• Acte de décès de Mathilde Brossard le 18 mai 1914, Paris 6e arrdt

    Acte de décès de Mathilde Brossard le 18 mai 1914, Paris 1er arrdt

     

    Brossard        1002

    Le dix huit mai, mil neuf cent quatorze, sept heures du soir Mathilde Brossard, née à Terrasson (Dordogne), le neuf Juillet mil huit cent quatre vingt un, couturière ; fille de Thomas Brossard, peintre en bâtiment et de Marguerite Delord, ménagère, époux domiciliés au dit Terrasson ; veuve de Charles Sautet, domiciliée rue des Lombards 58, est décédée rue Jacob 47. Dressé le dix neuf mai mil neuf cent quatorze, cinq heures du soir par nous sur la déclaration de Alexis Renaud, trente sept ans et de Charles Dorléans, cinquante un ans, employés rue Jacob 47, qui déclaration faite, ont singés avec nous, Léon Maire Asnière, adjoint au maire du 6e arrondissement de Paris. (suivent les signatures).

     

    Brossard Ve Sautet Mathilde          352
    Ton du VIe                                           120

    Transcription d’un acte de décès du sixième arrondissement de Paris.

    Le dix huit mai, mil neuf cent quatorze, sept heures du soir Mathilde Brossard, née à Terrasson (Dordogne), le neuf Juillet mil huit cent quatre vingt un, couturière ; fille de Thomas Brossard, peintre en bâtiment et de Marguerite Delord, ménagère, époux domiciliés au dit Terrasson ; veuve de Charles Sautet, domiciliée rue des Lombards 58, est décédée rue Jacob 47. L’acte de décès ci-dessus a été transcrit le trois Juin mil neuf cent quatorze, dix heures du matin par nous, Armand Auguste Chédeuille, adjoint au maire, officier de l’état civil du premier arrondissement de Paris, chevalier de la légion d’honneur (suivent les signatures).

     

     

    La rue Jacob, lieu de son décès est dans le 6e arrondissement, d’où l’acte fait directement dans la mairie d’arrondissement du lieu du drame. Une transcription a dû être faite dans l’arrondissement correspondant à son domicile, alors rue des Lombards, dans le 1er arrondissement de Paris. Que s’est-il passé ? Rien ne le laisse savoir. Mais la pauvre Mathilde Brossard, après la mort de ses deux enfants en bas âge et ses déboires avec Jules Joseph Leclercq, l’antoiniste déséquilibré, n’a pu très peu profiter de sa vie de misère. On croirait à un remake de Sans âme d’André Thérive.

    Terrasson est maintenant Terrasson-la-Villedieu (puis Terrasson-Lavilledieu), commune située en limite de la Corrèze, elle incarne une porte d’entrée du Périgord noir.


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  • Acte de naissance d'Antoinette Leclercq le 25 mars 1912, Paris 5e arrdt

    Leclercq        531

    L’an mil neuf cent douze, le vingt-cinq mars à midi ; Acte de naissance de Antoinette Marie Louise, de sexe féminin ; née le vingt-quatre mars courant à cinq heures du matin, rue Saint Julien le Pauvre 8 ; fille de Jules Joseph Leclercq, âgé de quarante-deux ans, marchand colporteur, qui la reconnaît et de Mathilde Brossard, âgée de trente ans, ménagère, domiciliés rue Saint Jean le Pauvre 8. Dressé par nous, Arthur Caire, adjoint au maire, Officier de l’état civil du cinquième arrondissement de Paris sur la présentation de l’enfant et la déclaration faite par le père en présence de Pierre Delage, âgé de soixante-quatre ans, tailleur d’habits, domicilié rue Saint Jean le Pauvre 20 et de Adrien Richer, âgé de trente ans, fabricant de châssis à tableau, domicilié rue Saint Severin 10, témoin qui ont signé avec le déclarant et nous après lecture. (suivent les signatures).

     

    Jules Joseph Leclercq et Mathilde Brossard n'étant pas mariés, Jules Joseph Leclercq a dû reconnaître l'enfant.


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  • Acte de décès d'Antoinette Leclercq le 20 juillet 1912, Paris 5e arrdt

    Leclercq   1241

    L’an mil neuf cent douze, le vingt Juillet, à trois heures du soir.
    Acte de décès de Antoinette Marie Louise Leclercq, née à Paris, le vingt quatre Mars mil neuf cent douze ; décédée au domicile de ses père et mère, rue de la Parcheminerie 4, le vingt Juillet courant, à trois heures et demie du matin ; fille de Jules Joseph Leclercq, âgé de quarante deux ans, colporteur qui l’a reconnue et de Mathilde Brossard, âgée de trente ans, ménagère.
    Dressé par nous, Edouard Pennès, adjoint au maire, officier de l’état civil du cinquième arrondissement de Paris, après constatation du décès ; sur la déclaration de Henri Ginet, âgé de quarante deux ans, employé, rue d’Aubervilliers 104 et de Charles Godefroy, âgé de quarante neuf ans, employé, place du Panthéon 13, non parents, qui ont signé avec nous après lecture. (suivent les signatures).


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  • Acte de décès de René Brossard le 19 juin 1912, Paris 5e arrdt 

    Brossard 1041

    L’an mil neuf cent douze, le dix neuf Juin, à dix heures du matin ; Acte de décès de René Brossard, né à Paris le onze Août mil neuf cent dix, décédé au domicile de la mère, rue Saint Julien le Pauvre 8, le dix huit Juin, courant à onze heures trois quarts du matin : fils reconnu de Mathilde Brossard, âgée de trente ans, couturière.
    Dressé par nous Edouard Dennis, officier de l’Etat civil du cinquième arrondissement de Paris, adjoint au maire, après constatation du décès sur la déclaration de Joseph Leclercq, âgé de quarante deux ans, marchand de sacs, demeurant rue Saint Julien le Pauvre 8, et de Pierre Delage, âgé de soixante quatre ans, tailleur demeurant rue de la Parcheminerie 4, non parents qui ont signé avec nous après lecture (suivent les signatures).

     

    Il s’agit d’un autre enfant de Mathilde Brossard qu’évoquent les articles du Figaro (20 août 1912) et du Journal des débats politiques et littéraires (22 juillet 1912), les seuls à donner des indications vérifiées quant au nom des intéressés.

    L’article du Midi socialiste du 23 juillet 1912, indique les « les deux "antoinistes" avaient déjà perdu un premier enfant, âgé de 26 mois », il doit s’agir du petit René, même si celui-ci n’atteint pas l’âge de deux ans.

    Malgré nos recherches, il nous a été impossible de retrouver l'acte de naissance de cet enfant à la date indiquée dans cet acte de décès.


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  • L'Antoiniste Leclercq était fou (La Croix, 21 août 1912)

               L'ANTOINISTE ETAIT FOU

        Le 20 juillet dernier, un bébé de 4 mois, Antoinette Leclerc, mourait dans un état de maigreur effroyable. Le père, Joseph Leclerc, marchand de sacs, 4, rue de la Parcheminerie, déclara qu'il n'avait pas appelé un médecin parce qu'il était un adepte d'Antoine le Guérisseur, mort récemment à Jemmapes-lès-Liége, dont la doctrine consistait à ne se fier uniquement qu'à l'intervention divine.
        – J'ai prié, dit-il, mais Dieu n'a pas voulu m'entendre. Il a pris ma petite Antoinette. Elle sera plus heureuse auprès de lui. Leclerc fut arrêté.
        M. Kastler, juge d'instruction, commit le docteur Claude pour le faire examiner au point de vue mental.
        Le docteur Claude ayant conclu à l'irresponsabilité de Leclerc, M. Kastler a rendu une ordonnance de non-lieu en ce qui concerne Leclerc et a ordonné son internement.

    La Croix, 21 août 1912


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