• Evelette (1926)(vendu)

    Evelette (1926)

    Adresse : 111, route d'Havelange (sur la N983, entre Ohey et Havelange) - 5350 Ohey (Evelette)

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    Style : art néo-Roman

    Date de consécration (par Mère) : 31 octobre 1926

    Temple vendu vers 2018

    Anecdote : c'est le seul temple de la province de Namur. Il fut occupé jusque dans les années 70. Il a été vendu vers 2018 et rénové en maison d'habitation.


    Le dernier desservant était le Frère Henri LEMAÎTRE, fils du propagateur du Culte Antoiniste dans le Condroz et, plus particulièrement, à EVELETTE.
    Le Culte était très fréquenté dans la région et on compta jusqu'à 17 adeptes costumés dans la localité.
    Aussi longtemps qu'il le put, c'est-à-dire jusqu'il y a quelques années encore, le Frère Henri LEMAÎTRE continua à s'occuper du Temple, le laissant ouvert et l'entretenant. Il se préoccupait notamment du chauffage en hiver.
    Une desserte minimale était maintenue, ce qui n'est plus possible actuellement car des travaux importants seraient nécessaires.
    Le logement du desservant est situé en contre-bas, en réalité en sous-sol du Temple, mais de niveau avec le terrain. Le Temple a donc été construit au sommet du talus, le sommet correspondant avec le niveau de la route. Le Frère Henri LEMAîTRE que j'ai eu le plaisir de rencontrer à plusieurs reprises m'a expliqué que cette situation avait toujours fini par poser problème aux desservants successifs.
    Une affiche apposée sur la porte indique que l'on doit s'adresser au Temple Antoiniste de HUY.

    source : antoinisme-documentation.skynetblogs.be


    Les Antoinistes d'EVELETTE et leur Temple.
    Il faut consacrer un petit article aux Antoinistes d'EVELETTE et à leur Temple. Il s'agit du seul Temple édifié dans la Province de NAMUR bien qu'il ne s'agisse pas du seul construit dans une région rurale. Dans les régions rurales, il en existe d'autres en BELGIQUE: MOMALLE, MOHA, NANDRIN, VILLERS-le-BOUILLET.

    Au début des années 20, le village d'EVELETTE était relativement pauvre ainsi qu'en témoignent les habitations datant de l'époque. Le village était surtout peuplé d'ouvriers journaliers qui, au long de l'année, exerçaient divers métiers selon la saison: tondeurs de haies, jardiniers, ouvriers agricoles, ouvriers betteraviers, maçons, bûcherons, terrassiers...
    Tout cela sans aucune protection sociale. Ce qui signifiait une extrême misère lorsque quelqu'un tombait malade. C'est ce qui arriva à un certain LEMAÎTRE, dit "L'AGENT" (car son aïeul fut "agent de la République sous le régime français).
    Il tomba malade, d'une maladie dite, à l'époque, dans la région "de  langueur", c'est-à-dire une grande faiblesse accompagnée d'un état dépressif.

    Les soins n'y faisait rien. D'ailleurs l'état de fortune ne permettait pas la consultation régulière d'un médecin ni d'un spécialiste, à plus forte raison. On devait bien suivre les "traitements" habituels: rebouteux, "soigneurs", et les diverses neuvaines. Rien n'y faisait et la misère finit par s'installer au foyer. A la plus grande crainte des autres habitants qui avaient ainsi, sous les yeux, la vision de ce qui pouvait les attendre du jour au lendemain.

    Un marchand ambulant passant au village signala à la famille qu'il avait une clientèle dans la région de LIEGE et que, là-bas, les petites gens dans le même cas se rendaient au Temple de JEMEPPE-sur-MEUSE, chez la Mère ANTOINE.
    Ayant épuisé tous les autres moyens, c'est ce que fit LEMAITRE. Et, après quelque temps, il se rétablit et put reprendre ses activités. L'affaire fit grand bruit dans le village. LEMAITRE devint un ardent propagandiste de l'ANTOINISME. Un grand nombre d'habitants se convertirent. Les réunions se tenaient chez LEMAITRE.
    En 1926, ils achetèrent un petit terrain et y construisirent un Temple capable d'accueillir 40 personnes.
    A  l'époque de l'apogée, il y avait, à EVELETTE, 17 adeptes revêtus de l'habit Antoiniste.
    Malheureusement, le groupe vieillit et finit par s'étioler. Actuellement, le Temple n'est plus ouvert que de temps à autre, le dimanche. Il est fréquenté, essentiellement, par un groupe d'ANTOINISTES de DINANT.
    Ici aussi, on regrette le manque de prosélytisme du CULTE.

    source : http://antoinisme.20six.fr/

  • Temple d'Evelette en septembre 2010 (Google Streeview)

    en rénovation

    Temple d'Evelette en octobre 2018 (Google Streeview)


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  • Ohey - La Grand' Rue

    La Route d'Havelange était anciennement la Grand'Rue d'Ohey.


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  • Ohey


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  • Une Antoiniste à Dinant (Le Bruxellois, 28 octobre 1915)

        Atteinte à la liberté de travail. – Il y a quelques jours, une jeune fille de Leffe était mise à la porte de l’ouvroir par la direction parce que, appartenant au culte antoiniste, elle ne priait pas comme ses compagnes. Cette jeune fille n’ayant pas les mêmes idées que la directrice, n’a donc pas le droit de gagner son pain. C’est une violation flagrante de la liberté de travail qu’il y a lieu de signaler au Comité National de Secours et d’Alimentation. Copère.

    Le Bruxellois, 28 octobre 1915


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  • Temple antoiniste d'Evelette


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  •     Dans la même entité d'Ohey, qui englobe Evelette, se situe également Haillot. Cette commune abrite sur son territoire la Pierre du Diable, qui faisait partie d'un menhir datant du IIIe ou IIe millénaire avant notre ère.

        Dans un article de Christian Frébutte, archéologue responsable des fouilles, on lit : "Peu de Haillotois ignorent l'existence de la Pierre du Diable, un gros bloc de poudingue gisant au bord d'un chemin de leur village. Quelques-uns considèrent le monolithe avec méfiance en lui attribuant un rôle maléfique et en n'osant pas le toucher, d'autres, au contraire, sont convaincus de son "magnétisme positif" et de son pouvoir thérapeutique : le contact de la pierre soulagerait, par exemple, les migraines ou les maux de dents."
    source : http://www.megalithe.be/monuments/haillot

        Si le temple d'Evelette est fermé pour le moment, il est toujours possible de trouver non loin un soulagement spirituel, chacun selon sa foi.

        Les mêmes facultés guérissantes sont évoquées en Bretagne et à partir de 2008, deux archéologues britanniques ont émis l'opinion que Stonehenge a été tout à la fois un grand sanctuaire religieux et thérapeutique, lié aux vertus curatives que l'on prêtait aux pierres bleues.


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  • source : antoinisme-documentation.skynetblogs.be


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  • source : antoinisme-documentation.skynetblogs.be


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  • source : antoinisme-documentation.skynetblogs.be


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  • source : cartocit1.wallonie.be


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  •    Pierre Debouxhtay nous renseigne qu'une salle de lecture existait à Evelette déjà le 1er septembre 1912, chez J. Marion, cantonnier. Elle y est toujours dans les années 20. Le temple put être construit en 1926.

        Il y eut une salle de lecture également à Dinant dès septembre 1912 (105 rue Fonds-de-Leffe), à Ernage en mai 1913 (183 grande route), mais plus proche d'Evelette (chez J. Marion, cantonnier), à Andenne en mai 1914.

        Dans un Unitif des années 20, on trouve l'indication d'une salle de lecture à Seilles-les-Andenne, rue du Marais.


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  •     La chapelle Notre-Dame de Lourdes, ancien temple protestant, fut construite en 1848 dans un style néoclassique par la famille de Valansart qui occupait à l'époque le château de Schaltin. Racheté en 1893, le bâtiment fut transformé en chapelle catholique. Évelette se trouve à quelques 10 kilomètres.


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  • ÉVELETTE. commune du canton et à 2 lieues S.S.E. d'Andenne, de l'arrondissement et à 5 lieues 1/2 E.S.E. de Namur.

    Bornée au N. par Haillot, Jallet et Gosne, à l'E. par Vyle (Liège), au S. par Flostoy, Havelange, et par la commune de Pailhe (Liège), et à l'O. par Sorée et Haillot.

    Ses dépendances sont : Libois, Tahier, Ève, Bouchaille et Résimont.

    La superficie totale est de mille trois cent quatre-vingts bonniers.

    Hydrographie : Un petit ruisseau prend sa source au hameau d'Ève, et passe par Libois et Tahier ; il arrose quelques prés sur le territoire.

    Sol : Le terrain, dont l'aspect est inégal, offre quelques plaines inclinées et des coteaux très-rapides. Le terroir est en partie rocailleux et peu productif.

    Agriculture : Les productions consistent en épeautre, seigle, méteil, avoine, pois, féveroles. Les fourrages ne sont pas abondans. On cultive en grand les pommes de terre et les carottes. Peu de fruits. Les taillis, peuplés de chines et de bouleaux , sont exploités de douze à quinze ans. Culture en grande et petite tenue. Quatre fermes ; assolement triennal : fumier pour engrais : on emploie peu de chaux. Le labourage d'un bonnier de terre est évalué à quinze florins. — Élèves de chevaux, de bêtes à cornes et de montons. Quelques ruches. — Un petit nombre de lièvres et perdrix. — Laine et beurre.

    Population : Trois cent soixante-quatorze hommes, quatre cent sept femmes ; total : sept cent quatre-vingt-un habitans.
    Habitations : Cent dix maisons rurales, vingt cabanes et quatre fermes ; elles sont construites en pierre, en bois et argile, couvertes en chaume, et disséminées. Il y a une église, deux chapelles et une maison communale. M. Jamar possède à Libois une jolie maison de campagne, entourée de jardins d'agrément. Le château de Résimont appartient à M. Waremme.

    Commerce et Industrie : L'agriculture. Il y a une tuilerie, un four à chaux et quatre à cinq métiers à tisser des toiles de ménage.

    Routes et Chemins : L'intérieur de la commune est empierré. Deux chemins vicinaux d'une exploitation facile.

    Dictionnaire géographique de la province de Namur (Philippe Vandermaelen) - 1833
    source : GoogleBooks


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