• Fr. Lovinfosse (Temple d'Hellemmes)

     

        Dans chaque bibliothèque des temples français, on trouve une douzaine de classeurs dont les feuillets sont parfois reliés. Appelés les Tomes, ils sont mis à la disposition des adeptes costumés. Ces bulletins ont été rassemblés vers 1945 par trois adeptes : le couple Jeannin, qui a vécu auprès de la compagne de Louis Antoine, aidé par M. Lovinfosse. Ils rassemblent des pensée s de Louis Antoine qui n'ont pas été reprises dans ses oeuvres, mais ils contiennent surtout des lettre dictées par la 'Mère' ou des avis qu'elle a donnés à propos de certaines questions. C'est pour cela qu'on connaît ces textes sous le nom de "Pensées de Mère".
    Régis Dericquebourg, Les Antoinistes (p.62)

     


        Frère Lovinfosse assisté de sa femme Jeanne (fille de Frère Galliez) furent les premiers desservants du Temple de Lille, consacré par un délégué du Collège des Desservants au Nom du Père le 10 novembre 1946. C'est à ce titre qu'il prie, dans cette carte postale du Temple d'Hellemmes, un frère de participer à la réunion du Conseil et de la Cultuelle.


        On en sait pas beaucoup plus dans la littérature. Le nom de famille Lovinfosse est belge et plus particulièrement liégeois.

     

    Fr. Lovinfosse (Temple d'Hellemmes)


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  • Robert Crommelynck - Paysage (1937)

    Robert Crommelynck - Paysage (1937)

    CROMMELYNCK (Robert-Hubert-Napoléon), artiste peintre, né à Liège le 17 mars 1895, décédé à Liège le 7 mars 1968.
        Robert Crommelynck est issu d'un milieu modeste. Cadet d'une famille de quatre enfants, il passe son enfance dans la région de Liège et de Flémalle entre une mère sévère, aigrie par des années de sacrifices et un père affectueux, ébéniste de profession et artiste peintre à ses heures. [...]
        Ces toiles se caractérisent par une facture lisse, presque léchée, une gamme terne et assourdie, une composition  dépouillée et solidement  équilibrée,  au  total  par  une  grande économie de moyens. L'origine de  cette  inspiration  est  complexe.  Certains,  dont  son  biographe  Jules Bosmant,  ont  vu  dans  cette  œuvre  une influence indirecte de l'ascendance du peintre, son grand-oncle  maternel  qui n'est autre que le Père  Antoine,  fondateur  du  culte  antoiniste.  Mais  plutôt  que  conséquence  d'un  phénomène  d'hérédité  ou  d'une  crise  religieuse  (Crommelynck  se  défend  de  tout  sentiment  religieux)  ces  œuvres  ne  sont-elles  pas  l'expression  d'une  profonde  crise  morale  issue  de  la  période  d'accablement  ressentie  pendant  la  guerre ? 
    Biographie nationale publiée par l'Académie Royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique
    Tome quarante-deuxième - Supplément Tome XIV (Fascicule 1er), 1981
    http://www.academieroyale.be/Academie/documents/FichierPDFBiographieNationaleTome2100.pdf

    illustration : http://www.artnet.fr/artistes/robert-crommelynck/paysage-z_aQHxEn_F1VRWxEX6ks_w2

        On a rapproché son art à celui de Manet et de Courbet, "le Courbet estompé et nuancé de l'Après-midi à Ornans" (Émile Daicer, La Revue de l'art ancien et moderne, 1823, p.351)

    Acte de naissance de Robert Crommelynck (17 mars 1895).jpgck (peintre, descendant du Père Antoine)

    Acte de naissance de Robert Crommelynck (17 mars 1895)

        Il est en effet le fils de Napoléon Bernard Robert Crommelynck (de Liège) et de Marie Joséphine Antoine, née à Flémalle Grande en 1843, nièce de Louis Antoine. Ils habitent alors dans la rue Grétry au numéro 78.

    Robert Crommelynck (peintre, descendant du Père Antoine)

    Robert Crommelynck - Gosse (non daté)

        Mais le personnage le plus singulier de la famille est sans aucun doute le grand-oncle maternel le Père Antoine. Louis-Joseph Antoine (1846-1912), cadet d'une famille de huit enfants, est le fondateur du culte antoiniste. Son influence est grande. Guérisseur, il forme une véritable secte avec ses temples, ses ministres, ses emblèmes et ses rites. A sa mort, le culte antoiniste compte de nombreux adeptes autour de la maison-mère de Jemeppe, à travers la Belgique, la France et l'Amérique. Il est difficile de savoir si cet homme peu ordinaire a joué un rôle dans la vie du futur peintre, Robert Crommelynck n'en parle guère dans sa correspondance. Pourtant, beaucoup plus tard, après l'incendie qui ravage son atelier en 1946, il écrit dans ses notes manuscrites cette courte réflexion qui mérite d'être relevée : « Mon désespoir fut profond. J'appelai à moi tous les secours que je pus. Seuls ceux qui n'avaient nulle matérialité me joignirent : le Père Antoine que je suppliais de m'aider, quand, couché à même un plancher étrange, je sentais tout le poids de la nuit et de ma solitude m'écraser dans l'obscurité ». (Carnet de notes)
    Régine Remon, Robert Crommelynck 1895-1968, exposition pour les cent ans de la naissance de l'artiste en 1995 à Liège.


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  • Frère Robert Pierrefeu nous a fait le plaisir de compléter les quelques informations trouvées sur la fiche généalogique d'Angèle Vertet. Voici ces indications :

    Marthe Buguet, née Fage

    Marthe BUGUET née FAGE, une des soeurs d'Angèle, que j'ai bien connue également, dirigea avec son mari les écoles publiques de MONTCEAU LES MINES en Saône et Loire. A leur retraite, au moment de l'occupation allemande, ils vinrent habiter dans une rue voisine du Temple de VILLEURBANNE.

    Peu de temps après, Frère BUGUET se désincarna et Soeur BUGUET fut successivement desservante des Temples d'ORANGE, d'EVREUX, de PARIS-VERGNIAUD, de CAUDRY et enfin de MARSEILLE où elle se désincarna en 1973.

    Une fiche généalogique a également été créée par Nadine Chamayou. On y apprend que Marthe (Marie Joséphine Augusta), est née le 3 août 1885 à Chambon-le-Château, en Lozère (Languedoc-Roussillon) et qu'elle est décédée le 23 janvier 1973 à Marseille, à l'âge de 87 ans où elle fut desservante du temple antoiniste.

    Marthe Buguet, née Fage

    Temple antoiniste de Marseille

    Institutrice publique adjointe à Verosvres (Saône-et-Loire) en 1906, institutrice à Collonge (sûrement Collonge-en-Charolais où vit la famille, en Saône-et-Loire) de 1911 à 1921. Elle se mari le 17 septembre 1904 à Castries dans l'Hérault avec Louis François Buguet.

    Lui est né le 7 mai 1875 à Saint-Trivier-de-Courtes dans l'Ain (Rhône-Alpes) et est décédé à Marseille. Il a été instituteur à à Verosvres en 1906 et à Collonge en Charolais en 1916. Il est témoin du mariage d'Angèle et Louis François Vertet.


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  • André et Aurore di Mauro, 16, Rue Labruyère à Paris

    J’ai acheté plusieurs cartes postales représentant des temples antoinistes, donc plusieurs étaient signées Jeannin et toutes adressées à M. et Mme Di Mauro, habitant à Paris rue Labruyère dans le 9e arrondissement.

    Les Archives numérisées de la ville de Paris permet de retrouver dans la liste du recensement de l’année 1936 à la même adresse André et Aurore di Mauro. Malheureusement les autres années ne sont pas disponibles.

    André et Aurore di Mauro, 16, Rue Labruyère à Paris

    On apprend là qu’André est né en Italie en 1898 et que son épouse Aurore est née dans la Marne en 1888. Lui est peintre artisan et elle est concierge.

    On n'en sait pas plus sur ces Antoinistes parisiens amis des Jeannin, mais on peut imaginer qu'il fréquentaient un des temples parisiens.


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  • Angèle Vertet, desservante du temple de Vichy    Angèle Vertet, desservante du temple de Vichy

        Une carte postale achetée par hasard, signée d’un certain Pastorelli (qu’on identifie comme Baptistin, puisque Louis meurt en 1954), est adressée à Madame Vertet de Cusset.
        De façon étonnante, on retrouve des informations de cette madame Fage sur le site Geneanet, l’arbre de Nadine Chamayou, petite-fille d’une soeur de notre Madame Fage, épouse Vertet.
        Grâce à cet arbre, on sait que Madame Fage est née le 29 juillet 1888 (prénoms Angèle Micheline Louise Victoire) à La Chapelle-du-Mont-de-France (Canton de Matour) dans le Saône-et-Loire (près de Mâcon). Elle est secrétaire à Toulon dans le Var avant son mariage. Elle est Marraine de guerre de celui qui deviendra son mari, le 28 août 1916 à Collonge-en-Charolais (toujours en Saône-et-Loire, Louis François Vertet. En effet, il devient Caporal au 10è RI, suite blessure d'éclat d'obus ayant emporté son bras droit le 7/4/1915. Il a été Professeur de lettres à Cusset.
        Elle devient donc Angèle Vertet, Madame Vertet. On sait que leur premier enfant, Marie Louise, dite Lilou, Vertet est née à Tunis (le 17 juillet 1917). On ne connaît pas les dates et lieu de naissance ou de décès de ses deux autres enfants.
        Là où on ne peut pas se tromper, c’est quand la fiche généalogique indique qu’elle s’est occupée du culte antoinisme à Vichy. On ne sait malheureusement pas durant quelle période.

    Angèle Vertet, desservante du temple de Vichy

    Temple de Vichy, construit en 1920

        Lui, meurt le le 28 février 1955 à Cusset à 66 ans. Elle décède le le 15 mars 1987 à Verdolier, commune de Sault, dans le Vaucluse, près de Carpentras. La fiche généalogique indique qu’il y a une erreur concernant la note sur l'acte de naissance qui indique Cusset comme lieu de décès. Elle est décédée à Verdolier et a été enterrée au cimetière de Cusset (source Marie Laure Vertet qui était présente au moment du décès).

    Frère Robert Pierrefeu complète ces informations dans un commentaire que je reproduis ici :

     

    Robert PIERREFEU  
    Dimanche 27 Octobre à 15:04
     

    Soeur VERTET, que j'ai bien connue, fut auxiliaire au Temple de VICHY à la désincarnation de son mari alors que Frère Amable MERY en était le desservant. Desservante à son tour à la désincarnation du Frère MERY en 1960, elle se retirera pour raison de santé près de sa fille aînée en Provence et sera remplacée par Soeur Denise MARJOU venue de BERNAY en 1964. Hugues VERTET, son fils professeur de lettres classiques puis chercheur au CNRS, fut un célèbre archéologue en Auvergne (Lezoux),il se désincarna en 2015. Son autre fille épousa M. CIMETIERE et habita la maison de CUSSET avec sa famille.

    Marthe BUGUET née FAGE, une de ses soeurs que j'ai bien connue également, dirigea avec son mari les écoles publiques de MONTCEAU LES MINES en Saône et Loire. A leur retraite, au moment de l'occupation allemande, ils vinrent habiter dans une rue voisine du Temple de VILLEURBANNE. Peu de temps après, Frère BUGUET se désincarna et Soeur BUGUET fut successivement desservante des Temples d'ORANGE, d'EVREUX, de PARIS-VERGNIAUD, de CAUDRY et enfin de MARSEILLE où elle se désincarna en 1973.

    Les parents FAGE vivaient en Saône et Loire, le papa étant chef de gare dans une ville de ce département.

    Avec mes bonnes pensées fraternelles.

    Frère Robert PIERREFEU.

     

    Voici un message de la petite-fille d'Angèle : 

    Mes grands-parents se sont en effet mariés à Collonges où mon arrière-grand-père Fage venait d'acheter une maison après sa retraite de fonctionnaire des chemins de fer à Montpellier, non loin de sa fille Marthe et son gendre Buguet.
    Puis mon grand-père a été nommé professeur de philo, grec et histoire en Tunisie à Tunis, en Tunisie alors protectorat français ; 
    ils y restent jusqu'en 1922 et y ont deux enfants : Marie Louise (décédée à Nyons, Drôme, le 29/9/214 ) et Louis Hugues (né à Tunis le 2/4/1921 et décédé le 11/3/2015 à Lamothe-Montravel, Dordogne) dont je suis une des filles. 
    Leur troisième enfant, Marthe Vertet, est née à Cusset (où son père est nommé au collège de Cusset). Elle est décédée à Cusset le 19 /01/2008. 
    Elle a aussi été proche du culte antoiniste sans être desservante de temple ; deux de ses enfants sont restés proches de cette confession. 

    Angèle Fage épouse Vertet a habité l'appartement de fonction du temple de Vichy et en était desservante quelque temps après la mort de son mari  (le 19 février 1955 ) et y est restée de nombreuses années. Elle habitait alors le premier étage alors qu'un Monsieur Méry était au rez de chaussée (je me souviens de sa longue barbe blanche) ; elle a ensuite déménagé au rez-de-chaussée puis a regagné pour un temps sa maison de Cusset où habitaient mes cousins Cimetière avec leurs parents, Marthe Vertet et son mari Gaston Cimetière, puis elle est allée habiter dans le midi, chez Marie Louise, sa fille ainée, jusqu'à son décès le 15/3/1987. 

    Mon père Louis Hugues Vertet, professeur de lettres classiques puis directeur de recherches archéologiques est resté attaché à cette confession ; et bien que marié à une protestante, ma mère, nous avons lu lors de la cérémonie de crémation, un texte du livre du père Antoine sur l'après-vie, livre auquel il tenait vraiment.

    Marthe Fage, sa soeur épouse Buguet, a fini ses jours Traverse Tiboulen à Marseille comme desservante du temple situé là. Nous nous arrêtions à chaque retour d'Algérie où mes parents étaient enseignants de lettres classiques et elle est hélas, décédée peu de temps après que je me sois installée dans la région.

    En espérant que ces renseignements vous éclairent sur le parcours de ma grand-mère et grand-tante. 

    bien à vous 
    MLaure VERTET


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  • Frère Jean et soeur Joséphine Benedetto, desservants du Temple de Nice dans les années 30

    Frère Jean et soeur Joséphine Benedetto, pendant l'Opération au Temple de Nice (Magazine Détective, 1952)

        On connait les noms des desservants du temple de Nice par l'article du Magazine Détective de 1952. 

        On trouve donc Jean Benedetto pour le mari et Thérèse pour sa femme. Cependant une carte postale de 1931 représentant le Temple de Nice est signée "votre soeur toute dévouée J. Benedetto".

    Frère Jean et soeur Joséphine Benedetto, desservants du Temple de Nice dans les années 30

        Par ailleurs, la fiche de recensement de la ville de Nice en 1936 indique comme habitant le "Temple Antoinette" (sic)(alors numéro 26 de l'Avenue de l'Assomption) : Jean Benedetto, né en 1881 à Bagnasco (Italie) ; Joséphine, née en 1884 à Béziers (France) comme épouse et Maria Crouzet, née en 1839 à ??? (en Espagne), comme belle-soeur.

        On ne donnera pas crédit au magazine Détective, bienveillant mais peu fiable. On pense donc bien que la desservante se nomme Joséphine. Jean-Marie Defrance dans Réveil - L'Apôtre de Jemeppe et sa Révélation (1932) précise que "la desservante est blanchisseuse ; on entend de loin le bruit des fers à repasser tombant en cadence sur la table".

    Frère Jean et soeur Joséphine Benedetto, desservants du Temple de Nice dans les années 30

        Un Jean Benedetto, marchand ambulant, demeurant à Paris, né le 22 avril 1881 à Bagnasco (Italie, province de Coni, dans le Piémont) se fait naturaliser français en date du 10 août 1927 (Journal officiel de la République française. Lois et décrets).

        On sait par le Magazine Détective que les desservants du temple de Nice était amis avec un ancien boucher Pastorelli. Il s'agit de Louis Pastorelli.


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  • Louis Pastorelli à Nice, rue Von-Derwies 2 (Annuaire de Nice 1931)

    Louis Pastorelli à droite (avec frère Jean et soeur Joséphine Benedetto, desservant du temple de Nice)

        Dans la rue Von Derwiès, au numéro 2, on connaît la présence d'une salle de lecture par le Journal officiel de la République française. Lois et décrets (4 février 1931).
        L'annuaire de l'année 1931 de la ville de Nice indique à ce numéro les noms notamment d'un Louis Pastorelli (avec le boucher Antoine Pin et le charcutier Dunghis), mais aussi un Coutin Vidal. 
       On peut se demander s'il ne s'agit pas là de notre Vital Coutin, desservant du temple de Saint Etienne (construit en 1935) et auteur de Le Maître de la Grande Pyamide (1937).

    Louis Pastorelli à Nice, rue Von-Derwies 2 (Annuaire de Nice 1931)

        Dans le recensement de la ville de Nice, à la rue Derwies en 1931, on retrouve Louis Pastorelli (né en 1866, sans profession) avec son épouse Cornélie. Ils se sont mariés le 10 octobre 1894 à Nice. C'est là qu'on apprend qu'il était d'origine italienne, bien que né au Cannet. Ses parents (Anastasio/Anastase et Francisca/Françoise Sassi) sont des pasteurs de Briga Maritima (Province de Coni, mais commune rattachée à la France en septembre 1947, à la suite du traité de Paris). Un frère Gioanni/Jean né en 1857 et une soeur Marianna/Marianne née en 1860 à Nice.
        Louis Pastorelli était alors en 1894 négiciant en vins à Nice. Il est légalement domicilié à Briga Maritima. Il se fait naturaliser Français le 6 mai 1911.
        Dans le magazine Détective de 1952, on le voit en photo avec les époux Benedetto et le présente comme un ancien boucher.
        Sur son acte de naissance on indique sa date de décès, en 1954.
        Son épouse Cornélie Modeste né Calviera, veuve d'un premier mariage (1886) d'avec Pierre Ghiran, est née à Levens (Alpes Maritimes) en 1867 et habite à Nice. Celle-ci décède à Nice en 1948.
        Le temple de Nice ouvre en 1931 et est tenu par le frère Jean et la soeur Joséphine Benedetto.

    Louis Pastorelli à Nice, rue Von-Derwies 2 (Annuaire de Nice 1931)

        Il ne faut pas confondre ce Louis Pastorelli avec Baptistin Pastorelli de Paris. Cependant il est possible que Louis soit un oncle de Bastistin. Impossible de le vérifier, le nom de Pastorelli étant très répandu dans la commune de Briga et dans la région de Nice en général. Cependant Baptistin habitait, au moment de son mariage en 1920, rue Caroline à Nice, une rue parallèle à la rue Derwies.


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  • Emile DURET & Julie CASTERMANT

    Emile DURET
    Né le 23 février 1873 - Silly, 7830, Hainaut, Wallonie, BELGIQUE
    Décédé
    Tailleur de pierre
    Marié le 9 mars 1901, Ecaussinnes-d'Enghien, 7190, Hainaut, Wallonie, BELGIQUE, avec Julie Emilie CASTERMANT 1878-?, couturière
    source : https://gw.geneanet.org/ecaussinnes?n=duret&oc=&p=emile

     

    dans les Satuts du culte de 1922 :

    M. Emile Duret, ouvrier carrier, né à Silly le vingt-trois février mil huit cent septante-trois, et son épouse qu'il assiste et autorise : dame Julie-Emilie Castermant, ménagère, née à Ecaussinnes-d'Enghien le treize janvier mil huit cent septante-huit, demeurant ensemble à Ecaussinnes-d'Enghien.

    Propriétés :
    M. Emile Duret et son épouse dame Julie-Emile Castermant :
    Commune d'Ecaussinnes-d'Enghien.
    Une maison-temple, sise lieu dit Pavé de Braine, reprise au cadastre section A, n° 562f, pour une contenance de septante mètres carrés, joignant la rue Pavé d'Ecaussinnes, le chemin de fer de l'Etat, Dumonceau-Pourtois.
    Et la nue propriété d'une maison et une terre, sise même lieu, reprise au cadastre section A, nos 562g et 562e, pour une contenance de neuf ares trente centiares, joignant le Pavé d'Ecaussinnes, le temple ci-dessus, le chemin de fer de l'Etat et Dumonceau-Pourtois.
    Les époux Duret se réservant l'usufruit de cet immeuble jusqu'au dernier vivant d'eux.


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  • Armand GOHY & Ida HALLEUX de Stembert

    Armand Joseph Dieudonné Gohy
    Né le 12 novembre 1880 - Stembert
    Décédé le 30 mars 1957 - Verviers, à l'âge de 76 ans

    Marié avec

    Ida Marie Louise Halleux
    Née le 30 décembre 1880 - Chaîneux
    Décédée le 9 mai 1955 - Stembert, à l'âge de 74 ans

    enfant(s)
    Alice Marie Catherine Gohy 1911-1988
    Née le 15 février 1911 - Campagne de Bronde (Stembert)
    Décédée le 25 novembre 1988 - Stembert, à l'âge de 77 ans
    Inhumée - Stembert

    Mariée le 2 septembre 1936, Stembert, avec Georges Henri Marie Joseph Nizet 1911-1988 dont
    Mariette Joséphine Josette Alice Nizet
    Georgette Victorine Armandine Guislaine Nizet
    Alice Marie Joseph Guislaine Nizet
    Marie-Paule Josette Renée Guislaine Nizet

    https://gw.geneanet.org/pierrepallage1?lang=fr&pz=loic&nz=pallage&p=alice+marie+catherine&n=gohy

     

    Statut du culte (1922) :
    Un temple, sis en lieu dit Campagne de Bronde, repris au cadastre section B, n° 164k, pour une contenance de nonante mètres carrés, joignant Gohy-Halleux, le chemin du Cerisier.

    M. Gohy :

    Ce dernier déclare renoncer à tous les droits de propriété quant à la citerne qui est construite sous le temple ci-dessus affecté par M. Bragard, droits qu'il s'était réservé dans l'acte de vente avenu devant Me Jaminet, ci-dessus rappelé.

    Tant que cette citerne existera, M. Gohy aura le droit de puiser l'eau par la pompe existant actuellement pour ses besoins.


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  • L'antoiniste Marie (L'Univers, 8 avril 1914)

                            LES TRIBUNAUX

                        L'ANTOINISTE MARIE

        La 4e section de la quatrième chambre civile, présidée par M. Molinié, a statué, hier, sur un procès en divorce intenté par Mme Welson, dessinatrice dans un journal américain, contre son mari, professant le culte antoiniste.
        Le tribunal a rendu le jugement suivant :
        Attendu que les époux Welson, sujets américains, se sont mariés, le 24 octobre 1906, à Rome (Italie) ; qu'ils habitent aujourd'hui Paul risque la dame Welson a formé contre son mari une demande en divorce ;
        Attendu que les documents et faits de la cause établissent que Welson à depuis longtemps déjà adopté, vis-à-vis de sa femme, une attitude incompatible avec les obligations que le mariage lui impose ; qu'il se refuse à subvenir aux besoins du ménage, en fondant son inertie sur la secte religieuse à laquelle il déclare appartenir et qui lui fait un devoir de négliger les détails matériels ; que cette manière de comprendre l'existence a eu malheureusement pour conséquence de rendre la vie très pénible pour la dame Welson ; que le travail personnel auquel elle est obligée de se livrer, au lieu d'être un réconfort, a aggravé la mésintelligence dont souffrait son ménage, car son mari y a trouvé un nouveau prétexte à la blesser et à s'éloigner d'elle.
        Que, lors d’une maladie qu’elle a faite, elle n’a trouvé chez sui que des reproches pour s’être fait soigner et de pas s’en être remis purement et simplement à la Providence ; que ce fait éclaire bien l'état d'esprit de Welson ; que celui-ci, d’ailleurs, a signifié formellement à sa lemme qu'il entendait ne reprendre la vie commune que la condition de la voir se conformer aux préceptes auxquels il obéit lui-même ; qu’on ne saurait faire grief à une femme de vouloir mener l'existence naturelle et normale pour laquelle elle est faite et que, si son mari la lui refuse, elle est fondée à se soustraire à des règles de vie qui ne dérivent ni de la loi ni même de son consentement, qu’en persistant dans son attitude, Welson marque, pour sa femme, un éloignement ou le tribunal est fondé à voir une injure grave.
        Le tribunal a prononcé le divorce aux torts et griefs du mari de secte antoiniste.

    L'Univers, 8 avril 1914

    _______________________________________________

     

    Les époux Giusepe / Welson

    Chronique des Tribunaux

                  De l'antoinisme au divorce
        « L’antoinisme », cette secte religieuse qui a même à Paris des églises, fait des victimes en faisant des adeptes.
        Pour donner libre cours à ses nouvelles croyances, car il les préférait de beaucoup à la vie conjugale, M. Eva Giusepe, entendant désormais vivre en toute liberté, a, par son attitude, obligé sa femme à demander le divorce.
        La quatrième chambre du tribunal sous la présidence de M. Molinié, vient de dissoudre l'union des deux époux en rendant le jugement que voici :
        Attendu que les époux Giusepe, sujets américains, se sont mariés le 24 octobre 1906 à Rome (Italie) ;
        Qu'ils habitent aujourd'hui Paris et que, suivant exploit de Chainant, en date du 26 janvier 1914, la dame Giusepe a formé contre son mari une demande en divorce ;
        Attendu que les documents et faits de la cause établissent que Giusepe a depuis déjà longtemps adopté vis-à-vis de sa femme une attitude incompatible avec les obligations du mariage.
        Qu'il se refuse à subvenir aux besoins du ménage en fondant son inertie sur les principes de la secte religieuse à laquelle il déclare appartenir et qui lui font un devoir de négliger les détails matériels ;
        Que cette manière de comprendre l'existence a eu malheureusement pour conséquence de rendre la vie très pénible pour la dame Giusepe, que le travail personnel auquel elle est obligée de se livrer (elle est dessinatrice), au lieu d'être un réconfort, a aggravé la mésintelligence dont souffrait son ménage, car son mari y puisait un nouveau prétexte à la blâmer et à s'éloigner d'elle ;
        Que lors d'une maladie qu'elle a faite, elle n’a trouvé chez lui que des reproches pour s’être fait soigner et ne pas s’en être remise purement et simplement à la providence ;
        Que ce fait éclaire bien l’état d’esprit de Giusepe, que celui-ci, d’ailleurs, a signifié formellement à sa femme qu’il entendait ne reprendre la vie commune qu’à la condition de la voir se conformer aux préceptes auxquels il obéit lui-même ;
        Qu’on ne saurait faire grief à une femme de vouloir mener l’existence naturelle et normale pour laquelle elle est faite et que si son mari la lui refuse, elle est fondée à se soustraire à des règles de vie qui ne dérivent ni de la loi ni même de son consentement ;
        Qu’en persistant dans cette attitude Giusepe marque pour sa femme un éloignement où le tribunal est fondé à voir une injure grave. Cette victime de l'antoinisme obtient donc à son profit le divorce de plano.

    Le Journal, 7 avril 1914


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  • Mrs. Nucci, adepte de Monaco

        “Who is this Mrs. Nucci ?”
        “She is the wife of a musician who plays in the Orchestra of Monte Carlo. She has herself been healed by Mr. Antoine after having been declared incurable by the Doctors. She went to Belgium to thank Mr. Antoine personally for having been healed by him and since then I think she has been healing the sick herself. She simply writes the name of the patient, sends it to Mr. Antoine and asks him to heal them. There are hundreds of people here in Monaco who have been healed by her through Mr. Antoine.”
        The Colonel looked at me with an inquiring gaze of astonishment. Continuing his questioning he asked, “Where does this Mrs. Nucci live? Will we be able to see her?”
        “Certainly. She receives everybody and will be glad, I am sure, to see you. She lives in the villa Montplaisir, Boulevard de L'Ouest here in Monaco. About ten minutes walk.”
        “I know where it is,” volunteered the Customhouse Officer, “and I will be glad to pilot you thither.”
        And to the Boulevard de L'Ouest we went following our volunteer guide.
        We soon found the Villa Montplaisir, a very simple little Villa. We ascended two stories and saw a name "Nucci" on the door. We knocked, a little girl opened, and upon our demand to see Mrs. Nucci she led us to the front room. A portly lady of about 40, short in statue, with healthy rosy cheeks and black hair, came to us with a very sympathetic smile. We asked her whether she was Mrs. Nucci. She answered in the affirmative and very amiably requested us to be seated, advancing a chair toward us and pointing also to a sofa near by.
        “Mrs. Nucci, we have just learned through one of your patients very much benefitted indeed by your treatment, that you have remarkable healing powers, and have brought to pass many cures in Monaco.”
        “I must beg your pardon, Gentlemen,” she answered with much earnestness while sweetly smiling, “I have no healing powers whatsoever myself. When sick people come to me I simply take their names, tell them to have full faith in Mr. Antoine, and that he will surely heal them. I write those names to Mr. Antoine, he receives the letters, works for these sick people, and if they deserve to be healed if they have the faith their healing quickly follows according to their merits.”
        “How did you come to know Mr. Antoine?”
        “I was very ill myself for many years. The doctors had vainly tried to help me. There were interior ulcers around my heart, and once or twice a week the doctors forced instruments into my chest to allow the pus matter to run out. I suffered untold agonies. A lady from Monaco, who is actually the Secretary of Mr. Antoine [Juliette Vittard], spoke to me about him-saying if I would have faith in his powers he would surely heal me. She named several persons here from Monaco who had been healed by him of reputed incurable diseases. I believed the lady knew of those healings in Monaco, and a sudden faith in Mr. Antoine's powers took possession of my whole being. The lady now his secretary, wrote to Mr. Antoine and within a week my pains left me; in two weeks I felt much better, and in one month I was entirely well, my appetite had returned and consequently my bodily strength. I have never felt any pains since and I repeat with infinite thankfulness, my cure was entirely due to Mr. Antoine, for I had forsaken the use of any kind of medicine from the moment my name was sent to the healer.”
        “This is really extraordinary,” I replied. “But how did you come to be a healer yourself—for people believe that you have the same healing powers?”
        “This is a mistake gentlemen. As I stated before, I have no healing powers myself. I only invoke the aid of the Master. I seem to draw strength from him and transmit it to the patients. I am simply an intermediary.”
        While we were thus entertained by Mrs. Nucci we had been interrupted several times by persons coming into the room, some sick desiring her to write to Mr. Antoine in their behalf and others came expressly with joyous countenance, to thank her for the complete healing of themselves or of their children. To the sick persons, Mrs. Nucci invariably told them to have faith and that they would soon be well—she would write to the Master that very night.
        We took leave of the good lady taking with us the decided impression that she was an honest, benevolent, tender-hearted, whole souled, and very truthful person.

    […]

        I took lunch with the Nucci's, got acquainted with a little sister of Madeleine [fille de Mrs. Nucci], and soon there entered Mr. Nucci, the husband and father. He just came from his daily morning rehearsal of the Casino's Orchestra. He plays the first bass viol. He was a striking personality, tall, slim, large black restless eyes, black hair, a true bundle of ever vibrating Italian nerves. He showed real politeness. In all, a sympathetic, attractive figure, was this husband of Mr. Antoine's favorite Apostle.
        I went nearly every afternoon, as I had become very interested in her work. I wanted to see more of it before arriving at my conclusion. It was all so strange—so fabulous—almost legendary.

    […]

        The Husband of Mrs. Nucci played in the orchestra of Monte Carlo, the most aristocratic gambling place in all Europe, during the winter season, and in the orchestra of Vichy, the aristocratic summer resort, with its wonderful springs in Central France, during the summer months.
        He generally leaves Monte Carlo for Vichy in the beginning of May. The year I was in Monaco Mrs. Nucci decided to pass thru Belgium on her way to the summer season at Vichy, to go and give thanks to the Master Antoine, in the name of all the sick people he had healed upon the intercession of Mrs. Nucci.

    Albert Van der Naillen, Most sacred revelations given to the world by Antoine the wonderful Belgian healer
    The Park Printing Co., 1927, pp.10-13 & pp.36-37 & p.75

     

    Traduction :

        "Qui est cette Mme Nucci ?"
        "Elle est l'épouse d'un musicien qui joue dans l'Orchestre de Monte-Carlo. Elle a elle-même été guérie par M. Antoine après avoir été déclarée incurable par les médecins. Elle s'est rendue en Belgique pour remercier personnellement M. Antoine d'avoir été guéri par lui et depuis, je pense qu'elle guérit elle-même les malades. Elle écrit simplement le nom du patient, l'envoie à M. Antoine et lui demande de les guérir. Il y a des centaines de personnes ici à Monaco qui ont été guéries par elle grâce à M. Antoine."
        Le colonel me regarda avec un regard inquisiteur d'étonnement. Poursuivant son interrogatoire, il demanda : "Où habite cette Mme Nucci ? Pourrons-nous la voir ?"
        "Certainement. Elle reçoit tout le monde et sera heureuse, j'en suis sûr, de vous voir. Elle vit dans la villa Montplaisir, Boulevard de L'Ouest, ici à Monaco. Environ dix minutes de marche."
        "Je sais où il est," se proposa l'officier des douanes, "et je serai heureux de vous y conduire."
        Et jusqu'au boulevard de l'Ouest, nous sommes allés suivre notre guide bénévole.
        Nous avons rapidement trouvé la Villa Montplaisir, une petite villa très simple. Nous sommes montés sur deux étages et avons vu un nom "Nucci" sur la porte. Nous avons frappé, une petite fille ouvrit et, à notre demande de voir Mme Nucci, elle nous a conduits à la salle d'entrée. Une dame corpulente d'environ 40 ans, courte en statue, aux joues roses et aux cheveux noirs, est venue nous voir avec un sourire très sympathique. Nous lui avons demandé si elle était Mme Nucci. Elle répondit par l'affirmative et nous demanda très aimablement de nous asseoir, en avançant une chaise vers nous et en montrant aussi du doigt un canapé à proximité.
        "Mme Nucci, nous venons d'apprendre par l'un de vos patients que votre traitement a été très bénéfique, que vous avez des pouvoirs curatifs remarquables et que vous avez fait passer de nombreux traitements à Monaco."
        "Je dois vous demander pardon, messieurs, répondit-elle avec beaucoup de sérieux tout en souriant doucement, je n'ai moi-même aucun pouvoir de guérison. Quand des malades viennent me voir, je prends simplement leur nom, je leur dis d'avoir pleinement confiance en M. Antoine, et qu'il va sûrement les guérir. J'écris ces noms à M. Antoine, il reçoit les lettres, travaille pour ces malades, et s'ils méritent d'être guéris, s'ils ont la foi, leur guérison suit rapidement selon leurs mérites."
        "Comment avez-vous connu M. Antoine ?"
        "J'ai été moi-même très malade pendant de nombreuses années. Les médecins avaient vainement essayé de m'aider. Il y avait des ulcères intérieurs autour de mon cœur, et une ou deux fois par semaine, les médecins me forçaient la poitrine avec des instruments pour que le pus s'écoule. J'ai souffert d'innombrables souffrances. Une dame de Monaco, qui est en fait le secrétaire de M. Antoine, m'a parlé de lui – disant que si j'avais confiance en ses pouvoirs, il me guérirait sûrement. Elle a nommé ici plusieurs personnes de Monaco qui avaient été guéries par lui de maladies incurables réputées. Je croyais que la dame connaissaît ces guérisons à Monaco, et une foi soudaine dans les pouvoirs de M. Antoine a pris possession de tout mon être. La dame qui est maintenant sa secrétaire, écrivit à M. Antoine et en une semaine mes douleurs me quittèrent ; en deux semaines je me sentais beaucoup mieux, et en un mois je me sentais tout à fait bien, mon appétit était revenu et donc ma force physique. Je n'ai jamais ressenti de douleurs depuis et je répète avec une infinie reconnaissance, ma guérison était entièrement due à M. Antoine, car j'avais abandonné l'usage de tout médicament depuis le moment où mon nom a été envoyé au guérisseur."
        "C'est vraiment extraordinaire", lui ai-je répondu. "Mais comment êtes-vous devenu vous-même guérisseur, car les gens croient que vous avez les mêmes pouvoirs de guérison ?"
        "C'est une erreur, messieurs. Comme je l'ai déjà dit, je n'ai moi-même aucun pouvoir de guérison. Je n'invoque que l'aide du Maître. J'ai l'impression de puiser des forces en lui et de les transmettre aux patients. Je ne suis qu'un intermédiaire."
        Alors que nous étions ainsi divertis par Mme Nucci, nous avions été interrompus à plusieurs reprises par des personnes entrant dans la salle, certaines malades désirant qu'elle écrive à M. Antoine en leur nom et d'autres venaient expressément avec un visage joyeux, pour la remercier de la guérison complète d'eux-mêmes ou de leurs enfants. Aux malades, Mme Nucci leur disait invariablement d'avoir la foi et qu'ils seraient bientôt en bonne santé – elle écrirait au Maître le soir même.
        Nous avons pris congé de la bonne dame en emportant avec nous l'impression décidée qu'elle était une personne honnête, bienveillante, tendre de cœur, d'âme entière et très sincère.

    […]

        J'ai déjeuné avec les Nucci, j'ai fait la connaissance d'une petite sœur de Madeleine, et très vite M. Nucci, le mari et le père, est entré. Il revient tout juste de sa répétition matinale quotidienne de l'orchestre du Casino. Il joue de la première basse de viole. C'était une personnalité frappante, grand, mince, de grands yeux noirs agités, des cheveux noirs, un vrai paquet de nerfs italiens toujours vibrants. Il a fait preuve d'une grande politesse. Au total, un personnage sympathique et séduisant, c'était le mari de l'apôtre préféré de M. Antoine.
        J'y allais presque tous les après-midi, car je m'intéressais beaucoup à son travail. Je voulais en voir plus avant d'en arriver à ma conclusion. C'était si étrange, si fabuleux, presque légendaires.

    […]

        Le mari de Mme Nucci jouait dans l'orchestre de Monte-Carlo, la place de jeu la plus aristocratique d'Europe, pendant la saison d'hiver, et dans l'orchestre de Vichy, la station d'été aristocratique, avec ses magnifiques sources du centre de la France, pendant l'été.
        Il quitte généralement Monte-Carlo pour Vichy début mai. L'année où j'étais à Monaco, Mme Nucci décida de passer par la Belgique pour se rendre à la saison d'été à Vichy, pour aller remercier le Maître Antoine, au nom de tous les malades qu'il avait guéris par l'intercession de Mme Nucci.

    _____________________________________________

        Voilà ce qu'on apprend par le récit d'Albert van der Naillen dans son petit livre Most sacred revelations given to the world by Antoine the wonderful Belgian healer (1927). Dans les annuaires de la Principauté de Monaco, on trouve différentes références à des Nucci, notamment un musicien et une Joséphine, au 26, rue Grimaldi, sans pouvoir dire de qui il s'agit :

    Mrs. Nucci, adepte de Monaco

    Joséphine Nucci, recencée en 1906 à Beausoleil

    Mrs. Nucci, adepte de Monaco

    Nucci, musicien, habitant de la Condamine en 1913

    Mrs. Nucci, adepte de Monaco

    Nucci Mme J. habitant de la Condamine en 1923

     

        Une carte postale signée Clémentine Nucci est envoyée de Jemeppe : "Un grand bonjour à tous chez nous - le Maître a pu bien travailler, donc confiance - tout ira bien - amitiée - Clémentine Nucci".

    Mrs. Nucci, adepte de Monaco


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  • Roger Auque en 2004, sur le plateau de Thierry Ardisson (INA)

    Roger Auque en 2004, sur le plateau de Thierry Ardisson (INA)

     

         Fils d'un assureur de Roubaix, gaulliste de gauche, ancien d'Indochine, et d'une mère communiste, Roger Auque, né le 11 janvier 1956 à Roubaix et mort le 8 septembre 2014, est un journaliste, espion et diplomate français.

        Il raconte dans "Un Otage à Beyrouth" (1987) : "Je n'ai pas reçu d'éducation religieuse bien qu'ayant été baptisé dans le culte antoiniste, un culte suivi par ma mère, qui respecte le christianisme mais qui se célèbre dans un temple. Je suis donc athée. Pourtant, au bout de deux heures, je me retrouve à genoux, sur le matelas, face au mur, à « prier » entre guillemets car je ne connais pas les phrases rituelles. Je prie Dieu, le Seigneur, et Jésus-Christ en même temps, mais sans vraiment faire la différence. Je demande aide et protection pour tous les miens. Je me surprends à annoncer : « Mon Dieu, Seigneur, protégez et aidez Marlène, la femme que j'aime. Aidez-moi et protégez ma vie. » Je ne suis pas devenu mystique, mais je ressens au plus profond de moi-même une émotion indéfinissable, comme si dans mon cachot je n'étais plus seul, mais pénétré par une forte présence que je nommerais Dieu. Je ne le sais pas encore. Je n'ai, en effet, pas de références pour l'analyser, mais, en moi, à côté et au-dessus de moi, quelque chose de tout puissant est présent, que je ne peux définir que par un seul mot : Dieu. Je découvre une spiritualité qui me pousse à communiquer. Je me rends compte que, dans mon désespoir, j'ai besoin d'aide. Cette première nuit, j'éprouve un sentiment inconnu jusqu'alors. Pourtant, je me suis déjà trouvé dans des situations difficiles et dangereuses où, généralement, je ne comptais que sur moi. 

    cf. l'article de Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Auque


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  • Léon Tolstoï et Valentin Boulgakov en 1910

    Léon Tolstoï et Valentin Boulgakov en 1910

        On sait que Léon Tolstoï avait pris connaissance de la Révélation du Père Antoine par le biais de son journal intime ainsi que des écrits de son secrétaire Valentin Boulgakov. Voici ce qu’il déclara à propos de la philosophie de l’antoinisme, vers 1910 :

     

        Extraits du journal de Tolstoï :

    [28 сентября 1910]. Жив. Но нездоров, слаб. Приезжала Саша. Я ровно ничего не делал и не брался за дело, кроме писем, и тех мало. Ездил к М[арье] А[лександровне]. Там Николаев. Возвращаясь, на выезде из деревни, встретил Ч[ерткова] с Ростовце[вы]м. Поговорили и разъехались. Он явно б[ылъ] оч[ень] рад. И я также. Веч[ером] читал. Одна книга писателя из народа, соревнователя Горького, а интересная книга: Antoine Guerisseur. Верное религиоз[ное] мировоззрение, только нехорошо выраженное.

    [28 septembre 1910]. Vivant. Mais santé mauvaise, faible. Sasha est arrivée. Je n'ai absolument rien fait et je n'ai rien entrepris de mon travail, sauf des lettres, et seulement très peu. Je suis allé chez Maria Alexandrovna [impératrice consort de Russie]. Là, il y avait Nikolaïev. En revenant du village, a rencontré Chertkov [éditeur de Tolstoï] avec Rostovtsev. Nous avons parlé et nous nous sommes séparés. Il était visiblement très content. Et moi aussi. Dans la soirée, j'ai lu. Un livre d'un écrivain du peuple, concurrent de Gorki, mais un livre intéressant : "Antoine le Guérisseur". Véritable vision religieuse du monde, mais mal exprimée.

     

    […]

    1 Окт. […] Черткова статья о душе и Боге, боюсь, что слишком ум за разум. Радостно, что одно и тоже у всех истинно самобытных религиозных людей. У Antoinle Guerisseur тоже.

    1er oct. […] L'article de Chertkov à propos de l'âme et de Dieu, j'ai peur qu’il a tout à fait raison. Il est bien que la même chose soit pour tous les religieux véritablement originaux. Pour Antoine le Guérisseur aussi.

     

    Source : http://az.lib.ru/t/tolstoj_lew_nikolaewich/text_1050.shtml

     

        Une édition annotée (Дневник 1910 г. Примечания) indique, plus précisément :

    Antoine le Guérisseur. Верное религиозноe, мировоззрение, только нехорошо выраженное. — Толстой получил 12 сентября 1910 г. книгу: «Culte Antoiniste. Révélation d’Antoine le Guérisseur (dédicacé L. T. 12 sept.)» [«Культ Антуанистов. Откровение Антуана целителя - с посвящением Л. Т-му (франц.). »].

    Д. П. Маковицкий приводит слова Толстого об этой книге. «Прекрасная книга. У него религиозно-нравственное учение совершенно сходное с моими взглядами, и, читая книгу, я встречаю свои мысли, что мир — иллюзия, что в душе бог. Он учит, что только любя врагов, узнаешь бога».

    Далее Маковицкий пишет в записи от 29 сентября: «А вечером за столом Лев Николаевич прочел из этой книги, составленной двумя последователями Antoine’а (один из них — женщина, стенографировавшая его речи) биографию необразованного Antoinea, родившегося в 1846 г. близ Льежа [Бельгия], в семье углекопа; сам он рабочий на металлургической фабрике. Он вегетарианец, жена согласна с ним; они воспитывают двух сирот. Он был католиком, потом увлекался спиритуализмом — не экспериментальной стороной его, а нравственной. Он объясняет по-своему непонятные места Библии. Многие обращаются к нему, и он исцеляет их от болезней. Лев Николаевич советовал Булгакову прочесть эту книгу». См. также дневник Булгакова, стр. 324 и 327.

    Antoine le guérisseur. Vrai vision religieuse du monde, seulement mal exprimée. Tolstoï a reçu un livre le 12 septembre 1910 : « Culte antoiniste. Révélation d'Antoine le guérisseur (dédicacé L. T. 12 sept.) : ».

     

     

     

    D.[ushan] P.[etrovitch] Makovitsky rapporte les paroles de Tolstoï à propos de ce livre. « Beau livre. Il a un enseignement religieux et moral qui est tout à fait semblable à mon point de vue, et quand j'ai lu le livre, je retrouve mes pensées comme quoi le monde est une illusion, que Dieu est dans l'âme. Il enseigne que ce n’est qu’en aimant ses ennemis que l’on connaît Dieu. »

    Plus loin, Makovitsky écrit dans ses écrits du 29 septembre : « Dans la soirée, à table, Lev Nikolaïevitch lu dans ce livre, composé par deux disciples d’Antoine (l'un d'eux est une femme qui sténographie son discours), la biographie d’Antoine, sans éducation, né en 1846, près de Liège [Belgique], dans une famille de mineur ; il travaillait lui-même à l'usine métallurgique. C'est un végétarien, sa femme le suit en tout ; ils recueillent deux orphelins. Il était catholique, puis il s’initia au spiritisme – non pas le côté expérimental de celui-ci, mais la morale. Il explique à sa manière les endroits inintelligibles de la Bible. Beaucoup de gens se tournent vers lui, et il les guérit de diverses maladies. Lev Nikolaïevitch conseilla à Boulgakov de lire ce livre. »

     

     

    Voir aussi le journal de Boulgakov, p. 324 et 327, à une remarque de Sofia Andreevna :

    В. Ф. Булгаков в своем Дневнике (стр. 327) рассказывает, что 29 сентября во время чтения книги Culte Antoiniste, Лев Николаевич, между прочим, прочел одно место о любви к врагам. — «Это притворство! — заметила присутствовавшая тут же Софья Андреевна. — Я этого не понимаю!» — «Непонимание предмета еще не опровергает его, — сказал в ответ на это замечание Лев Николаевич».

    V.F. Boulgakov dans son journal (p. 327) dit que, le 29 septembre, en lisant le livre du Culte Antoiniste, Lev Nikolaïevich, entre autres, a lu un passage sur l'amour de ses ennemis. « C'est de la comédie ! – a remarqué immédiatement Sofia Andreïevna. Je ne peux pas comprendre cela ! » – « Ne pas comprendre un sujet ne le réfute pas encore », a déclaré Léon Nikolaïevitch [Tolstoï] en réponse à cette remarque. » 

    Source : http://tolstoy-lit.ru/tolstoy/dnevniki/1910/dnevnik-1910-prim-8.htm

     

    Boulgakov raconte que Léon Tolstoï évoquera encore ce livre le 1er octobre, le 5 octobre, et le 6 octobre où il précise le propos de l’écrivain et penseur russe :

    Очень хороша; как может рабочий писать таким немного напыщенным тоном? Но сущность очень глубока, одна, вечна. Разумеется, это такая книжка — никто на нее внимания не обратил.

    Très bien ; comment un travailleur peut-il écrire d’un ton si légèrement pompeux ? Mais l'essence est très profonde, unique, éternelle. Bien sûr, c'est un tel petit livre – personne n'y a prêté attention.

    Source : http://feb-web.ru/feb/tolstoy/critics/ma4/ma4-147-.htm?cmd=p


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  •     Dans la revue Leodium (Société d'art et d'histoire du Diocèse de Liège) de 1928, Pierre Debouxhtay s'adresse aux lecteurs en indiquant que "les renseignements sur deux antoinistes schismatiques : Dor (à Roux, puis à Uccle) et Jousselin (à Verviers, puis à Paris) seraient les bienvenus".

        Il publie son livre de référence (Antoine le guérisseur et l'antoinisme) quelques temps après, en 1934. Il ne signale qu'en note le fait que "dans le tome II, un chapitre sera consacré à Dor et à ses doctrines". Le tome II ne verra jamais le jour. On ne saura pas s'il avait l'intention d'en dire plus également sur M. Jousselin.

        En fin de son ouvrage, Délivrez-nous du mal (Grasset 1936), Robert Vivier indique ce schisme dans une note de bas de page : "Signalons que l'antoinisme a connu des schismes, ceux de Pierre Dor dans le Hainaut et de Jousselin à Verviers".

        C'est donc à Pierre Debouxhtay que l'on doit cette indication de l'existence de ce M. Jousselin. Malheureusement, il ne l'évoque pas dans son livre de 1945, alors qu'il s'attarde longuement sur la dissidence du temple d'Angleur par le frère Hanoul.

        Dans un numéro de Touche à tout de novembre 1913, consacré aux guérisseurs parisiens, on trouve mention d'un M. Jousselin. "Ce jeune apôtre et thaumaturge ne s'adresse qu'à l'âme, et emploie, pour guérir les maladies, non plus un remède secret, mais une force secrète sur laquelle nous ne pouvons obtenir le moindre éclaircissement. C'est en vain que nous insistons. M. Jousselin secoue sa longue chevelure et roule ses yeux de visionnaire mais ne répond pas ; enfin il dit, lassé : « C'est de la philosophie transcendante » ; du coup nous ne le retenons plus et le guérisseur peut aller devant un auditoire effaré, mais sympathique, exposer ses nobles projets. Là, il avoue son ignorance avec une modestie touchante, mais il a des convictions et il faut qu'on les partage. Il veut, donc fonder une belle ligue d'éthique et du bien moral qui, naturellement, régénérera le monde entier."

    Dissidence de M. Jousselin

        On y trouve également une photo de ce M. Jousselin. Le texte fait également référence au Père Antoine en ces termes : "Cette clairvoyance, le guérisseur Antoine de Belgique la possède au plus haut degré et c'est là, paraît-il, une des principales causes de son succès. Parmi les milliers de malades qui viennent chercher auprès de lui la guérison, il n'y en a pas un dont il puisse indiquer la nature du mal. « Il lit en nous aussi bien que dans un livre, mieux encore puisqu'il ne sait pas lire », disait un de ses naïfs admirateurs."

        Enfin dans la Revue spirite, du 1er novembre 1910, on lit un encart concernant un professeur Jousselin venant de Belgique, s'agit-il là de notre Jousselin ? Le nom de son École de philosophie pratique et d'Ethique semble rappeler ce que disait Touche à tout en fin d'article.

        

    Dissidence de M. Jousselin

        Sous le titre d'École de philosophie pratique et d'Ethique, le professeur Jousselin, spiritualiste initié aux phénomènes psychiques, espère enseigner et appliquer la méthode d'observation et d'éducation des types humains qu'il a expérimentée pendant plus de deux ans en Belgique sur plusieurs milliers de personnes.
        M. Jousselin observe d'abord la physionomie et l'attitude générale de son sujet et découvre, par des procédés scientifiques, par l'intuition ou par des dons personnels, le caractère, les tendances, les aspirations et l'état de santé de l'individu qu'il observe.
        Les conseils pratiques que peut donner M. Jousselin ont donc une base positive qui n'est autre que le tempérament psycho-physiologique du sujet ; ils sont très utiles pour la conduite générale de la vie et modifiables suivant la voie et les aptitudes qui correspondent à un tempérament particulier.
        Enfin, quand besoin est, dans la mesure de son pouvoir et aussi de la confiance qu'on lui accorde, M. Jousselin agit fluidiquement sur les âmes affligées ou malades. Pour ces derniers cas, l'inspiration de se rendre auprès du guérisseur, exécutée avec promptitude, facilite l'opération.
        Les cours seront annoncés ultérieurement. Adresse provisoire pour les consultations et les renseignements.

                                                                  R. JOUSSELIN
                                                  
    12, rue de la Picardie, Paris (3e arrond.).

        Tous les jours de 4 à 7 ; le lundi, le jeudi et le samedi, de 8 à 9 heures du soir.

    Revue spirite, 1er novembre 1910


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  • Antoinistes - Couple avec enfants


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  • Antoinistes - Couple avec enfants - détail


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  • Calisto Peretti, peintre sauvé par les Antoinistes

    Calisto Peretti (Trentini nel Mondo - Marzo 2016) 
    https://issuu.com/rivista_trentininelmondo/docs/marzo_2016

        Degli immigrati cechi di culto Antonista indicano le cure naturali che guariscono il bimbo gravemente ammalato, quindi i Masson, una famiglia del posto, lo nutrono ed allevano come un figlio. (Les immigrants tchèques de culte Antoiniste indiquent les remèdes naturels qui guérissent l'enfant gravement malade, alors que les Masson, une famille locale, le nourrit et l'élève comme un fils.)

     

        In seguito, vivendo in una baracca umida e fredda, io inevitabilmente contrassi una broncopolmonite.
        A volte, come in un flash-back, ho un ricordo febbricitante e doloroso di una canzone che mamma mi cantava, con un singhiozzo in gola:"Nanna, dodo, nanna dodo, questa sera vien papà". Per i medici io ero condannato. Una coppia di immigrati cechi compassionevoli aiutava mia madre come poteva. Quella brava gente erano seguaci del Culto Antonista considerato  ingiustamente come una setta. Ma non aveva nulla di settario poichè rispettava tutte le filosofie e le religioni. Mamma, malgrado la sua educazione cristiana, era disperata e accettò il loro aiuto.
        Molto tempo fa mi ricordo che un giorno mi raccontò di avermi guarito, seguendo i consigli di questa coppia, spalmandomi completamente con una mistura di erbe e di oli (probabilmente essenziali). Checché se ne voglia dire, io devo la vita a queste persone che ho sempre rispettato.  Mamma gli è rimasta fedele fino alla fine.
        Noi continuavamo a vivere nelle difficoltà, mia mamma doveva allevare tre figli senza mezzi. Allora sempre questa coppia ceca ci mise in contatto con una famiglia belga senza figli loro conoscenti, i signori Masson, che molto caritatevolmente mi accolsero, curarono, nutrirono, circondandomi di affetto per quasi tre anni. Sono diventati i miei padrini Emile e Georgina.  Oggi non ci sono più ma penso a loro con una profonda gratitudine, emozione e tenerezza. 

    source : http://calistoperetti.be/textes/italien/page2.html

        Par la suite, vivant dans le baraquement humide et froid, j'ai contracté inévitablement une bronchopneumonie.
        Parfois, un flash-back ravive en moi le souvenir fiévreux et douloureux d'une chanson que me chantait maman, un sanglot dans la voix: "Nanna dodo, nanna dodo, questa sera vien papa". Pour les médecins j'étais condamné! Un couple d'immigrés tchèques compatissants aidait ma mère comme il le pouvait. Ces braves gens étaient adeptes du Culte Antoiniste considéré à tort comme une secte qui n'avait rien de sectaire puisque respectueux de toutes philosophies et religions. Maman, malgré son éducation chrétienne, en désespoir de cause, accepta leur aide.
        Il y a très longtemps je me souviens qu'un jour elle m'avait raconté m'avoir guéri, suivant leurs conseils, en m'enduisant complètement d'une mixtion d'herbes et d'huiles (probablement essentielles). Quoique l'on puisse penser, je leur doit la vie et le respect! Maman leur est restée fidèle jusqu'au bout.
        Continuant à vivre dans les difficultés avec nous trois, toujours ce même couple tchèque connaissait M. et Mme Masson, un ménage sans enfants qui, charitable, m'ont accueilli, nourri, soigné et entouré d'amour durant près de 3 années. Ils sont devenus parrain Emile et marraine Georgina. Aujourd'hui, ils ne sont plus, mais je pense à eux avec une profonde gratitude, de l'émotion et de la tendresse.

    Source : http://www.calistoperetti.be/textes/page2.html

    Calisto Peretti (Né à Saint-Ghislain le 29 mars 1937), Peintre - Sculpteur - Graphiste, est fils d'un mineur venu s'installer en Belgique dans les années '30. Il n'a pas connu son père, terrassé six mois après sa naissance. L'absence paternelle marquera toute sa jeunesse. Il trouvera refuge à ses angoisses dans le dessin.


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  • Également à Chaineux (actuellement dans la Commune de Herve)
    À Chaineux, la Vierge serait également apparue en 1933. Cette année là, elle devait avoir des fourmis dans les jambes... Là, l’événement se situe le 5 octobre.
    Trois témoins de Houlteau-Chaineux, Jeanne Emonds âgée de cinq ans, issue d’une famille très pauvre et de culte Antoiniste, Marie (10 ans), sa sœur qui l’accompagnait lors de cette première apparition, ainsi qu’une voisine, Bertine Weusten, auraient été témoin de ce prodige.

    La Vierge nous rend visite...
    Le saviez-vous ?
    Présence, le mensuel d'éducation permanente du
    Centre culturel de Dison
    n° 350 - octobre 2013, p.14
    source : http://www.ccdison.be/presence/Presence_350-10-2013_web.pdf


    Le 5 octobre, c'est une fillette qui vit la première la Vierge apparaissant dans un nuage à Chaineux. D'autres personnes virent ensuite, ce jour-là et d'autres jours qui suivirent. Certaines personnes entamèrent même un dialogue avec l'apparition. Le 15 octobre, le petit Charles Gillet la vit arriver vers lui, de loin, dans le ciel, en grandissant. Elle saignait légèrement du côté gauche. Elle lui demanda un oratoire et déclara qu'elle ne reviendrait plus "à cause de ceux qui raillent." Mais par ses supplications, l'enfant obtint que la Vierge changeât d'avis. Le 17 octobre, il y avait là plus de 5000 personnes assemblées. L'enfant était tenu par deux prêtres. La Vierge lui dit qu'elle ne reviendrait plus parce que tout cela faisait trop de peine aux parents du petit. Malgré la création rapide d'un comité d'organisation du pèlerinage et des prières, ce site d'apparitions tomba rapidement dans l'oubli.
    Marc Hallet, Les apparitions de la Vierge et la critique historique, liège, 2011
    LA GRANDE VAGUE BELGE D'APPARITIONS MARIALES, p.185
    source : https://fr.scribd.com/doc/62639179/Les-apparitions-de-la-Vierge-et-la-critique-historique


    Le 5 octobre 1933, puis à 17 reprises dans les semaines suivantes, la Vierge Marie est observée, belle, vivante, pleine de douceur et de tendresse, par trois témoins d'Houlteau-Chaineux, bourg paisible de la Wallonie (diocèse de Liège), sorti de la torpeur économique au cours du XIXe siècle grâce à l'essor de l'industrie textile. Jeanne Edmonds, Charles Gillet (5 ans) et Georges Dunaime (37 ans) furent les bénéficiaires de cette grâce exceptionnelle.
    Amis et prêtres les accompagnèrent rapidement dans la prière et les sacrements. Les faits furent transmis aux autorités ecclésiastiques. Mais Mgr Kerkhofs, évêque diocésain, déjà sollicité par d'autres manifestations (Beauraing, Banneux, etc.) préféra ne pas prendre de décision canonique ni mener une enquête longue et complexe.
    L'église de Chaineux prend son origine en 1671 lorsque le roi Charles II d'Espagne décida de la construction d'une chapelle catholique en ces lieux. En 1703, naquit ainsi une nouvelle paroisse communale. L'édifice originel, détruit en 1834, fut remplacé trois ans plus tard par une église de style néoclassique, plus vaste et plus attrayante. Elle abrite une belle statue de la Vierge à l'Enfant de Ponday de Rendeux (1736).

    La Carte mariale du monde
    source : http://www.cartemarialedumonde.org/fr/sanctuaire-info/houlteau-chaineux


       Dans le journal du chanoine Jean Schmitz, secrétaire particulier de l’évêque de Namur Mgr Heylen, tenu de août 1914 à février 1919, on lit :
    "Jeudi, 4 novembre [1915]
        Au Grand Duché, un ministère clérical arrive au pouvoir. Deo Gratio et bravo à la Petite Grand Duchesse.
        Nous continuons les apprêts de la Réponse au Livre Blanc : les dominicains de S. Servais copient la Note, les Chanoines de S. Augustin la réponse de Liège, je prépare les lettres d’accompagnement au Nonce, au Cardinal, aux Ambassadeurs, au Gouverneur Général, à Sa Sainteté le Pape Benoît XV.
        Mgr s’est rendu le 28 octobre à Dinant, pour la bénédiction de l’Ouvroir, dirigé par Melle del Marmol. On a fait des difficultés à l’œuvre, parce qu’on a éliminé une Antoiniste, la fille d’Antoine Eliet, le chef des Antoinistes de Dinant. A noter que cette fille était entrée avec la recommandation de M. le Curé de Leffe, qui l’a d’abord protégée contre les moqueries de ses compagnes. Mais quand il eut constaté qu’elle faisait, de la façon la plus sotte et fanatique, de la réclame pour l’Antoinisme, il l’a priée ou plutôt engagée à sortir : Inde irae."

    La Vierge apparaît à Chaineux (Paris-soir, 18 oct 1933) 

    La Vierge apparaîtra-t-elle de nouveau, ce soir au petit mécano de Chaineux ?

    Article de Paris-soir, du 18 octobre 1933

    cliquez sur l'image pour agrandir

     

    Apparu peu de temps après celle de Banneux (du 15 au 20 janvier 1933), l'affaire n'a pas été prise au sérieux. Les parents antoinistes des petites Jeanne et Marie ne laissaient peu de crédit aux dires des enfants.

    Apparition de la Vierge à des Antoinistes

     

     

    photo issue du Livret Les Apparition de la Vierge à Houlteau-Chaineux  (1933)

    les trois visionnaires, Marie Emonds (10 ans), Jeanne Emonds (5 ans) et Charles Gillet (12 ans), le petit mécano de l'article

    (source : www.arvia.be)


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  • Albert et Marie Mockel avaient perdu leur fils unique Robert à la fin de la guerre de 1914-1918. Adonnés au spiritisme, ils sont entrés en communication avec le mort ; la mère, du moins, en était tout à fait convaincue. Voici comment Marlow, vers la fin de 1924, accueillit cette nouvelle :

    Mon cher Albert,

    Ce n'est pas la première fois que je vois le spiritisme opérer ce miracle, et la sérénité qu'il apporte aux âmes les plus angoissées est vraiment admirable. Quelle joie pour votre femme que de réentendre la voix de son fils et quel apaisement pour vous, mon pauvre ami, qui cherchez en vain la paix de l'esprit et du coeur. Il faut encourager toutes les superstitions si elles parviennent à sauver les âmes. Je ne suis pas de ceux qui rejettent les dogmes et les croyances. Si, pour ma part, je suis libre penseur, j'approuve toujours l'idée religieuse, le spiritisme et même le fétichisme le plus absurde du moment où j'y sens attaché le bonheur de l'un ou de l'autre être. J'ai défendu l'Antoinisme devant mes confrères inquiets d'une concurrence plutôt qu'épris de vérité. J'ai engagé plusieurs de mes malades, qui me parlaient de Lourdes, à faire le pèlerinage, et quand j'ai vu des malheureux se jeter à coeur perdu dans le spiritisme et y trouver l'apaisement et la joie, je les ai approuvés d'enthousiasme. Car il y a quelque chose de si absurde et de si orgueilleux à vouloir au nom d'une science en perpétuelle évolution condamner telle ou telle croyance ! Croyez-moi, mon cher Albert, encouragez votre femme. Et qui sait ? Maeterlinck a peut-être raison.

     

    Peu après, début janvier 1925 vraisemblablement, il précisa sa réaction personnelle à l'égard du spiritisme, qui n'est pas sans heurter son esprit critique,dit-il avec une fermeté dont on peut déduire que ses positions de libre penseur étaient inexpugnables.

    Ainsi vous avez découvert dans le spiritisme une source nouvelle de joie. Je n'en suis nullement étonné : vous aviez vu votre femme puiser dans cette doctrine un tel réconfort et sans doute aviez-vous assisté à des troublants phénomènes que forcément vous aussi vous êtes devenu spirite. Vous connaissez mes idées à ce propos : je vous les ai exprimées dans une précédente lettre. Vous me permettrez maintenant de vous parler à cœur ouvert et de vous demander un service d'ami. J'ai eu de fréquentes occasions de rencontrer des spirites convaincus et souvent j'ai été sollicité d'assister à leurs séances. J'ai toujours décliné leurs invitations et toujours j'ai refusé de discuter leurs doctrines. Attitude que vous qualifierez comme vous le voudrez, mais que j'entends conserver pour plusieurs raisons. La première est que le spiritisme ne requiert pas ma curiosité et que je ne tiens pas à m'encombrer de théories, poétiques certes, mais qui ne sont pas sans heurter mon esprit critique. De plus, je n'ai pas de loisirs : ma vie est terriblement occupée et il ne me plaît pas d'explorer de nouveaux domaines. J'exerce ma profession et j'ai la passion de la littérature ; je me trouve satisfait ainsi ; de plus, j'ai l'esprit plus scientifique que philosophique. [...] J'ai le respect de toutes les croyances. Mais je ne discute jamais avec les convaincus : ils vivent dans un monde admirable ; ils sont heureux, et cela seul importe. Quand les convaincus sont mes amis, je me refuse avec plus d'énergie encore à les encombrer de mes réflexions et de mes remarques. Mes remarques et mes réflexions risquent de troubler notre amitié. C'est pourquoi, cher Albert, nous ne parlerons pas de spiritisme quand vous viendrez : il me suffit de vous savoir, votre pauvre femme et vous, heureux d'avoir retrouvé le chemin de l'espérance. Si ce chemin se trouve être en même temps celui de la certitude, j'en serai plus reconnaissant encore aux amis qui savent vous arracher à votre chagrin.

    Paul DELSEMME, Les écrivains francs-maçons de Belgique, p.221 Bruxelles : Bibliothèques de l’Université libre de Bruxelles, 2004 source : http://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/i9782930149028_000_f.pdf

     

    Georges Marlow (1872-1947), né à Malines d'un père d'origine bruxelloise et d'une mère malinoise d'origine wallonne, avait publié sa première plaquette, Evohé !, en 1891, dont personne, semble-t-il, ne rendit compte. Il l'avait dédiée à Pierre Iserentant, son professeur de rhétorique latine à l'Athénée de Pitzemburg. Entré à l'Université libre de Bruxelles en octobre 1890, Georges Marlow obtint le diplôme de docteur en médecine en juillet 1898. Il collaborait aussi à La Nervie, qui, dans son numéro du 1er juin 1894, inséra "Paroles de folie". La musicalité de ce sonnet charma Albert Mockel, qui, de Paris, le fit savoir sur-le-champ à "Monsieur Paul Alériel" (pseudonyme de G.Marlow). C'était le début d'un échange épistolaire qui se poursuivit durant un demi-siècle. Pendant quarante ans, il fut le médecin ucclois tout dévoué à ses patients et adoré par eux. Un Square au sud de l'avenue Brugmann porte son nom (anciennement Place ou Square Brugmann). En 1926, il se décida à faire paraître en plaquette son œuvre maîtresse, Hélène, dédiée à Albert Mockel, une méditation sur la fuite du temps. Le 9 avril 1932, Georges Marlow fut élu membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises, où il occupa le siège de Max Elskamp.

    Albert Mockel (Ougrée, Belgique, 27 décembre 1866 – Ixelles, 30 janvier 1945), écrivain belge, poète symboliste. Membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises. Il épouse en 1893 Marie Ledent, pianiste liégeoise, et dont il a un fils, Robert-Tristan. Elle meurt en 1947.


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  • Voici une partie de son email :

    "Autrement, je vais vous poser une question: comme je vous l'ai dit dans mon dernier email, je suis en train de rédiger les écrits autobiographiques de mon grand-père, Mathurin Monier, historien breton; sa belle-sœur (ma grand-tante) était membre de votre culte, et avait très bien connu le frère Jeannin. Puisqu'il parle du frère Jeannin d'une façon très positive dans le livre, j'ai voulu ajouter quelques références utiles pour le lecteur.

    Je savais que ma grand-tante était membre du culte antoiniste, mais à vous dire la vérité ce n'est qu'en lisant votre blog que j'ai commencé à apprendre la philosophie un peu mieux. Parmi les photos de famille j'avais trouvé une grande photo originale il y a un quelques années, que ma mère me disait était de mon arrière grand-oncle Joseph Plessix, artiste-peintre et photographe (Yvignac, 8.07.1825 / Dinan, 1907), qui lui aussi avait eu des idées philosophiques / religieuses de tendance antoiniste. Mais en regardant la photo maintenant et la comparant aux images du Père Antoine, je me demande si cette photo ne serait pas une photo du Père Antoine et non de l'arrière grand-oncle? A moins que l'oncle avait voulu se portraiturer de cette façon? Je suis confondue!

    Je vous adresse deux photos - celle qui me confond, et un autoportrait de l'arrière grand-oncle afin que vous voyiez les ressemblances. A toutes fins utiles je vous signale que mon arrière grand-père fut professeur de philosophie à la Sorbonne et avait l'esprit très ouvert à toute pensée. je vous remercie d'avance de vos avis.

    Au plaisir de vous lire,

    Diane"

     

    voici l'adresse du site : http://www.chateautourelles.co.uk/the-late-19th-century.php


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