• Lectures recommandées (Le Fraterniste, 1er février 1924)


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  •  Le Malaise social de la médecine (Revue spirite, Nov-Déc 1955)    LE MALAISE SOCIAL DE LA MEDECINE. – Ce fut le but du Ve Congrès de Sociologie médicale, qui tint ses assises à Paris, du 14 au 16 octobre écoulé, que d'aborder, une fois de plus, cette grave question et de prendre des résolutions qui doivent trouver leur pleine valeur dans l'action.
        Si le docteur Claoué fut l'âme de cette manifestation, il fut entouré de notre autre ami le docteur Fouqué, de Lyon, et de nombreuses personnalités et militants convaincus de la valeur de leur cause. Paul Reboux, président d'honneur du Congrès, ne fut pas le moins agissant. Rappelant qu'en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Argentine et dans certains cantors de Suisse notamment, la médecine empirique collabore avec la médecine classique pour le plus grand bien du malade, le célèbre écrivain – dont nous nous plaisons, une fois de plus, ici, à louer l'infatigable activité – a posé cette question :
        « Pourquoi n'en est-il pas de même chez nous ? »
       
    Et Paul Reboux a continué, ainsi que le rapporte notre grand confrère parisien La Presse (n° 520) :
        « Il y a, présentement, une crise de la médecine. Elle est évidente. La médecine avait inspiré une confiance presque religieuse. Maintenant, le publie perd sa foi scientifique.
        « Au Congrès qui s'achève, des voix françaises et étrangères se sont élevées pour exhorter confraternellement tous les médecins du monde à faire de la médecine ce qu'elle était quand elle était partout honorée. Qu'il me soit permis de lui transmettre les remerciements des malades.
        « Quand la médecine aura subi cette transformation que vous voulez lui faire subir, elle inspirera de nouveau une confiance illimitée et remplira sa mission traditionnelle. Elle redeviendra un art où se concilieront la connaissance des choses de la nature et les dons précieux de ceux qui savent influencer, en même temps que la chair, les âmes. »
        Auparavant, le Congrès avait déploré – comme nous le déplorons nous-même – les attaques dont sont l'objet à leur tour les antoinistes, accusés à tort de détourner leurs adeptes des soins de la médecine classique !
        A leur propos, La Presse souligne avec raison que les antoinistes n'ont d'autre but, face à une société qui tend à fonder le bonheur des êtres sur des bases matérialistes, que de montrer l'être comme une âme, mais une âme incarnée.
        Et, plus loin, nous retenons ces judicieuses affirmations de nos frères en conviction :
        « Les guérisons par la Foi, disent-ils, s'obtiennent par la prière et le redressement moral des êtres ; elles existent en tous lieux et de tout temps. A Lourdes, à Lisieux, on guérit les malades par la Foi. On n'y détourne pas les malades des médecins. On obtient par la Foi. Ne perdons pas de vue que c'est Dieu qui est le grand docteur. Il ne condamne pas. Il peut nous rendre la santé par la prière d'une personne qui a foi en lui. Il arrive que la science dise « Non » et que la foi dise « Oui ». Lourdes ou Lisieux ne vont pas sur le terrain de la science. »
       
    C'est un des torts de la médecine de limiter l'être humain à son corps ; ce faisant, elle limite ses moyens ; le corps n'est que le vêtement de l'âme. L'âme est le moteur du corps. S'élevant contre les injustes accusations portées contre les Antoinistes, La Presse en souligne le ridicule et ajoute :
        « Aussi ridicules que celles portées contre les magnétiseurs – nous parlons, bien entendu, des magnétiseurs sérieux – sous prétexte que les dons qu'ils déploient ne sont pas – du moins pas encore scientifiquement explicables.
        « Aussi ridicules que celles portées contre des chercheurs, des savants qui ont enfin compris cette notion de terrain, enseignée déjà par Claude Bernard et qui s'attachent non point à soigner les effets de la maladie – la fameuse tumeur du cancer, par exemple – mais bien à rechercher et à traiter les causes de la maladie, rejoignant dans ce domaine, ce que d'instinct font les magnétiseurs et, par la Foi, les guérisseurs mystiques. »
        Enfin, voici – toujours d'après notre confrère La Presse, courageusement agissante dans le combat entrepris contre l'injustice du conformisme médical – quelques-unes des résolutions prises au terme de ce Ve Congrès de Sociologie médicale :
        « Le Congrès, considérant que certains traitements de la tuberculose et du cancer donnent des résultats heureux, soulagent, guérissent, s'élève énergiquement contre les persécutions dont ces traitements sont les victimes et réclame la liberté de leur emploi.
        « Il demande que le médecin choisi par le malade soit autorisé à contrôler l'action et le résultat de toute thérapeutique officielle ou non.
        « Il se promet d'obtenir la suppression des décrets qui ont institué l'Ordre des médecins, organisation dictatoriale profondément contraire à l'esprit français et le retour à la situation de 1939.
        « D'obtenir aussi que, dans les hôpitaux, sauf cas d'urgence, chacun puisse recevoir les soins du médecin de son choix et non de médecins imposés.
        « Demande qu'on revienne au régime légal laissant aux seuls praticiens le pouvoir de Vacciner ou non. »
        Puissent ces vœux – auxquels nous nous associons pleinement – être entendus et retenus par le législateur. Ce sera un grand bien fait pour ceux qui souffrent. – (R. S.)

    Revue spirite, Novembre-Décembre 1955


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  •  Christian Bouchet - Le Spiritisme (Comment parler avec les morts)(2016)

    Auteur : Christian Bouchet
    Titre : LE SPIRITISME Comment parler avec les morts
    Éditions Camion Noir, avril 2016

        Le spiritisme est l’art de communiquer avec les esprits des personnes défuntes grâce à des techniques précises et éprouvées. Si la pratique est ancienne - on trouve les premiers témoignages d’évocation des âmes des morts dans La Bible - ce n’est qu’en 1847 que le spiritisme, comme nous le connaissons, apparut aux États-Unis. Mouvement informel et confus à ses débuts, il trouva son théoricien et codificateur dans la personne d’un Français, Allan Kardec. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le spiritisme fut un phénomène de grande amplitude dont l’influence fut importante dans les milieux scientifiques, politiques et culturels. Si l’intérêt pour cette doctrine a été en décroissant par la suite, le spiritisme connaît cependant, depuis le dernier quart du XXe siècle, une embellie grâce au mouvement du Nouvel Âge qui lui a donné une nouvelle dénomination : le channeling. Dans cet ouvrage sur le spiritisme, l’auteur - qui a publié chez le même éditeur une biographie d’Allan Kardec - retrace l’histoire de ce courant, de ses différentes variantes et de leurs évolutions, sans oublier d’étudier sa théorie et sa pratique. Ouvrage neutre dans ses descriptions et ses analyses, Le spiritisme, comment parler avec les morts, rédigé par un spécialiste de l’étude des mouvements spirituels minoritaires, passionnera aussi bien les spirites et leurs amis, que les incrédules et les chercheurs.

        Évoque l'Antoinisme parmi la création de nouveaux mouvements religieux de la Partie III - Le post-spiritisme.

     

    C - La création de nouveaux mouvements religieux

    L'antoinisme, le caodaïsme et l'umbandisme, sont trois nouveaux mouvements religieux qui n'ont en apparence pas le moindre point commun. L'un est une « religion de guérison » née parmi les mineurs de Belgique, l'autre une secte vietnamienne qui participa activement au mouvement de libération nationale dans son pays et le troisième est un culte africain principalement pratiqué au Brésil.
    Or, si nous en traitons ci-dessous, c'est qu'ils sont tous les trois redevables à la pensée d'Allan Kardec et au spiritisme kardeciste sans qui ils n'auraient pas vu le jour 1.

    1 - L'antoinisme

    L'antoinisme porte le nom de son fondateur Louis Antoine (1846-1910). Fils d'une famille de mineurs catholiques, Louis Antoine est sérieux, intelligent et ambitieux. Il travaillera très tôt comme mineur de fond, puis comme ouvrier très spécialisé aux chaudronneries Cockerill pour lesquelles il effectuera de nombreuses missions à l'étranger. Jamais durant sa vie professionnelle, il n'abandonnera la pratique du catholicisme et quand, à quarante-deux ans 2, il prit sa retraite, il aurait pu passer le reste de son âge dans la peau d'un petit-bourgeois aisé, bien intégré dans sa paroisse de Jemeppe. Sans doute du fait de l'inaction subite, Louis Antoine connut une crise existentielle : il remit sa foi en question, il se morfondit, il se désespéra de la monotonie de la vie, il somatisa... Cela jusqu'à ce qu'un de ses amis lui fasse lire Le Livre des Esprits. Immédiatement séduit, Antoine se rendit aux réunions d'un cercle spirite où il se découvrit rapidement des dons de médium. Quelques temps après, sur le conseil des Esprits eux-mêmes, il créa avec quelques amis un groupe spirite qui prit pour nom Les Vignerons du seigneur et adopta comme devise : « Nous sommes les ouvriers de la dernière heure ».
    Il se plaçait ainsi dans le courant religieux du spiritisme qui estime qu'Allan Kardec et ses successeurs sont venus en ce monde pour achever l'œuvre de la Révélation commencée par Jésus-Christ.
    Le décès, soudain et inexpliqué, de son fils entraîna Louis Antoine à formaliser de manière ostensible sa rupture avec le catholicisme en organisant des funérailles spirites et à réfléchir sur le sens de la maladie. Il interrogea un Esprit thérapeute « le docteur Carita » qui lui donna de l'audelà des conseils, puis il étudia le magnétisme et imposa les mains ; ce faisant il était sujet à des visions durant lesquelles il « voyait » les organes lésés qu'il devait soigner. Il devint ainsi un spirite guérisseur qui se revendiquait d'Allan Kardec, du Christ et du ... curé d'Ars. Louis Antoine acquit rapidement une importante clientèle qu'il magnétisait, à qui il distribuait des simples et à qui il conseillait une hygiène de vie stricte. Dans le même temps, il écrivit un Petit catéchisme spirite pour servir à l'instruction des enfants et des personnes ne connaissant pas le spiritisme et il continua de participer à la propagande et à la pratique spirite avec les Vignerons du Seigneur.
    En 1901, Louis Antoine fut légèrement condamné pour exercice illégal de la médecine. Craignant de nouveaux procès et des peines plus lourdes, il modifia sa pratique en se basant sur le livre Dans l’invisible de Léon Denis. Il n'imposait plus les mains et ne conseillait plus de médicaments, mais il se recueillait dans le silence avec le patient en demandant aux Esprits bienfaisants de faire descendre en lui une « onde régénératrice », et il la communiquait au malade. Le nombre de ses patients culmina bientôt à mille deux cent personnes par jour ! Cela l'obligea à cesser de recevoir les malades un par un et à opérer des guérisons collectives.
    À partir de 1905, Louis Antoine et les Vignerons du Seigneur s'éloignèrent du spiritisme. Les références à Allan Kardec disparurent, le guérisseur adopta une tenue inspirée de celle des Juifs de l'Europe centrale et il mit par écrit sa doctrine dans une série de livres qui parurent entre 1906 et 1910 : Le Nouveau spiritualisme, L'Auréole de la conscience, La Révélation d'Antoine le généreux, Le Couronnement de l'œuvre révélée. Les Vignerons du Seigneur se transformèrent en Culte antoiniste et se dotèrent d'une structure ecclésiale (temples et salles de lectures, conseil de fidèles, etc.), tandis que l'aspect de guérison du culte perdait de son importance par rapport à la prédication de la nouvelle « Révélation ».
    Comme l'a fait remarquer Régis Deriquebourg dans son livre Croire et guérir, « dans son parcours, Louis Antoine est passé du stade de mystagogue (celui qui fait des choses merveilleuses, en l'occurrence guérir), médium des Esprits, au stade de “médium de Dieu” (ses écrits "inspirés" commencent par "Dieu parle") c'est-à-dire de prophète qui transmet des recommandations divines et délivre une théodicée qui donne une vue unitaire du monde dans laquelle tous les événements prennent un sens ».
    Louis Antoine décéda en 1912, après avoir désigné son épouse comme son héritière spirituelle. Celle-ci assura la direction du Culte antoiniste jusqu'à sa mort en 1940. Durant ces presque trente années, l'antoinisme connut un essor important. Depuis, il semble que le recrutement se soit quasiment tari et que cette nouvelle religion ne maintienne qu'avec peine ses effectifs25 en Belgique et en France (les deux seuls pays où elle est réellement représentée).
    Le Culte antoiniste est maintenant classé parmi les « religions de guérison ». Il n'a plus aucun point commun avec le spiritisme dans sa pratique et les seules traces subsistantes des Vignerons du Seigneur, d’Allan Kardec et de Léon Denis se trouvent dans sa théologie avec l'accent qui y est mis sur la réincarnation et sur l'existence du « fluide » utilisé pour la guérison.

    ***

    Sur le Culte antoiniste

    « Le Culte antoiniste est fondé sur la révélation et la pratique cultuelle qui en est faite dans les temples, celle-ci ayant pour but de nous permettre d'atteindre les fluides nécessaires pour pratiquer la révélation.
    Le temple est un lieu où le desservant a pour mission d'entretenir un fluide éthéré, afin que ceux qui sont dépassés par leur peine viennent y puiser le réconfort.
    C'est au Temple que s'exerce la charité morale, celle qui soutient l'âme éprouvée et la remet dans la bonne direction. C'est dans la prière en commun que l'on puise le mieux et le plus intensément dans l'amour. La lecture de l'Enseignement qui suit cette prière nous indique la voie pour arriver. Nous pouvons tous sortir de nos peines, si nous avons la FOI suffisante.
    Ce n'est pas tout, en effet, de recevoir l'amour, il faut le garder.
    Nos peines, nos tribulations, nos souffrances, n'ont qu'un but : améliorer notre esprit, lui permettre de se procurer le seul et vrai bien.
    La maladie, l'épreuve en général, est l'aboutissement logique, inéluctable, de nos erreurs. »

    [texte issu du site http://www.antoinisme.com/qu'est-ce que l’Antoinisme.htm]

     

    1. Cela fait toute leur différence avec les nouvelles religions orientales dans lesquelles on trouves des aspects para-spirites (voir Partie II, chapitre C, thème 4, ci-dessus. Il y a dans celles-ci similitudes ou ressemblances, il n’y a pas filiations.)
    2. Il avait amassé un beau pécule grâce à son travail d’expatrié et à des investissements immobiliers.


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  • Aujourd'hui, je vous raconte ma rencontre étonnante avec Antoine le Guérisseur. Abonnez-vous à ma chaine YouTube et cliquez sur la cloche de notifications pour recevoir toutes mes prochaines vidéos. Mon blog http://lespotinsdelaudela.over-blog.c...


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  • Victor Simon - Du Sixième Sens à la Quatrième dimension (1955)

    Auteur : Victor Simon
    Titre : Du Sixième Sens à la Quatrième dimension
    Éditions : Société d'édition du Pas-de-Calais, Arras, 1955

        Victor Simon est né en 1903 à Bruay la Bussière. Ayant des aptitudes médiumniques, il s'intéresse assez rapidement à la spiritualité, puis au spiritisme qu'il soutiendra pendant des années. Médium peintre, il réalise de nombreuses toiles sous inspiration. Il soigne, assisté par de nombreuses entités spirituelles. Il fait également des conférences pour diffuser ses convictions.
        Il se désincarne en janvier 1977.  

        Ses ouvrages sont :  
    Reviendra-t-il ? (1953)
    Du sixième sens à la quatrième dimension (1955)
    Du Moi inconnu au Dieu Inconnu (1957)

        L'auteur nous évoque la médiumnité, ce sixième sens, que tout être peut développé. Il nous parle avec justesse de sa propre démarche, des difficultés qu'il a rencontrées et la charité qu'il faut développer pour avoir l'appui d'entités bienveillantes. Il argumente sa vision des mystères de l'Egypte, de la disparition de l'Atlantide. Il s'attarde sur la médiumnité de Jeanne d'Arc pour enfin nous expliquer quelques unes de ses toiles qu'il a peintes.

    source : Centre Spirite Lyonnais Allan Kardec 


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