• Auteur : Paul Nord (1886-?)
    Titre : La Rénovation universaliste (1915)
    Édition : à lire en ligne sur le site du Centre spirite lyonnais Allan Kardec

     

        Il est né en 1886 dans une famille spirite, amie de Léon Denis. C’est un jeune homme brillant qui fait des études universitaires. Il devient journaliste (participe notamment au journal Fraterniste de Jean Béziat). Il a une vivacité d’esprit et de l’ambition.
        Comme il adhère aux idées spirites, il développe sa médiumnité et obtient des messages. Cependant, il se démarque rapidement en développant une thèse qu’il appelle l'Universalisme. Son ardeur le met aux prises avec Léon Denis. Il s’en suit alors une correspondance houleuse.
        Paul Nord se détache alors du spiritisme. Dès 1906, dans un article intitulé La Jeunesse à Léon Denis, Paul Nord demande à Léon Denis de dégager de cette vérité en cherchant avec lui « un terrain d'entente entre matérialistes et spiritualistes ».

        On peut lire également sur gallica L’Essor Moderne vers l’Idéal des Temps Nouveaux (1910). Une ère nouvelle de la science et de la pensée – L’Universalisme – Doctrine centrale essentielle – Philosophie absolue – Monisme intégral ou panmonisme.

     

    Extrait :

    XXI

    Mes amis,

      La grande loi d'Évolution est la Réincarnation. Vous allez me demander : combien faut-il faire d'Incarnations ? Je vous répondrai : cela dépend de vous. Vous avez votre libre arbitre pour évoluer. Si vous accumuliez en une incarnation toute une série d'épreuves ; vous avancerez plus rapidement que ceux qui ont pris des incarnations plus douces. Ceci dépend donc de vous, de votre courage. C'est pourquoi, souvent, vous succombez au milieu d'une incarnation, car alors vous l'avez prise au-dessus de vos forces et il faut recommencer. Retenez cependant bien ceci : que, par vos précédentes incarnations, vous préparez les futures. Christ vous a dit ces paroles : « Ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel ». Et vous n'avez pas encore compris ces paroles, qui ont trait aux incarnations.
        Ce que vous avez lié sur terre, ce sont les affections, qui survivent à la mort ; de même, les haines, les actes mauvais sont liés à vous également. Et vous devez payer les dettes du passé. Ce qui aura donc été délié, c'est-à-dire : réparé, le sera aussi dans le ciel. De là : les souffrances dans une incarnation suivante ; ce sont les dettes du passé. Vous-mêmes, par esprit de justice et d'harmonie, vous devez rétablir l'équilibre entre vous et les Êtres envers lesquels vous avez faibli. C'est pourquoi vous retrouvez ces Êtres. Quelle en est la raison ? C'est parce que les liens du passé existent toujours et l'attraction est effective. Vous-mêmes avez l'impression du déjà-vu. Et, quand vous les retrouvez, il vous semble que, toujours, vous les avez connus. Si vous cultiviez mieux votre Être intérieur, si vous en sondiez mieux les profondeurs, vous retrouveriez, en vous-mêmes le passé et vous arriveriez, de vous-mêmes, à savoir le pourquoi de chaque chose. Il n'y a pas de commencement, mais une continuation. Vos émigrations successives ne sont qu'un travail de renoncement conscient au mal, à la matière. Quelle erreur profonde d'y rechercher le vrai bonheur !
        Oui, le bonheur existe, complet, idéal, parfait ; mais il faut aussi que vous soyez parfaits. C'est pourquoi deux Êtres, qui se sont donnés l'un à l'autre, ne peuvent se réunir que lorsque tous deux sont arrivés à ces hauts degrés de perfection, avec les aspirations idéales qui ont converti leurs premiers sentiments en un amour éprouvé. Et ils en portent en eux les stigmates consentis par les souffrances pour le bonheur de l'autre. Ils arrivent au moment de la fusion en un, l'un complétant l'autre. Plus nous approchons des plans divins, plus ces Êtres purs sont nombreux. Alors tout n'est que lumière irradiante et beauté. Mes Amis, ne cherchez donc pas le bonheur parfait ici-bas, car il n'y existe pas. Cherchez-y les affections, car celles-là vous suivront, car celles-là ne meurent pas. Tous les Êtres sont liés les uns aux autres. Cela aussi vous sera démontré de plus en plus. Les incarnations sont donc libres. Mais vous devez concevoir qu'il y a des lois planétaires très puissantes et que vous devez vous y soumettre. Si vous observez les lois de la Nature, vous remarquerez que tout est en travail, du plus petit au plus grand. Donc il faut suivre le mouvement, plus ou moins vite, selon vos forces et votre volonté. Plus un Esprit est épuré, plus il a de force. Les incarnations n'ont qu'un temps dans l'espace. Je parle des incarnations des Êtres en progression animale, car après, vous pouvez prendre de grandes missions de dévouement. Donc, la loi de réincarnation est la base de la loi d'Évolution. De plus en plus, nous vous en donnerons des preuves. Courage et Confiance. En pensées d'Amour.


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  • Christine Bergé - La voix des esprits (1990)

    Auteur : Christine Bergé
    Titre : La voix des esprits : ethnologie du spiritisme
    Éditions : Métailié, Paris, 1990

    4e de couverture :
        Peu à peu émerge sur l’écran de télévision l’image floue de la mère disparue ; passée au ralenti, la bande magnétique laisse entendre la voix de l’Esprit ; au Brésil Victor Hugo dicte son œuvre à un médium ; la tombe d’Allan Kardec croule sous les fleurs... Le dialogue avec les morts, la communication avec les Esprits, codifiée au siècle dernier dans le spiritisme, sont toujours vivaces mais cachés dans la France d’aujourd’hui. Les médiums continuent à recevoir les messages de l’au-delà. Guérisseurs, peintres ou écrivains automatiques ils réunissent les vivants et les morts. Mais aujourd’hui ils inventent et utilisent des machines pour capter la voix des Esprits et faire apparaître leur visage. Christine Bergé enquête en ethnologue sur des phénomènes troublants.

     

        Évoque l'antoinisme à la page 151 en évoquant Augustin Lesage [http://antoinisme.blogg.org/mon-parcours-mes-reflexions-mes-lectures-c26578846/86].

     

    Recension :
        Deux beaux livres sur le spiritisme nous ont été livrés la même année. L'un et l'autre venus de Lyon, ce haut lieu du spiritisme au xix, et encore maintenant. Se recoupant bien sûr pour une part, ils ne se portent néanmoins pas ombrage. Ils se complètent d'autant mieux que leur style et leur manière de concevoir l'ethnologie sont differents. On ne reviendra pas ici sur l'ouvrage de M. Aubrée et F. Laplantine précédemment recensé (Cf., Arch., 80, no 3).
        C. B. se veut du côté d'une ethnologie impliquée >> qui recherche «le lieu d'où la réalité que l'on affronte dans l'étude ne serait pas livrée à l'extériorité d'une parole qui ne l'atteint pas » : « Non pas croire, peut-être, mais ouvrir l'espace d'un 'pourquoi pas ?'. Les derniers mots du livre, « Comprendre avec coeur, et par là vivre en d'autres aspects l'humaine condition » expriment bien ce qui apparaît sa visée profonde. Dans cette perspective elle sait nous communiquer la densité des expériences, la sienne et celle des adeptes du spiritisme. Elle sait tout particulièrement faire sentir comment le spiritisme (à la différence de la Société théosophique née, à la même époque, d'un désir de choses curieuses et exotiques) est consolation, réponse à la perte d'un être cher, à de la douleur. Cela n'est pas analysé de front mais revient ici ou là et, loin d'apparaître simplement comme une évidence, s'impose comme une perspective vraiment éclairante. Pour parler de cela et des autres choses, C.B. a un style très suggestif. De manière générale, son style retient. Alerte et sensible, léger et dense, il fait avant tout sentir. Cette façon de faire a ses forces et ses faiblesses. Sa force est notamment de renouveler l'intérêt pour certaines analyses de prime abord quelque peu éculées depuis la contestation anti-institutionnelle des années 70. Ainsi du refus de considérer la médiumnité comme une manifestation psychologique, un dédoublement de la personnalité, pour y voir une façon de prendre la tangente, socialement parlant ». Sa faiblesse est un certain manque de rigueur. Si l'émergence et le succès du spiritisme au xixe siècle sont précisément étudiés, il nen va pas de meme pour ses développements au XX siècle : en fait, son effacement (même relatif) qui n'est pratiquement pas analysé. L'approche se fait a-temporelle, privilégiant décidément la compréhension de l'expérience humaine sur la mise en perspective socio-historique.
        C.B. développe toute ses analyses sous le signe de la machine, «comme paradigme rigoureux ou comme fantôme farceur (il faut ici dire au lecteur que le spiritisme connaît des « esprits farceurs »). La figure de la machine lui sert à interroger et à comprendre la voix mécanique du médium à incorporation, le geste automate du médium écrivain, la naissance du spiritisme à l'époque du développement du machinisme industriel et de la transformation du travailleur en « automate moral et technique », la force d'attraction du modèle « machine » chez Kardec et chez les spirites du XIXe siècle, mais aussi chez leurs héritiers d'aujourd'hui. A ce propos, C.B. a également mené son enquête chez les adeptes de la « transcommunication avec les morts » usant de magnétophones ou d'écrans de télévision. En définitive le spiritisme lui apparaît relever moins d'une anthropologie religieuse que d'une anthropologie de la machine et d'une anthropologie de la communication.
        Les analyses ne sont pas forcément convaincantes mais elles sont toujours très suggestives.

                          Françoise Champion

    Archives de Sciences Sociales des Religions  Année 1993  84  pp. 256-257
    source : https://www.persee.fr/doc/assr_0335-5985_1993_num_84_1_1503_t1_0256_0000_3


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  • Charles B. Patterson - The Will To Be Well (1907)

    Auteur : Charles Brodie Patterson
    Titre : The Will To Be Well
    Éditions : Funk & Wagnalls Company, New York and London, 1906

        Il a publié 15 livres sur la Nouvelle Pensée (New Thought), dont The Measure of a Man, The New Way to Educate Children et The Rhythm of Life. Il a été qualifié de chef du mouvement de la Nouvelle Pensée au moment de sa mort au début du XXe siècle.
        En plus d'avoir été président de l'International New Thought Alliance, il a été président de l'International Metaphysical League de 1899 à 1903, puis de la New Thought Federation.
    source : https://en.wikipedia.org/wiki/Charles_B._Patterson

     

    4e page de couverture :
        In the mind of man there is the dawning of a new and vital fact that the authority of law is resident in his own life; that health, strength, and happiness, as conditions of mind and body, must be made manifest through conscious effort on his part by the use of spiritual qualities and mind-faculties; that through the indwelling spirit his mind must be quickened and renewed and his body strengthened and made whole.

        Dans l’esprit de l'homme, un fait nouveau et vital est à son aube : l'autorité de la loi réside dans sa propre vie ; la santé, la force et le bonheur, en tant que conditions du mental et du corps, doivent être manifestés par un effort conscient de sa part en utilisant qualités spirituelles et facultés mentales ; son mental doit être vivifié et renouvelé et son corps renforcé et rendu entier par l'esprit intérieur.

     

        Le livre est disponible sur le site archive.org

    Sommaire :
    Preface
    What The New Thought Stands For
    The Unity Of Life
    Demand And Supply
    The Law Of Attraction
    Mental Influences
    Freedom- Individual And Universal
    Hearing And Doing
    The Mission Of Jesus
    The Religion Of Christ
    Things Worth Remembering
    The Laws Of Health
    Spiritual Treatment
    The Life Of Power
    The Way Of Salvation
    The Kingdom Of God
    The Spirit Of Praise
    The Kingdom Of Man
    The Dawn Of A New Age
    The Controlled Life
    Health Of Mind And Body
    The Continuity Of Life


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  • Vincent de Langlade - Ésotérisme, médiums et spirites du Père-Lachaise (1985)

    Auteur : Vincent de Langlade
    Titre : Ésotérisme, médiums et spirites du Père-Lachaise
    Édition : Éditions Vermet, Paris, 1985

        Évoque également d'autres cimetières ce qui donne l'occasion à l'auteur de faire un tour à Jemmeppe et de parler de Père ANTOINE, Cimetière de Jemeppes/Meuse (p. 264-265).


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  • Auteur : A. Girard
    Titre : Théosophie et théosophisme
    Éditions : Revue apologétique - doctrine et faits religieux, 15 mars 1922 (p.737)

     
         Pour atteindre les milieux ouvriers, le théosophisme a dû même entrer en concurrence avec le Spiritisme proprement dit et cela évidemment en se servant de procédés analogues; il a dû (tout en se distinguant avec soin de lui) témoigner sa sympathie à l'« Antoinisme 1 », cette pseudo-religion du « Père Antoine ", florissante en Belgique en 1913 et qui entendait rénover l'enseignement de Jésus, trop matérialisé par les religions qui se réclament de Lui; on affirmait que la morale antoiniste et la morale théosophique présentent entre elles de nombreux points de contact. Notons aussi qu'Antoine était un « guérisseur », que parmi les spirites, il y a beaucoup de « guérisseurs », que la secte américaine « Christian Science 2 », qui chercha à s'implanter chez nous à la fin de la guerre, était une secte de ce genre. Quel rapport exact existe entre ces associations spirito-protestantes et le théosophisme, il est difficile de le préciser ; souvenons-nous toutefois de quel esprit d'adaptation An. Besant a doté sa société !
     
    1. Etudes, 20 janvier 1921 ; L. ROURE, Un Prophète contemporain ; Antoine le Guérisseur.
    2. Revue pratique d'Apologétique, 1er avril 1918. OLLION, Christian Science.

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