• L.A. : Nouveau Spiritualisme (1906-1910)

    L.A. : Nouveau Spiritualisme (1906-1910)

    Antoine prêche devant ses disciples réunis dans le Temple

    Antoine "le Guérisseur" compte aujourd'hui un grand nombre de disciples. Il exhorte ces derniers à lui conter leur misères et sa femme, plus connue sous le nom de "Mère", recommande aux visiteurs affligés d'avoir la plus grande foi dans Antoine, son mari. Celui-ci, par ses prières, doit soulager les maux des fidèles qui viennent à lui.

     

        De 1906 à 1909, le Père révèle son Enseignement dans le cadre de son Nouveau Spiritualisme, des brochures sont éditées, comme la Revue du Nouveau Spiritualisme, l'Auréole de la Conscience, le Couronnement de la Révélation, fragment de la Révélation, puis l'Enseignement.

  • Antoine le Guérisseur, chronique judiciaire (La Meuse, 16 octobre 1907)(Belgicapress)CHRONIQUE JUDICIAIRE
    A LA COUR D'APPEL

        L'intérêt de la journée était ce matin à la Cour (chambre des appels correctionnels), que présidait M. le conseiller Descamps. Le rôle comportait trois affaires.
        Toutes trois offraient en des genres très divers matières à chroniques judiciaires. Du tragique, du mystique, du comique. Le drame et le vaudeville se coudoyaient.
        Toute la vie !

    ANTOINE LE GUERISSEUR

        Le thaumaturge qui a conquis dans notre pays une véritable célébrité, qui reçoit chez lui à Jemeppe chaque jour des centaines de visiteurs, qui enthousiasme ses adeptes, nous allions dire ses fanatiques, disciples et admirateurs appartenant à tous les mondes et à toutes les classes, Antoine le guérisseur, comparaissait devant la Cour sous la prévention d'exercice illégal de l'art de guérir. Le Ministère Public avait interjeté appel du jugement qui l'avait acquitté au mois de juin dernier.
        Antoine était arrivé suivi d'un cortège de plusieurs centaines de personnes. La vaste salle a été envahie en quelques instants par la foule. On eut dit un jour de grands débats d'assises. On s'écrasait littéralement.
        Et dans les couloirs, des groupes très nombreux qui n'avaient pu trouver place, attendaient l'issue des débats.
        M. le conseiller Silvercuys a fait rapport sur cette affaire qui présente des côtés mystérieux et presqu'angoissants.
        Il a rappelé qu'au début du mois de novembre 1906, une véritable épidémie se produisit parmi les enfants à Jemeppe. De nombreux décès eurent lieu. Et une instruction fut ouverte, sur ces faits et spécialement sur la question de savoir si ces enfants n'étaient pas assurés. A cet égard, il est résulté de l'enquête que ces pauvres petits n'étaient pas assurés. Et comme un lamentable refrain, reviennent les tristes paroles des parents : « Nous avons soigné l'enfant le mieux possible. Nous l'aimions infiniment. Nous avons éprouvé de sa mort une grande peine ». Une seule mère ajoute : « Il était si faible, qu'il ne savait pas même prendre le biberon. On nous avait dit qu'il ne vivrait pas. Il est mort subitement dans mes bras. Cela m'a fait de la peine. Et cependant je me suis dit qu'il valait mieux ainsi puisqu'il était destiné à ne pas vivre. »
        L'enquête révéla aussi que plusieurs parents avaient porté leurs enfants chez Antoine. Celui-ci avait ordonné de leur donner de l'eau, du lait et du sucre.
        Un ou deux de ces enfants succombèrent.
        Le Parquet décida de poursuivre à nouveau Antoine qui a déjà été condamné pour exercice illégal de l'art de guérir. Antoine affirme que, depuis cette condamnation, il ne fait plus de passes sur les malades.
        Tous les témoins entendus affirment leur confiance absolue dans Antoine. « Je le considère comme le bon Dieu, dit une femme. Je puis avoir le médecin gratuitement, mais j'irai toujours chez Antoine, si j'avais un autre enfant malade. »
        Tous sont d'accord pour déclarer qu'on ne paie pas Antoine ; qu'au contraire, c'est lui qui fréquemment fait des charités. « Un monsieur a envoyé une longue lettre au tribunal pour dire sa reconnaissance sans bornes envers Antoine, et pour lui apporter son témoignage ému dans les circonstances difficiles. Sa fille a été guérie d'une maladie qui durait depuis plusieurs années et au sujet de laquelle de nombreux médecins avaient été consultés. Antoine a de même guéri la femme et le signataire de cette lettre même.
        Antoine déclare qu'il appose les mains sur le front du malade et qu'un fluide qu'il n'explique pas de conduit à découvrir l'organe qui souffre. Il se recueille un instant et un avertissement secret lui dit s'il peut guérir le patient.
        Il faut, pour aboutir à ce résultat, que le malade ait la foi. Sinon, il l'envoie chez le médecin. Il faut la foi pour comprendre la foi. Il ne reçoit aucun argent. Il n'y a même pas de tronc chez lui. Il a été travailler à l'étranger et ses économies lui permettent de vivre en rentier.
        On a cru qu'il se faisait riche. C'est pour cela surtout qu'il a été poursuivi. Or, il n'en est rien.
        Je n'aurais pas le temps de faire des passes, même si je le voulais, continue-t-il. Car je reçois trop de monde : le matin, le soir et parfois même la nuit.
        Je ne suis pas le guérisseur du corps, mais plutôt le guérisseur de l'âme.
        LE PRESIDENT. Nous n'avons pas à juger vos doctrines philosophiques, mais la question de savoir si ce que vous faites est permis par la loi.
        Un adepte d'Antoine était également mis en prévention. C'est un houilleur appelé Jeanfils. Après avoir fréquenté le guérisseur, dont les conseils ont amené son relèvement moral, il s'est cru aussi appelé à guérir. Et le soir, après sa journée, il reçoit quelques personnes. Jeanfils aurait reconnu, lui, avoir fait des passes.
        M. l'avocat général Meyers a prononcé un très beau réquisitoire. Il a longuement examiné la législation sur l'exercice illégal de l'art de guérir, l'arrêt de la Cour de cassation de 1852 et la loi interprétative de 1853, d'où résulte que le fait que les soins sont gratuits n'empêchent pas l'infraction. Il n'est pas défendu de guérir, mais il est défendu de faire le médecin, de soigner selon une méthode, d'appliquer une méthode pour amener la fin d'une maladie. Celui qui se contente de faire un geste et qui dit : « Vous êtes guéri », ou : « Vous ne serez pas guéri », celui-là n'agit pas comme un médecin.
        Je n'ai pas, dit l'avocat général, la mission de donner mon avis sur ce cas très curieux d'auto-suggestion, par lequel Antoine, persuadé qu'il a le pouvoir de guérir, parvient parfois à agir sur le moral du malade. Si même il guérit, ce n'est pas comme médecin qu'il le fait. Sa foi et celle du malade se rencontrent et guérissent.
        M. Meyers, qui a cité beaucoup de jurisprudence et d'autorités juridiques, conclut qu'à son sens les faits posés par Antoine ne tombent pas sous l'application de la loi.
        Il en est autrement de Jeanfils qui, lui, a reconnu avoir exécuté des passes sur les malades.
        Antoine, interpellé sur le point de savoir s'il n'a rien à ajouter, dit : « On a parlé des enfants qui sont morts. On n'a pas parlé des malades que j'ai guéris. Je pourrais faire entendre comme témoins des paralytiques qui ont été guéris, et des sourds qui entendent. »
        La Cour remet à mardi prochain le prononcé de son arrêt.
        La foule s'écoule, mais il y a tellement de monde que la salle ne se vide pas. On fait alors sortir Antoine et quelques personnes par la porte des témoins, puis par le couloir conduisant au Parquet et de là dans la cour. Mais les adeptes d'Antoine ont été prévenus, et quand il apparaît, c'est une acclamation. On l'entoure, on le presse. Les femmes l'embrassent. On brandit des fleurs, on l'entraîne. Et la foule quitte le Palais en un long cortège, suivant le thaumaturge.

    La Meuse, 16 octobre 1907 (source : Belgicapress)


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  • Antoine le Guérisseur, jugement (La Meuse, 22 octobre 1907)(Belgicapress)

    ANTOINE LE GUERISSEUR

        La Cour a rendu son arrêt sur l'appel interjeté contre le jugement correctionnel qui avait acquitté Antoine le guérisseur, de la prévention d'avoir exercé illégalement l'art de guérir.
        La Cour, adoptant les motifs des premiers juges, confirme l'acquittement...
        Il en est de même pour Jeanfils, le disciple d'Antoine.
        Aucun incident ne s'est produit. Pas de cortège, pas de foule, pas de manifestation.

    La Meuse, 22 octobre 1907 (source : Belgicapress)


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  • Le prophète de Jemeppe (La Meuse, 29 février 1908)(Belgicapress)LE PROPHETE DE JEMEPPE
    Antoine-le-Guérisseur

        On lit dans LE MATIN, de Bruxelles cette intéressante interview :

        « Le pays wallon a en ce moment un prophète. Les foules se pressent à son enseignement ; de nombreux disciples, fidèles, dévoués et sincères l'entourent et le servent, Enfin, il guérit les malades, il a rendu l'ouïe, dit-on, à plusieurs sourds, il rend ingambes les éclopés, il soulage, réconforte autant moralement que physiquement les minables humains qui viennent lui exposer leurs misères. Son œil pensif et droit scrute les cœurs. D'un mot souvent, il leur montre qu'il les connaît aussi bien sinon mieux qu'ils se connaissent eux-mêmes.
        C'est Antoine-le-Guérisseur.
        Son œuvre est double.
        D'une part, depuis près de vingt ans, il soigne gratuitement les malades. En outre, depuis six ans environ, il a ajouté à ses consultations où la cohue se presse, la prédication dominicale dans un temple qu'il a fait construire à Jemeppe-sur-Meuse et lancé des publications où il expose sa doctrine spirituelle au peuple qu'il appelle à l'amour et à la foi.
        Tous les jours, mais surtout les lundis des centaines de personnes attendent dans le temple de Jemeppe le moment d'être introduites auprès de celui que ses disciples appellent « le maître ».
        Chaque visiteur, dans l'ordre d'arrivée, reçoit un numéro et passe à son tour, sans favoritisme, sans passe-droit, Riches et pauvres se coudoient dans l'attente.
        Enfin, ils sont appelés devant le « Maître ». Celui-ci les regarde venir, leur dit quelques mots brefs, une recommandation hygiénique ou morale, ne leur demande même pas quel est leur mal – et souvent, disent les visiteurs, il le leur dit lui-même – il les touche du pouce et de l'index au front.
        Parfois, il ajoute : « Vous êtes guéri ». Puis, avec beaucoup de bonté, il congédie le malade.
        Pas de tronc, pas de collecte. Plus d'une fois, le guérisseur fut l'objet de poursuites. Toujours il a dû être acquitté.
        « Je ne pratique pas l'art de guérir, aime-t-il à dire. Je laisse cela au médecin. Je pratique le « don » de guérir.
        « Ce qu'il faut, ajoute-t-il, c'est la foi. Il faut venir à moi avec foi et confiance. Alors, le contact est établi et je puis donner ce que me demandent ces cœurs ouverts : la guérison et la consolation.
        « Je ne fais pas de miracles. Je guéris par le fluide que les esprits qui m'assistent amassent sur moi et que je répartis aux malades de cœur humble et de bonne volonté. L'amour est ma doctrine. »
        Et les malades se pressent. Il y a quelques semaines, on constata en un jour la présence de « sept cent trente » visiteurs !
        La renommée du prophète court le long de la Meuse et de l'Ourthe ; dans toutes ces populations travailleuses mineurs, carriers, métallurgistes, petits bourgeois et femmes du peuple qui vénèrent le guérisseur à l'égal d'un saint, ou d'un prophète,

    * * *

        Les dimanches, la cérémonie – hebdomadaire – comprend une allocution du prophète, des réponses aux questions posées des assistants et un recueillement avant et après la réunion.
        J'ai assisté dimanche à cette prédication.
        La masse des fidèles encombrait le temple d'Antoine-le-Guérisseur. Nous étions arrivés de Liége, dans un tramway bondé de disciples du maître. Et le contrôleur nous déclara que cinq ou six voitures étaient tous les dimanches, nécessaires pour convoyer les gens qu'attire ce prêche fait à Jemeppe, à dix kilomètres.
        Des communes voisines, des contingents d'auditeurs ouvriers arrivent et s'engouffrent dans la salle.
        Le temple est assez grand et possède une galerie que borde une barrière ouvragée, style nouveau. C'est très clair et très simple, très propre et fort bien chauffé.
        La chaire du prophète est au fond, à la place du chœur. On y accède par deux escaliers.
        Et tout ce peuple se recueille.
        Il est dix heures. Voici le maître. Sans pose, avec une paysannerie bonhomme, il monte à sa chaire.
        Et tandis que le silence le plus absolu règne sous les clairs vitraux, et que le vent souffle au dehors, il se recueille à son tour, longuement.
        Puis, il relève la tête, l'abaisse de nouveau, la relève, paraît agité par une douleur interne, va parler, s'arrête encore, crispe ses mains sur la balustrade :
        « Mes frères ».
        Ces mots sont dit très doucement. Un silence leur succède. Enfin, Antoine-le-Guérisseur commence sa prédication.
        C'est un cours qu'il donne, un exposé de sa doctrine, qu'il poursuit depuis plusieurs mois. Une jeune femme, assise à un pupitre, sous la chaire, sténographie ses paroles. Et ses discours sont ensuite consignés dans une revue que publient les disciples : sous le titre de l'« Auréole de la conscience ».
        Il y a quatre siècles, c'était presque le même titre que Bœhme, le cordonnier voyant de Gœrlitz, donnait à son premier ouvrage : « L'Aurore naissante ».
        J'entends le maître qui se plaint de l'état de l'atmosphère. « Elle est troublée par des esprits légers, dit-il, et nous ne pourrons pas pénétrer profondément dans les bons fluides. Il faudra de la patience. »
        Son enseignement ? Je feuillette les cahiers.
        La vie est partout, ou plutôt l'amour est partout, ainsi que l'intelligence, ainsi que la conscience, Amour, intelligence et conscience, c'est Dieu, le grand mystère.
        Dieu gouverne par des lois, c'est à dire par des fluides. Ces fluides mettent ses créatures en relation avec lui. Ces fluides sont régis par les esprits de Dieu et l'homme peut acquérir aussi le pouvoir de manier ces fluides.
        Par ces fluides, l'homme guérit physiquement et moralement ses semblables.
        Mais la douleur est un bien. Le mal n'existe pas. C'est la sensation de privation du bien. C'est une épreuve qui nous amène vers le bien, qui nous grandit, qui nous est nécessaire pour nous rapprocher du grand mystère.
        Ce qu'il faut, c'est la foi, la confiance en Dieu. C'est elle qui donne l'amour, avec celui-ci le bonheur. Qui a la foi véritable est visité par Dieu même.

    * * *

        Mon attention est subitement rappelée au prêche par la voix glapissante d'un assistant.
        – Maître, clame celui-ci, à l'autre bout du temple.
        – Parle, répond Antoine-le-Guérisseur.
        – Cher maître, répond le disciple, j'ai foi en vous et je vous remercie de m'avoir montré la voie de l'amour. Ne voulez-vous pas nous expliquer encore ce que c'est que le mal ?
        – Vois le bourreau au lieu de la victime, dit le prophète. Plus l'imagination est grande chez lui, plus il est content de ses méfaits. Quel n'en sera pas le nombre avant qu'il songe à remédier à sa nature imparfaite ! Ce bourreau, en effet, ne gardera pas indéfiniment sa faiblesse. Ce serait contraire à la loi du progrès. Le repentir le touchera tôt ou tard, ici ou dans le monde spirituel, quand il sera frappé lui-même, quand il rencontrera son bourreau et deviendra victime.
        Si nous trouvons équitable la maxime : « Sans épreuve, point d'avancement », sachons admettre cette autre tout aussi nécessaire : « Sans le mal, point d'épreuve ». Ce que les hommes appellent le mal est donc nécessaire pour provoquer la souffrance, sans laquelle il n'est point d'amélioration possible. « Tout ce qui arrive est un bien ».
        Ainsi, ne considérer que le martyr, ce serait se contenter des apparences. La véritable justice divine nous révèle que le martyr d'aujourd'hui suppose le bourreau d'hier, que sans torture on ne peut devenir un saint, que le mal prétendu n'est qu'un aspect de l'évolution des êtres dont la loi pourrait ainsi se formuler : « Grand bourreau, grand martyr, grand martyr, grand esprit... »
        L'assemblée semble boire ses paroles. Le maître répond encore à d'autres questions que lui posent aussi de très humbles intelligences. Il recommande la tolérance, le pardon, la prière. Puis il demande aux assistants de s'unir à lui pour « remercier ».
        Je comprends qu'il s'agit de remercier la divinité des bons fluides qui ont été envoyés à l'assemblée et les esprits invisibles qui ont été présents à l'allocution.
        Mon voisin m'explique que le maître Antoine a une petite fortune qu'il a reçue autrefois par héritage et qu'il est complétement désintéressé. Partout dans le pays se trouvent les témoignages de ses guérisons. Sa librairie a été établie à la suite d'un don fait par une famille riche dont un enfant fut par lui guéri de la surdité.
        Je rapporte, sans commentaires.
        Antoine-le-Guérisseur me serra la main et me dit avec une simplicité non feinte qu'il n'a pas d'instruction, et qu'il ne veut que le bien et le spiritualisme, fruit non des livres, mais de l'« expérience ».
        C'était aussi ce que voulait Jacob Bœhme. Non des opinions, disait-il, mais ce que le Ciel voulut nous révéler.
        La foule s'écoule et j'entends deux houilleurs aux faces piquées par la poudre, qui discutent, répétant comme émerveilles :
        – « Grand bourreau, savez, grand martyr... grand esprit. »

                                                                                       Maurice de MIOMANDRE.

    La Meuse, 29 février 1908 (source : Belgicapress)


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  • Culte antoiniste (La Meuse, 27 août 1910)(Belgicapress)

    CULTE ANTOINISTE
        Lecture de l'Enseignement révélé par Antoine le Guérisseur, tous les samedis, 7 heures 1/2 du soir, grande Salle de la Légia, Passage Lemonnier.

    La Meuse, 27 août 1910 (source : Belgicapress)


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  • A New Religious Sect in Belgium (Leeds Mercury, Wednesday 14 December 1910)-cripple

    A group of Antoinists, members of the new religious sect in Belgium.    In the chair is a cripple, who has come to seek healing.    The man in the centre is said to have been cured by Antoine of a disease of the bones.    The woman is explaining the cripple's case.    (C.N.)
    Leeds Mercury, Wednesday 14 December 1910


    Traduction :
       Un groupe d'Antoinistes, membres de la nouvelle secte religieuse en Belgique.    Sur la chaise se trouve un infirme, venu chercher la guérison.    L'homme au centre raconte avoir été guéri par Antoine d'une maladie des os.    La femme explique le cas de l'infirme.

     

        Ce document fait partie d'un reportage d'un journal anglais sortie de presse en décembre 1910. On peut penser que les photos ont cependant étaient prises plus tôt.

        En 2009, on voyant encore le crucifix accroché au N°16 de la rue Hulos aujourd'hui détruite.

    A New Religious Sect in Belgium (Leeds Mercury, Wednesday 14 December 1910)-cripple

    Rue Rousseau - juin 2009 (Google StreetView)


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  • Le Père à la tribune (photo colorisée par MyHeritage)


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  • Annales des Sciences psychiques (1910)

    Auteur : Directeur : Professeur CHARGES RICHET, Rédacteur en chef : G. de VESME ; Comité de Rédaction : Sir William Crookes, Camille Flammarion, Dr Paul Joire, Marcel Mangin, Dr Joseph Maxwell, Professeur Henri Morselli, Dr Julien Ochorowicz, Colonel Albert de Rochas, Dr Albert von Schrenck-Notzing ; Fondateur : Dr Xavier DARIEX
    Titre : Les Annales des Sciences psychiques, 1er et 16 juin 1910, Echos et nouvelles, p.190 (reproduction d'un article de la Meuse, de Liège, du 16 mai 1910)
    Éditeurs : Société universelle d'études psychiques, 1891 à 1919 (les dernières années sont disponibles sur gallica)
    cf. http://www.autoresespiritasclassicos.com/Pesquisadores%20espiritas/Charles%20Richet/Annales%20des%20Sciences%20Psychique/Annales%20des%20Sciences%20Psychique.htm

       
    L’Antoinisme (1)

        Nos lecteurs ont souvent entendu parler d’Antoine-le-Guérisseur, de Jemeppe-sur-Meuse. On sait qu’il reçoit chaque jour de 500 à 1.200 malades ; c’est plus qu’à Lourdes. Et mieux qu’à Lourdes, des milliers et des milliers de personnes déclarent avoir été guéries par lui, et des maladies les plus graves et les plus diverses, depuis le cancer, le lupus, l’eczéma, jusqu’à la tuberculose, la paralysie et l’épilepsie. On lui écrit de l’étranger ; il reçoit 200 lettres par jour, et des télégrammes de toutes les parties du monde.
        Le dimanche, à 10 heures, ses adeptes se réunissent dans le Temple, à Jemeppe. Pendant des années, le Maître lui-même montait en chaire et développait son enseignement moral. Il était écouté avec une ferveur inconnue dans nos églises et nos temples. Mais depuis quelques mois Antoine ne se montre plus dans le temple, et un de ses adeptes les plus zélés donne lecture d’une de ces brochures qu’Antoine a publiées dans ces deux dernières années et qui ont été distribuées à profusion.
        Mais voici qui va attirer l’attention du pays tout entier sur le guérisseur de Jemeppe. Les adeptes d’Antoine viennent d’adresser au roi et aux chambres une pétition leur demandant de reconnaître par une loi la religion nouvelle qu’il a fondée, l’antoinisme. En quatre mois, ils ont recueilli plus de 150.000 signatures, 120.000 dans la province de Liège, 30.000 dans l’arrondissement de Charleroi, 4.000 à Bruxelles et 4.000 à l’étranger ; ils en auraient recueilli le double s’ils avaient parcouru le restant du pays wallon.
        Quel est donc cet homme extraordinaire, qui, à notre époque, et dans notre pays de scepticisme, crée une foi nouvelle ?
        C’est un simple ouvrier. Louis Antoine est né en 1816, à Mons-Crotteux ; ses adeptes vont visiter la petite maison où il est né. Son père était mineur. Il est descendu lui-même dans la mine pendant deux ans, mais il étouffait sous terre et préféra travailler dans une usine. Il entra à Cockerill, fit son service militaire dans les chasseurs à pied, rentra à Cockerill comme marteleur, passa cinq ans aux aciéries Pastor, à Ruhrort, revint pendant deux ans dans le pays, fut machiniste aux Kessales, fut de nouveau engagé comme chef marteleur par M. Pastor pour les aciéries de Praga, près de Varsovie, où il passa cinq ans ; enfin, revint définitivement à Jemeppe comme encaisseur aux Forges et Tôleries Liégeoises. Il s’était marié en 1873 et eut un fils qui mourut en 1893.
        Antoine, par son travail et son économie, avait gagné une petite fortune ; il rêvait de grandes destinées pour son fils ; après la mort de celui-ci, il résolut de consacrer sa vie et sa fortune à la guérison des malades et au soulagement de toutes les misères physiques et morales. Il quitta le travail et resta chez lui, à la disposition des malades et de tous ceux qui sont dans la peine. Il recevait d’abord une centaine de personnes par jour, puis le bruit de ses guérisons miraculeuses se répandit et, maintenant, on vient de partout, en foules toujours grossissantes. Antoine est d’un désintéressement complet. Il ne reçoit jamais rien de ses malades. Il y avait jadis, dans le temple, un tronc dans lequel les malades pouvaient déposer leur obole et dont le produit était intégralement distribué aux pauvres de Jemeppe. Depuis plusieurs années, Antoine l’a supprimé et dit à ceux qui lui offrent de l’argent de faire eux-mêmes leurs charités. Non seulement il ne reçoit jamais rien, mais il donne aux malades pauvres : il a donné presque tout ce qu’il possédait ; à peine lui reste-t-il de quoi vivre.
        Il vit, d’ailleurs, comme un ascète. Il est végétarien, ne prend ni viande, ni œufs, ni beurre, ni lait. Il reçoit ses malades le matin ; l’après-midi, il se promène dans son petit jardin et prépare son enseignement. Il ne sort jamais de la maisonnette qu’il habite à côté du Temple qu’un adepte reconnaissant a fait construire et où il vit avec son admirable femme et deux orphelines qu’ils ont recueillies et élevées. Depuis cinq ans, il n’est sorti de sa maison que deux fois, pour comparaître devant le tribunal correctionnel et devant la Cour d’appel, du chef d’infractions à la loi sur l’art de guérir ; on sait qu’il fut acquitté et on se souvient des manifestations populaires auxquelles donnèrent lieu ces deux comparutions.
        C’est un saint, et ainsi s’explique la prodigieuse influence morale qu’il exerce sur tous ceux qui l’approchent et qui suivent ses enseignements. Quels sont ces enseignements, quelles sont les doctrines philosophiques d’Antoine, à quoi croit-il ? Antoine a été longtemps catholique, et catholique fervent. Il a toujours été mystique ; on raconte que, quand il était enfant, il quittait ses camarades de jeux pour entrer à l’église et prier. Puis Antoine a été spirite ; aujourd’hui, il est plutôt théosophe. Il croit à la réincarnation, il croit que chacun de nous porte la peine et la récompense de ses vies antérieures, et doit travailler à son amélioration, à son avancement moral, doit se détacher de plus en plus de la matière pour mériter de devenir un pur esprit et se rapprocher de plus en plus de Dieu. Mais Antoine s’explique peu sur ses idées philosophiques ; son enseignement est surtout, on peut même dire uniquement moral ; il prêche le désintéressement, la résignation devant l’épreuve nécessaire, la charité, l’amour même de ses ennemis. Comme guérisseur, il croit que les maux du corps proviennent d’une imperfection de l’âme, et il soigne et guérit l’âme de ses malades; il ne demande pas même aux malades le mal dont ils souffrent...
        Ceux de nos lecteurs qui s’intéressent à Antoine pourront le voir dans son temple lundi prochain. Nous avons dit qu’Antoine ne se montrait plus dans le temple le dimanche ; mais les jours fériés qui ne tombent pas le dimanche, le guérisseur ne reçoit pas les malades individuellement, les uns après les autres. Il les reçoit dans le temple et opère sur tous les malades réunis. Le jour de l’Ascension, quinze mille personnes se pressaient dans le temple et autour du temple. Quatre fois, on a dû faire sortir les malades pour permettre à tout le monde d’entrer. Quatre fois, Antoine est monté en chaire et a opéré. Des guérisons merveilleuses se sont produites : des paralytiques marchaient ; des aveugles voyaient ; ceux qui ont assisté à ce spectacle ne l’oublieront jamais. Et lundi prochain, ce sera la même affluence, et des guérisons nouvelles.

    (1) Tous ceux qui se sont occupés des sciences psychiques ont tout au moins entendu nommer « Antoine le guérisseur ». M. Jules Bois s’est rendu tout exprès, il y a quelques années, dans le bassin houiller de Mons pour étudier le vaste mouvement spirite qui s’est manifesté parmi ces mineurs, dans lequel Antoine apparaissait comme un prophète. Une nouvelle phase de ce mouvement se dessine aujourd’hui : il est intéressant de le suivre, non pas, bien entendu, avec l’œil du mystique, mais avec celui du psychologue. C’est pourquoi nous reproduisons cet article que la Meuse, de Liège, a publié dans son numéro du 16 mai dernier. — Note de la Rédaction.


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  • Enterrement du Père Antoine

    La façade du temple n'est même pas encore enduite.

     15 août 1910 : Jour de la sanctification du Culte et de la consécration du Temple de Jemeppe par Le PERE.

    (Merci à frère Robert Pierrefeu de la correction)


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  • Nouveau SpiritualismeNouveau Spiritualisme

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Cliquez sur l'image pour agrandir

    Voici deux photos (mises amicalement à notre disposition par la desservante du Temple des Disciples du Père et Mère, à Retinne, soeur Arlette, cf. le lien vers le groupe FaceBook en haut à gauche) illustrant l'évolution de la formation du Culte par le Père Antoine (à l'époque encore Antoine le Guérisseur).


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  • Joseph Massillon, imprimeur à Jemeppe

        On en sait peu sur Joseph Massillon qui tenait une imprimerie à vapeur à Jemeppe dans la rue du Grand Vinâve. On retrouve cependant quelques documents en ligne sur ce magasin qui imprima plusieurs des ouvrages de Louis Antoine et d’autres antoinistes (le fascicule d’Henri Hollange).

    Joseph Massillon, imprimeur à Jemeppe

        Voici sa signature retrouvée sur une lettre de 1901 :

     

    Et voici la devanture de son magasin dans la rue Grand Vinâve :

    Joseph Massillon, imprimeur à Jemeppe

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Joseph Massillon, imprimeur à Jemeppe

    Jemeppe-sur-Meuse - Rue Grand Vinâve
    (au numéro 8, la devanture de l'imprimerie J. Massillon, ici volet fermé)


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  • Antoine le Guérisseur et ses disciples (Excelsior, 16 déc 1910)

                                                        Antoine "le Guérisseur" et ses disciples
        Antoine "le Guérisseur" compte aujourd'hui en Angleterre un grand nombre de disciples. Il exhorte ces derniers à lui conter leurs misères, et sa femme, plus connue sous le nom de "Chère mère", recommande aux visiteurs affligés d'avoir la plus grande foi dans Antoine, son mari. Celui-ci, par ses prières, doit soulager les maux des fidèles qui viennent à lui.

        Les photos sont titrés : Un groupe d'« Antoinistes » devant le temple ; Antoine prêche devant ses disciples réunis dans le temple ; La femme d'Antoine se promène dans le jardin du guérisseur. On voit qu'elles proviennent d'articles anglais, d'où peut-être l'indication ici que le Père avait des adeptes en Angleterre.


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  • Antoine le Guérisseur (La Liberté, 12 déc 1910)

    Antoine-le-Guérisseur

    (DE NOTRE CORRESPONDANT)

                             Bruxelles, 10 décembre.
        Je vous ai annoncé, il y a quelques jours, qu'une pétition couverte de 160.000 signatures demandait au Parlement de reconnaître officiellement le culte antoiniste.
        Le fondateur de ce culte nouveau, Louis Antoine, dit « le Guérisseur », est un ouvrier, né à Mons-Crotteux (province de Liège) en 1846, de parents pauvres. Il est le cadet de sa famille qui comptait onze enfants. Il débuta à 12 ans dans la mine, accompagnant son père et un frère qui étaient également mineurs. Ne voulant plus descendre dans la fosse, il devint ouvrier métallurgiste. A l'âge de 24 ans, il quitta la Belgique pour aller travailler en Allemagne où il séjourna pendant cinq ans. Deux ans plus tard, il alla en Pologne et y travailla pendant un nouveau terme de cinq années. Puis il s'installa définitivement à Jemmepe-sur-Meuse, près de Liège.
        Durant son séjour en Allemagne, il revint au pays épouser une femme qu'il avait connue avant son départ et de cette union naquit un fils qui mourut à l'âge de 20 ans. Cette perte douloureuse contribua sans doute à pousser les deux époux vers les bonnes œuvres. Ils avaient amassé une petite fortune, qu'ils sacrifièrent pour venir en aide aux malheureux.
        Antoine le Guérisseur vit très simplement et très sobrement. Il est végétarien dans toute l'acception du terme ; non seulement il s'abstient de viande, mais aussi d'œufs, de beurre et de lait. Depuis quelques années, il vit seul ; sa femme habite avec deux enfants qu'ils ont adoptés. Toutefois, les deux époux n'ont jamais cessé d'être en parfait accord. La femme partage la mission de son mari et le remplace en cas d'empêchement.
        Dès son jeune âge, Antoine se montra d'une piété peu commune. Non seulement il priait souvent, mais il aimait à se recueillir. Il professa le catholicisme jusqu'à l'âge de 42 ans ; puis, il pratiqua le spiritisme jusqu'en 1906, date à laquelle il fonda le « nouveau spiritualisme ».
        Antoine ne possède qu'une instruction rudimentaire. Il base sa doctrine sur la foi, l'amour et le désintéressement, et prétend qu'elle lui a été révélée.
        « Un seul remède, dit-il, peut guérir l'humanité : la foi ; c'est de la foi que naît l'amour, l'amour qui nous montre dans nos ennemis Dieu lui-même ; ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer Dieu ; car c'est l'amour que nous avons pour nos ennemis qui nous rend dignes de le servir ; c'est le seul amour qui nous fait vraiment aimer, parce qu'il est pur et de vérité. »
        Depuis une dizaine d'années, Antoine s'est mis à guérir les malades par l'imposition des mains. Jamais il n'ordonne de remèdes et il opère gratuitement. Des milliers de gens ont eu recours à lui, de nombreux cas de guérison sont avérés ; bref, sa demeure est devenue un lieu de pèlerinage, et un temple a été construit sur un terrain contigu.
        Voici comment Antoine opère : Quand tout le monde est réuni dans le temple, à dix heures, le Guérisseur paraît. Il gravit les marches de la tribune. Puis, sans prononcer une parole, il étend la main. Et c'est tout.
        Actuellement, il n'opère plus que le 1er et le 15 de chaque mois, ainsi que les jours fériés, sauf les dimanches. Lorsqu'un malade ne peut venir lui-même, il peut se faire remplacer par une personne qui a foi dans le Guérisseur. Souvent, le nombre des fidèles et des malades dépasse le millier. Il en vient de partout : de France, d'Italie, de Portugal, de Russie, voire du Mexique et de la Nouvelle-Zélande ! On raconte qu'un riche propriétaire du midi de la France, guéri par Antoine, vient de consacrer 20.000 francs à l'érection d'un temple, car il y a des groupes « antoinistes » disséminés partout.
        Le temple de Jemeppe est érigé aux confins de la commune. Il a été construit à l'aide des deniers des fidèles.
        Le Guérisseur a eu plusieurs fois maille à partir avec la justice, pour exercice illégal de la médecine, mais il a toujours été acquitté.
        A côté de ses cures, Antoine donne le dimanche un « enseignement » religieux ou plutôt moral, qu'il intitule « l'auréole de la conscience ». Il est parfois éloquent, mais certains jours sa parole est malaisée ; cela dépend des fluides de l'atmosphère...
        Il a une interprète, Mme Desart, qui sténographie l'enseignement d'Antoine, puis les paroles du maître sont publiées en une revue éditée par un des principaux adeptes, M. F. Deregnaucourt. C'est là tout le culte antoiniste.
        Au physique, Antoine est un homme de taille assez haute, mais au dos voûté. Il a les cheveux gris coupés ras. Il porte une redingote fermée jusqu'au cou par une seule rangée de boutons. Il mâche continuellement de la gomme. Son attitude est simple et franche. Pas de pose, pas de bluff. Il est modeste et convaincu.

                                                        Emile Mahieu.

    La Liberté, 12 décembre 1910


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  • Une nouvelle Religion (La Fraternité, 11 déc 1910)

    Une nouvelle Religion

        La Belgique possède une nouvelle religion, la religion Antonine. Cette nouvelle religion compte des centaines de milliers d'adhérents. Elle est donc la deuxième dans le pays d'Albert, puisque les israélites ne sont que 20.000 et les protestants 15.000.
        Les curés du monde entier verront certainement d'un très mauvais œil ce culte rival. Jusqu'ici ces messieurs faisaient étalage des prétendus miracles évangéliques et des guérisons obtenues, à Lourdes et dans les divers sanctuaires du monde catholique. Malgré les démentis que leur infligeait l'histoire, ils déclaraient pour prouver que leur religion était la seule vraie, que le catholicisme avait l'unique privilège de posséder des thaumaturges.
        Or, la religion Antonine possède elle aussi des thaumaturges, et elle peut faire à son tour étalage de guérisons. Comme la religion catholique, elle peut dire : « Je suis la vraie. Voilà mes preuves ! »
        Dans une pétition adressée, en effet, aux députés belges, pétition revêtue de 160.000 signatures, pétition qui a pour but d'obtenir la reconnaissance légale du nouveau culte, nous lisons : « Il est inutile que nous insistions sur le caractère si moral et si élevé de l'enseignement d'Antoine le généreux et sur les merveilleuses guérisons tant morales que physiques qu'il a obtenues et obtient chaque jour.
        « Un simple examen d'un des certificats joints à cette pétition fera comprendre pourquoi nous considérons Antoine le généreux comme un des plus grands bienfaiteurs de l'humanité qui puissent se rencontrer ».
       
    Un député belge à qui l'on demandait quel accueil peut faire la Chambres à une semblable pétition, a répondu : « Les 160.000 signatures sont parfaitement en règle et jamais pétition aussi importante n'est parvenue à notre Chambre, pas même quand il s'est agi de l'instruction obligatoire.
        Presque tous les adhérents du culte antonin sont des gens estimés, et il y a parmi eux beaucoup d'hommes cultivés : professeurs, médecins, etc... Des milliers d'attestations de guérisons sont jointes à la pétition. Des médecins réputés en ont signé plusieurs.
        « Nous ne pouvons donc pas traiter légèrement un mouvement de cette importance, qui persiste et progresse depuis plus de vingt ans, d'autant plus que la personnalité de son chef est digne de tous respects.
        « Et puis n'oublions pas, en ce qui concerne les pétitionnaires, que ces braves gens n'ont qu'un mot à dire pour que nous ayons à la Chambre un ou deux députés antonistes ».
        En lisant cette déclaration, on ne peut s'empêcher de constater que devant une pareille exhibition de certificats les récits miraculeux des Evangiles pâlissent beaucoup et qu'ils passent au second rang. Les miracles de Lourdes sont enfoncés. Les médecins en renom ont signé les certificats attestant les guérisons obtenues par le pontife de la nouvelle religion. Voilà donc une religion adversaire de la religion catholique qui a son thaumaturge et ses miraculés. Les curés, pour prouver la vérité de leur religion, devront donc chercher autre chose. Trouveront-ils ? Nous attendons.
        Peut-être parleront-ils de charlatanisme ? Peut-être feront-ils appel à des causes naturelles ? Mais alors, nous pourrons leur retourner l'argument !

                                                  A. B.

     

    La Fraternité : Journal de défense républicaine de la région du Nord, puis Organe hebdomadaire radical et radical-socialiste de Roubaix et de ses cantons, 11 décembre 1910


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  • Temple d'Antoine de Guérisseur

    On voit sur cette photo encore l'écriteau qui invite à s'adresser à M. Antoine par cette nouvelle porte amenant dans le temple. Celle-ci est encore surmontée de l'inscription "Les Vignerons du Seigneur". On pense que la façade du temple dans la rue du Bois-de-Mont n'est pas encore faite, puisqu'il n'a pas été jugé bon par le photographe de la représenter.


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  • Temple d'Antoine de Guérisseur (détail)


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  • Père Antoine, intérieur du temple en 1910


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  • Père Antoine dans son temple (avec Mère)

     


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  • De Hollandsche revue jrg 14, 1909, no 3, 23-03-1909

                 THEOSOPHIA.

        In „Theosophia” van Maart worden vervolgd de „Oude Dagboekbladen” van H. S. Olcott en de vertaling van C. S. A. E.
        Thierens geeft het slot van zijn studie over „Karaktervorming en opvoeding”. De volgende bijdrage is van Marie C. Denier van der Gon, die een en ander meedeelt over „Bâbisme en Behaïsme”. Het Bâbisme is de leer van den Bâb, die door ongeveer een half millioen Perzen wordt beleden. De verkondiger dezer leer viel als slachtoffer van zijn streven in 1850 toen de regeering hem deed fusilleeren.
        Het Bâbisme treedt als een geheele nieuwe godsdienst op.; deze godsdienst staat tot den Islam in geen andere verhouding dan de Islam tot het Christendom en het Christendom tot het Jodendom, d.w.z. de Bab acht de evolutie van het tegenwoordige menschdom reeds zoover gevorderd, dat het de vroegere inkleeding der waarheid niet meer behoeft en deze dus gegeven kan worden, ontdaan van den ouden vorm, van veel dat thans overbodig is en in een ander omhulsel, dat beter zich aanpast aan de nooden van den tegenwoordigen tijd.
        Geheel zonder ritueel konden de menschen nog niet zijn, meende de Bab, maar toch liet hij vele oude gebruiken vervallen.
        De opvolgers van den Bâb waren Sobh-i-Ezel, die op Cyprus leeft en slechts weinig aanhangers heeft, en Behâ-Ullah. Zijn leer is in grondbeginsel dezelfde als die van den Bâb. Over de vraag van het leven na den dood glijdt hij heen, evenals zijn voorganger, door te zeggen dat God alleen weet wat na den dood gebeuren zal. De taak van den mensch is om hier op narde goed te zijn en een rijk van vrede en liefde te stichten. Daarom acht Behâ-Ullah het nuttig met belijders van andere godsdiensten in aanraking te komen en andere talen aan te leeren, want dit alles zal zeker ten goede komen aan de verbreiding deiwaarheid en langzamerhand zullen zoodoende alle menschen één worden in geloof en in liefde. Dan zullen alle uitgediende leerstellingen, vormen en gebruiken vervallen, de twistappel zal verdwijnen en de broederschap der menschen een werkelijkheid worden.
        Verder deelt Marie C. Denier van der Gon de volgende merkwaardige denkbeelden mee over het erfrecht onder Babbisten:

    Behâ-Ullah noemt zeven klassen van erfgenamen,
    nl.: kinderen, vrouwen, vaders, moeders, broe-
    ders, zusters en onderwijzers, die te zamen erven
    met erfdeelen in afdalende reeks. Bij ontstentenis
    van één dezer erfgenamen komt het overblijven-
    de erfdeel aan het „Huis der rechtvaardigheid”,
    het lichaam dat in elke stad aanwezig behoort
    te zijn en dat voor de belangen der gemeente en
    voor de armen waakt. Ook aan dit huis zouden
    de verschillende boeten moeten vervallen. De
    straffen zullen zijn: geldboeten, gevangenisstraf
    en in geval van herhaalden diefstal: brandmerk;
    alleen op moord en brandstichting zal de dood-
    straf staan, die echter door levenslange gevange-
    nis vervangen kan worden.

        Deze studie zal in de volgende aflevering vervolgd worden.
        Een vervolg is ook geplaatst van Annie Besant's „Occulte Scheikunde” en van dezelfde schrijfster ook nog een fragment van „Een inleiding tot Yoga”. Behalve de maandelijksche rubrieken vinden we als laatste bijdrage „Een Hedendaagsch Heilige” door E. Windust.
        Hierin worden besproken de wonderbaarlijke genezingen van Antoine le Guérisseur (Antonius den Heeler), die vroeger een eenvoudig werkman was in de Belgische steenkolenmijnen, doch thans honderden landgenooten door zijn geestelijke genezingen tot zich trekt.
        „Ik hechtte, verklaart de heer E. Windust, eerst weinig waarde aan de verhalen, die over dezen wondergenezer in omloop waren, maar in België zijnde, werden ze mij bevestigd door zoovele geloofwaardige menschen, dat ik hoe langer hoe meer in de zaak belang begon te stellen, zoodat toen een dame, die vroeger doof was en waarmede ik nu gewoon spreken kon, mij vertelde, dat die onverhoopte verbetering door Antoine le Guérisseur tot stand was gebracht, mijn belangstelling aanmerkelijk steeg en toen zij mij voorstelde met haar hem een bezoek te brengen, ik „het gaarne aannam.” De heer Windust deelt daarop mee, dat de vrienden van den „genezer” voor hem een kerkje lieten bouwen, dat's weeks dienst doet als wachtkamer en waar hij 's Zondags preekt.
        Het groote verschil met ons Staphorster Boertje en onze De Haas is, dat deze huismiddeltjes als kruiden enz., voorschrijven, terwijl de Belgische heeler alle geneesmiddelen versmaadt en alleen op het geloof vertrouwt. Van zeven uur 's morgens tot twaalf uur ontvangt „le Guérisseur” zijn patiënten. Den middag wijdt hij aan zijn korrespondentie. Hij wordt overstelpt met brieven, maar beantwoordt ze niet, althans niet schriftelijk; maar volgens het zeggen van zijn bewonderaars leest hij toch alle brieven en beantwoordt ze door gedachten op zoodanige wijze, dat velen op een afstand door hem geholpen worden.

    De Hollandsche revue jrg 14, 1909, no 3, 23-03-1909

     

    Traduction :

                 THEOSOPHIE.

        Dans "Theosophia" de mars, on suit le "Vieux Journal Intime" de H. S. Olcott et la traduction de C. S. A. E.
        Thierens termine son étude sur "La formation du caractère et l'éducation". La prochaine contribution est de Marie C. Denier van der Gon, qui donne quelques informations sur le "Bâbisme et le Bahaïsme". Le bâbisme est l'enseignement du Bâb, qui est professé par environ un demi-million de Perses. Le proclamateur de cette doctrine a été victime de ses efforts en 1850 lorsque le gouvernement l'a fait fusiller.
        Le babisme agit comme une religion entièrement nouvelle ; cette religion n'a pas d'autre rapport à l'islam que l'islam au christianisme et le christianisme au judaïsme, c'est-à-dire que Bab considère que l'évolution de l'humanité actuelle est si avancée qu'elle ne nécessite plus l'ancien habit de la vérité et peut donc être donnée, au lieu de cet ancienne forme, sans chose maintenant superflue et sous une autre forme, mieux adaptée aux besoins du temps actuel.
        Les hommes ne pouvaient pas encore vivre sans rituel du tout, croyait Bab, mais il abandonna beaucoup de vieilles coutumes.
        Les successeurs des Bâb étaient Sobh-i-Ezel, qui vit à Chypre et a peu de disciples, et Behâ-Ullah. Son enseignement est en principe le même que celui du Bâb. Sur la question de la vie après la mort, il glisse, comme son prédécesseur, en disant que Dieu seul sait ce qui arrivera après la mort. La tâche de l'humanité est d'être bonne sur terre et d'établir un royaume de paix et d'amour. Behâ-Ullah juge donc utile d'entrer en contact avec des confesseurs d'autres religions et d'apprendre d'autres langues, car tout cela favorisera certainement la diffusion de la vérité et peu à peu tous les hommes ne feront qu'un dans la foi et dans l'amour. Alors toutes les doctrines, formes et coutumes qui ont été suivies s'écrouleront, la pomme de discorde disparaîtra, et la fraternité des hommes deviendra une réalité.
        Marie C. Denier van der Gon partage également les idées remarquables suivantes sur le droit successoral des babbistes :

    Behâ-Ullah mentionne sept classes d'héritiers,
    à savoir : enfants, femmes, pères, mères, mères, frè-
    res, sœurs et enseignants, qui héritent ensemble
    avec des parties patrimoniales en séries décroissantes. En l'absence
    d'un de ces héritiers, le reste se laissé
    en héritage dans la "Maison de la Justice",
    l'organisme présent dans chaque ville
    et que, dans l'intérêt de la communauté et des pauvres.
    De même par cette Maison,
    les différentes amendes seront annulées. Les
    sanctions seront : des amendes, des peines de prison
    et en cas de vols répétés : marquage au feu ;
    seuls le meurtre et l'incendie criminel seront punis de mort,
    qui peut toutefois être remplacée par la réclusion à perpétuité.

        Cette étude sera poursuivie dans le prochain numéro.
        Une suite de "Chimie occulte" d'Annie Besant est également placée, ainsi qu'un fragment de "Une introduction au Yoga" du même auteur. Sauf pour les sections mensuelles nous trouvons comme dernière contribution "Un Saint Contemporain" de E. Windust.
        On y parle des guérisons miraculeuses d'Antoine le Guérisseur, qui était un simple ouvrier dans les mines de charbon belges, mais qui attire maintenant des centaines de compatriotes par ses guérisons spirituelles.
        "J'ai porté, explique M. E. Windust, d'abord peu de valeur aux histoires qui circulaient sur ce guérisseur miracle, mais étant en Belgique, elles m'ont été confirmées par tant de personnes crédibles, que j'ai commencé à m'intéresser de plus en plus à la question, si bien que quand une femme qui était sourde et avec qui je pouvais parler maintenant, m'a dit que cette amélioration inattendue avait été apportée par Antoine le Guérisseur, mon intérêt a considérablement augmenté et quand elle me proposa de lui rendre visite, "j’ai accepté avec plaisir". M. Windust m'a alors informé que les amis du "guérisseur" avaient fait construire pour lui une église qui lui sert de salle d'attente pendant les semaines et où il prêche le dimanche.
        La grande différence avec notre Staphorster Boertje et notre De Haas est qu’ils prescrivent des remèdes maison comme les herbes, etc., alors que le guérisseur belge méprise tous les médicaments et ne compte que sur la foi. De sept heures du matin à midi, "le Guérisseur" reçoit ses patients. L'après-midi, il se consacre à sa correspondance. Il était submergé de lettres, mais il n'y répondait pas, du moins pas par écrit ; mais selon ses admirateurs, il lisait toutes les lettres et y répondait par des pensées de telle manière que beaucoup de gens étaient aidés par lui de loin.


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  • Père à la tribune

    Père à la tribune (détail)


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  • Temple de Jemeppe en 1910 (The Illustrated London News)

    The centre of a new religion, the temple of the disciples of "Antoine the Healer", at Jemeppe-sur-Meuse.

    Le centre d'une nouvelle religion, le temple des disciples d'"Antoine le guérisseur", à Jemeppe-sur-Meuse.

    Photo de l'article du Illustrated London News.


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