• Paris - Consécration du 1er temple français

    La foule au temple de la rue Vergnaiud (Excelsior 26 octobre 1913 - L'arrivée à Paris d'un pélerinage antoiniste)

    La foule au temple de la rue Vergniaud

    (Excelsior 26 octobre 1913 - L'arrivée à Paris d'un pélerinage antoiniste)

  •  Los antonistas en Francia (Diario español, 21 de noviembre de 1913)CEREMONIA CURIOSA

    Los antonistas en Francia

    Visiones y otros excesos

        Paris.–Los adeptos del culto antonista, fundado en Jemmapes (Bélgica), por el famoso magnetizador, herrero de oficio, Antonio el Generoso, decidieron hace algunos meses levantar un templo en Paris.
        El antonismo cuenta en Bélgica con cientos de miles de prosélitos, muchos de ellos en buena posición.
        Es jefe de la secta, desde la muerte del fundador, una parienta suya, muy vieja, llamada Antonia.
        Días pasados celebróso la inauguración del primer templo antonista parisiense.
        Vinieron de Bélgica, Antonia y unos cien fieles.
        Acudieron también bastantes Antonistas de diversos puntos de Francia.
        Antonia, una vez estuvo el templo lleno, mandó cerrar las puertas.
        Subió al púlpito y arrodillóse.
        Vestia de negro, y llevaba tendida sobre su cuello y espalda su blanca y larguisima cabellera, que no habia peinado.
        Empezó á recitar oraciones de las e que Antonio dejó escritas.
        Luego se puso en pié, y extendiendo los brazos y abriendo mucho los ojos, quedóse inmóvil.
        Al cabo de algunos minutos declaró que acababa de ver á Antonio, entre nubes.
        Otros antonistas dijeron que no habían visto á Antonio, pero sí una nube blanca.
        De pronto, una mujer de treinta años, natural de Vichy, que habían llevado en un carrito, levantóse y empezó á gritar:
        –Llevaba ocho años paralítica. Acabo de curarme.
        Y comenzó á dar saltos.
        Otras tres personas empezaron á gritar a su vez:
        –Estamos curados, estamos curados.
        So trataba de sedicentes enfermos de dolencias nerviosas.
        Prodújose gran alboroto.
        Parecía aquello una reunión de locos.
        Al fin todos se calmaron y fueron saliendo.
        Y así ha comenzado el culto antonista en París.

    Diario español, 21 de noviembre de 1913

     

    Traduction :

    CÉRÉMONIE CURIEUSE

    Les Antonistes en France

    Visions et autres excès

        Les adeptes du culte Antoiniste, fondé à Jemmapes (Belgique) par le célèbre magnétiseur, forgeron de métier, Antoine le Généreux, ont décidé il y a quelques mois d'élever un temple à Paris.
        L'Antoinisme compte en Belgique des centaines de milliers de prosélytes, dont beaucoup sont de bonne situation.
        Le chef de la secte, depuis la mort du fondateur, est une de ses parents, très âgée, appelé Antoine.
        Il y a quelques jours, elle a célébré l'inauguration du premier temple Antoiniste à Paris.
        Antoine et une centaine de fidèles sont venus de Belgique.
        Il y avait également de nombreux Antoinistes venus de différentes régions de France.
        Antoine, une fois l'église pleine, a ordonné la fermeture des portes.
        Elle est montée sur la chaire et s'est agenouillée.
        Elle était vêtue de noir, et ses longs cheveux blancs, qu'elle n'avait pas peignés, étaient drapés sur son cou et son dos.
        Elle a commencé à réciter certaines des prières qu'Antoine avait laissées.
        Puis elle se leva, et, étendant les bras et ouvrant grand les yeux, elle resta immobile.
        Au bout de quelques minutes, elle déclara qu'elle venait de voir Antoine parmi les nuages.
        D'autres antoinistes ont dit qu'ils n'avaient pas vu Antoine, mais qu'ils avaient vu un nuage blanc.
        Soudain, une femme de trente ans, originaire de Vichy, qui avait été emmenée dans une charrette, se lève et se met à crier :
        –Je suis paralysé depuis huit ans. Je viens d'être guéri.
        Et elle a commencé à sauter de joie.
        Trois autres personnes se sont mises à crier à leur tour :
        –Nous sommes guéris, nous sommes guéris.
        Il s'agissait de personnes prétendument souffrantes de maladies nerveuses.
        Il y a eu une grande agitation.
        On aurait dit une réunion de fous.
        Finalement, tout le monde s'est calmé et est parti.
        C'est ainsi qu'a commencé le culte antoiniste à Paris.

    Journal espagnol, 21 novembre 1913

    Le récit est très librement adapté d’autres articles français, comme celui du journal Le Voltaire.


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  • Les Antoinistes à Paris (Excelsior, 25 octobre 1913)

    Les antoinistes à Paris.

         Si la mort du zouave Jacob creuse un vide dans les rangs des « guérisseurs » parisiens, ce vide va être abondamment comblé.
        En effet, c'est demain dimanche que sera inauguré, à Paris, à l'angle de la rue Vergniaud et de la rue Wurtz, le temple élevé par les antoinistes de la capitale.
        La « Mère », veuve du « Père » Antoine, décédé il y a un an environ à Jemmapes-lez-Liége, centre de la nouvelle secte, arrive aujourd'hui de Belgique, accompagnée de cinq ou six cents pèlerins d'outre-Meuse. Dimanche, elle procédera à l'inauguration du temple et opérera les malades qui se présenteront à elle à partir de dix heures du matin.

    Excelsior, 25 octobre 1913


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  • On fait des miracles à Paris (Le Voltaire, 27 octobre 1913)

    On fait des miracles
    à Paris
    Un nouveau culte, un nouveau messie
     

        Les « Antoinistes » font reparler d’eux. Ils ont inauguré hier, dans le quartier de la Glacière, un temple où ils vont célébrer leur culte. Une foule énorme a assisté à l'inauguration.
        La « Mère » propagandrice de la religion instituée par le « Père Antoine », était venue de Jemeppe-sur-Meuse, pour bénir le nouveau temple, simple construction carrée surmontée d'un clocheton.
        A dix heures, « l'Opération » – ainsi se nomme l'unique office du culte – commença. La « Mère » monta en chaire. Grande, maigre, vêtue de noir, pâle sous ses bandeaux blancs, elle commença de prier silencieusement. Tout à coup, le « Père » (c'est du moins un antoiniste qui me l'affirma) lui apparût ; alors la « Mère » projeta violemment le bras droit vers la vision, et pendant quelques secondes promena sa main ainsi imposée sur les assistants, en partant du nord et en s’arrêtant successivement sur les quatre points cardinaux.
        Certains adeptes affirmèrent voir une nuée fluidique descendre sur eux. Quoi qu'il en soit, un phénomène remarquable d'auto-suggestion se produisit hier matin. Quand la « Mère » eut ainsi donné sa bénédiction, on vit une femme de trente ans, Mme Thévenoux, de Vichy, que l'on avait apportée sur un brancard, paralysée et les mains tordues, recouvrer tout à coup la liberté de ses mouvements et se mettre à marcher. Il y avait neuf ans que Mme Thévenoux était atteinte de paralysie. Trois autres personnes, atteintes également de maladies nerveuses à un degré plus on moins grave, se trouvèrent subitement guéries et fondirent en larmes. Une autre, Mme A..., demeurant 154, rue de Montrouge, à Malakoff, nous déclara avoir été guérie naguère d'une carie des os.
        Nous n'avons certes pas assisté à ces miracles qui ne sont ni plus, ni moins idiots que ceux qui sont opérés à Lourdes.

    Le Voltaire, 27 octobre 1913


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  • M. Ribot, au centre, en 1915 (gallica)

    M. Ribot, au centre, en 1915 avec Aristide Briand (à sa droite) et Louis Barthou (à gauche) à l'enterrement de M. Decou (source : gallica)


        Alexandre Ribot, né le 7 février 1842 à Saint-Omer (Pas-de-Calais) et mort le 13 janvier 1923 dans le 7e arrondissement de Paris, est un magistrat, conseiller d'État et homme politique français (ministre notamment sous Raymond Poincaré, député puis sénateur du Pas-de-Calais). Le principal lycée de Saint-Omer porte aujourd'hui son nom.
        Des articles relatent la méprise des Antoinistes qui l'auraient pris pour un des leurs le jour de la consécration du Temple de Paris 13e, rue Vergniaud.

    M.Ribot (Alexandre) pris pour un autre

    M. Ribot pris pour un autre
    (Courrier de Saône-et-Loire, 29 octobre 1913

    M.Ribot (Alexandre) pris pour un autre

     

     

    M. Ribot et les Antoinistes
    (L'Echo d'Alger, 27 oct 1913)

     

     

     


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