• Luc Benoist - L'ésotérisme (Que sais-je N°1031)

    Auteur : Luc Benoist (historien d'art, écrivain et conservateur français, s'est également intéressé à la spiritualité, puis à l'ésotérisme et au symbolisme, notamment après s'être intéressé à la métaphysique orientale et à l'œuvre de René Guénon)
    Titre : L’ésotérisme
    Éditions : Que sais-je ? N° 1031, 1963 (plusieurs rééditions), 132 pages

         Le livre comprend un chapitre sur les Théosophes.

     

    Commentaire d’un lecteur sur Amazon :
    Blue Boy
    3,0 sur 5 étoiles - Compact, documenté, exigeant
    14 février 2013

    J’ai bien aimé l’approche sérieuse et documentée de cet ouvrage, moi qui ai toujours eu une méfiance épidermique vis-à-vis des religions et embrigadements sectaires quels qu’ils soient. En revanche, j’ai trouvé la lecture assez ardue, avec beaucoup de termes pointus pour parler d’un domaine obscur pour l’individu lambda. Et pourtant, le sérieux et la rigueur du contenu ont modifié l’image en grande partie négative que j’avais d’une discipline injustement dévoyée. En effet, on est ici à mille lieues de l’ésotérisme de bazar surexploité par les gourous et autres escrocs sans scrupules, une perversion qui a fini par quasiment décrédibiliser la discipline toute entière.

    Ma crainte était souvent de mal interpréter une phrase un peu abstraite que je ne comprenais pas. Si je me suis accroché, c’est parce que le sujet m’intéresse, et au final j’ai appris deux trois trucs. Ce qui ressort surtout de cette lecture, c’est l’universalité de l’ésotérisme, comme un pont entre les religions dans la mesure où celui-ci est le socle de toutes les croyances, mais un socle qui a finit par être caché et parfois même réprimé par les grandes religions, tandis que les sociétés secrètes cherchaient à protéger ce savoir difficilement exprimable et donc difficilement transmissible. A tel point que, on l'ignore souvent, les contes de notre enfance revêtent un caractère ésotérique et ne sont que la perpétuation d’une mémoire ancestrale.

     

    Livre en aperçu sur GoogleBooks : https://books.google.de/books?id=DKCODwAAQBAJ&dq=Que+sais-je+benoist+L+%C3%A9sot%C3%A9risme&hl=fr&source=gbs_navlinks_s


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  • Alan Axelrod - The international encyclopedia of secret societies and fraternal orders (1997)

    Auteur : Alan Axelrod
    Titre : The international encyclopedia of secret societies and fraternal orders
    Éditions : Facts On File, Inc., New York, 1997

        Évoque l'Antoinisme.


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  • L. Baudrit - L'évolution des forces psychiques (1914)

    Auteur : L. Baudrit
    Titre : L'évolution des forces psychiques
    Éditions : L. Baudrit (Saint-Quay-Portrieux), 1914


        Cite l'antoinisme dans une note au sien de la Deuxième partie : Synthèse des forces psychiques, Intégration de l'être, depuis l'intelligence universelle diffuse jusqu'à l'âme consciente - Chapitre IV, L'Être.

    Extrait :
        Par la conscience de cette "solidarité universelle" et de la nécessité, pour développer les puissances de mon être, de recevoir les impulsions des êtres extérieurs au mien, nous atteignons un idéal vraiment supérieur, qui a pour terme humain l'amour 1. Notre intelligence, en vertu de sa nature, sort du Moi pour embrasser l'universalité des êtres et atteindre à la hauteur d'une intelligence de plus en plus universelle ; en sorte qu'elle ne peut être conçue que de deux manières : ou comme idéal des sciences universelles, ou comme idéal de conscience universelle.

     1 Culte anoiniste, 92.


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  • Fernand Divoire - Pourquoi je crois à l'occultisme (1928)

    Auteur : Fernand Divoire
    Titre : Pourquoi je crois à l'occultisme
    Éditions de France, 1928

        Fernand Divoire, né le 10 mars 1883 à Bruxelles et mort le 18 juillet 1951 à Vaucresson, est un écrivain d'origine belge et naturalisé français en 1912. Il produisit de nombreux ouvrages sur l'occultisme ainsi que des essais philosophiques, notamment Faut-il devenir mage ? (1909), Les Grands mystiques. Villiers de l'Isle-Adam, Léon Bloy, Huysmans, Péladan, etc. (1925), Néant... paradis... ou réincarnation ? (1934), J'apporte la réponse (1943), et donc Pourquoi je crois à l'occultisme dans lequel il évoque l'Antoinisme (une partie de ce livre est repris dans Occultisme, casse-cou ! (1948), disponible en partie sur gallica et sur GoogleBooks).

        On peut lire des choses intéressantes comme "Or, en Occultisme, tout erreur est vraie, parce que l'ombre a exactement les mêmes contours que l'objet qui reçoit la lumière" (p.65), et quand j'ai lu ça j'ai pensé au schisme entre les temples français et belges : "Le plus souvent, quand une cellule se forme, elle se divise bientôt, par voie de schisme, de désaccord ou de lassitude. Mais ces cellules divisées finissent par former un tissu. Or, un tissu vivant, même formé de cellules qui semblent isolées (comme celles du sang) c'est encore une unité ; une plaine de taupinières, c'est encore une Babel." (p.106)
        Il parle ainsi de l'Antoinisme (p.109), en essayant de répondre à la question "Mais quel est pour nos contemporains l'attrait de ces milles doctrines qui plus ou moins gravitent autout de l'occultisme ?" :
        "Culte du père Antoine, puis de la mère Antoine... Une grande partie de la Wallonie est antoiniste. Paris même a une église antoiniste. Il y a des miracles. Comment ne pas croire aux gens qui réussissent des miracles, quoi qu'ils disent ? Mais si tous les guérisseurs fondaient des églises, où les mettrait-on ?"
        Je répondrais seulement à Fernand Divoire que le Père n'a pas seulement fondé une religion (ce n'était pas son but), mais plutôt une philosophie, ce qui est utile à tout qui veut en savoir plus. Il dit d'ailleurs dans J'apporte la réponse : Ta religion est bonne. / Suis-la honnêtement. / Mais n'en laisse pas faire une machine à excuser Dieu. / Dieu n'a pas besoin de mauvaises excuses d'ailleurs.

    Recension :

     

        Fernand Divoire croit à l'occultisme. Il le dit sur la couverture de son livre qui vient de paraître aux Editions de France. La Meuse littéraire résume les vertus de ce livre : « Que trouvons-nous en ces pages ? D'abord, le très curieux itinéraire spirituel de celui qui les a écrites, en d'autres termes, la façon dont, curieux de l'occultisme, et à peu près dès l'éveil s de sa personnalité intellectuelle, il en est devenu un adepte. En outre, une idée des études auxquelles le curieux (non pas l'odieux dilettante, mais le curieux qui s'oriente d'après un appel qu'il perçoit) doit se livrer. Elles sont tout simplement, ces études, formidables et bien de nature, semble-t-il, à décourager les indignes ou les faibles. En outre, un panorama des grandes questions de l'occultisme : signes, intersignes, puissance des mots, concordances, groupements et séries. De sages remarques sur les matérialisations, sur la vie future, sur l'hypnotisme et le demi-hypnotisme (qui est une invention de l'auteur, de même qu'il est le père de la notion et du mot d'hyperconscient), sur la physiognomonie, sur la médecine, etc. » et Il y a aussi des pages sur l'Antoinisme, et un curieux chapitre consacré aux rapports de l'occultisme et du catholicisme.
                                                                             Lucien PEYRIN.

     

    L'Homme libre, 22 janvier 1929


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  • Michel Dansel - Paris secret (2017)

    Auteur : Michel Dansel
    Titre : Paris secret
    Éditions : Robert Laffont – Collection Bouquins, 2017 (1056 pages)

    Chaque lieu emblématique ou endroit méconnu de Paris est ainsi raconté et révélé sous son aspect légendaire et anecdotique, loin des vérités de l'histoire officielle. La manière à la fois la plus instructive et la plus divertissante qui soit de nous faire découvrir les secrets d'une cité aux trésors inépuisables.
    https://www.lisez.com/livre-grand-format/paris-secret/9782221115213

     

    Un culte bien discret

        Là où se télescopent la rue Vergniaud et la rue Wurtz se dresse une chapelle lactescente au fronton de laquelle on peut lire : « 1913 culte Antoiniste », Rares sont les personnes qui savent à quoi correspond ce culte d'une exemplaire discrétion.
        Pour prendre connaissance de ce que peut bien être la ligne de force de la philosophie qui est représentée dans le temple, il suffit de pénétrer dans la chapelle, à l'intérieur de laquelle le silence absolu est de rigueur, et de lire un texte mis à la disposition des visiteurs :

    Celui qui vient au culte vient seulement pour trouver le chemin qui l'aidera à sortir de ses épreuves, tout en gardant sa religion, son milieu, ses habitudes selon sa conscience. Celui qui vient au culte et qui veut témoigner sa reconnaissance peut, dans cette intention, faire connaître l'auvre auprès des personnes qui n'ont plus de soutien moral ou qui ont perdu espoir dans les résultats de la science. Le but du culte n'est pas de convertir, mais simplement de consoler, de guérir par la foi. C'est l'auvre moderne de liberté et de charité morale où tous indistinctement peuvent puiser la force morale nécessaire à leur âme. Il n'y a pas de quête, ni d'offrande. Les temples sont construits avec les dons anonymes inspirés par la foi et le désintéressement.

        En 1995, dans un rapport parlementaire, une équipe de sociologues et différents spécialistes de la lutte contre les sectes ont déclaré que l'antoinisme était étranger à toute dérive sectaire. Ce moyen de défense est souvent le bouclier verbal de bien des groupements, temples ou Églises, mais à l'évidence l'antoinisme n'est pas une secte. Car une secte, si l'on se replonge dans la première acception du terme, n'est rien d'autre qu'une religion qui n'est pas parvenue à s'imposer. Au départ, le catholicisme n'était-il pas considéré comme une secte ? Ce qui ne l'empêcha pas, après avoir été reconnu comme une religion, d'ostraciser et de persécuter les protestants au nom de leur vérité spirituelle. Quant aux cathares, accusés de déviance spirituelle, ils ont subi les pires atrocités (tortures, mutilations, mises à mort...).
        Toutefois, comme l'antoinisme, mouvement fondé en 1910 par le Belge de Wallonie Louis-Joseph Antoine (1846-1912), incorpore dans sa dimension chrétienne un universalisme qui prend en compte, notamment, la réincarnation et la guérison, il lui est indispensable, pour se démarquer d'un mouvement sectaire, de se bien prémunir :

    Le culte ne va pas sur le terrain de la science, notamment n'établit aucun diagnostic, ne conseille ni ne déconseille un médicament, ni une opération chirurgicale, ne fait ni passe, ni imposition des mains, ni prédiction d'avenir.

        Sur la notion de guérison au sens antoiniste du terme, l'éminent sociologue, ancien maître de conférences en psychologie sociale et spécialiste des sectes Régis Dericquebourg porte un regard lucide et généreux dans Syzygy1 :

    Le traitement antoiniste repose sur plusieurs éléments communs à toute forme de thérapie psychologique : une demande provoquée par une souffrance ou une détresse, une relation teintée d'espoir avec un thérapeute reconnu par un groupe, une théorie de la maladie et du traitement qui ne peut être mise en cause par l'échec éventuel de la thérapie, une valorisation du patient et la mise en place de nouvelles conduites et de nouvelles attitudes sociales. Plus spécifiquement, la thérapie antoiniste qui repose sur la prière apparaît comme une médiation avec une force surnaturelle. Celle-ci est symbolisée par un fluide qui est un agent curatif et régénérateur.

        Une question se pose : existe-t-il un grain de cousinage entre l'antoinisme et le spiritisme ? Puisque dans cet ouvrage il est prioritairement question de certains aspects secrets ou tamisés de Paris, pour tenter d'apporter une réponse à la question posée, un constat s'impose. Entre les années 1970 et 1980, plusieurs disciples d'Allan Kardec (18041869), le premier théoricien du spiritisme, se retrouvaient le dimanche matin, costumés de noir, dans l'arrière-salle d'un café de la rue de Tolbiac, à proximité du temple du 34 de la rue Vergniaud, avant de se rendre à cette chapelle du culte antoiniste.
        C'est peut-être parce que certaines personnes ont cru qu'il existait une passerelle entre l'antoinisme et le spiritisme que le culte fondé par Louis-Joseph Antoine est considéré par certains comme une secte. Toutefois, au risque de décevoir les adeptes de Cartèse (les cartésiens !), je n'ai jamais considéré le spiritisme comme une secte mais comme l'une des branches du paranormal, de la communication supposée avec des esprits. D'ailleurs, rien de patent, de scientifiquement contrôlable ne peut démontrer le contraire. Nous nous trouvons ici dans le schéma de croyance contre croyance.

     

    (1)    « La théorie spirituelle antoiniste », Syzygy, Center for Academic Publication, Stanford University Branch, hiver-printemps 1993, t. II, nos 1-2.

     

    […]

        Le culte antoiniste, dont nous avons parlé plus haut dans le chapitre « Un culte bien discret », appartient à cette géographie des croyances qu'il serait regrettable de traiter par le mépris :
    • le temple antoiniste, à l'angle de la rue Vergniaud et de la rue Wurtz.

    Source : Google Books 


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