à Pointe-Noire. L'un des fidèles qu'il avait instruit créa une salle de lecture à Brazzaville en 1962.
        Et dans la Note sur le Père Antoine et l'Antoinisme, de Robert Vivier, l'ajout de l'édition de 1989 chez Labor, on lit que "l'Eglise du Nouveau Testament, qui compte au Zaïre 9000 adhérents et 52 centres de prière, a manifesté son désir de se rallier à l'antoinisme." Mais cela ne fut pas réalisé.
    Régis Dericquebourg, Les Antoinistes, p.138

        Chez Régis Dericquebourg, on peut lire qu'il existe encore (en 1993), une salle de lecture dépendant du Centre moral belge, République démocratique du Congo (ex-Zaïre, ex-Congo-Belge), Kinshasa, 2 bis, rue Maseki.


        En 2005, on peut lire sur un autre site antoiniste :
    J'ai déjà posé la question de savoir ce qu'était devenue l'église qui avait manifesté le désir de rejoindre le CULTE ANTOINISTE au ZAÏRE.
    Un correspondant me donne la réponse.
     
        Situation du Culte Antoiniste
    L'Eglise dont vous parlez, comptant =- 10.000 membres, en Afrique, n'a finalement pas rejoint le Culte Antoiniste. En Belgique celui-ci est en perte de vitesse, voire en perdition. Le dimanche dans le Temple de Jemeppe, une vingtaine de personnes assistent à la Lecture... Beaucoup de temples n'ont plus de desservants. On peut estimer le nombre de pratiquants réguliers à environ 200, toujours en Belgique.

        Renseignements pris à JEMEPPE, on me donne une réponse quasi identique.

    source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be


        Concernant le culte au Congo-Brazzaville, Frère Wilfrid posta un commentaire en 2016 :
    Culte Antoiniste du Congo-Brazzaville
    BP3274 Bacongo Brazzaville (Congo)
        Responsable : Fr Desservant Dominique BENDO Tél.+2428689375/+242057276857/+242056287082
        Adjoint : Fr Desservant Antoine NTELA Tél.242053992168
        Secrétariat : Wilfrid BANTSIMBA Tél.+242044362207


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  • Nombre de consécrations de temple par année

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  •     Grâce aux sites des cadastres français (www.cadastre.gouv.fr) et belges (cartocit1.wallonie.be), on peut avoir la surface approximative des temples. Approximative pour plusieurs raison, d’abord l’imprécision de l’outil disponible sur les sites, mais aussi approximation due à la configuration des temples : un temple comprend la plupart du temps également le logement du desservant, et ce logement peut occuper les étages, mais aussi agrandit la surface au sol.

     

        Voici donc la liste des temples classés par taille :

    100 m2 et moins

    100-150 m2

    151-199 m2

    Momalle

    Herstal 

    Tours

    Saulnes

    Aix-les-Bains

    Montegnée

    Bierset 

    Reims

    Jupille

    Evelette

    Liège-Ville

    Cherbourg-Octeville

    Jumet

    Villers-le-B.

    Moha

    Retinne

    Vottem

    Visé

    Souvret

     

    Evreux

    Total:                 7

    Total:                    6

    Roanne

    200-250 m2

    plus de 250 m2

    Vervins

    Bernay

    Toulouse

    Huy

    Lille

    Tourcoing

    Nandrin

    Mantes-la-J.

    Villeurbanne

    Caudry

    Marseille

    Paris-Pré-St-G.

    Nantes

    Valenciennes

    Mons

    Rouen

    Liège-Angleur

    Paris-Roux

    Vichy

    Orange

    Paris-Vergniaud

    Seraing

    Ecaussinnes

    Jemeppe

    Bordeaux

    La Louvière

    Cormelles-le-R.

    Conflans-Ste-H.

    Croix

     

    Waremme

    Nice

     

    Total:                 19

    Saint-Etienne

     

     

    Total:               12

    Total:                    9

     

     

        Dans le détail, on peut penser que c’est le temple de Stembert qui est le plus petit, mais les données manquent le concernant. Sinon, en Belgique, ça serait le temple de Momalle qui est le plus petit, et en France, celui de Saulnes (près de Longwy, en Lorraine).

        En Belgique, le plus grand sans surprise est celui de Jemeppe, sans compter la maison du Représentant du Père. En Fance, c’est un des derniers construit qui est le plus grand, bien qu’il ne semble pas que le logement du desservant soit aux étages, ainsi tout compris, il fait plus de 300  m2.

        Celui de Jemeppe dépasse également le premier temple parisien en date et en taille, celui de la rue Vergniaud. Les deux autres temples parisiens le précèdent de peu.

        On voit que la moyenne générale, des deux côtés de la frontière, est d’avoir un temple de 150 à 200 m2.

     


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  •     "Des groupes se forment dans les contrées les plus lointaines, que nous devons entourer plus particulièrement de notre amour et de nos bonnes pensées pour les aider dans leur tâche si pénible."

    L'antoinisme à l'étranger
    Unitif de 1914


        Contrées lointaines, allusion aux maisons de lecture qui s'étaient ouvertes en Egypte, à Alexandrie, rue St-Athanase (Unitif, II, 3) ; au Brésil, à Sao Paulo, rua Visconde dorio Branco n°98, chez Mme Germain (Unitif, II, 12).
        Aux soixante-six sanctuaires français ajoutons la maison de Strasbourg (août 1913, au 7 Anckergässchen, près de la place du Corbeau) qui alors était sous la domination allemande.
        L'Antoinisme passait même l'Atlantique et prenait pied au Brésil, à Sao Paulo (août 1913, rua Visconde dorio Branco n°98, chez Mme Germain), aux Etats-Unis, à Saint-Louis (janvier 1914, 916 North Newstead Avenue), au Canada, à Birch-Grove (mars 1914, Glace Bay, Cap Breton, chez M. Carabin). Si, en Afrique, la nouvelle religion voyait se fermer sa maison d'Alexandrie (novembre 1913), elle obtenait une compensation au Congo-Belge, où un adepte, qui dirigeait une factoterie, avait réussi à convertir quelques Congolais (renseignement donné par M. A.Brixteux, professeur à l'Universté de Liège).
        Le 22 mars 1922, le secrétaire du culte dans sa lettre au Ministre de la Justice cite encore la maison de lecture du Canada, à Birch-Grove.
    Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, pp.263, 269 & 179

        Il existe encore plusieurs Birch-Grove, deux se trouve à l'extrême est, en Terre-Neuve et en Nouvelle-Ecosse, proche du territoire français de Saint-Pierre et Miquelon. Sur la côte ouest du Terre-Neuve, dans la région de Stephenville, on trouve encore de rares îlots de langue française, parlée par les descendants de pêcheurs français, souvent des terre-neuvas, qui s'y étaient installés. Au cap-Breton, les quatre cultures principales sont micmaques, acadiennes, écossaises et anglaises, chacune avec sa langue. La langue anglaise est dominante, mais le gaélique et le français sont largement utilisés.
    source : wikipedia

        Chez Régis Dericquebourg, on peut lire qu'il existe encore (en 1993), une salle de lecture dépendant du Centre moral belge, République démocratique du Congo (ex-Zaïre, ex-Congo-Belge), Kinshasa, 2 bis, rue Maseki.
        Et dans la Note sur le Père Antoine et l'Antoinisme, de Robert Vivier, l'ajout de l'édition de 1989 chez Labor, on lit que "l'Eglise du Nouveau Testament, qui compte au Zaïre 9000 adhérents et 52 centres de prière, a manifesté son désir de se rallier à l'antoinisme." Mais cela ne fut pas réalisé.

        Les salles de lectures dépendant du Centre moral français était en 1993 (information chez Regis Dericquebourg) :
     - En Autralie : Katoumba, 2780 New South Wales, 'Chez Nous', 311, Great Western, Highway.
     - Au Brésil : 22 280, Rio de Janeiro, Botofago, rue du Général Polidari, 123
                   22 210, Rio de Janeiro, Jacarepagua, rue José Silva, 162 casa 9 (cette salle serait fermée, elle n'est pas reprise par le site http://culteantoiniste.com/adresses.html)
     - En Italie, Milan, et Postua (salles qui seraient fermées)
     - au Luxembourg : alors à Hespérange, maintenant 1670 Senningerberg, 38A, Gromscheed
     - au Congo-Brazzaville, dont l'adresse était inconnu.


        La salle de lecture de Rio-Botofago a été fondée par une adepte française, la soeur Germain en 1937. Elle a été consacrée depuis Jemeppe par la 'Mère'. Vu l'importance qu'a pris le spiritisme dans ce pays et connaissant l'articulation historique entre cette pratique et le 'Nouveau Spiritualisme' de Louis Antoine, on pourrait s'attendre à une plus large diffusion de sa pensée. On ne retrouve pas ce passage de l'un à l'autre au plan social. Le spiritisme ne joue pas le rôle de terreau de l'antoinisme. Est-ce parce que celui-ci à rejeté le spiritisme ? Est-ce parce que cette religion apparaît trop austère aux yeux des spirites brésiliens ?
        L'implantation la plus récente de l'antoinisme hors de ses terres habituelles que sont la France et la Belgique a eu lieu au Congo-Brazzaville. Elle est due à l'initiative d'un adepte français, M. Mahec qui a ouvert en 1957 une salle de lecture à Pointe-Noire. L'un des fidèles qu'il avait instruit créa une salle de lecture à Brazzaville en 1962.
    Régis Dericquebourg, Les Antoinistes, p.138


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  • Culte Antoiniste du Luxembourg, Association sans but lucratif.
    Siège social: L-1670 Senningerberg, 38A, Gromscheed.
    R.C.S. Luxembourg F 6.044.

    Par délibération de l'Assemblée Générale du 5 juillet 2007, l'association modifie les statuts par l'adoption de l'article
    suivant:
    Art. 2. Le siège social de l'association est fixé à L-1670 Senningerberg, 38A, Gromscheed.
    Senningerberg, le 6 juillet 2007.

    Pour l'association
    J. Milbert
    Le Président

    Référence de publication: 2007079708/7891/16.
    Enregistré à Luxembourg, le 6 juillet 2007, réf.

    LSO-CG02639. - Reçu 89 euros.
    Le Receveur (signé): G. Reuland.
    (070087711) Déposé au registre de commerce et des sociétés de Luxembourg, le 6 juillet 2007.

    source : http://www.etat.lu/memorial/memorial/2007/C/Pdf/c1714138.pdf


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  • Quand on visite une église, on visite le lieu. Quand on visite un temple, on se visite soi-même.


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  •     Pour les juifs (on appela un temps les synagogues des temples israélites), comme pour les protestants, le temple n'est pas un lieu sacré. Il ne prend une dimension sacrée qu'à partir du moment où 10 juifs (le minyan) ou une assemblée de fidèles y sont réunis pour prier.

        Mais "Le culte ayant toutefois un caractère communautaire et public, ils [les protestants] tenaient pour requis que pour ce faire il y ait des temples assignés." C'est pour cela également que les antoinistes ont besoins d'un temple.

        De plus, les premiers temples étaient parfois construit avec la chaire au centre, comme on peut encore voir des synagogues traditionaliste avec la bima au centre : ceci pour permettre de mettre le texte au centre de l'assemblée. On peut s'étonner que ce ne fut pas le cas également dans l'antoinisme. Cependant, on pris souvent le temple de Jemeppe comme exemple à suivre, et à Jemeppe, le texte c'était Louis Antoine qui le remettait à l'assemblée de sa tribune, qui date de l'époque où on lisait aussi des textes d'Allan Kardec. De plus, dans l'Antoinisme, le texte de la Révélation, doit aussi participé à trouver le Dieu en soi, ainsi il n'y a pas plus de raison d'être au centre, puisque le centre de la spiritualité antoiniste est au sein de l'homme.

    source : Donner sens aux formes des lieux cultuels


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  •  Image : intérieur l'église protestante Saint-George d'Hattigen (Rhénanie du Nord-Westphalie)

        L'intérieur d'une église protestante est souvent très dépouillée, et il n'y a que la chaire qui reçoivent un décorum, ceci pour mettre en avant le texte de la Bible qu'on veut mettre à porter de tous lors du rassemblement. On est ici proche de la cérémonie de la Lecture dans l'antoinisme.

        Ensuite, les protestants firent disparaître les images et statues (hormis dans le culte luthérien), encore une fois pour centrer la pratique sur le texte. On est proche ici de la conception de la vision du temple à Jemeppe et les temples antoinistes sans image.

        Pendant les périodes de rejet du protestantisme de la part de l'Etat (de 1685, date de la Révocation, à 1787, date de l'Edit de Tolérance), on verra alors des rassemblement dans les granges ou des bâtiments privés. On pense ici au salle de lecture, dont la nature est différence, puisque celle-ci sont les prémices d'un nouveau temple.

        Encore un mot sur le terme de "temple". Les protestants ont préférés ce terme, pour plusieurs raisons : le mot temple a pour sens "Maison de Dieu", église ne prend ce sens dans la langue française qu'en 1050, à l'origine il a pour sens en grec et en latin "Assemblé de croyants". C'est ce sens qu'il a pour les protestants. Le mot temple fait aussi référence au Temple de Jérusalem et "à la signification qui lui est donnée dans le Nouveau Testament où la construction matérielle passe du sens propre au sens symbolique. Voir les épîtres de Paul : Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu .... (I Cor. III,16), Nous sommes le temple du Dieu vivant (II Cor. VI,16) et encore Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit (I Cor. VI,19)". C'est comme cela que nous pouvons également comprendre le mot temple dans l'antoinisme.

    source : http://temples.free.fr/architecture.htm

        Dans un temple protestant, on trouve la chaire, lieu de la prédication, que l'on peut comparer à la grande tribune, lieu de l'Opération. Puis la Table de la communion ou l'autel selon le rite, portant la Bible ouverte (Sola-Scriptura et Tota Scriptura (l'Écriture seule et toute l'Écriture)), que l'on comparera à la petite tribune, portant l'Enseignement (L'enseignement est tout). Puis il y a la croix, symbole de la souffrance, de la mort et de la résurection du Christ, que l'on comparera à l'Arbre de la Science dela Vue du Mal, symbolisant l'imperfection, donc la souffrance de chaque homme.
        Par contre, on ne trouvera pas de baptistère dans un temple antoiniste, l'entrée dans la communauté n'étant pas un acte essentiel dans cette spiritualité.


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  • Image : intérieur de la synagogue de Dortmund, mur est, au-dessus de l'arche sainte (d'autres images sur le site http://synagogo.blogg.org/)

        On le voit ici, il y a des similitudes entre l'intérieur d'une synagogue et d'un temple antoiniste. Voyons juqu'à quel point.

        Dans l'article du glossaire, je comparai l'Auréole de la conscience à la profession de foi juive, le shéma Israël, dont voici le texte :
    Écoute, Israël, l'Éternel, notre Dieu, l'Éternel est UN.
    Béni soit à jamais le nom de Son règne glorieux.
    Tu aimeras l'Éternel ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de tous tes moyens
    Que les commandements que je te prescris aujourd'hui soient gravés dans ton cœur
    tu les inculqueras à tes enfants, tu en parleras (constamment),
    dans ta maison ou en voyage, en te couchant et en te levant.
    Attache les en signe sur ta main,
    et porte les comme un fronteau entre tes yeux
    Écris-les sur les poteaux de ta maison et sur tes portes.

         La différence se situe au niveau de la conception du Dieu : un Dieu extérieur et supérieur dans le judaïsme, alors qu'il sera intérieur à l'homme dans l'antoinisme.
        De plus, dans la synagogue, le texte prendra une valeur esthétique qui ne doit pas avoir dans le temple antoiniste.
        Mais hormis ce côté esthétique que l'on donnera au texte dans la synagogue ("en caractère carrés, dorées, en relief parfois, elles deviennent un élément décoratifs primordial", Dominique Jarrassé, Une histoire des synagogues française, entre Occident et Orient, chap.15 : Représentation et iconographie biblique, Inscriptions), quelles sont les similitudes au niveau du sens.

        Le Shéma donc, mais aussi les dix commandements sont fréquents comme décorum édifiant des synagogues. Au-dessus de l'arche sainte (aron ha-kodesh), on trouvera deux règles : "Sache devant qui tu te trouves" (Talmud, Berachot 28b) et "Je fixe constamment mes regards sur le Seigneur" (Psaumes 16:8). On trouvera aussi le tétragramme, le nom imprononçable de Dieu. On est donc loin ici, de ce qu'on trouve dans le temple antoiniste, mais cela tient toujours du fait de la conception différente de la divinité : extérieure et supérieure  vs. intérieur. Il y aura d'autres citations avec le temple de Jérusalem ou la Maison de Dieu.
        Mais aussi, "tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Lévitique 19:8). Avec une fréquence grandissante après la Première Guerre mondiale. On est là proche du message de l'Auréole.

         Ensuite, un courant de l'antoinisme a retiré les images du fondateur et de son épouse, à la fois pour retrouver l'intérieur du Temple comme du temps du Père, mais aussi en se basant sur le Développement de l'oeuvre révélée : "Pour nous élever vers Dieu, nous ne devrions plus revendiquer aucun des révélateurs mais plutôt pratiquer leur révélations qui ne soit qu'une. [...] Au lieu de les glorifier et de proclamer leur nom (La Foi comparé à la Croyance). Et l'on sait que le judaïsme n'admet que difficilement des images de Dieu (on n'a quelques rares exemples contraires dans des synagogues réformées des Etats-Unis). Ainsi pour des raisons différentes, on arrive au même résultat.


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  •     Le Centre du culte antoiniste est l'Enseignement. On pourrait penser alors que les temples auraient adopté un plan carré, avec la tribune au centre, comme c'est le cas pour les synagogues.

         Cependant, il n'en est rien. Si pour les synagogues c'est le Temple de Salomon qui fut une référence pour trouver un style propre à l'architecture des synagogues, ce fut le Temple de Jemeppe qui fut la référence pour les autres temples. Or le Temple de Jemeppe servit d'abord à des séances spirites, puis à l'énoncé de l'Enseignement devant un public. Au début de l'antoinisme, c'était la personne de Louis Antoine qui était au centre, et pas encore son Enseignement. De plus, l'influence de l'architecture chrétienne est sensible, plus protestante que catholique d'ailleurs, par l'épure qui se retrouve à la fois dans les temples protestants et encore plus dans les temples antoinistes.

         Par ailleurs, la similitude avec les synagogues est ailleurs : les Juifs voulaient un monument, à l'époque de l'Emancipation, qui puisse rivaliser de beauté et de grandeur avec les Eglises et Temples, mais sans pour autant leur ressembler dans leur forme. Ainsi, le style romano-byzantin fut prédominant. Puis, les Juifs orthodoxes, voulant marquer leur éloignement du Consistoire, choisirent de s'élever une synagogue de style Art-Nouveau, la synagogue de la rue Pavée, dont l'architecte est Hector Guimard, le maître du style végétale.

         Les Temples antoinistes ont été édifiés à la même époque. Et pour marquer la différence avec le catholicisme, c'est aussi l'Art-Nouveau qui fut choisi à Jemeppe, de façon discrète, mais marqué quand même. De plus, ce style permettait l'utilisation des nouvelles matières comme le béton et le fer pour les piliers des tribunes, plus économes. Mais aussi proche des ouvriers qui se retrouvaient au Temple pour entendre l'enseignement.

        La voix était tracée : les autres temples, dans leur majorité et encore actuellement s'édifient dans un style d'inspiration Art-Nouveau puis Art-Déco (voir Bordeaux), en brique ou en béton, avec un pignon triangulaire pour marquer la fonction de l'édifice.

        Par contre, un fait étonnant est parfois la place du Temple dans le tissu urbain : il est souvent sur un coin, au croisement de plusieurs rues. Fait étonnant pour une religion très minoritaire, quand on sait qu'en France, même aucune synagogue ne put avoir ce privilège (c'est le cas de quelques temples protestants, comme à Lille). Ce fait s'explique par le quartier choisi pour édifier le temple antoiniste : le quartier ouvrier. Or celui-ci est souvent loin du centre de la ville. De plus, on se souvient que le Temple original est aussi au coin des rues Rousseaux et des Tomballes.

        Le Temple antoiniste était souvent le premier bâtiment construit dans la rue : on le sait de source sûre de celui de Huy, d'Orange, Vervins, etc.

        Ainsi le temple put s'édifier au centre des habitations de la population la plus touchée par l'Enseignement : la population ouvrière.


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  •     Il est consacré, au début par le Père, puis par la Mère et enfin par les Représentants du Père.

        En France, il est issu de l'expansion d'une salle de lecture.

        Aucune architecture particulière n'est requise, cependant, ils adoptent une forme similaire. On est donc loin d'un bâtiment fonctionnel comme le sont les synagogues actuelles, même pour les temples récents (voir celui de Toulouse).

        En général, un pignon avec la porte d'entrée du temple est en façade sur rue. En brique, avec l'année de consécration, et l'inscription CULTE ANTOINISTE.
        Le logement du desservant le jouxte habituellement et il contient un cabinet de consultation.
        Un panneau sur la porte indique les heures des Opérations générales et des Lectures de l'Enseignement, ainsi que les modalités de réception.

        L'intérieur est des plus dépouillé, il contient le moins de matière possible : des bancs (plus silencieux que des chaises), une clochette marquant les temps de la cérémonie, la tribune et le pupitre de lecture. Et surtout l'Auréole de la Conscience sur le mur du fond et l'Arbre de la Science de la Vue du Mal, sur la tribune (et les portraits du Père et de la Mère dans les Temples français). Les murs sont peints en vert-pré.

        Le silence doit y régner. On n'y parle pas, on s'y recueille pour progresser moralement. En cela ce sont des sanctuaires, où les fluides sont présents.


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