• Josephine Müller, Oberhaupt der Johannischen Kirche, am 30. Dezember 2019 verstorbenJosephine Müller, Oberhaupt der Johannischen Kirche, am 30. Dezember 2019 verstorben


    Friedensstadt steht als lebenswerter Ort wieder allen Menschen offen
    Trebbin/Berlin. Am Montag, dem 30. Dezember 2019, starb im Alter von 70 Jahren, Josephine Müller, Oberhaupt der Johannischen Kirche, in Berlin. Die am 15. Juli 1949 dort geborene engagierte Christin hatte ihr Amt seit 2001 inne. Damit war sie eine der wenigen Frauen in Deutschland und weltweit, die an der Spitze einer Kirche stehen. Die Beisetzung, zu der zahlreiche Gäste aus dem In‐ und Ausland erwartet werden, wird am Samstag, dem 11. Januar 2020, in der Waldfriedenkirche in Trebbin, Ortsteil Blankensee stattfinden. Seelsorge und praktischer Dienst am Nächsten standen für Josephine Müller im Zentrum ihres Wirkens. Als Kirchenoberhaupt verfolgte sie darüber hinaus intensiv den Gedanken der Überbrückung der Religionen und Konfessionen, die sie alle gleichberechtigte Wege zu Gott ansah.

    Als Vorstandsvorsitzende des Johannischen Sozialwerks e.V. gab sie maßgebliche Impulse für dessen bundesweite karikative Arbeit. Ihr Leitspruch war: „Möchte das einfache, unkomplizierte, liebevolle Handeln unsere treibende Kraft sein.“ In ihrem Einsatz für gelebte Nächstenliebe bleibt eine Ära besonders im öffentlichen Gedächtnis: der bisher 25‐jährige Wiederaufbau der „Friedensstadt“ in den Jahren 1994 bis 2019. Diese Siedlung in der Nähe von Trebbin wurde von Josephine Müllers Großvater, dem Religions‐ und Sozialreformer Joseph Weißenberg (1855‐1941), in den Jahren 1920 bis 1935 errichtet. Enteignung durch die Nationalsozialisten und Besetzung durch die Rote Armee machten für 59 Jahre eine Weiterführung dieses Gemeinschaftswerk ein Ende, bis die Johannische Kirche 1994 ihre Liegenschaften zurückerhielt. Es ist Josephine Müller zu verdanken, dass wieder ein blühendes Gemeinwesen entstehen konnte, wo in den 1920er Jahren Deutschlands größte Privatsiedlung befand und nach 1994 nur noch russische Militärruinen standen.

    Heute steht die Friedensstadt als lebenswerter Ort wieder allen Menschen offen, die sich im Sinne jenes von Josephine Müllers vorgelebten „einfachen, unkomplizierten, liebevollen Handelns“ dem Mitmenschen sowie der Schöpfung zuwenden möchten. Im November 2019 berief Josephine Müller als neue Leitung der Johannischen Kirche die Mitglieder des Kirchenvorstandes Stefan Tzschentke (46) und Daniel Stolpe (30).

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    source : https://www.blickpunkt-brandenburg.de/nachrichten/archiv/artikel/72049/


    Traduction :
    Josephine Müller, présidente de la Johannische Kirche, est décédée le 30 décembre 2019

    Friedensstadt (Ville de la Paix) est à nouveau ouverte à tous comme lieu remarquable
    La ville de la paix est à nouveau ouverte à tous, comme un lieu où il fait bon vivre
    Trebbin/Berlin. Le lundi 30 décembre 2019, Josephine Müller, présidente de la Johannische Kirche, est décédée à Berlin à l'âge de 70 ans. Née là le 15 juillet 1949, cette chrétienne engagée occupait sa fonction depuis 2001. Elle était ainsi l'une des rares femmes en Allemagne et dans le monde à être à la tête d'une église. Les funérailles, pour lesquelles de nombreux invités allemands et étrangers sont attendus, auront lieu le samedi 11 janvier 2020 à la Waldfriedenkirche de Trebbin, dans le district de Blankensee. La mission de Joséphine Müller était axée sur la direction de conscience et le service pratique vers les autres. En tant que cheffe de l'église, elle a également poursuivi intensivement l'idée de jeter des ponts entre les religions et les confessions, qu'elle considérait comme des chemins égaux vers Dieu.

    En tant que présidente du conseil d'administration du Johannisches Sozialwerk e.V., elle a donné des impulsions décisives à son action caritative nationale. Sa devise était : "Que l'action simple, non compliquée et aimante soit notre force motrice". Dans son engagement pour une charité vécue, une période en particulier reste dans les mémoires : les 25 ans de reconstruction de Friedensstadt (la Ville de la Paix) dans les années 1994 à 2019. Cette cité près de Trebbin a été construite par le grand-père de Josephine Müller, le réformateur religieux et social Joseph Weißenberg (1855-1941), dans les années 1920 à 1935. L'expropriation par les nationaux-socialistes et l'occupation par l'Armée rouge ont mis fin à ce projet commun pendant 59 ans, jusqu'à ce que la Johannische Kirche en recouvre la propriété en 1994. C'est grâce à Josephine Müller qu'une communauté florissante a pu à nouveau se développer, là où se trouvait le plus grand établissement privé d'Allemagne dans les années 1920 et où il ne restait plus que des ruines militaires russes après 1994.

    Aujourd'hui, Friedensstadt est à nouveau ouverte à tous ceux qui souhaitent se tourner vers leurs semblables et vers la création dans l'esprit de l'action "simple, sans complication, aimante" de Josephine Müller. En novembre 2019, Joséphine Müller avait nommé comme nouveaux dirigeants de la Johannische Kirche les membres du Conseil de l'Église Stefan Tzschentke (46 ans) et Daniel Stolpe (30 ans).

        Sur le site de l'église on lit que la Présidente Soeur Josephine marque une étape importante par "le réaménagement le 6 mars 2002 de l'autel de l'église mère Waldfrieden où sont écrits les mots de la Bible "Dieu est amour" (Gott ist Liebe). Ils proviennent de la Première épître de Jean, chapitre 4,16 : "Dieu est amour ; et celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui"." (Gott ist Liebe; und wer in der Liebe bleibt, der bleibt in Gott und Gott in ihm).
    source : https://www.johannische-kirche.org/wir-ueber-uns/kirchengeschichte.html


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  • Johannische Kirche - Kaulsdorf (Berlin)

        Dans les églises du mouvement de la Johannische Kirche, il n'est pas rare de voir un buste du fondateur, Joseph Weißenberg, comme ici à Kaulsdorf (Berlin), ou encore à Hamm (Dortmund), Kaarst-Holzbüttgen (Düsserldorf). La bible est sur l'autel, mais l'église connaît un 3e Testament, son titre est "Die Glaubensgrundlagen der Johannischen Kirche" (Les Fondements de la foi de la Johannische Kirche), corrigé et complété encore par Josephine Müller et d'autres.

        L'église de Hamm (près de Dortmund) était à l'origine le lieu de culte de la Neuapostolische Kirche (Église néo-apostolique) qui a dû également vendre d'autres bâtiment (celle de Witten-Stockum est devenue un magasin de fleurs).


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  • Joseph Weißenberg (Excelsior, 8 juillet 1932)Joseph Weißenberg (Excelsior, 8 juillet 1932)


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  • Joseph Weißenberg (Le Grand écho du Nord de la France, 6 février 1934)Joseph Weißenberg (Le Grand écho du Nord de la France, 6 février 1934)


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  • Joseph Weißenberg (Le Monde illustré, 16 mars 1935)Joseph Weißenberg (Le Monde illustré, 16 mars 1935)


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  •  Joseph Weissenberg (L'Intransigeant 8 janvier 1934)#1 Joseph Weissenberg (L'Intransigeant 8 janvier 1934)#2


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  • Joseph Weissenberg (L'Homme libre 31 décembre 1929)

     


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  • Simplicissimus 1931

     

    Wenn ein Volk von allen guten Göttern verlassen ist, muß es sich eben neue Götzen machen!

    Quand le peuple est abandonné par tous les dieux bons, il doit bien s'inventer de nouvelles idoles !

     

    Simplicissimus était une revue satirique allemande. Ici la page de couverture du numéro 48 de l'année 1931. Franz Tausend a été un escroc qui fit croire qu'il avait trouvé la formule pour créer l'or à volonté. 


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    Les Weissenbergiens

     

        « Et quel temps fut jamais plus fertile en miracles ? » fait dire Jean Racine, à Nathan, dans son Athalie.

        N’est-ce pas le cas de remplacer, dans ce vers fameux, le mot « miracles » par celui de « prophètes », car il s’agit encore d’un extraordinaire personnage qui a donné le nom à une secte comptant plus de cent mille adeptes, secte primitivement appelée Association catholique des sérieux chercheurs de l’Au-delà et des véritables adeptes de l’Eglise chrétienne.
        Le titre est un peu long, quoique synthétique, et il a fallu la maîtrise, nettement affirmée de Weissenberg, pour qualifier de son nom la nouvelle religion.
        Né à Fegebentel (Silésie), le 24 août 1855, d’une famille de bergers, berger lui-même, Joseph Weissenberg déserta tôt la campagne pour exercer toutes sortes de métiers : on le vit successivement maçon, cocher, marchand ambulant, puis aubergiste...
        Déjà, à l’âge de onze ans, il eut une première vision du Christ. Ce ne fut cependant que bien plus tard, vers sa quarantième année, qu’une nouvelle apparition du « Seigneur » lui fit prendre le chemin de Berlin où l’avait précédé sa réputation de magnétiseur-guérisseur.
        Il s’installa dans un des quartiers les plus modestes de la capitale allemande et les malades qui accoururent furent tellement nombreux que l’on dut, disent les gazettes, établir un service d’ordre devant sa demeure : il guérissait des centaines de patients par jour !
        Les autorités avaient d’abord voulu s’opposer à cette « concurrence déloyale » au corps médical. Il fallut y renoncer, car Weissenberg n’ordonnait aucun médicament, se bornant à prescrire, comme boisson, le thé dans lequel se trouvent, disait-il, tous les éléments nécessaires à la vie : vitamines et hormones.
        Sa force de suggestion augmentait de jour en jour, au point qu’il put opérer, non plus sur chaque individu séparément, mais d’un seul coup, sur des groupes entiers !
        Avant la douloureuse guerre de 1914-1918, Weissenberg s’était rallié, lui, né catholique, à l’Eglise Evangélique. Il faut croire que celle-ci ne satisfaisait pas ses aspirations, car il s’en sépara, et non sans éclat, en 1926.
        Revenons un peu en arrière. Marié, il avait divorcé, en 1908, parce que sa femme lui aurait été révélée comme étant la matérialisation du serpent qui tenta Eve !
        Il serait, certes, curieux de savoir comment les tribunaux ont apprécié cet argument ! Depuis, il n’est plus qu’entouré de « médiums » le secondant dans sa « mission ».
        Parmi ces « médiums », on signala une certaine Gretchen Muller, d’une grande beauté et qui guérissait les croyants par attouchements et impositions des mains.
        D’après Weissenberg, c’est en elle que s’est incarné l’Esprit de la Vierge, et c’est d’elle que devaient naître, symbolisés par des branches d’olivier, les deux anges annoncés par Zacharie (Verset 4) et par saint Jean l’Evangéliste.
        Et ce qui devait arriver arriva : « Soeur Gretchen Muller » mit au monde, le 7 février 1911 et le 14 février 1912, les deux enfants prévus par Weissenberg...
        Est-il besoin de dire que les adeptes ont la plus grande vénération pour cette Gretchen à laquelle ils attribuent presque autant de pouvoir qu’au « Maître divin ? »
        Maître divin ! C’est ainsi qu’ils appellent Weissenberg, non seulement à cause de ses cures merveilleuses dont ils ont été les témoins ou les bénéficiaires et qui ne peuvent provenir, d’après eux, que d’un pouvoir divin, mais encore parce que, sur la paume de sa main droite, dans le voisinage du médius, figure le signe mystérieux prédit par Isaïe (v. 16 et 49 : Vois dans ta main, je l’ai marquée (deux lignes croisées).
        Il n’est pas jusqu’à son nom, décomposé (Weiss Berg) qui ne le désigne comme la Montagne blanche dont parle le prophète Michée.
        Pour ses disciples, Weissenberg est à la fois Moïse, Elie et Jean : Moïse, homme de la prière ; Elie, homme de l’action ; Jean, porteur de l’amour. Et c’est lui qui doit mener l’humanité à la lumière !
    Aussi, se croit-il plus haut que le Pape, ce dernier n’étant que le représentant de Dieu sur la Terre, alors que lui, Weissenberg, est, en personne, le Paraclet, c’est-à-dire l’Esprit-Saint :
        « Il possède tous les dons... Il vit sur la terre comme une parcelle de Dieu, dans un état d’extase et en commerce avec tous les êtres spirituels qu’il voit en dedans et en dehors de la matière avec le droit et le devoir de les scruter... »
        Est-ce à cause de son caractère divin, qu’il revêt, par profonde humilité, un aspect extérieur que d’aucuns disent repoussant (abstossend) ?
        Pour convaincre les incrédules, Weissenberg n’opère plus lui-même, mais par des « médiums » de diverses qualités, choisis par lui, « médiums à incarnation », et c’est par leur bouche que Luther, Bismarck, Windhorst, entre autres, viennent faire d’extraordinaires révélations.
        Rappelons-en quelques-unes, dont nous pouvons sourire aujourd’hui, mais qui troublèrent alors profondément les auditeurs : «L’Angleterre devait disparaître de la surface de la terre le 25 mai 1929, à 11 heures du soir; l’Italie, également, parce qu’elle avait trahi l’Allemagne...; la guerre libératrice de cette dernière nation éclaterait en automne 1929...
        Ces communications, datant de la période qui a immédiatement suivi la Grande Guerre, n’ont plus qu’un intérêt rétrospectif, mais ne témoignent-elles pas, si on y ajoutait foi, que, dans l’au-delà, les passions patriotiques seraient loin d’être éteintes ?
        Weissenberg n’a cessé de proclamer que, depuis deux mille ans, les prêtres ont retenu « en prison » la pensée de Dieu qui est tout amour et qu’il fallait dorénavant unifier toutes les doctrines en la sienne : Jésus, le Charpentier, a commencé l’édifice ; lui, Weissenberg, comme maçon, le terminera », a-t-il écrit.
        En vue de cette union des églises, le « Maître divin » a envoyé un message aux Empereurs, aux Rois, aux Gouvernants et au Pape lui-même, pour leur annoncer sa mission, affirmée par des miracles et des exorcismes, comme le fut celle de Jésus, le grand Thérapeuthe.
        Qui croirait, après ce que nous venons de raconter, que Weissenberg se déclare contre les pratiques du spiritisme et qu’il condamne les évocations en commun ?
        C’est que les « désincarnés » ne doivent se manifester que sur sa permission, et par l’intermédiaire des « médiums » qu’il a choisis : « Il siège à cet effet, tous les mercredis dans le monde des esprits et c’est lui qui leur assigne leur tâche ».
        Quand il veut instituer un « médium », il lui pose la Bible sur le front pour le mettre « en transe » et annonce que l’esprit va parler.
        L’église Weissenbergienne est constituée comme la plupart des sectes protestantes. Elle a un consistoire, des officiants et des prédicants.
        C’est Weissenberg lui-même qui ordonne les prêtres d’après un rituel qu’il a institué. Ceux-ci portent un costume sacerdotal assez semblable à la robe des pasteurs évangéliques, mais avec un insigne spécial.
        Au moment de l’ordination, le « Maître divin » leur transmet sa force psychique en leur rappelant qu’elle leur sera retirée s’ils viennent à démériter.
        Le culte est réduit à sa plus simple expression : prières, exhortations. Le Pater Noster est récité à haute voix par tous les assistants dans chaque cérémonie. Il en est un spécial pour les Morts. A notre connaissance, il n’existe de Weissenbergiens qu’en Allemagne. Chaque année, un grand nombre d’entre eux se réunissent à Trebbin, près de Berlin, où Weissenberg a fondé une vaste colonie, en 1920, et où fut inauguré, le 21 juillet 1929, un immense temple pouvant contenir 8.000 personnes. Il a fallu, pour cette journée, organiser 10 trains spéciaux !
        Si l’on en croit les savants qui ont étudié son « cas » au point de vue psychique et physiologique, Weissenberg est doué d’une force de suggestion extraordinaire. Ses cures ne sont pas contestées, tandis que certaines de ses pratiques hypnotiques sur des femmes et des jeunes filles lui valurent de sévères condamnations qu’il accueillit avec une parfaite sérénité...
        On dit qu’à l’instar de Jésus, il aurait ressuscité des morts ?
        Si son pouvoir magnétique est à peu près indiscutable, par contre, sa morale tend à la destruction et, assurent ses ennemis, à la dissolution des meurs. On lui prête, en effet, des enseignements sur la vie sexuelle qui ne sont pas précisément en harmonie avec les idées reçues...
        A l’heure actuelle, la secte dispose d’importantes publications : die Wahrheit (la Vérité), Organ (l’Organe), Johanne’s Botschaft (le Message de Jean), der Weisse Berg (la Montagne Blanche), etc. C’est dire qu’elle n’est point négligeable.
        Weissenberg est-il un nouveau Jean de Leyde ou un nouveau Luther ? Nous pencherions plutôt pour une ressemblance avec le moine de Wartbourg, car n’est-ce pas ce dernier qui a déclaré que « la raison est la prostituée du Diable ? »

    Michelis di Rienzi, Les Religions ignorées, 1939

     


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  • illustration : Johannische Kirche - Der Gottesdienstaltar der Gemeinde Leipzig (Foto gleip)(joseph-weissenberg.de)

        La Johannische Kirche (Eglise johannite) est une communauté religieuse fondée en 1926 par le réformateur religieux et social Joseph Weißenberg ou Weissenberg (24 août 1855 – 6 mars 1941).
        La base de leur foi sont les enseignements et les révélations de Weissenberg ainsi que de la théologie de la tradition chrétienne et formes de croyance, d'après la propre compréhension et interprétations de Weissenberg.
        L'Eglise Johannite se considère comme une église chrétienne. A Berlin et dans le Brandenbourg, elle a le statut d'un "organisme public" (Körperschaft des öffentlichen Rechts). En 1934, la communauté comptait 100.000 adeptes dans 400 communautés avec de nombreux ministres, des associations et leur propre lotissement privé à Trebbin. Actuellement, dans les pays germanophones, elle compte 3000 membres.
        En 1903, Joseph Weissenberg fonde l'Association chrétienne des sérieux chercheurs du monde et de l'Au-delà et des véritables adeptes (Christliche Vereinigung ernster Forscher von Diesseits nach Jenseits, wahrer Anhänger der Christlichen Kirchen). Il quitte son travail de maçon et se consacre à aider son prochain. Depuis 1870, il n'avait exercé son activité de guérisseur que de façon complémentaire, et devenait peu à peu connue au-delà des limites de la ville. Bien que ce groupe se voyait lui-même comme un mouvement interconfessionnel, il semblait partisans de la communauté chrétienne, notamment de l'Eglise évangélique luthérienne. Weissenberg, en raison de ses capacités prophétiques, proposait des critiques violentes envers les élises traditionnelles. Lui et ses adeptes ont tout d'abord essayaient d’entamer une Réforme au sein de l'Eglise luthérienne. Ce qui semblait, dans les années 20, se réalisait. Mais en 1925, plusieurs disciples de Weissenberg se portent candidats à l'élection pour le Conseil des Eglises. Deux Weissenbergiens ont été élus. Toutefois, ces candidats vont refuser le poste. En raison de cet évènement, Weissenberg se retira de l'Eglise évangélique et fonde le 15 avril 1926 l'Eglise Evangélique-Johannite d'après l'Apocalypse de Saint-Jean. Depuis 1975, l'Eglise porte de nom de Eglise Johannite (Johannische Kirche).

    Doctrine Johannite
        La doctrine est marqué par une sens de la spiritualité en forte proximité de l'au-delà avec le monde spirituel. Dans un "discours des Esprits-amis" (Geistfreundreden), un "Ange de lumière" (Engel des Lichts) se manifeste au moyen des mediums de la communauté. Lors de ces séances, la décision est prise pour un "Troisième Testament", perçu comme un supplément et une suite de l'Ancien et du Nouveau Testament. Les Discours des Esprits-amis se déroulent tous les quinze jours en présence du dirigeant (actuellement Josephine Müller, petite-fille de Joseph Weissenberg), à Berlin et seront principalement publiés régulièrement dans le journal hebdomadaire accessible à tous "Weg und Ziel" (Chemin et But).
        La doctrine de Joseph Weissenberg comprend son propre enseignement de la réincarnation ("Les âmes peuvent avoir vécues déjà plusieurs fois dans les hommes de cette terre, afin de mûrir dans l'esprit de Dieu", citation tirée de "Wir glauben", "Nous croyons").
        A l'époque de Weissenberg, les guérisons qu'il obtint en 1903 à Berlin comme guérisseur-magnétiseur, jouèrent un rôle crucial dans la fondation de la religion. On lui a également attribué des résurrection, des exorcismes et des cardiognosies (connaissance intime du cœur, le pouvoir de lire dans les cœurs). D'après le crédo de l'Eglise Johannite, "Joseph Weissenberg est, selon notre foi, le Consolateur et l'Esprit de Vérité promis par Jésus", dans lequel Weissenberg est compris comme incarnation du Saint-Esprit.

    Foi Johannite
        Pour une majorité, la soirée de Fêtes de l'Esprit (Feierstunde des Geistes) durant l'office religieux se déroulant le dimanche a une place importante. A ce moment, les membres prient seuls ou en groupes, conformément à un règlement de Joseph Weissenberg, par deux Notre Père ("un pour soi-même, la seconde pour la famille, les connaissances et les défunts"), le Premier Psaume et par la lecture d'un hymne ainsi que d'un passage de la Bible.
        Dans toutes les communautés, le service religieux se déroule comme suit :
        - ouverture
        - Notre Père (récité ensemble)
        - chant
        - lecture et sermon ou discours de l'esprit-ami sous la direction du dirigeant de l'Eglise
        - chant
        - prière de clôture (généralement pour les malades, les disparus ou la paix)
        - bénédiction
        Tous sont les bienvenus. Il est demandé de venir une dizaine de minutes avant l'office afin que tous puissent puisse commencer par une prière silencieuse.
        Les prédicateurs et prêcheurs ne reçoivent pas de formations théologiques et occupent en majorité une activité professionnelle. Avec la plupart des aumôniers bénévoles, ils s'occupent des personnes jeunes, vieilles, malades ou en bonnes santés, ils administrent les sacrements et donnent confort et organisation.
        Les classes de religions et de confirmations, les groupes de jeunes et les rencontres entre adultes sont une partie importante du travail de la communauté. En outre, il existe de nombreux groupes d'intérêts et d'évènements culturels.
        La possibilité de participer à l'oeuvre sociale Johannite et la construction de la Friedensstadt Joseph Weissenberg (Ville de la Paix Joseph Weissenberg, à Trebbin plus précisément à Glau, fondée en 1920, puis propriété de la République Démocratique d'Allemagne abritant une garnison soviétique, puis rétrocédée à la communauté en 1994) est destiné à servir l'individu et la collectivité.

    Profession de foi

        Ich glaube an Gott den Vater, ich glaube an Gott den Sohn, ich glaube an Gott den Heiligen Geist und an Gottes Offenbarungen durch Moses, Jesus Christus und Joseph Weißenberg.
        Je crois en Dieu le Père, je crois en Dieu le Fils, je crois en Dieu le Saint-Esprit et en la révélation de Dieu par Moïse, Jésus-Christ et Joseph Weissenberg.
       
    Sacrements
        L'Eglise Johannite donne quatre sacrements : sacrement du baptême (généralement pour les enfants), sacrement de l'eucharistie (compris comme la plus grande source de force spirituelle et se déroulant une fois l'an), sacrement de la guérison spirituelle (avec imposition des mains, donné comme une source de force pour le corps et l'esprit, basé sur les enseignements de Jésus-Christ) et sacrement funéraire. Selon la compréhension de la foi, l'Eglise Johannite doit transmettre, au moyen du sacrement, les flux de puissance dans l'autre monde.

        Bete so, dass es Gott gefällt, und arbeite so, dass du deinem Nächsten nutzen kannst.
        Priez de façon à ce que cela plaise à Dieu, et travaillez de façon à ce que cela puisse être utile à autrui.

    source : http://de.wikipedia.org/wiki/Johannische_Kirche
    http://de.wikipedia.org/wiki/Joseph_Weißenberg
    http://de.wikipedia.org/wiki/Friedensstadt_(Glau)

    site de la communauté : www.johannische-kirche.org
    sur le sacrement de la guérison spirituelle :
    http://www.johannische-kirche.org/de/03_lebenshilfe/02_sakramente/sakrament_geistiges_heilen.php


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