• Antoinistes - Couple avec enfants - détail


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  • Calisto Peretti, peintre sauvé par les Antoinistes

    Calisto Peretti (Trentini nel Mondo - Marzo 2016) 
    https://issuu.com/rivista_trentininelmondo/docs/marzo_2016

        Degli immigrati cechi di culto Antonista indicano le cure naturali che guariscono il bimbo gravemente ammalato, quindi i Masson, una famiglia del posto, lo nutrono ed allevano come un figlio. (Les immigrants tchèques de culte Antoiniste indiquent les remèdes naturels qui guérissent l'enfant gravement malade, alors que les Masson, une famille locale, le nourrit et l'élève comme un fils.)

     

        In seguito, vivendo in una baracca umida e fredda, io inevitabilmente contrassi una broncopolmonite.
        A volte, come in un flash-back, ho un ricordo febbricitante e doloroso di una canzone che mamma mi cantava, con un singhiozzo in gola:"Nanna, dodo, nanna dodo, questa sera vien papà". Per i medici io ero condannato. Una coppia di immigrati cechi compassionevoli aiutava mia madre come poteva. Quella brava gente erano seguaci del Culto Antonista considerato  ingiustamente come una setta. Ma non aveva nulla di settario poichè rispettava tutte le filosofie e le religioni. Mamma, malgrado la sua educazione cristiana, era disperata e accettò il loro aiuto.
        Molto tempo fa mi ricordo che un giorno mi raccontò di avermi guarito, seguendo i consigli di questa coppia, spalmandomi completamente con una mistura di erbe e di oli (probabilmente essenziali). Checché se ne voglia dire, io devo la vita a queste persone che ho sempre rispettato.  Mamma gli è rimasta fedele fino alla fine.
        Noi continuavamo a vivere nelle difficoltà, mia mamma doveva allevare tre figli senza mezzi. Allora sempre questa coppia ceca ci mise in contatto con una famiglia belga senza figli loro conoscenti, i signori Masson, che molto caritatevolmente mi accolsero, curarono, nutrirono, circondandomi di affetto per quasi tre anni. Sono diventati i miei padrini Emile e Georgina.  Oggi non ci sono più ma penso a loro con una profonda gratitudine, emozione e tenerezza. 

    source : http://calistoperetti.be/textes/italien/page2.html

        Par la suite, vivant dans le baraquement humide et froid, j'ai contracté inévitablement une bronchopneumonie.
        Parfois, un flash-back ravive en moi le souvenir fiévreux et douloureux d'une chanson que me chantait maman, un sanglot dans la voix: "Nanna dodo, nanna dodo, questa sera vien papa". Pour les médecins j'étais condamné! Un couple d'immigrés tchèques compatissants aidait ma mère comme il le pouvait. Ces braves gens étaient adeptes du Culte Antoiniste considéré à tort comme une secte qui n'avait rien de sectaire puisque respectueux de toutes philosophies et religions. Maman, malgré son éducation chrétienne, en désespoir de cause, accepta leur aide.
        Il y a très longtemps je me souviens qu'un jour elle m'avait raconté m'avoir guéri, suivant leurs conseils, en m'enduisant complètement d'une mixtion d'herbes et d'huiles (probablement essentielles). Quoique l'on puisse penser, je leur doit la vie et le respect! Maman leur est restée fidèle jusqu'au bout.
        Continuant à vivre dans les difficultés avec nous trois, toujours ce même couple tchèque connaissait M. et Mme Masson, un ménage sans enfants qui, charitable, m'ont accueilli, nourri, soigné et entouré d'amour durant près de 3 années. Ils sont devenus parrain Emile et marraine Georgina. Aujourd'hui, ils ne sont plus, mais je pense à eux avec une profonde gratitude, de l'émotion et de la tendresse.

    Source : http://www.calistoperetti.be/textes/page2.html

    Calisto Peretti (Né à Saint-Ghislain le 29 mars 1937), Peintre - Sculpteur - Graphiste, est fils d'un mineur venu s'installer en Belgique dans les années '30. Il n'a pas connu son père, terrassé six mois après sa naissance. L'absence paternelle marquera toute sa jeunesse. Il trouvera refuge à ses angoisses dans le dessin.


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  • Également à Chaineux (actuellement dans la Commune de Herve)
    À Chaineux, la Vierge serait également apparue en 1933. Cette année là, elle devait avoir des fourmis dans les jambes... Là, l’événement se situe le 5 octobre.
    Trois témoins de Houlteau-Chaineux, Jeanne Emonds âgée de cinq ans, issue d’une famille très pauvre et de culte Antoiniste, Marie (10 ans), sa sœur qui l’accompagnait lors de cette première apparition, ainsi qu’une voisine, Bertine Weusten, auraient été témoin de ce prodige.

    La Vierge nous rend visite...
    Le saviez-vous ?
    Présence, le mensuel d'éducation permanente du
    Centre culturel de Dison
    n° 350 - octobre 2013, p.14
    source : http://www.ccdison.be/presence/Presence_350-10-2013_web.pdf


    Le 5 octobre, c'est une fillette qui vit la première la Vierge apparaissant dans un nuage à Chaineux. D'autres personnes virent ensuite, ce jour-là et d'autres jours qui suivirent. Certaines personnes entamèrent même un dialogue avec l'apparition. Le 15 octobre, le petit Charles Gillet la vit arriver vers lui, de loin, dans le ciel, en grandissant. Elle saignait légèrement du côté gauche. Elle lui demanda un oratoire et déclara qu'elle ne reviendrait plus "à cause de ceux qui raillent." Mais par ses supplications, l'enfant obtintque la Vierge changeât d'avis. Le 17 octobre, il y avait là plus de 5000 personnes assemblées. L'enfant était tenu par deux prêtres. La Vierge lui dit qu'elle ne reviendrait plus parce que tout cela faisait trop de peine aux parents du petit. Malgré la création rapide d'un comité d'organisation du pèlerinage et des prières, ce site d'apparitions tomba rapidement dans l'oubli.
    Marc Hallet, Les apparitions de la Vierge et la critique historique, liège, 2011
    LA GRANDE VAGUE BELGE D'APPARITIONS MARIALES, p.185
    source : https://fr.scribd.com/doc/62639179/Les-apparitions-de-la-Vierge-et-la-critique-historique


    Le 5 octobre 1933, puis à 17 reprises dans les semaines suivantes, la Vierge Marie est observée, belle, vivante, pleine de douceur et de tendresse, par trois témoins d'Houlteau-Chaineux, bourg paisible da la Wallonie (diocèse de Liège), sorti de la toprpeur économique au cours du XIXe siècle grâce à l'essor de l'industrie textile. Jeanne Edmonds, Charles Gillet (5 ans) et Georges Dunaime (37 ans) furent les bénéficiaires de cette grâce exceptionnelle.
    Amis et prêtres les accompagnèrent rapidement dans la prière et les sacrements. Les faits furent transmis aux autorités ecclésiastiques. Mais Mgr Kerkhofs, évêque diocésain, déjà sollicité par d'autres manifestations (Beauraing, Banneux, etc.) préféra ne pas prendre de décision canonique ni mener une enquête longue et complexe.
    L'église de Chaineux prend son origine en 1671 lorsque le roi Charles II d'Espagne décida de la construction d'une chapelle catholique en ces lieux. En 1703, naquit ainsi une nouvelle paroisse communale. L'édifice originel, détruit en 1834, fut remplacé trois ans plus tard par une église de style néoclassique, plus vaste et plus attrayante. Elle abrite une belle statue de la Vierge à l'Enfant de Ponday de Rendeux (1736).

    La Carte mariale du monde
    source : http://www.cartemarialedumonde.org/fr/sanctuaire-info/houlteau-chaineux


       Dans le journal du chanoine Jean Schmitz, secrétaire particulier de l’évêque de Namur Mgr Heylen, tenu de août 1914 à février 1919, on lit :
    "Jeudi, 4 novembre [1915]
        Au Grand Duché, un ministère clérical arrive au pouvoir. Deo Gratio et bravo à la Petite Grand Duchesse.
        Nous continuons les apprêts de la Réponse au Livre Blanc : les dominicains de S. Servais copient la Note, les Chanoines de S. Augustin la réponse de Liège, je prépare les lettres d’accompagnement au Nonce, au Cardinal, aux Ambassadeurs, au Gouverneur Général, à Sa Sainteté le Pape Benoît XV.
        Mgr s’est rendu le 28 octobre à Dinant, pour la bénédiction de l’Ouvroir, dirigé par Melle del Marmol. On a fait des difficultés à l’œuvre, parce qu’on a éliminé une Antoiniste, la fille d’Antoine Eliet, le chef des Antoinistes de Dinant. A noter que cette fille était entrée avec la recommandation de M. le Curé de Leffe, qui l’a d’abord protégée contre les moqueries de ses compagnes. Mais quand il eut constaté qu’elle faisait, de la façon la plus sotte et fanatique, de la réclame pour l’Antoinisme, il l’a priée ou plutôt engagée à sortir : Inde irae."

    La Vierge apparaît à Chaineux (Paris-soir, 18 oct 1933)

     

     

    La Vierge apparaîtra-t-elle de nouveau, ce soir au petit mécano de Chaineux ?

    Article de Paris-soir, du 18 octobre 1933

     

    cliquez sur l'image pour agrandir


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  • Albert et Marie Mockel avaient perdu leur fils unique Robert à la fin de la guerre de 1914-1918. Adonnés au spiritisme, ils sont entrés en communication avec le mort ; la mère, du moins, en était tout à fait convaincue. Voici comment Marlow, vers la fin de 1924, accueillit cette nouvelle :

    Mon cher Albert,

    Ce n'est pas la première fois que je vois le spiritisme opérer ce miracle, et la sérénité qu'il apporte aux âmes les plus angoissées est vraiment admirable. Quelle joie pour votre femme que de réentendre la voix de son fils et quel apaisement pour vous, mon pauvre ami, qui cherchez en vain la paix de l'esprit et du coeur. Il faut encourager toutes les superstitions si elles parviennent à sauver les âmes. Je ne suis pas de ceux qui rejettent les dogmes et les croyances. Si, pour ma part, je suis libre penseur, j'approuve toujours l'idée religieuse, le spiritisme et même le fétichisme le plus absurde du moment où j'y sens attaché le bonheur de l'un ou de l'autre être. J'ai défendu l'Antoinisme devant mes confrères inquiets d'une concurrence plutôt qu'épris de vérité. J'ai engagé plusieurs de mes malades, qui me parlaient de Lourdes, à faire le pèlerinage, et quand j'ai vu des malheureux se jeter àc oeur perdu dans le spiritisme et y trouver l'apaisement et la joie, je les ai approuvés d'enthousiasme. Car il y a quelque chose de si absurde et de si orgueilleux à vouloir au nom d'une science en perpétuelle évolution condamner telle ou telle croyance ! Croyez-moi, mon cher Albert, encouragez votre femme. Et qui sait ? Maeterlinck a peut-être raison.

     

    Peu après, début janvier 1925 vraisemblablement, il précisa sa réaction personnelle à l'égard du spiritisme, qui n'est pas sans heurter son esprit critique,dit-il avec une fermeté dont on peut déduire que ses positions de libre penseur étaient inexpugnables.

    Ainsi vous avez découvert dans le spiritisme une source nouvelle de joie. Je n'en suis nullement étonné : vous aviez vu votre femme puiser dans cette doctrine un tel réconfort et sans doute aviez-vous assisté à des troublants phénomènes que forcément vous aussi vous êtes devenu spirite. Vous connaissez mes idées à ce propos : je vous les ai exprimées dans une précédente lettre. Vous me permettrez maintenant de vous parler à cœur ouvert et de vous demander un service d'ami. J'ai eu de fréquentes occasions de rencontrer des spirites convaincus et souvent j'ai été sollicité d'assister à leurs séances. J'ai toujours décliné leurs invitations et toujours j'ai refusé de discuter leurs doctrines. Attitude que vous qualifierez comme vous le voudrez, mais que j'entends conserver pour plusieurs raisons. La première est que le spiritisme ne requiert pas ma curiosité et que je ne tiens pas à m'encombrer de théories, poétiques certes, mais qui ne sont pas sans heurter mon esprit critique. De plus, je n'ai pas de loisirs : ma vie est terriblement occupée et il ne me plaît pas d'explorer de nouveaux domaines. J'exerce ma profession et j'ai la passion de la littérature ; je me trouve satisfait ainsi ; de plus, j'ai l'esprit plus scientifique que philosophique. [...] J'ai le respect de toutes les croyances. Mais je ne discute jamais avec les convaincus : ils vivent dans un monde admirable ; ils sont heureux, et cela seul importe. Quand les convaincus sont mes amis, je me refuse avec plus d'énergie encore à les encombrer de mes réflexions et de mes remarques. Mes remarques et mes réflexions risquent de troubler notre amitié. C'est pourquoi, cher Albert, nous ne parlerons pas de spiritisme quand vous viendrez : il me suffit de vous savoir, votre pauvre femme et vous, heureux d'avoir retrouvé le chemin de l'espérance. Si ce chemin se trouve être en même temps celui de la certitude, j'en serai plus reconnaissant encore aux amis qui savent vous arracher à votre chagrin.

    Paul DELSEMME, Les écrivains francs-maçons de Belgique, p.221 Bruxelles : Bibliothèques de l’Université libre de Bruxelles, 2004 source : http://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/i9782930149028_000_f.pdf

     

    Georges Marlow (1872-1947), né à Malines d'un père d'origine bruxelloise et d'une mère malinoise d'origine wallonne, avait publié sa première plaquette, Evohé !, en 1891, dont personne, semble-t-il, ne rendit compte. Il l'avait dédiée à Pierre Iserentant, son professeur de rhétorique latine à l'Athénée de Pitzemburg. Entré à l'Université libre de Bruxelles en octobre 1890, Georges Marlow obtint le diplôme de docteur en médecine en juillet 1898. Il collaborait aussi à La Nervie, qui, dans son numéro du 1er juin 1894, inséra "Paroles de folie". La musicalité de ce sonnet charma Albert Mockel, qui, de Paris, le fit savoir sur-le-champ à "Monsieur Paul Alériel" (pseudonyme de G.Marlow). C'était le début d'un échange épistolaire qui se poursuivit durant un demi-siècle. Pendant quarante ans, il fut le médecin ucclois tout dévoué à ses patients et adoré par eux. Un Square au sud de l'avenue Brugmann porte son nom (anciennement Place ou Square Brugmann). En 1926, il se décida à faire paraître en plaquette son œuvre maîtresse, Hélène, dédiée à Albert Mockel, une méditation sur la fuite du temps. Le 9 avril 1932, Georges Marlow fut élu membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises, où il occupa le siège de Max Elskamp.

    Albert Mockel (Ougrée, Belgique, 27 décembre 1866 – Ixelles, 30 janvier 1945), écrivain belge, poète symboliste. Membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises. Il épouse en 1893 Marie Ledent, pianiste liégeoise, et dont il a un fils, Robert-Tristan. Elle meurt en 1947.


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  • Voici une partie de son email :

    "Autrement, je vais vous poser une question: comme je vous l'ai dit dans mon dernier email, je suis en train de rédiger les écrits autobiographiques de mon grand-père, Mathurin Monier, historien breton; sa belle-sœur (ma grand-tante) était membre de votre culte, et avait très bien connu le frère Jeannin. Puisqu'il parle du frère Jeannin d'une façon très positive dans le livre, j'ai voulu ajouter quelques références utiles pour le lecteur.

    Je savais que ma grand-tante était membre du culte antoiniste, mais à vous dire la vérité ce n'est qu'en lisant votre blog que j'ai commencé à apprendre la philosophie un peu mieux. Parmi les photos de famille j'avais trouvé une grande photo originale il y a un quelques années, que ma mère me disait était de mon arrière grand-oncle Joseph Plessix, artiste-peintre et photographe (Yvignac, 8.07.1825 / Dinan, 1907), qui lui aussi avait eu des idées philosophiques / religieuses de tendance antoiniste. Mais en regardant la photo maintenant et la comparant aux images du Père Antoine, je me demande si cette photo ne serait pas une photo du Père Antoine et non de l'arrière grand-oncle? A moins que l'oncle avait voulu se portraiturer de cette façon? Je suis confondue!

    Je vous adresse deux photos - celle qui me confond, et un autoportrait de l'arrière grand-oncle afin que vous voyiez les ressemblances. A toutes fins utiles je vous signale que mon arrière grand-père fut professeur de philosophie à la Sorbonne et avait l'esprit très ouvert à toute pensée. je vous remercie d'avance de vos avis.

    Au plaisir de vous lire,

    Diane"

     

    voici l'adresse du site : http://www.chateautourelles.co.uk/the-late-19th-century.php


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