• Père Dor - écrits

    Père Dor - écrits

     

        Ses écrits seraient en grande partie plagiés non seulement sur l'Enseignement de son oncle, le Père, mais aussi d'autres oeuvres théosophes et spiritualistes. c'est notamment ce qu'il ressort des compte-rendus de ses procès. "Dans des livres de Léon Denis et d’Allan Kardec, des textes ont été repris, avec des variantes parfois, par le Père. L’avocat de Mme D... met „Christ parle à nouveau„ sous les yeux des juges et fait la confrontation des textes. Il y a des brochures différentes à texte identique." (La Belgique, 19 novembre 1916)

  • Résumé biographique de la vie du Père Dor

    RÉSUMÉ BIOGRAPHIQUE

    DE LA

    VIE DU PERE DOR

        Pierre Dor, dit Père Dor, est né à Mons-Crotteux (lez-Liége) Belgique, le 15 mai 1863, de parents nécessiteux, dans une maisonnette dont le loyer ne s’élevait qu'à 6 francs par mois. Il fut l'aîné de 7 enfants, dont 5 filles et 2 garçons.
        Jusque l'âge de 18 ans, Il supporta avec la plus grande résignation la douleur et les souffrances dont la vie semblait l'accabler particulièrement. Cependant, ceux qui vivaient avec Lui l'avaient surnommé « le plaisant » et nul n'aurait pu dire qu'Il n'était pas heureux.
        Vers l'âge de 35 ans, par suite d'un accident de travail, Il dut abandonner son état de mécanicien. Pauvre ouvrier, qu'allait devenir petite famille composée d'une femme et de deux enfants ?
        Sa digne compagne se mit alors courageusement au travail et se livra au commerce. Bientôt une occasion favorable se présenta qui lui permit de faire face aux mille nécessités de la vie.
        Par sa mère, Marie Antoine, Père Dor était le neveu d'Antoine dit le Guérisseur, dont la puissance magnétique soulageait tant de malades. Sa femme ouvrit à côté du temple, un café ou les nombreux visiteurs de Monsieur Antoine pouvaient se restaurer.
        Son commerce marcha si bien qu'après 5 années elle put acheter huit maisons d'une valeur de 18,000 francs et elle possédait encore 5,000 francs.
        Quant à Lui, Il assista assidûment aux instructions de son oncle Louis Antoine, Il les étudia, s'y appliqua et voulut les mettre en pratique.
        Une voie nouvelle semblait s'ouvrir à ses yeux, Lui faisant entrevoir le bonheur. Pour ce, Il sentit qu'il fallait se détacher des biens matériels et pour réaliser cette pensée, Il abandonna le commerce qui Lui permettait cependant de vivre dans l'aisance avec sa famille. Cédant à ses désirs, sa compagne remit son négoce et ils allèrent se fixer à Grivegnée (province de Liége).
        Père Dor avait alors 46 ans. Là, Il subit une terrible épreuve ! Sa compagne habituée maintenant à satisfaire largement ses désirs et ceux de ses deux petits garçons, âgés respectivement de 5 et 9 ans, ne put pourvoir avec ses maigres revenus aux besoins habituels du ménage. C'est alors qu'elle regretta amèrement d'avoir abandonné un commerce si lucratif et c'est profondément découragée qu'elle se fit colporteuse !
        Cette nouvelle tâche fut pour elle, rude et pénible. C'était poignant de la voir rentrer le soir, le cœur débordant d'amertume, exténuée de fatigue, les paniers pleins de marchandises qui n'avaient pas trouvé d'acquéreurs.
        Le Père s'avouent intérieurement auteur de tant de détresse se fit un devoir de l'encourager et de lui faire espérer des jours meilleurs. Malgré cela, la malheureuse mère craignant la misère pour ses enfants, se découragea, se fit tellement de la peine que sa santé s'ébranla à tel point que bientôt la mort la guetta. Allait-Il donc laisser mourir sa compagne pour suivre la voie nouvelle entrevue, Lui cependant sensible à la pitié, si prompt à porter secours à toute misère humaine, car déjà Il guérissait bon nombre de malades.
        Une lutte douloureuse s'engage dans son âme. D'un côté, Il voyait le chemin de l'inspiration parsemé de bonheur pour l'humanité, et de l'autre, Il avait sa pauvre épouse minée par la tristesse et le découragement. Les sentiments et l'affection décidèrent de la victoire.
        Il ôta sa plaque de guérisseur, se rendit chez son oncle Louis Antoine qu'il avait quitté avec la pensée de ne plus le revoir, car Il avait pris la résolution de vivre d'une vie retirée, c'est-i-dire de ne plus jamais sortir. Mais ce moment n'était pas venu. Il devait encore souffrir. En se présentant devant Antoine et ses adeptes, Il dut avouer s'être trompé (quoiqu'en Lui-même Il sentait qu'Il ne se trompait pas), car ceux-ci n'avaient vu en Lui qu'un orgueilleux, mais non un guérisseur, et en s'humiliant à ce point, Il savait les rendre contents. Ce fut là qu'Il faillit ! A ce moment, M. Antoine formula le désir de vendre des brochures pour propager ses ouvrages parmi toute la Belgique dans le but de créer une religion nouvelle. Des adeptes se présentèrent. Il fut de ce nombre dans l'espoir de regagner l'estime de son oncle et de ses amis. Après quelques efforts, Il fut accepté et désigné pour colporter les brochures dans la capitale. Aussitôt installé dans cette ville, Il se mit à l'œuvre pour remplir sa tâche, mais on ne tarda pas à l'arrêter parce qu'il vendait sans autorisation. Il fit plusieurs démarches pour obtenir ce droit, mais ce fut en vain ; Il dut quitter alors et revint se fixer dans une de ses petites maisons à Jemeppe-sur-Meuse. Il voulut comme auparavant assister aux réunions d'Antoine, son oncle, mais malgré l'amour qu'il avait pour lui, Il ne se sentait plus à l'aise, au contraire, Il y était obsédé d'une façon effroyable.
        Malgré tous ses déboires, Il fit de grands efforts pour résister, pour persister, mais tout fut inutile. Il lui fut impossible de continuer ; le fluide qui l'entourait n'était plus assimilable avec cette société et Il abandonna de nouveau.
        Le hasard le servit alors. Par l'intermédiaire d'une tierce personne, Père Dor fut mis en rapport avec un malade, gravement atteint, qui était venu se faire soigner dans un sanatorium de Liége, après avoir subi une opération en Russie. Après plusieurs entrevues, par le fluide que le Père dégageait sur ce malade, ce dernier ne tarda pas à en sentir les effluves bienfaisantes. De ce fait, il le pria de vouloir être son guérisseur, ce qu'il accepta de tout cœur. Pour que son fluide put mieux agir, la première pensée du Père fut de lui faire suivre le régime végétarien. Au bout de quelques mois, le malade sentit en la force et une amélioration si grande, qu'il se décida à retourner en Russie pour surveiller les travaux entrepris. Incomplètement guéri, le convalescent lui demanda de l'accompagner et ce fut chose convenue. A peine rentré en Russie, ce malade reçut la visite d'amis venant s'informer de sa cure à Liége et c'est tout fier qu'il leur présentait son docteur et à leur grande stupéfaction un docteur n'ordonnant aucun médicament.
        Cette nouvelle se communiqua d'une façon si rapide qu'Il fut au bout de quelques jours, assailli par des milliers de malades, au point qu'Il dut quitter, non par crainte du trop de besogne, mais parce qu'Il n'avait aucune intention de professer le métier de guérisseur en Russie. Au bout de quarante jours, Il revint en Belgique, mais on ne tarda pas à le rappeler à grand crie.
        Ayant pitié de ces pauvres souffrants, Il y retourna ; à peine arrivé à Lubimovsk-Poste, gouvernement d'Ekaterinoslaw, II reçut la visite de milliers d'affligés lui venant de toute parts. Au bout de quinze jours, on comptait six à sept mille personnes par semaine de cinq jours de travail. Mais bientôt les médecins s'alarmèrent, réclamèrent son expulsion et la police, par un ordre du gouvernement, l'arrêta. Il se rendit alors à Taganrog, où son arrivée fut vite connue. Une quantité de souffreteux vinrent de nouveau le consulter, mais au bout de huit jours, Il fut encore arrêté par la police.
        De hauts personnages Lui conseillèrent de se laisser traîner devant les tribunaux, Lui promettant d'user de leur influence pour que les juges Lui accordent le droit d'exercer l'art de guérir, mais Il refusa, sentant qu'il était appelé ailleurs.
        Il reprit donc le chemin de Jemeppe s/Meuse. De retour au pays, sa compagne insista pour qu'il reprit une maison de commerce : quoiqu'Il sentit un fluide ténébreux, Il accepta d'un cœur sincère. C'est ce qui lui fit entrevoir un nouvel horizon.
        Journellement, Il recevait un grand nombre d'étrangers qui rendaient chez son oncle Antoine. C'est ainsi qu'Il connut de personnes du Pays de Charleroi. Parmi celles-ci, Il chargea l'une d'elles de Lui trouver une demeure convenable pour recevoir des malades.
        Huit jours après, Il avait loué une maison à Roux-Wilbeauroux et s'y installait le 1er août 1909.
        Le nombre de malades qui venaient le visiter grandissant chaque jour, après 15 mois, Il se vit dans la nécessité de chercher une salle plus grande. Dépourvu de fonds, sans se soucier, ni douter de l'avenir, Il vendit les huit petites maisons qui faisaient toute sa richesse et qui Lui permettaient de se procurer le strict nécessaire. Mais là, sa digne compagne avait compris le but de son existence, et de ce fait elle se résigna à tout. Avec le produit de cette vente, il fit construire à Roux, rue de Courcelles, une salle de 10 mètres de long sur 6 de large ainsi qu'une petite et simple demeure.
        Par le grand nombre de guérisons opérées, sa réputation de guérisseur, d'homme de bien, se répandit de plus en plus et des milliers de malades eurent recours à Lui.

        Quoique sans instruction, sachant à peine lire et écrire, IL reçut l'inspiration de donner chaque dimanche une causerie sur la morale. Sachant que l'instruction n'influe pas sur celle-ci, Il s'est dit que l'expérience de la vie lui suffisait pour ce travail.

        Une nombreuse assemblée, grossissant sans cesse, vint l'écouter régulièrement chaque dimanche. Bientôt Il dut se rendre l'évidence que se salle était trop petite, et résolut d'en faire construire une plus vaste. Sans argent, Il se vit dans la nécessite de faire appel aux cœurs dévoués afin de pouvoir réaliser l'édification de ce bâtiment.
        C'est pour ce motif que les personnes qui le consultèrent, trouvèrent dans son cabinet un tronc dans lequel chacun put déposer sa part selon ses moyens et son dévouement ; au bout d'un an, Il trouva le nécessaire pour payer la nouvelle salle de 21 mètres sur 14, appelée aujourd'hui « l'Ecole Morales », surnommée le « Temple de la Vertu », car on y enseigne le Culte de la Miséricorde.
        Maintenant, le Père y reçoit journellement des centaines de souffrants. Voulant rester en concordance avec ses instructions, lesquelles ont pour base le désintéressement, Il reçoit gratuitement, ne désirant pour salaire que la pratique de ce qu'il enseigne : « L'Amour du Bien. »

    Christ parle à nouveau, p.9-14


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  •  INTRODUCTION

         Je suis le livre précieux, car je me nomme Charité.
        Je renferme tous les moyens pour acquérir l'Amour Vrai. Je possède les leçons du devoir : miséricorde, compassion, pardon, sacrifice pour tous.
        En toutes circonstances, j'apaise, je rends l'espérance.
        Je suis une source inépuisable de Force ; je suis enfin le médium sacré de la vraie vie qui porte l'âme dans la hiérarchie des mondes Bienheureux.
        Chaque victoire remportée sur un mouvement de haine, de vengeance, d'antagonisme et d'orgueil vous rapproche de moi.
        Que les penseurs, chercheurs avides du Bien me lisent, et me relisent surtout ; ils ne regretteront certes pas leurs peines.
        J'enseigne en faisant comprendre ce que Jésus le Christ n'a dit qu'en paraboles, parce que le monde en ce temps-là n'était pas assez mûr pour comprendre la justice. Mais à présent, les temps sont arrivés où les idées morales doivent se développer pour accomplir les progrès qui sont dans les dessins du Vrai, du Bon, du Juste. Ces idées suivront le chemin de la liberté qui en est l'avant-coureur. C'est-à-dire que l'homme qui pratiquera le bien, deviendra libre. Mais il ne faut pas croire que ce développement se fera sans lutte, et que cette rénovation ne rencontrera pas l'opposition des hommes de parti contraire de la morale nouvelle.
        Jésus a dit : « Que ceux-là entendent qui ont des oreilles pour entendre » ; moi, j'ouvre les yeux et les oreilles, car je raisonne sans figures et sans allégories ; je lève le voile laissé à dessein sur certains mystères ; j'apporte une suprême consolation à tous ceux qui souffrent, en donnant une cause juste aux souffrances qu'ils endurent.
        Lisez-moi donc : Seul, en famille, entre amis, de çà et de là.
        Lisez-moi attentivement, et vous ne tarderez pas comprendre que je suis le grand médecin de vos âmes.
        Pratiquez-moi, vous tous qui souffrez et qui fléchissez sous le fardeau de l'adversité et de la douleur, et vous serez soulagés, consolés et enfin vous serez sauvés.

     _________

     

    NOTICE SUR LE TRAVAIL DU PERE

         1. – Pour traiter toute maladie, toute peine, Il se sert du fluide Amour : force acquise par un travail basé sur le désintéressement.
        Il dégage sur l'âme malade et découragée, son fluide réparateur dont elle absorbe les effluves bienfaisantes et régénératrices, selon la bonne confiance qu'elle a en Lui. Quand il vous dit : « la confiance en Lui », le Père entend la pratique de ses instructions, afin d'arriver à l'amélioration de son « Moi ».
        2. – Il vous prévient qu'il est tout à fait inutile de le consulter pour un malade qui serait soigné par une ou par des personnes qui seraient hostiles à son travail. La raison est que ceux-ci, par leur manque de confiance, ne font qu'empoisonner le fluide guérisseur, et naturellement empêcher la guérison ou le soulagement. S'Il vous dit le soulagement, c'est parce qu'Il rencontre des cas mortels Pour L'avoir consulté tard.
       
    Par ces faits, Il ne peut donner qu'un soulagement à seule fin que le moribond s'éteigne sans douleur et courageusement.

    Christ parle à nouveau, p.15-16


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  • Toutes-boîtes Père Dor 1914-1915

        Une partie sera reprise dans son livre Christ parle à nouveau et annonce la suite le Complément et couronnement du livre précieux '"Christ parle à nouveau".
        On peut en lire un extrait concernant un message censé être un porte-bonheur.


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  • Publication d'une Lettre adressée au Père Dor (couverture)

    Publication d'une Lettre adressée au Père Dor

        On lit dans l'avis de fin de page :
        Les instructions du dimanche cesseront le 9 du mois d'AOUT 1914.
        Les malades seront reçus tous les jours de 7 heures à 12 heures à l'exception du Samedi et du Dimanche.
        Pour tous remèdes, demandez le livre précieux : Christ parle à nouveau.
        Pou recevoir ce livre adressez à l'École Morale, rue de Courselles, n°2, à Roux (Hainaut-Belgique), un mandat-poste de 2 fr. 75 pour la Belgique, et 3 francs pour les autres pays. Envoi recommandé, 0 fr. 25 en plus.
        L'administration n'est pas responsable des envois non recommandés. A l'Ecole même on peut se procurer le livre pour 2 fr 50.


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  • Père Dor - Plagiat (La Belgique, 24 novembre 1916)

    LES PLAGIATS DU PÈRE DOR

        On a été assez étonné d'entendre cette accusation dans la bouche de l'honorable magistrat occupant le fauteuil du ministère public dans le procès du Père Dor, que l'accusé se serait rendu coupable de plagiat pour la confection de son livre incriminé „Christ parle à nouveau”. Le Père aurait promené des ciseaux dans les œuvres d'Allan Kardec et autres théosophes de cet acabit.
        Comment peut-on encore parler de plagiat en ce siècle où tout a été dit sur toutes choses ! De tout temps, les écrivains et non de moindres, n'ont-ils pas fait des „emprunts” à leurs devanciers ! Virgile, qui savait si bien se plaindre lorsqu'on le volait – „sic vos non volis” – se gênait assez peu lui-même d'emprunter aux autres. Aecius et même le grand Lucrèce furent mis par lui à contribution. Virgile ne prenait-il pas de même des vers presque entiers dans le poème de Lucrèce ! Le Père Dor est vraiment en bonne compagnie : Hérodote, Sophocle, Ménandre, Euripide, Diodore de Sicile, Tite-Live et Salluste n'ont pas échappé au reproche de plagiat.
        On connait assez le cas de Molière, convaincu d'avoir reproduit presque textuellement une scène du „Pédant joué”, de Cyrano de Bergerac. Racine lui-même n'a pas dédaigné d'imiter. Un grand nombre de vers d'„Athalie” et de „Phèdre” ont eu des précurseurs, Shakespeare, lui, fut un terrible pillard. Un de ses contemporains l'appelle une „corneille parée des plumes d'autrui”. Sur 6,043 vers, le savant Malone découvrit que 1,771 avaient été écrits par des auteurs antérieurs ; 2,973 avaient été „habillés” par le grand poète, et le reste, soit 1,899 vers, appartenait à Shakespeare. C'est peu.
        Voltaire, le Boiardo, l'Arioste, Métastase, La Fontaine, André Chénier, Musset, d'Annonzio et combien d'autres, ont dû relever cette accusation.
        La Fontaine, lui, s'en glorifiait, on le sait ; il avouait emprunter aux autres leurs idées, leurs tours et leurs lois, et disait dans son épitre à l'évêque d'Avranches qu'un endroit plein d'excellence, rencontré chez les maîtres, pouvait entrer sans violence dans ses vers :

            Je l'y transporte et veux qu'il n'ait rien d'affecté,
            Tâchant de rendre mien cet air d'antiquité.

        Ajoutons qui peut être dangereux d'emprunter ou de dérober lorsqu'on n'est pas de taille à encadrer convenablement à habiller l'emprunt. C'est peut-être ce qu'a voulu dire à Charleroi l'honorable organe de la loi.

    La Belgique, 24 novembre 1916


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  • Père Dor - Discours (1913)(Bibliographie de Belgique)

    Discours prononcée le jour de la Toussaint à l'École morale, à Roux (Hainaut-Belgique). 1913


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  • Père Dor - Christ parle à nouveau (1913)(Bibliographie de Belgique)

    Christ parle à nouveau, par le Père Dor.


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  • Père Dor - Catéchisme (1912)(Bibliographie de Belgique)

    Catéchisme de la restauration de l'âme, par le Père Dor, simulateur des vertus. surnommé aussi docteur sans médicament. Un seul rem`de pour guérir l'humanité : l'amour du bien (C#est-à-dire désintéressement).


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  • Discours du Jour de la Toussaint (Père Dor)(1913)

        Avec plusieurs illustrations : sa maison natale, et une photo de lui en pied.


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  • Réunion du Jour de la Toussaint (1914)

     

    Réunion du Jour de la Toussaint
    Compte rendu de la Grande Opération pour les Vivants et les Morts
    qui s'effectue tous les ans, à l'occasion de l'inauguration de
    L'Ecole Morale située à Roux (Hainaut-Belgique)

    Sommaire :
    1. Instruction générale.
    2. Discours de personnes guéries.
    3. Discours de personnes mariées.
    4. Instruction sur le mariage.
    5. Patriotisme et Fraternité universelle.
    6. Impressions d'un auditeur.

    Les Malades ne sont reçus que les Lundi, Mardi, Mercredi et Jeudi de 6 heures à midi.


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  • Le Père Dor ou "Le Messie du XXe siècle" par Bertha MERTENS

    Extrait de la « Revue de Belgique »
    (1er mai 1914)

    et quelques brefs fragments des Livres et Brochures du Père


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  • Christ parle à nouveau

    Imp. Paternotte, Watermael.

    par Le Père Dor

    Messie du XXe siècle

    BASE DE SON ENSEIGNEMENT :

    Une seule chose peut sauver l'homme .

    L'AMOUR DU BIEN

     

    contient un photo du père Dor et du Temple de la Vertu, ainsi qu'une biographie et une introduction.

    Sur certains exemplaire est écrit "Pour recevoir le Livre du Père CHRIST PARLE A NOUVEAU adresser à Mme Délisée, 2, rue de Courcelles, à Roux (Hainaut, Belgique), un mandat poste de 2 fr. 75 pour la Belgique, et 3 francs pour les autres pays. Envoi recommandé, 25 centimes en plus. 
        A l'Ecole même, on peut avoir le Livre pour 2 fr. 50."


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  • Le Sauveur du Monde (L'émancipateur, organe communiste, anarchiste, révolutionnaire, 1er avril 1914)Le Sauveur du Monde

        Le hasard (ce sacré hasard fait souvent bien les choses) m'a fait tomber sous la main une petite brochure dédiée au « Père d'Or ».
        Pour les profanes qui n'auraient jamais entendu parler du Père d'Or, je dirai qu'il habite Roux et qu'il a le pouvoir de guérir tous nos maux, physiques ou moraux, sans médecin ni médicaments.
        La brochure en question est remplie d'attestations de malades considérés comme incurables et qui ont été guéris par « Lui », toutes ces personnes le remercient en l'appelant : Mon Père ou Mon Sauveur, mais malheureusement ces attestations ne sont pas signées.
        Mais le « clou » de cette brochure est tel que je m'en voudrais de ne pas vous le donner en entier, le voici :
        « Notre cher et vénéré Père.
        A l'occasion du deuxième banquet de la vraie vie, c'est-à-dire à l'occasion de ce grand jour solennel, jour de la grande opération par laquelle vous opérez les vivants et les morts, nous avons reçu la sage inspiration de vous dire, les déductions des pensées naissantes qui nous ont été suggérées, en méditant, en suivant votre sublime Morale que vous nous enseignez en cette Ecole.
        Vous le dites, mon Père : dans la morale, comme dans l'art, dire n'est rien, faire est tout. Concevoir le bien, en effet, ne suffit pas, il faut le faire réussir parmi les hommes. C'est là votre mission, mon Père, et c'est de vos exemples que nous reconnaissons là votre travail. Vous avez dû, mon Père, passer par bien des filières pour acquérir seul cette puissance qui fait reconnaître en Vous, le Conducteur de ce monde, ce qui veut dire :
        Le Messie du 20e siècle.
        L'histoire nous rapporte, qu'il exista deux écoles en même temps. L'une avait pour maître Jean (baptiste), et l'autre avait comme fondateur Jésus le Christ.
        Ils prêchaient tous deux la morale. Il y eut à ce sujet, quelque jalousie entre les disciples, les élèves de Jean (baptiste) vinrent se plaindre à lui des succès croissants du jeune Maître Jésus, dont les prédications allaient bientôt (selon eux) faire crouler les leurs ! La raison en était que Jean ne prêchait que des destinées appelées à impressionner, et à préparer les esprits à quelque grand mouvement religionnaire, tandis que Jésus par sa hardie révolte contre nature, devait aller plus loin. C'est ainsi qu'on l'a vu foulant aux pieds, tout ce qui est de l'homme matériel, nourrissant en lui des sentiments de justice et de solidarité.
        Malgré cet avènement, c'est-à-dire cette jalousie, Jésus aima Jean jusqu'au temps qu'il mourût, et les principes de ce dernier de tardirent pas de mourir avec lui, un seul resta : le baptême :
        Chose contraire à la vertu.
        Aujourd'hui, ces deux écoles existent à nouveau, celle de Jean qui est l'Antoiniste, et celle de Jésus le Christ qui est la Votre, Père. Oui, cher et vénéré Père, Vous voulez nous cacher votre essence surnaturelle, c'est-à-dire qui vous êtes, mais vos enfants Vous ont reconnu, et vous le crient bien haut :
        Vous êtes le Christ.
       
    Ah ! oui, elles nous éclairent maintenant les paroles que vous avez prêchées il y a deux mille ans et notamment celles-ci : « Je m'en vais vous préparer » le lieu, je reviendrai, et je vous retirerai à moi, afin que là où je serai, vous puissiez y venir aussi »
        Oui le Messie est revenu parmi nous, mais il a fallu que vous remettiez Votre loi morale à sa juste valeur, pour que vos enfants vous reconnaissent, car aucun de nous Père, ne Vous attendait. Une pensée nous berce sans cesse, c'est de n'avoir jamais douté du Père ! Mais nous saurons aussi profiter de votre incarnation sur cette terre, pour travailler sans relâche à notre amélioration morale, pour que, quand vous vous élancerez dans l'azur infini, nous ayons le mérite de pouvoir vous appeler : Notre Père et surtout être digne que vous puissiez dire à la fin de notre dernière existence terrestre :
        « Entrez, mes enfants, car une porte vous est ouverte, pour passer dans le « royaume des cieux, c'est-à-dire dans le lieu où on jouit de la véritable vie ».
    Votre enfant attachée à vos instructions sublîmes, A. M. »

        Et voilà ! Il est donc revenu le Sauveur du Monde, pour nous enseigner la vraie morale et apporter le remède à tous nos maux ; et nous anarchistes qui cherchions en dehors de «Lui » les moyens de rendre la Société meilleure, nous faisons fausse route, nous les iconoclastes, nous allons devoir nous présenter devant « Lui » quel châtiment nous réserve-t-il ? J'en frémis. Mais pourquoi donc nous avoir laisser pendant dix-neuf siècles dans l'erreur ?
        Pourquoi donc aussi ne se trouve-t-il qu'à Roux ? Etant Dieu il devrait être partout !
        Autant de questions qui attendent une réponse.
        Cependant, je ne voudrais pas être dans la peau du Père d'Or, je craindrais d'être crucifié par les prêtres.

                                                              Lambert LEDOUX.

    L'émancipateur, organe communiste, anarchiste, révolutionnaire, 1er avril 1914


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  • Auteur :     Pierre Dor, dit Père Dor, stimulateur des vertus surnommé aussi le docteur sans médicament
    Titre :     Catéchisme de la restauration de l'âme
    Editions :    Roux-lez-Charleroi, 1912, 80 pages

    Table des matières :
        Avis (p.2)
        Introduction (p.3)
        Chapitre I - Instruction - Mes très chers Malades (p.5)
        Chapitre II (p.8)
        Chapitre III (p.14)
        Chapitre IV (p.14)
        Deuxième partie (p.17)(demandes et réponses)
        Chapitre V - Mes chers amis (p.17)
        Chapitre VI (p.22)
        Chapitre VII (p.25)
        Chapitre VIII (p.28)
        Chapitre IX (p.31)
        Troisième partie (p.35)(demandes et réponses)
        Chapitre X (p.35)
        Chapitre XI (p.41)
        Chapitre XII (p.47)
        Quatrième partie - Evangile des Evangiles - Jésus-Christ parle à nouveau, Mes Frères (p.49)
        Chapitre XIII - Ce qu'il faut pour être véritablement chrétien (p.55)
        Chapitre XIV (p.56)
        Chapitre XV - Qu'est-ce que Dieu ? (p.58)
        Chapitre XVI (p.59)
        Chapitre XVII (p.61)
        Chapitre XII (p.47)
        Chapitre XVIII - L'effet de la colère (p.62)
        Chapitre XIX - Les effets de la Richesse (p.64)
        Chapitre XX (p.68)
        Chapitre XXI - La malheur réel (p.71)
        Conclusion (p.73)
        Mes chers Malades (p.77)
        L'Image d'un monde moderne (p.79)

        Pierre Debouxhtay nous dit dans L'antoinisme publié en 1945 : "ce qui nous semble certain, c'est que dans ses livres sacrés, Antoine n'est pas un plagiaire, comme nous pourrions prouver que l'a été son neveu, le Père Dor, autre prophète wallon, qui s'identifiant avec le Christ, considérait son oncle comme son saint Jean-Baptiste".
        Il semble que Pierre Debouxhtay n'ai pas consacré d'étude au neveu prophète.
        Comme auteur, on connaît de lui ce Catéchisme de 1912, Christ parle à nouveau de 1913 ainsi que quelques fascicules.
        Comme étude, citons le chapitre que lui consacre Régis Dericquebourg et surtout Le Père Dor ou le Messie du XXe siècle de Bertha Mertens (Bruxelles, 1936).
        Pierre Dor voyagea beaucoup également, puisque il aurait rencontré Mme Guillaume, adepte new-yorkaise sur le bateau Le Havre-New York et lui aurait parlé de Louis Antoine, puis il alla en Russie, où il fut inquiété par les autorités du Tsar.
       Revenu en Wallonie, il s'installa à Jemeppe, puis à Roux-Wilbeauroux en août 1909. Après une premier temple, il fonda une salle, l'Ecole morale, « le Temple de la vertu. Culte de la miséricorde » en 1912. Ayant laissé pousser barbe et cheveux, et s’étant revêtu d’une robe noire, il va dispenser son enseignement spirituel et recevoir les malades.
        Un descente du Parquet de Charleroi à Roux le 24 février 1914, escorté de huit gendarmes, donne lieu à un procès en 1916 pour escroquerie, attentat à la pudeur et exercice illégal de l'art de guérir. Il fut acquitté pour les deux premiers délits mais condamné pour l'exercice illégal de l'art de guérir. Il s'en revendiquait d'ailleurs avec un certain humour puisqu'il reprochait aux médecins qui l'attaquaient de pratiquer "l'exercice légal de l'art de ne pas guérir... (note de JP sur mon blogg).
        Il s'installa à Uccle, Fort Jaco, où il continua à recevoir les malades, sans toutefois donner autant d'instructions qu'à Roux. Il mourut à Uccle le 5 mars 1947, et avec lui le dorisme.
        Régis Dericquebourg précise : "l'instruction de Pierre Dor ressemble à celle de son oncle mais il y ajoute une touche plus moralisatrice". (p.32)
        Citons le chapitre XII du Catéchisme :
        " 18ème DEMANDE. - Vous avez dit, au chapitre X, 1e demande : « Que toutes les maladies n'étaient pour vous que des obsessions ». Or je désirerais être instruit plus longuement sur cette question, car elle m'embarrasse ?
        REPONSE. - Si celà en était autrement, comment moi, homme simple et ignorant au point de vue scientifique, arriverais-je à guérir une foule de graves maladies internes, où la science se perd, par le seul fait d'avoir confiance en moi. Combien de personnes, condamnées par la science à subir une opération, même très dangereuse, ne guérissent-elles pas par mon intervention ? En constatant ces faits, est-il besoins de faire plus pour que vous compreniez cette question ?
        19ème DEMANDE. - Comment se fait-il alors que les médecins ne reconnaissent pas ces faits ?
        REPONSE. - Pour que les médecins en arrivent là, il faut un certain temps ; il s'en trouve déjà (peut-être) qui savent que les médicaments ne guérissent pas ; ceux-là se contentent seulement de donner des conseils qu'ils ont acquis, par leur expérience.
        20ème DEMANDE. - Alors, ceux-là qui donnent des conseils, pourquoi ne guérissent-ils pas comme vous ?
        REPONSE. - Je ne peux pas vous répondre, car ce serait aller trop loin.
        27ème DEMANDE. -  Que deviendra donc la science ? Que deviendront ceux qui l'embrassent, qui se donnent tant de mal pour inventer des ultra-microscopes dans le but de découvrir les microbes inconnus qui, selon eux font tant de ravages.
        REPONSE. - La science deviendra ce qu'elle pourra, mais je dois vous dire, que tant qu'on cherche et qu'on fouille dans l'air, dans l'eau et dans la boue pour trouver ce qui tue le corps de l'homme, on ne trouvera qu'un abîme, qui permettra à la fin de reconnaître qu'on s'est trompé de chemin. Mes chers amis, celui qui s'efforce de comprendre la question morale, ne tarde pas à reconnaître que le seul microbe qui tue le corps, est simplement l'imperfection. Il sait et il voit, qu'il n'est comme remède que l'amour de la perfection.

        La REPONSE de la p.45 précise en quoi consiste l'imperfection pour le Père Dor : « Brûler » est une chose bien mauvaise.
        C'est une passion ou plutôt une obsession qui cache presque toujours sous l'écorce de l'honneur et de la vertu, les désordres les plus honteux et qui couvre inévitablement les maux les plus cuisants et les plus dangereux, les remords les plus affreux. C'est enfin un commerce impur qui mène sûrement ceux qui le font, aux douleurs terribles, à des maladies graves qui les emportent souvent à la fleur de l'âge, dans un état, qui fait horreur à l'humanité. Notez que cette faiblesse de brûler, se fait remarquer déjà dans le plus jeune âge, même dans le berceau.
        Quel remède, me dira-t-on à tous ces maux ? Quels moyens surtout contre les terribles initiations qui sont la source de tous ces désordres ?
        Ma réponse sera courte. D'abord, on doit savoir que je ne suis pas un juge, mais un consolateur, un sauveur. Vous serez donc sincère devant moi, si, par ma sensibilité, je découvre cette habitude en vous. Vous penserez à moi pour repousser cette pensée, aussitôt qu'elle apparaîtra en vous. Vous direz : « Mon Père Dor, aidez-moi à écarter cet esprit qui m'entoure, faites, mon père, pour que je ne me laisse pas aller à ce vice éminemment destructeur du physique et du moral » !

        L'âge ne doit pas, comme je viens de le dire, éloigner toutes espèces de soupçons à cet égard, et les parents, s'ils ne sont pas atteints eux-mêmes par ces esprits obsesseurs, ne sauraient, par conséquent, trop et trop tôt surveiller leurs enfants sous ce rapport, s'ils ne veulent s'exposer à entendre un jour ce cri de désespoir d'un enfant qui périssait dans cette dernière faute : « Malheur à celui qui m'a perdu ! malheur à celui qui m'a perdu » ! « Qu'ils sont barbares, disait plus doucement un autre enfant dont un docteur a reçu les dernières paroles ; qu'ils sont barbares, les parents, les maîtres, les amis, qui ne m'ont pas averti du terrible danger où conduit ce vice affreux » !


        On voit donc en effet que la teneur est plus moralisante. De plus, même s'il y a plagiat dans les textes et le mode d'opération, le Père alla plus loin : il prêcha un végétalisme dur, et on lit ici qu'il conseille d'initier les enfants très jeunes à sa morale, ainsi qu'à des personnes qui ne le demandent pas, ce que le Père Antoine ne fit jamais. Ensuite, le Père Dor ne semble pas s'appuyer sur la réincarnation pour expliquer les épreuves. Ainsi ce sont les excès qui en sont la source. Il cite le Nouveau Testament très fréquemment et évoque le Christ (c'est la raison pour laquelle il se disait le Christ et Louis Antoine son Saint Jean-Baptiste). Puis il s'affuble lui-même de noms tous aussi gratifiant les uns que les autres : consolateur, sauveur, sauveur du monde, prophète, messie, stimulateur des vertus, docteur sans médicament,  docteur de l'âme,etc., etc., etc.
        Signalons qu'il reproduit l'allure de son oncle (barbe et robe noire), Régis Dericquebourg reproduit une photo de lui bénissant un malade comme le Christ guérisseur, la couverture de ce catéchisme est verte, et porte Un seul remède peut guérir l'humanité : l'amour du bien (c'est-à-dire désintéressement). Oh ! Amour du bien fluide béni et consolant : Heureux ceux qui te connaisse. Pour eux, la voie est éclairée, car tout le long de leur route, ils peuvent lire les moyens d'arriver au but. Cet amour résume tous les devoirs de l'homme et le mène sûrement à Dieu, c'est-à-dire à la charité pure. Ensuite le Père Dor dans son introduction fait parler le Livre D'OR (quand Louis Antoine faisait parler Dieu dans les dix principes) Dans la quatrième partie, ou Evangile des Evangiles, ou encore Jésus-Christ parle à nouveau, le Père Dor, prend la même forme que les dix principes, numéroté et en vers rhymés. Dans l'introduction, on lit notamment : "J'enseigne en faisant comprendre ce que le Christ n'a dit qu'en paraboles, parce que le monde en ce temps-là n'était pas assez mûr pour comprendre" (p.3). Dans l'Avis du début, on lit que le seul salaire du Père DOR "est de soulager ceux qui ont foi en lui".
        Le dos de ce Catéchisme annonce : On reçoit tous les jours ordinaires, excepté le Samedi, de 7 heures du matin à midi. Tous les Dimanches à 2 h. 30, il y a opération générale suivie d'une instruction morale.
        D'autres extraits sont tout aussi parlants :
    - "Quand je dis le mal, vous devez comprendre que je ne parle qu'au point de vue matériel, puisqu'au point de vue moral, tout est pour un bien" (p.5).
    - "L'expérience me donne le droit de parler ; j'ai passé par une filière d'épreuves qui me permet de raisonner ainsi" (p.8).
    - "Cesse de te plaindre et remercie l'épreuve plutôt que de la critiquer" (p.9).
    - "Ne perdons pas de vue que la vie matérielle a pour seul but l'amélioration des êtres ; nous devons donc chercher, que ce qui peut aider à notre progrès moral" (p.12).
    - "Si réellement nous étions créés par Dieu, n'aurions-nous pas le droit de douter de sa bonté ?" (p.15).
    - "Disons plutôt que rien ne se crée. Tout existe de toute éternité et par une loi naturelle et impénétrable, tout se transforme, évolue depuis l'infinité rossière jusqu'à l'infinité éthérée" (p.15).
    - "Comment comprendre l'effet de la chaleur, si l'on n'a jamais senti l'effet du froid ? Pourquoi dit-on : sans épreuve, point d'avancement" (p.18).
    - "Nous devons bien comprendre que faire de la morale, ce n'est pas la pratiquer" (p.19).
    - "La vraie vie n'est pas de ce monde" (p.20).
    - "Il est vrai qu'on n'en sait jamais de trop, mais dites ce que vous voulez à l'homme, il ne peut être convaincu d'une chose, que par sa propre expérience ; à chacun selon ses oeuvres. je l'ai encore dit : le voile cache les choses, se lève, au fur et à mesure que l'homme s'épure" (p.22).
    - "Mais si l'on veut paraître ce que l'on n'est pas, l'on s'engage dans un chemin où se trouve, au bout, des pleurs et des grincements de dents" (p.24).
    - "Si toutefois, on ne comprenait pas bien ces instructions, je vous engage à les relire. Seulement, il est une chose indispensable, c'est de savoir les appliquer à soi-même" (p.27).
    - "Tant qu'il verra le mal chez autrui, ce mal sera en lui" (p.27).
    - "Il est impossible de prêcher la morale autrement que par l'exemple" (p.27).
    - "Ils ne souffrent jamais d'un mal qu'on peut leur faire, mais bien de l'importance qu'ils y attachent" (p.28).
    - "Si vous êtes d'une religion, il est un fait certain que vous n'êtes pas d'une autre ; il y a donc en vous, un parti-pris, il y a un manque d'amour pour ceux qui ne pensent pas comme vous" (p.37).
    - "Quand on comprendra Dieu, on ne dira plus, ne croyez pas en Dieu et n'espérez rien de Lui" (p.58).
    - "La charité est à la portée de tout le monde, de l'ignorant et du savant, du riche et du pauvre ; elle est indépendante de toute croyance particulière puisqu'elle est Dieu" (p.59).
    - "L'humanité terrestre ne saurait prétendre ni aspirer qu'à une vérité relative, proportionné à son avancement" (p.60).
    - "C'est le malheur mais seulement pour ceux qui ne s'inquiètent et qui ne connaissent que les effets" (p.71).
    - "Tout connaître en dehors de soi, ce n'est rien savoir du tout" (p.77).

        Je crois qu'il est clair qu'il s'agit d'un plagiat, puisque la définition est : "OEuvre faite d'emprunts; reproduction non avouée d'une oeuvre originale ou d'une partie de cette dernière." Signalons tout de même que Père Dor a ajouté de son cru quelques autres maximes ou proverbes ("Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez-pas que l'on vous fît", p.57) ainsi que quelques citations des Evangiles ("Jésus a dit : Aimez votre prochain comme vous même", p.57), avec parfois des explications bien personnelles (voir le passage avec "brûler" de la page 45, et cité dans billet). En conclusion, on peut se demander si le Père Dor n'a pas participé à sa manière à propager la pensée de son oncle, notamment dans la région carolorégienne ? En tout cas, dans la conclusion, il explique pourquoi a du quitter la région liégesoise : car comme Jésus l'a dit, "nul n'est prophète dans son pays" (p.74), car "l'habitude de se voir depuis l'enfance, dans les circonstances vulgaires de la vie, établit entre les hommes une sorte d'égalité matérielle qui fait que souvent, pour ne pas dire toujours, on ne refuse à reconnaître une supériorité morale en celui dont on a été le compagnon de jeunesse ou qui est sorti du même milieu" (p.74). Voilà un prophète bien orgueilleux.


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