• Régis Dericquebourg - Le frère André de l'Oratoire, Louis Antoine et les autres mystiques (2012)

    Auteur : Régis Dericquebourg
    Titre : Le frère André de l'Oratoire, Louis Antoine et les autres mystiques : les destins de la mystagogie et du prophétisme
    Éditions : Presses de l'université de Bordeaux, 2011

    Régis Dericquebourg
    1 GSRL - Groupe Sociétés, Religions, Laïcités
    Résumé : Le mystagogue est la personne qui fait des choses extraordinaires et merveilleuses. Il montre des capacités de guérison surnaturelles ou de divination et il les applique comme un entrepreneur individuel. Sa carrière dure tant qu'il donne la preuve de ses dons. Dans cet article, nous comparons la vie de Louis Antoine, fondateur du culte antoiniste (né en Belgique) à celle du Frère André de l'Oratoire (Canada) et à celle de l'abbé Julio. Nous décrivons ainsi trois destins de la mystagogie. Au départ, ce sont des mystagogues au sens wébérien mais par la suite ils ont eu des destinées différentes à cause d'un encadrement social différent de leurs dons. Cet article veut illustrer la fécondité de la notion de mystagogie dans l'interprétation des conduites religieuses mais aussi l'importance de son cadre institutionnel puisque c'est lui qui détermine la destinée de la mystagogie. La sanctification dans l'islam et dans le hassidisme est aussi l'aboutissement de la mystagogie selon des voies différentes. Finalement, nous concluons que la société choisit le destin des mystagogues en fonction de l'orientation qu'elle veut donner à l'action collective.


    Régis Dericquebourg. Le frère André de l'Oratoire, Louis Antoine et les autres mystiques : les destins de la mystagogie et du prophétisme.. Centre d'étude Canadiennes Interuniversitaire de Bordeaux. Prophétie et utopies religieuses au Canada., Presses de l'université de Bordeaux., pp.63-83, 2011. ⟨halshs-00657643⟩
    in Prophéties et utopies religieuses au Canada, Sous la direction de Bernardette Rigal-Cellard, Presses universitaires de Bordeaux, 2012 (310 pages)


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  • Jean-Baptiste Baronian - Guide secret de Bruxelles (2019)

    Auteur : Jean-Baptiste Baronian
    Titre : Guide secret de Bruxelles
    Éditions Ouest France, 2019, 143 p., 14 €

    4e de couverture :
        Ville éminemment plurielle et pleine d'arcanes, Bruxelles, la capitale de la Belgique, renferme une multitude de secrets : une rivière qui la traverse de part en part, mais qu'on ne voit pas ; un grand musée à la gloire d'un peintre complètement barjo ; la statuette d'un petit gamin tout nu en train de faire pipi, mais qui possède d'innombrables vêtements de toutes les couleurs ; des monuments qui se mettent à déménager ; des cellules de prisons transformées en chambres d'hôtel cinq étoiles ; des sociétés secrètes farfelues ; des rues dont les noms sont des casse-têtes ; des lions en bronze qui marchent de travers...
        A Bruxelles, d'un lieu à l'autre, et parfois à une trentaine de mètres de distance, la magie se tapit puis se découvre, surgit puis disparaît, vous ensorcelle puis vous repousse. Le présent guide illustré cherche à révéler le Bruxelles méconnu, à travers son histoire millénaire ainsi que les femmes et les hommes, célèbres ou non, qui y ont vécu ou séjourné.

    Recension :
         Voilà le genre d’ouvrage qui séduit d’emblée, par sa seule facture, les bibliophiles au rang desquels s’inscrit l’auteur, Jean-Baptiste Baronian. Couverture cartonnée, vignette reprenant une gravure de la Grand-Place en couverture, iconographie sépia sur papier crème et autres caractéristiques qui invitent le lecteur à découvrir ce Guide secret de Bruxelles.
        Baronian, sur un peu plus de cent pages, ne pouvait donner le livre total sur Bruxelles, si tant est qu’il puisse exister. Il invite davantage à une promenade dans le temps et l’espace, dénichant des anecdotes méconnues, qui donnent de la ville une image plurielle et cosmopolite. Le lecteur a l’impression de parcourir la capitale avec un guide particulier, parsemant chaque recoin de tel ou tel commentaire issu de sa vaste culture : la récurrence du chiffre sept, l’importance des portes, le surnom de village des ânes donné à Schaerbeek, le voisinage de Notre-Dame du Sommeil et du Coin du Diable, les vignobles bruxellois et la renaissance de l’hypocras, la ghettoïsation de la prostitution, etc. Tout cela dans un plaisant va-et-vient entre le passé et le présent, mais aussi le futur avec un certain Monsieur van Grippenbergh, roman d’anticipation publié en 1909. Mais que serait une ville sans ses habitants, réels ou imaginaires ? Tout un chapitre leur est consacré. On sait que Balzac, Baudelaire, Hugo, Marx et Engels, Verlaine et Rimbaud, Proudhon ont contribué à son aura, mais que dire de Wiertz, peintre autoproclamé plus grand coloriste au monde, de la Malibran, des anges d’Odilon-Jean Périer, du fondateur d’une Armée Belgique qui avait pris les Français en grippe, du père Antoine et des Antoinistes, des Riches Claires pas si riches, de Quick et Flupke ou encore des Agathopèdes, membres farfelus d’une de ces sociétés discrètes dont Bruxelles a le secret, qui reçurent en grandes pompes Alexandre Dumas. Société qu’on verrait bien renaître pour réjouir notre troisième millénaire…
        Derrière chaque lieu, un personnage et à chaque personnage, son lieu…
        Certes, une fois arrivés au bout de ce guide, vous ne connaîtrez pas tous les secrets de Bruxelles (il en restera toujours heureusement), mais une chose est certaine : vous ne considérerez plus la capitale avec le même regard !
    Michel Torrekens
    source : https://le-carnet-et-les-instants.net/2019/07/02/baronian-guide-secret-de-bruxelles/


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  • Antoine Faivre - L'ésotérisme (Que sais-je N°1031, 2019)

    Auteur : Antoine Faivre (directeur d’études émérite à l’École pratique des hautes études, dans la section des sciences religieuses)
    Titre : L’ésotérisme
    Éditions : Que sais-je ? N° 1031, 2019, 128 pages

    Résumé :

        De l’initiation maçonnique au yoga en passant par l’alchimie ou le spiritisme, l’extrême diversité de ce qui relèverait de la catégorie d’ésotérisme fait perdre tout sens précis à cette notion. Or l’intérêt porté à la dimension irrationnelle et spirituelle de l’homme ne cesse d’augmenter le nombre de manifestations dites « ésotériques », qu’elles soient pratiques ou théoriques, nouvelles ou réactualisées.
        L’ambition d’Antoine Faivre dans cet ouvrage est d’esquisser les contours de cette forme de pensée, en s’appuyant sur les courants qui l’illustrent dans le monde occidental, et particulièrement depuis le début des Temps modernes.

    Source : https://www.quesaisje.com/content/L%C3%A9sot%C3%A9risme

        Le numéro sur le Spiritisme n'est plus édité, ce titre lui fait suite.

        Le même Antoine Faivre est l'auteur de l'article de l'Encyclopædia Universalis sur le Spiritime. On y lit :
        "Malheureusement, les spirites sont souvent tombés dans le ridicule, en particulier Henry Lacroix, avec son livre Mes expériences avec les esprits (1889), et Louis Antoine, dit le Père Antoine (1846-1912), mineur belge qui créa l'« antoinisme », schisme du spiritisme qui donne beaucoup d'importance aux dons des guérisseurs. Assez proche de la Christian Science (fondée aux États-Unis en 1866) de Mrs. Baker Eddy, l'antoinisme, malgré la médiocrité de son enseignement, a prétendu être une religion."


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  • André de Lorde (1869-1942), écrivain, dramaturge et scénariste     Un article de La Revue hebdomadaire (Quand les Antoinistes fêtent leur saint patron, 26 juin 1932) nous informe que l'"auteur dramatique fameux" André de Lorde serait antoiniste. L'auteur bienveillant de cet article cite également le pharmacien Louis Jolly ("un savant chimiste"), dont on est sûr de son appartenance au culte, donc pourquoi douter de ce fait. Cependant, il est impossible de trouver d'autres informations sur l'adhésion de l'écrivain à l'antoinisme. Ou s'agirait-il simplement d'un bon mot de l'auteur de l'article car ses pièces étaient notamment jouées au Théâtre Antoine ?
        André de Lorde est un écrivain, dramaturge et scénariste français, né le 11 juillet 1869 à Toulouse et mort le 6 septembre 1942 à Antibes (Alpes-Maritimes). Surnommé « le prince de la terreur », il est surtout connu grâce aux pièces qu'il a écrites pour le théâtre du Grand-Guignol. Fils d'un médecin, André de Latour, comte de Lorde, issu d'une famille d'aristocrates désargentés, devient l'auteur emblématique des pièces de Grand Guignol du début du XXe siècle. Ses pièces traitaient de la folie et de la médecine.

     

    André de Lorde (par Charles Gir)
    (source : wikipedia)

     

     

        On lit par ailleurs dans la Revue spirite d'octobre 1911 un article concernant le livre Révélation d'Outre-tombe par André de Lor. S'agit-il d'une confusion entre ces deux auteurs dont le nom est proche. André de Lor a participé régulièrement depuis l'année 1925 par quelques articles au Fraterniste. À droite, un article du Fraterniste du 1er mai 1924. Il signe également André de LOR-GOURSKA.

    André de Lor - Révélation d'Outre-tombe (1911) 

    RÉVÉLATION D’OUTRE-TOMBE (1)

    Par ANDRÉ DE LOR

        L’intérêt grandissant des sciences psychiques, l’attrait qu’elles exercent, de plus en plus, non seulement sur ceux qui sont portés vers elles par le mouvement naturel de leur esprit et les inspirations qui leur ont été dictées, mais encore sur les personnes à qui, auparavant, les résultats des sciences exactes suffisaient, donnent une importance particulière aux ouvrages destinés actuellement à en assurer le développement et à en corroborer les découvertes.
        Mais, en même temps, le crédit dont jouissent, chaque année davantage, les études concernant le mécanisme et l’avenir spirituels de l’humanité, impose à ceux qui s’en font les propagateurs, des devoirs nouveaux.
        Autrefois — et il en fut ainsi à l’origine de toutes les sciences — on était tenté et on avait le droit d’accueillir toutes les manifestations de la révélation psychique, si confuses qu’elles pussent être, si mélangés qu’en fussent les éléments. Il importait, en effet, avant tout, de réunir le plus grand nombre de témoignages possible autour des principes d’une science séculaire, que le temps avait ensevelie, et à qui manquaient des preuves immédiates. Autrement dit, si, sur la foi des livres légués par les anciens peuples, et vérifiés par l’exégèse, il n'était pas permis de douter que la haute science eût existé, rien, par contre, ne nous autorisait à croire qu’elle eût encore autour de nous, des racines et fût appelée à revivre.
        C’est pourquoi, en vue d’affirmer une renaissance ardemment désirée, aucun indice ne pouvait être négligé. On chercha l’étincelle de vérité au milieu des plus troubles nuées. On accepta le torrent des folies, afin de découvrir, au fond, une parcelle de la pierre merveilleuse. Les déments et les simulateurs ne manquèrent pas. On feignit de les accueillir.
        Avant de se faire l’interprète d’une pensée que lui transmit, par la voie de l’inspiration, un être disparu, l’auteur de Révélation d'Outre-tombe ne s’était jamais adonné à de périlleuses tentatives de communications avec le monde supérieur. Il ne s’y croyait point prédisposé ; il n’avait cédé à aucune de ces fausses pratiques auxquelles succombent tant de natures faibles, sensibles aux appâts de l’illusion. Ainsi cet ouvrage est la manifestation spontanée, imprévue, soudaine, de l’au-delà, auprès d’un esprit qui n’y était nullement enclin. Cela est si vrai que M. André de Lor douta longtemps de
    l’importance et de la qualité de l’apparition qu’il eut, et des paroles qu’il entendit.
        Il n’était pas, non plus, littérateur : il ne risquait donc pas d’être dupe d’un mirage que lui offrît le cours de son invention.
        Étonné, lui-même, du message qu’il recevait, dépourvu des habitudes et des habiletés à l’aide desquelles les professionnels de l’inspiration déforment ce qu’on leur communique, dénué de toute ruse littéraire, M. André de Lor, une fois qu’il la posséda, conserva sa révélation avec une piété, un respect, une docilité anxieuses. Il n’y voulut rien modifier, rien ajouter ; il eut craint de la dénaturer ; il lui garda sa précipitation parfois un peu fiévreuse, et son enthousiasme parfois un peu désordonné. Il se contenta d’en redresser les phrases qui restaient souvent en suspend, ou que l’exaltation enchevêtrait.
        A ce titre et par ces traits, l’ouvrage qui s’offre aujourd’hui au public est une transcription exacte des rapports échangés, au gré d’une volonté mystérieuse, entre une âme d’en haut et une âme d’en bas, entre un esprit de la grande Terre, et un de la petite.
        C’est là un témoignage auquel personne ne saurait refuser la sincérité, la clarté et l’éloquence.

                                                                                                                                                 H. H.
    (1) En vente à la Librairie des Sciences Psychiques, 1 vol, in-18. Prix : 3 fr. 50.

     


    NEUF DESSINS
    de Mme Marie EGOROFF (1)
    (Illustrations de la Révélation d'Outre-Tombe.)

        Mme Egoroff a consacré au livre de M. André de Lor neuf planches qui forment un album séparé. Ces planches retracent les épisodes principaux de l’ouvrage. Leur langage ne suppose, pour être compris, aucune initiation préalable L’inspiration de Mme Egoroff, en effet, ne s’évade jamais hors
    des spectacles auxquels est accoutumée notre vue ; c’est à eux qu’elle s’alimente. Elle ne recourt pas à des gradations difficiles de symboles qu’il faille déchiffrer, dont il faille connaître la clé avant de pouvoir y retrouver la personne humaine dans nos étapes de la naissance à la mort, de la vie matérielle à la vie spirituelle, du monde terrestre au monde supra-terrestre. Non : l’art de Mme Egoroff s’en tient aux éléments que lui offre la réalité. Le visage humain y garde l’importance qu’il a pour les peintres ; il ne subit aucune déformation hasardeuse ; il n’est assujetti à aucun remaniement dû à un effort d’abstraction. C’est sa valeur la plus naturelle interprétée d'une certaine façon qui l’oriente vers le but surnaturel qu’à travers lui, M me Egoroff veut nous faire atteindre.
        Nous avons dit à quel point l’ouvrage de M. André de Lor comporte de simplicité et de clarté. Les planches de Mme Egoroff le complètent admirablement. Le livre, illuminé par l’album, rendra facile le chemin de la compréhension à ceux qui voudront, sans parti-pris, s’y engager. Guidé par un récit, averti par des figures si humaines, pourra-t-on prêter à cette révélation un tour chimérique susceptible de faire douter de sa vérité et d’affaiblir, au détriment de la science psychique tout entière, la valeur du document exact qu’il a et sur laquelle nous tenons à insister ?
        L’art de Mme Egoroff a donc pour centre la figure humaine. Elle n’est point, ainsi qu’il arrive dans beaucoup d’œuvres de cet ordre, traitée par masses, par agglomérations, chaque face étant réduite à ses ligues fondamentales, et n’ayant de prix que pour une espèce de soumission à l’expression commune et monotone des faces voisines.
        Chez Mme Egoroff, la figure humaine conserve toute sa force particulière, tout son sens personnel. Elle s’impose, sans encombrement, en quelques types choisis dont chacun a sa physionomie propre, sa vie à lui, son indépendance. L’individualité des figures et leur intensité isolée sont les moyens par lesquels Mme Egoroff sait évoquer la multitude et l’universel, à l’encontre des habitudes de l’art sparte qui opère surtout par entassement, par effacements réciproques, par confusion. En regardant les neuf plans de la Révélation, on croirait voir des portraits, tant le détail des visages a de soin, de variété, de précision.
        Ainsi, loin de participer des divers systèmes que l’on retrouve à travers les innombrables dessins d’inspirés, et qui mettant entre eux la parenté d’une vision toujours schématique, fluide et arbitraire, l’art de Mme Egoroff détruit les qualités de composition et de consistance plastique habituelles à l’art. Cela donne à Mme Egoroff une place particulière. Son œuvre n’est pas une de ces œuvres curieuses issues d’une exaltation spéciale de l’intuition, mais qui sont situées en dehors des conditions coutumières de l’art. Elle est, au contraire, pénétrée de discipline et de tradition et garde avec la matière des choses, un lien constant.
        Pourtant, ces neuf planches auxquelles s’ajoute la couverture, inspirée d’un hématique symbole, ne pourraient être rangées, non plus, parmi les œuvres positives. Si leurs éléments sont fidèlement empruntés à ce monde, elles nous transportent, cependant, dans un autre monde, dont nous ressentons, en les contemplant, le choc, l’étonnement, la fatalité.
        A quoi cela tient-il ? Comment Mme Egoroff s’y prend-elle pour obtenir, avec des procédés réalistes, des évocations aussi irréelles ?
        Ici intervient un sentiment de la disposition des personnages, de l’éclairage de leurs figures, et du décor qui les entoure, où Mme Egoroff témoigne d’une originalité subtile et savante.
        Le corps des personnages ou n’existe pas ou se perd dans d’amples draperies, de sorte que les têtes qui seules, résistent et seules subsistent, semblent flotter en suspend, dans l’éther. Elles sont baignées, en outre, d’une lueur pâle d’auréole, d’une lueur froide et immuable qui les transforme en apparitions merveilleuses et tragiques. Le plan sur lequel elles apparaissent est un plan factice introduit dans l’échelle des plans de l’ensemble de la gravure ; il en rompt l’équilibre, y provoque des contrastes violents et éveille ainsi le trouble de l’extraordinaire et du miraculeux.
        Enfin, le décor, tout en étant construit, massif, bien réel, plonge en des zones ténébreuses. Ce ne sont que passages souterrains, cryptes secrètes, escaliers aux volutes tourmentées. C’est le domaine où la nuit couve ses fantômes. Et soudain le vol de ces grandes bêtes humaines y jaillit, imprégné de lumière ! Des accessoires aux formes inusitées, ceux mêmes dont il est question dans le livre, ajoutent à ce séjour une étrangeté qui, sans rompre avec la vie réelle, procure l’impression qu’en ces lieux on s’en échappe, on la devance, ou la domine.
        Tels sont les traits généraux de l’œuvre de Mme Egoroff.
        Le livre de M. André de Lor lui devra une confirmation puissante. Pour qu'en effet, il ait pu inspirer un ensemble de dessins aussi harmonieux et aussi déterminés, il faut que l’émotion et la démonstration qu’il renferme dépassent la conscience de son auteur, et possèdent une portée et un rayonnement général. Les dessins de Mme Egoroff ne pourront que rendre encore cette portée plus nette, et ce rayonnement plus convaincant.

    1. En vente à la Librairie des Sciences Psychiques, 1 album in-4 raisin comprenant neuf planches tirées en prototype et encartées dans une couverture illustrée, le tout enfermé dans une pochette, prix : 7 fr.

    Revue spirite, 1er octobre 1911, p.625 (gallica)

     

        Reproduction des planches sur le site : laporteouverte.me

    André de Lor - Révélation d'Outre-Tombe (1911)

        Le même André de Lor est l'auteur d'un autre livre étonnant : Toutou chien écrivain (1920) qui raconte comment en l’An de Grâce 9999 une niche de l’An 1920 est mise à jour et son occupant en hibernation est ramené chez les vivants. Toutou Chien nous raconte alors l’histoire de l’humanité jusqu’en l’An 9999 où le règne animal-végétal-minéral domine la Terre.


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  • Luc Benoist - L'ésotérisme (Que sais-je N°1031)

    Auteur : Luc Benoist (historien d'art, écrivain et conservateur français, s'est également intéressé à la spiritualité, puis à l'ésotérisme et au symbolisme, notamment après s'être intéressé à la métaphysique orientale et à l'œuvre de René Guénon)
    Titre : L’ésotérisme
    Éditions : Que sais-je ? N° 1031, 1963 (plusieurs rééditions), 132 pages

         Le livre comprend un chapitre sur les Théosophes.

     

    Commentaire d’un lecteur sur Amazon :
    Blue Boy
    3,0 sur 5 étoiles - Compact, documenté, exigeant
    14 février 2013

    J’ai bien aimé l’approche sérieuse et documentée de cet ouvrage, moi qui ai toujours eu une méfiance épidermique vis-à-vis des religions et embrigadements sectaires quels qu’ils soient. En revanche, j’ai trouvé la lecture assez ardue, avec beaucoup de termes pointus pour parler d’un domaine obscur pour l’individu lambda. Et pourtant, le sérieux et la rigueur du contenu ont modifié l’image en grande partie négative que j’avais d’une discipline injustement dévoyée. En effet, on est ici à mille lieues de l’ésotérisme de bazar surexploité par les gourous et autres escrocs sans scrupules, une perversion qui a fini par quasiment décrédibiliser la discipline toute entière.

    Ma crainte était souvent de mal interpréter une phrase un peu abstraite que je ne comprenais pas. Si je me suis accroché, c’est parce que le sujet m’intéresse, et au final j’ai appris deux trois trucs. Ce qui ressort surtout de cette lecture, c’est l’universalité de l’ésotérisme, comme un pont entre les religions dans la mesure où celui-ci est le socle de toutes les croyances, mais un socle qui a finit par être caché et parfois même réprimé par les grandes religions, tandis que les sociétés secrètes cherchaient à protéger ce savoir difficilement exprimable et donc difficilement transmissible. A tel point que, on l'ignore souvent, les contes de notre enfance revêtent un caractère ésotérique et ne sont que la perpétuation d’une mémoire ancestrale.

     

    Livre en aperçu sur GoogleBooks : https://books.google.de/books?id=DKCODwAAQBAJ&dq=Que+sais-je+benoist+L+%C3%A9sot%C3%A9risme&hl=fr&source=gbs_navlinks_s


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  • Alan Axelrod - The international encyclopedia of secret societies and fraternal orders (1997)

    Auteur : Alan Axelrod
    Titre : The international encyclopedia of secret societies and fraternal orders
    Éditions : Facts On File, Inc., New York, 1997

        Évoque l'Antoinisme.


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  • L. Baudrit - L'évolution des forces psychiques (1914)

    Auteur : L. Baudrit
    Titre : L'évolution des forces psychiques
    Éditions : L. Baudrit (Saint-Quay-Portrieux), 1914


        Cite l'antoinisme dans une note au sien de la Deuxième partie : Synthèse des forces psychiques, Intégration de l'être, depuis l'intelligence universelle diffuse jusqu'à l'âme consciente - Chapitre IV, L'Être.

    Extrait :
        Par la conscience de cette "solidarité universelle" et de la nécessité, pour développer les puissances de mon être, de recevoir les impulsions des êtres extérieurs au mien, nous atteignons un idéal vraiment supérieur, qui a pour terme humain l'amour 1. Notre intelligence, en vertu de sa nature, sort du Moi pour embrasser l'universalité des êtres et atteindre à la hauteur d'une intelligence de plus en plus universelle ; en sorte qu'elle ne peut être conçue que de deux manières : ou comme idéal des sciences universelles, ou comme idéal de conscience universelle.

     1 Culte anoiniste, 92.


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  • Fernand Divoire - Pourquoi je crois à l'occultisme (1928)

    Auteur : Fernand Divoire
    Titre : Pourquoi je crois à l'occultisme
    Éditions de France, 1928

        Fernand Divoire, né le 10 mars 1883 à Bruxelles et mort le 18 juillet 1951 à Vaucresson, est un écrivain d'origine belge et naturalisé français en 1912. Il produisit de nombreux ouvrages sur l'occultisme ainsi que des essais philosophiques, notamment Faut-il devenir mage ? (1909), Les Grands mystiques. Villiers de l'Isle-Adam, Léon Bloy, Huysmans, Péladan, etc. (1925), Néant... paradis... ou réincarnation ? (1934), J'apporte la réponse (1943), et donc Pourquoi je crois à l'occultisme dans lequel il évoque l'Antoinisme (une partie de ce livre est repris dans Occultisme, casse-cou ! (1948), disponible en partie sur gallica et sur GoogleBooks).

        On peut lire des choses intéressantes comme "Or, en Occultisme, tout erreur est vraie, parce que l'ombre a exactement les mêmes contours que l'objet qui reçoit la lumière" (p.65), et quand j'ai lu ça j'ai pensé au schisme entre les temples français et belges : "Le plus souvent, quand une cellule se forme, elle se divise bientôt, par voie de schisme, de désaccord ou de lassitude. Mais ces cellules divisées finissent par former un tissu. Or, un tissu vivant, même formé de cellules qui semblent isolées (comme celles du sang) c'est encore une unité ; une plaine de taupinières, c'est encore une Babel." (p.106)
        Il parle ainsi de l'Antoinisme (p.109), en essayant de répondre à la question "Mais quel est pour nos contemporains l'attrait de ces milles doctrines qui plus ou moins gravitent autout de l'occultisme ?" :
        "Culte du père Antoine, puis de la mère Antoine... Une grande partie de la Wallonie est antoiniste. Paris même a une église antoiniste. Il y a des miracles. Comment ne pas croire aux gens qui réussissent des miracles, quoi qu'ils disent ? Mais si tous les guérisseurs fondaient des églises, où les mettrait-on ?"
        Je répondrais seulement à Fernand Divoire que le Père n'a pas seulement fondé une religion (ce n'était pas son but), mais plutôt une philosophie, ce qui est utile à tout qui veut en savoir plus. Il dit d'ailleurs dans J'apporte la réponse : Ta religion est bonne. / Suis-la honnêtement. / Mais n'en laisse pas faire une machine à excuser Dieu. / Dieu n'a pas besoin de mauvaises excuses d'ailleurs.

    Recension :

     

        Fernand Divoire croit à l'occultisme. Il le dit sur la couverture de son livre qui vient de paraître aux Editions de France. La Meuse littéraire résume les vertus de ce livre : « Que trouvons-nous en ces pages ? D'abord, le très curieux itinéraire spirituel de celui qui les a écrites, en d'autres termes, la façon dont, curieux de l'occultisme, et à peu près dès l'éveil s de sa personnalité intellectuelle, il en est devenu un adepte. En outre, une idée des études auxquelles le curieux (non pas l'odieux dilettante, mais le curieux qui s'oriente d'après un appel qu'il perçoit) doit se livrer. Elles sont tout simplement, ces études, formidables et bien de nature, semble-t-il, à décourager les indignes ou les faibles. En outre, un panorama des grandes questions de l'occultisme : signes, intersignes, puissance des mots, concordances, groupements et séries. De sages remarques sur les matérialisations, sur la vie future, sur l'hypnotisme et le demi-hypnotisme (qui est une invention de l'auteur, de même qu'il est le père de la notion et du mot d'hyperconscient), sur la physiognomonie, sur la médecine, etc. » et Il y a aussi des pages sur l'Antoinisme, et un curieux chapitre consacré aux rapports de l'occultisme et du catholicisme.
                                                                             Lucien PEYRIN.

     

    L'Homme libre, 22 janvier 1929


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  • Michel Dansel - Paris secret (2017)

    Auteur : Michel Dansel
    Titre : Paris secret
    Éditions : Robert Laffont – Collection Bouquins, 2017 (1056 pages)

    Chaque lieu emblématique ou endroit méconnu de Paris est ainsi raconté et révélé sous son aspect légendaire et anecdotique, loin des vérités de l'histoire officielle. La manière à la fois la plus instructive et la plus divertissante qui soit de nous faire découvrir les secrets d'une cité aux trésors inépuisables.
    https://www.lisez.com/livre-grand-format/paris-secret/9782221115213

     

    Un culte bien discret

        Là où se télescopent la rue Vergniaud et la rue Wurtz se dresse une chapelle lactescente au fronton de laquelle on peut lire : « 1913 culte Antoiniste », Rares sont les personnes qui savent à quoi correspond ce culte d'une exemplaire discrétion.
        Pour prendre connaissance de ce que peut bien être la ligne de force de la philosophie qui est représentée dans le temple, il suffit de pénétrer dans la chapelle, à l'intérieur de laquelle le silence absolu est de rigueur, et de lire un texte mis à la disposition des visiteurs :

    Celui qui vient au culte vient seulement pour trouver le chemin qui l'aidera à sortir de ses épreuves, tout en gardant sa religion, son milieu, ses habitudes selon sa conscience. Celui qui vient au culte et qui veut témoigner sa reconnaissance peut, dans cette intention, faire connaître l'auvre auprès des personnes qui n'ont plus de soutien moral ou qui ont perdu espoir dans les résultats de la science. Le but du culte n'est pas de convertir, mais simplement de consoler, de guérir par la foi. C'est l'auvre moderne de liberté et de charité morale où tous indistinctement peuvent puiser la force morale nécessaire à leur âme. Il n'y a pas de quête, ni d'offrande. Les temples sont construits avec les dons anonymes inspirés par la foi et le désintéressement.

        En 1995, dans un rapport parlementaire, une équipe de sociologues et différents spécialistes de la lutte contre les sectes ont déclaré que l'antoinisme était étranger à toute dérive sectaire. Ce moyen de défense est souvent le bouclier verbal de bien des groupements, temples ou Églises, mais à l'évidence l'antoinisme n'est pas une secte. Car une secte, si l'on se replonge dans la première acception du terme, n'est rien d'autre qu'une religion qui n'est pas parvenue à s'imposer. Au départ, le catholicisme n'était-il pas considéré comme une secte ? Ce qui ne l'empêcha pas, après avoir été reconnu comme une religion, d'ostraciser et de persécuter les protestants au nom de leur vérité spirituelle. Quant aux cathares, accusés de déviance spirituelle, ils ont subi les pires atrocités (tortures, mutilations, mises à mort...).
        Toutefois, comme l'antoinisme, mouvement fondé en 1910 par le Belge de Wallonie Louis-Joseph Antoine (1846-1912), incorpore dans sa dimension chrétienne un universalisme qui prend en compte, notamment, la réincarnation et la guérison, il lui est indispensable, pour se démarquer d'un mouvement sectaire, de se bien prémunir :

    Le culte ne va pas sur le terrain de la science, notamment n'établit aucun diagnostic, ne conseille ni ne déconseille un médicament, ni une opération chirurgicale, ne fait ni passe, ni imposition des mains, ni prédiction d'avenir.

        Sur la notion de guérison au sens antoiniste du terme, l'éminent sociologue, ancien maître de conférences en psychologie sociale et spécialiste des sectes Régis Dericquebourg porte un regard lucide et généreux dans Syzygy1 :

    Le traitement antoiniste repose sur plusieurs éléments communs à toute forme de thérapie psychologique : une demande provoquée par une souffrance ou une détresse, une relation teintée d'espoir avec un thérapeute reconnu par un groupe, une théorie de la maladie et du traitement qui ne peut être mise en cause par l'échec éventuel de la thérapie, une valorisation du patient et la mise en place de nouvelles conduites et de nouvelles attitudes sociales. Plus spécifiquement, la thérapie antoiniste qui repose sur la prière apparaît comme une médiation avec une force surnaturelle. Celle-ci est symbolisée par un fluide qui est un agent curatif et régénérateur.

        Une question se pose : existe-t-il un grain de cousinage entre l'antoinisme et le spiritisme ? Puisque dans cet ouvrage il est prioritairement question de certains aspects secrets ou tamisés de Paris, pour tenter d'apporter une réponse à la question posée, un constat s'impose. Entre les années 1970 et 1980, plusieurs disciples d'Allan Kardec (18041869), le premier théoricien du spiritisme, se retrouvaient le dimanche matin, costumés de noir, dans l'arrière-salle d'un café de la rue de Tolbiac, à proximité du temple du 34 de la rue Vergniaud, avant de se rendre à cette chapelle du culte antoiniste.
        C'est peut-être parce que certaines personnes ont cru qu'il existait une passerelle entre l'antoinisme et le spiritisme que le culte fondé par Louis-Joseph Antoine est considéré par certains comme une secte. Toutefois, au risque de décevoir les adeptes de Cartèse (les cartésiens !), je n'ai jamais considéré le spiritisme comme une secte mais comme l'une des branches du paranormal, de la communication supposée avec des esprits. D'ailleurs, rien de patent, de scientifiquement contrôlable ne peut démontrer le contraire. Nous nous trouvons ici dans le schéma de croyance contre croyance.

     

    (1)    « La théorie spirituelle antoiniste », Syzygy, Center for Academic Publication, Stanford University Branch, hiver-printemps 1993, t. II, nos 1-2.

     

    […]

        Le culte antoiniste, dont nous avons parlé plus haut dans le chapitre « Un culte bien discret », appartient à cette géographie des croyances qu'il serait regrettable de traiter par le mépris :
    • le temple antoiniste, à l'angle de la rue Vergniaud et de la rue Wurtz.

    Source : Google Books 


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  • Jean Grenier - Sur l'Inde (1994)

    Auteur : Jean Grenier
    Titre : Sur l’Inde
    Éditions : Fata Morgana (Hermès), Paris, 1994

    Extrait :

        Il est difficile de s’exprimer avec justice sur le compte de Romain Rolland. Chez lui l’intelligence n’est pas au niveau du cœur ; et le plus étrange, c’est qu’on lui tient rigueur beaucoup plus de sa générosité que de ses erreurs. Pourtant son attitude fut toujours celle d’un homme courageux et parfaitement désintéressé. On ne peut que l’admirer à cet égard. S’il s’est tourné dernièrement vers l’Inde, c’est qu’il a senti l’injustice dont souffrait ce pays et entrevu sa valeur spirituelle. Son livre sur l’homme d’action qu’est Gandhi a contribué à faire connaître le mouvement de l’indépendance. Emporté par son zèle, il a voulu malheureusement nous révéler un mouvement religieux qu’il estime de grande valeur et qui joue par rapport au brahmanisme le même rôle que l’Antoinisme et l’Armée du Salut par rapport au Christianisme. Les religions naissent, vivent et meurent comme les hommes et il faut se garder de prendre pour leur expression la plus pure ce qui n’est que leur déchet et le signe de leur décrépitude. Rien n’est attristant comme la confusion intellectuelle où peut tomber une âme généreuse. (...) On se demande, en lisant les phrases flamboyantes (de Rolland), ce que peuvent bien signifier pour lui l’Énergie, l’Être, la Force, l’Unité, la Vie, le Fils de l’homme, l’Âme, la Mère, Dieu, l’Absolu, etc., pour prendre quelques mots au hasard des pages. Rolland nous parle d’un certain Brajendranath Seal qui voulait fondre dans un nouveau rationalisme “le pur monisme du Vedanta, la dialectique de l’Idée absolue de Hegel et l’Évangile de la Révolution française : Liberté, Égalité, Fraternité...”. Et lui aussi, hélas !, dans son désir de paix veut concilier l’inconciliable.

    Source : Catalogue d’exposition sur Romain Rolland (mars 2006)
    Romain Rolland, Fortune critique (p.110)
    http://mediatheque.ville-nevers.fr/images/stories/JFLEFEBURE/CatalogueExpo/2_2.%20ROMAIN%20ROLLAND%20mars%2006.pdf


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  • cliquez sur l'image pour accéder au livre (gallica)

    Auteur :  Jean Finot
    Titre :  Saints, initiés et possédés modernes
    Éditeur :  E. Fasquelle, Paris, 1918

        N'évoque pas le Père mais d'autres personnages dont la carrière de guérisseur se rapproche de celle propre à Louis Antoine, notamment Francis Schlatter, les Fils de Dieu de Russie ou les zionites de John Alexander Dowie.

        Il est présenté tour à tour comme essayiste, philosophe ou psychologue. En vérité, il touche à tout. Chaque numéro de sa Revue publie un article signé de son nom, qui porte sur des sujets étonnamment variés, et régulièrement, il rassemble ses écrits, qu’il édite sous forme de livres à thème. Il est précurseur sur beaucoup de points : la lutte contre les préjugés racistes, la construction de l’Europe, l’égalité des sexes et la promotion de la femme... Quelques années après sa mort, intervenue en 1922, sa femme dote l’Académie des Sciences morales et politiques d’une somme destinée à attribuer le Prix Jean Finot, décerné tous les deux ans, et récompensant un ouvrage aux tendances sociales profondément humanitaires et bienfaisantes.
    source : http://www.journaldefrancois.fr/decouvrez-une-etonnante-famille-decrivains-andilly-jean-finot-et-louis-jean-finot-un-ancien-maire-de-la-commune2.htm

       Il est l'auteur de La Philosophie de la longévité (1906), La Science du bonheur (1909), mais surtout Le Préjugé des races (1906).


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  • Albert-Louis Caillet - Manuel bibliographique des sciences psychiques ou occultes (1912)

    Auteur : Albert-Louis Caillet
    Titre : Manuel bibliographique des sciences psychiques ou occultes (en 3 volumes)
    Éditions : Lucien Dorbon, libraire, 6 rue de Seine, 6 – Paris, 1912, pp.45-46

     

    Extrait concernant l’Antoinisme :

    328 ANTOINE LE GUÉRISSEUR. – Louis ANTOINE, dit « le Guérisseur » né à Mons-Crotteux (Belgique), en 1846, fut d'abord mineur, puis employé aux usines Cockerill, et en dernier lieu aux Forges et Tôleries Liégeoises, à Jemeppe-sur-Meuse (Province de Liège). Il a créé en Belgique un mouvement spiritualiste fort important, un peu du genre de la « CHRISTIAN SCIENCE ». Il guérit, comme Jean Sempé, l'abbé Julio, l'évêque Oliver C. Sabin, etc., par la méthode généralement dénommée « Traitement mental », c'est-à-dire par la seule influence psychique, sans contact, ni suggestion. Cette méthode est décrite dans l'ouvrage (en anglais) du Yogi RAMACHARAKA : « Psychic Healing », 1906, 185 pages.
        [Titre sur le plat du cartonnage d'éditeur :] Culte ANTOINISTE. Révélation par ANTOINE LE GENEREUX. [En faux-titre :] Révélation par Antoine le Guérisseur.
        [Sans titre, ni aucune indication ; mais JEMEPPE-lez-LIEGE, F. Deregnaucourt. 1910]
        In-8°, de 9 ff. n. c., 195 p. LXXIV P., 2 ff. n. c. Cartonnage d'éditeur, toile pleine noire, Titre en BLANC sur le plat. (3 fr.).

        Débute par une biographie d'Antoine le Guérisseur, ou le « Généreux ». La « Révélation » publiée dans ses pages a été « faite dans son Temple de Jemeppe-sur-Meuse, le dimanche de 10 heures « à midi, de 1906 à 1909 ».
        « ... Des milliers de cures, tant physiques que morales ont été obtenues, et s'obtiennent encore journellement au contact du GUERISSEUR que nous pouvons appeler à juste titre : « Le Régénérateur de l'Humanité ».
        La deuxième partie est intitulée « Le Couronnement de l'Œuvre révélée ».
        Dix Principes en prose révélés par Antoine le Guérisseur. – Loi de la conscience. – L'Origine de la Vie. – Le Rôle de Dieu. – La Non-Existence du MAL. – La PRIERE. – La Science et la Foi. – L'importance de la Pensée.  – La Science et les phénomènes Psychiques. – L'Intelligence et la Foi. – L'Amour et la Solidarité. – La FOI et la CHARITE. – Comment nous progressons. – TOUT SAVOIR. C'EST TOUT AIMER. – Le MOI Conscient et le MOI Intelligent. – Dieu pourrait-il avoir créé la Souffrance ? – L'Existence de DIEU est la Négation de la Matière et l'Existence de celle-ci, la Négation de celle de DIEU.
        Deuxième Partie : « Le couronnement de l'Œuvre révélée. »
        L'Arbre de la Science de la vue du MAL. – Le Libre Arbitre. – UNITE INDIVIDUELLE DE L'ENSEMBLE. – Apparence de la Réalité. – REINCARNATION. – Intelligence. – Le Mystère AMOUR INTELLIGENCE & CONSCIENCE. – Cause, Développement et Perfectionnement de l'Etre. – Etc.

     

    Le livre dont parle A.L. Caillet n’est disponible qu’en anglais, gratuitement sur le site archive.org. Yogi Ramacharaka serait en fait le pseudonyme de William Walker Atkinson. Les mêmes idées sont développées sous son vrai nom, en français, dans le livre La force-pensée : son action et son rôle dans la vie (1927).


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  • Jacques Marcireau - Une histoire de l'occultisme (1949)

    Auteur : Jacques Marcireau
    Titre : Une histoire de l'occultisme
    Éditions : Jacques Marcireau Éditeur - Société E.L.J.M. Poitiers, 256 p.

        Évoque l'antoinisme à la page 246.


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  • Jules Bois - Conférence (Le Journal 13 fév 1905)

        A l'Odéon :
        La deuxième conférence de Jules Bois, à l'Odéon, a obtneu un succès plus grand encore que la première. L'orateur a développé avec logique, avec clarté, avec charme, ce thème prestigieux du « Miracle moderne ». Jules Bois a été rappelé plusieurs fois, et l'enthousiasme du public a fait fête à son petit drame, l'Envoûtement d'amour, plein de grâce et de mouvement.


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  • Mgr Chollet - L'occultisme (1923)

    Auteur : Mgr Chollet, archev. Cambrai
    Titre : L'occultisme
    Les Questions actuelles : La Voix des Evêques. - Les périls actuels de notre foi aux fins dernières
    La Documentation Catholique, Tome IX, 17 février 1923, pp.387-401
    en ligne : https://archive.org/details/ladocumentationc09pariuoft

        Évoqué en note par M. le chanoine E. Leroux, dans "Antoine le Guérisseur, sa vie, ses guérisons, ses idées" (1925, p.4), disant que "Mgr Chollet, archevêque de Cambrai, a jugé nécessaire de faire spécialement mention des extravagances doctrinales de l'Antoinisme." J. Schyrgens en parle également dans la Revue Catholique en 1924.

        En effet, ce n'est pas la crainte pour l'avenir des populations touchées par la Première Guerre mondiale qui fait envisager le pire à Mgr Chollet, mais le fait que "surtout dans les esprits ont surgi des problèmes aussi nombreux que les croix sur les tombes" (p.387). Pourtant, selon lui, "si les chrétiens possédaient parfaitement les enseignements de leur catéchisme, leur âme serait baignée de lumière et bercée par les consolations célestes, car la foi a des réponses très douces à toutes ces questions (p.387)".

        Il s'agit donc de mettre en garde contre la "distribution de brochures théosophiques, ou de réclames dans lesquelles on promet la guérison de toutes les maladies par la foi [...], des séances de spiritisme à la faveur desquelles le démon fait ses ravages [...], une végétation d'antoinisme" (p.389).

        L'Enseignement est ensuite signalé comme étant inspiré du diable, notamment par le fait d'être panthéiste (p.390), ce qui est à l'encontre de la Trinité (p.393). Mgr Chollet prétend que le culte de Père Antoine "se célèbre dans plus de vingt salles par des milliers d'adeptes" (p. 391), sans que l'on sache s'il évoque là que son diocèse de Cambrai ou toute la France...

       Après avoir critiquer les thèses occultes sans les avoir comprises, Mgr Chollet passe à la réponse de la foi catholique aux problèmes de l'au-delà, en ignorant que la foi catholique n'offre aucune réponse valable, ce qui amène la population à la chercher ailleurs. 


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  • Auteur : Paul Wyss
    Titre : Un mouvement gnostique dans la Belgique contemporaine : l'Antoinisme
    Éditeur : Revue de théologie et de philosophie
    Année : 1918

        La table des matières du tiome sixième de 1918 annonce la publication dans son prochain fascicule de l'article Un mouvement gnostique dans la Belgique contemporaine : l'Antoinisme, par M. Paul Wyss.

        Il s'agit là certainement d'une première réflexion pour son livre "De l'Antoinisme, ou, le renouveau gnostique en Belgique", paru à Bruxelles en 1922.


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  • Papus - ABC illustré d'occultisme (posthume, 1922)

     

    Auteur : Papus (Gérard Anaclet Vincent Encausse)
    Titre : ABC illustré d'occultisme : premiers éléments d'études des grandes traditions initiatiques
    Éditions : Paris, Dorbon, 1922 (posthume),  438 pages

        Ce Nouvel Homme remplace peu à peu par des cellules de lumière tout ce qui était obscur en lui. Il en arrive à émaner de la bonté comme les Hommes du Torrent émanent de la chaleur. Il pardonne les offenses, il ne fait jamais de procès et subit en silence les injustices de la société profane. Il aime ses ennemis, source inconnue souvent de toute évolution, et il est véritablement un envoyé des puissances supérieures sur la terre. Que ce soit un Chrétien mystique, un Evangélisant, un Babyste, disciple du révélateur persan et de ses successeurs, un Buddhiste ayant parcouru la voie des « Vérités du Salut » ou même un simple « Antoiniste » opérant des guérisons grâce à l’amour de son prochain, ou qu’il se rattache à n’importe laquelle des innombrables fraternités spirituelles qui honorent l’humanité, ce Nouvel Homme est véritablement un joyau rare dans l’enfer terrestre.


    Les Quatre Hommes de Louis-Claude de Saint Martin, par Papus
    PAPUS (Dr ENCAUSSE, Gérard), ABC illustré d’occultisme – Premiers éléments d’étude des grandes Traditions initiatiques, 13ème édition, Editions Dangles, 1990, pages 430 à 432
    source : http://philippedelyon.wordpress.com/2011/07/27/les-quatre-hommes-de-louis-claude-de-saint-martin-par-papus/


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  • ANTOINISME : Secte spirite et théosophique fondée par le mineur belge Antoine. Excellent médium, trés bon spirite, guérisseur, Antoine se réclamait à la fois d'Allan Kardec (dont le Livre des Esprits l'avait mis sur la voie) et des idées théosophiques. La prière, le culte et l'imposition des mains restent à la base des pratiques antoinistes. Encouragés par d'innombrables disciples, Antoine et sa femme, le "Père" et la "Mère", ne tardèrent pas à fonder une religion qui essaima dans toute l'Europe du Nord, notamment en Belgique, en Allemagne, en Pologe et dans les départements du Nord de la France. Antoine est mort en 1912, mais l'Antoinisme existe encore.

    Hervé Masson, Dictionnaire initiatique et ésotérique,
    Trajectoire, Paris, 2003
    source : amazon.fr


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  • Auteur :  Lucien Roure
    Titre :    Un Prophète contemporain, Antoine le Guérisseur
    Editions :    Les Etudes, Volume 166 ; 20 janvier 1921 ; pp.177-189
        reproduite dans le volume Au Pays de l'Occultisme, Paris, G. Beauchesne, 1925

    à lire sur la site Gallica :

    Études (1897)
    Études (1897)
    Source: Bibliothèque nationale de France


        Après ses récentes études sur Le merveilleux spirite (Beauchesne, 1922) et Le spiritisme d'aujourd'hui (Beauchesne, 1923), le P. Lucien Roure présente au public un nouvel ouvrage sur l'Occultisme, domaine souvent confondu avec le précédent, mais qui en diffère plus ou moins profondément.
        Exactement, ce livre parle de l'histoire, de la doctrine, du sens de l'Occultisme et des mouvements divers qui s'y rapportent.
        L'auteur a tenu à donner, d'ailleurs sans étalage d'érudition, mais avec l'indication précise des références, les sources historiques et l'évolution des doctrines, la vie et le caractère des personnages qui créèrent et répandirent ces doctrines : courtes biographies qui présentent souvent un intérêt fort piquant.
        Il esquisse ensuite les grandes lignes des diverses doctrines, en clarifiant parfois, reconnaît-il, les expositions flottantes ou obscures. Puis il caractérise brièvement le sens de chaque mouvement étudié, le juge à la lumière des craies données de la science, de l'Ecriture Sainte ou même des religions orientales, dont ces mouvements occultistes se réclament.
        Le P. Roure suit ce plan, assez librement d'ailleurs, dans une suite de chapitres traitant : de l'Occultisme moderne ; du Théosophisme ; de la Christian Science, avec quelques pages sur E. Coué ; du prophète contemporain, Antoine le Guérisseur, l'ancien mineur de Liège ; des Amitiés spirituelles de Sédir ; de la Philosophie cosmique ; des Adventistes du septième jour ; du Panfreudianisme ; un Appendice parle des Superstitions du Front de guerre 1914-1918.
        L'énoncé des chapitres suffit à montrer l'intérêt d'actualité que présente le livre du P. Roure. Dans sa préface et sa Conclusion, l'auteur destine son travail aux "explorateurs" ; aux âmes avides de savoir, de remplir le vide d'une existence douloureuse, à ces âmes qui croient trouver en l'Occultisme un remède de leurs maux. Reconstituer objectivement l'échafaudage parfois à la divinité, rien n'est aussi propre à dissiper le mirage.
        On s'étonnerait de voir rapprochés les noms d'Antoine le Guérisseur et du Dr Freud. Mais on rendra justice au P. Roure en reconnaissant qu'il a soigneusement fait valoir le côté scientifique du Freudisme et qu'il a distingué le caractère outrancier de ce qu'il appelle le "Panfreudianisme".
        Disons enfin que l'on aime à voir dans ce livre nouveau, avec la clarté et la bonne ordonnance de la composition, les marques d'un esprit judicieux et pondéré : qualités précieuses avec un objet d'étude comme l'Occultisme.
           Et.[ienne] Pialat
    Revue néo-scolastique de philosophie, Année 1926, Volume 28, Numéro 9, pp. 82-83 (source : persee.f)

        Note : L'étude de Lucien Roure est Le même auteur évoque également l'antoinisme dans Le merveilleux spirite.

    Lucien Roure - Au pays de l'occultisme ou par delà le catholicisme (1925)(recension)

    Recension dans La Croix 30 janvier 1921


        Voyons si, concernant l'antoinisme, l'esprit est "judicieux et pondéré" ?
        L'auteur commence avec une description du temple de Liège, et précise qu'il y en a d'autres à Jemeppe (banlieue de Liège), à Monaco et qu'il y a une vingtaine de salles de culte en Belgique et à l'étranger (Bruxelles, Spa, Stavelot, Verviers, Paris, Vichy, Nice, Nantes, Tours. "La religion antoiniste compterait jusqu'à 18000 adeptes fervents, sans parler de ceux qui subissent l'action de l'esprit antoiniste" (p.178).
        Suit une biographie courte et neutre, sauf quand à évoquer le fils des Antoine qui est décrit comme s'étant "toujours montré maladif et bizarre, et dont les parents s'étaient peu occupés." Pierre Debouxhtay réfute cela, "de santé chétive", il précise d'un côté le témoignage de Bourguet (curé de Saint-Antoine à Liège) qui va dans se sens et d'un ingénieur T.D. qui a connu à l'école primaire, le jeune Antoine, qui était un bon élève (p.59, note 17). Il suivi des cours à l'Ecole Moyenne de Seraing, puis devint employé à la Société des Chemins de Fer du Nord Belge. Puis Lucien Roure précise qu'il fit savoir à ses parents "après sa désincarnation qu'il était devenu pharmacien à Paris." Pierre Debouxhtay dit qu'il "est certain que [les antoinistes] y ont cru jadis". En 1934, "les Antoinistes disent ignorer cette réincarnation" (p.59).
        Lucien Roure se demande ensuite pourquoi avoir donné à la Société spirite d'Antoine le nom des Vignerons du Seigneur "dans une pays qui ne se distingue guère par la culture de la vigne" (p.179). Premièrement on peut prendre cette expression dans un sens figuré, deuxièmement, Pierre Debouxhtay racontera comme la culture de la vigne était encore en cours à l'époque de Louis Antoine sur les hauteurs le long de la Meuse, donc à Jemeppe.
        L'auteur pense qu'à partir du moment où la santé de Louis Antoine déclina, on changea le nom de Guérisseur par Généreux (qui, précise-t-il, "ne signifie rien. On n'y peut guère voir qu'un effort maladroit pour remplacer le nom de guérisseur par un autre de consonance analogue qui dissimulât le changement". "Peut-être voulait-on éviter de laisser croire que l'antoinisme était tout entier dans le don de guérir et que ce don allait disparaître avec Louis Antoine ? Au surplus, à partir de 1906, l'enseignement moral l'emporte de plus en plus. Antoine prend toujours davantage conscience de sa mission de Révélateur." (p.179-80). On ne peut qu'abonder en ce sens, cela corroboré par de nombreux témoignages dans l'Unitif. Cependant le don de guérir est resté, jusqu'à faire dire à Régis Dericquebourg que "bien qu'il prétende oeuvrer à l'évolution morale de l'humanité, l'antoinisme maintient la thérapie religieuse au premier plan de ses activités et ses responsables sont fondamentalement des guérisseurs" (p.43, conclusion pour l'Antoinisme, dans Religions de guérison, Cerf & Fides).
        Lucien Roure dit ensuite que "la littérature antoiniste est abondante plutôt que riche". On ne cherchera pas à savoir ce qu'il a voulu dire par là. En tout cas, il précise en disant qu'on aurait tort "de chercher en tout cela un ordre, un développement doctrinal. Tout est jeté pêle-mêle, et on se répète indéfiniment" (p.180). Certainement l'auteur trouve-t-il que la Bible est bien agencée comme il faut dans un ordre doctrinal correct et que les Evangiles ne se répètent pas indéfiniment.
        La description du Père est loin d'être neutre : "toute la gaucherie de pensée et de langage qu'on rencontre chez l'homme du peuple sans cultre aucune - Antoine se glorifie de n'avoir jamais étudié - et qui se mêle de dogmatiser" (p.181).
        Suivent les points importants de l'enseignement selon l'auteur : Guérison par la foi (étonnant que cela vienne en premier lieu, alors qu'il disait que ce point n'était plus le centre de l'enseignement moral du Père), Amour du prochain, Solidarité, Morale sans Dieu (en préciser "amour du prochain, solidarité acceptée, voilà les deux grands principes de la morale antoiniste"), Intelligence et Conscience, Fluides, La Matière n'existe pas, Notion de Dieu (où il est dit que de vouloir se prétendre être Dieu serait "un délire d'orgueil ou de niaiserie"), Nihilisme moral ("Tandis qu'elle présente aux esprits simples un certain aliment moral, elle tient en réserve pour les adeptes plus curieux ou plus dociles des griseries malsaines", encore une fois, l'auteur se contredit car il parlait plus haut de "ceux qui subissent l'action de l'esprit antoiniste". Il rapproche ce point de la pensée tolstoïenne dont "est sorti le bolchévisme", "doctrine d'anarchie et d'amoralité"), Occultisme ("courant trouble d'occultisme, doctrines hermétistes, emprunts faits à la Kabbale et au Talmud" avec comme preuve l'histoire d'Adam que l'auteur relate).
        Sur l'Enseignement en général, Lucien Roure dit que "les théories reçues subissent un certain filtrage avant de passer en acte. Et cependant on peut soupçonner les ravages que doivent exercer dans des esprits crédules et dociles de pareils enseignements. Ceux qui ont vu de près les antoinistes convaincus disent leur obstination farouche en leur foi. Ils s'y enferment, inaccessibles à toute pénétration du dehors" (p.185). Là encore on peut rapprocher ce comportement à celui des Chrétiens dont l'auteur fait parti. Les protestants savent ce qu'est l'obstination catholique.
        Par un crescendo, l'auteur conclu en disant : "Toutes ces révélations - délire d'un cerveau malade - sont proposées avec le plus grand sérieux, expliquées, commentées, c'est-à-dire embrouillées à plaisir par le Père. Quel effet de désagrégation tout ce fatras incohérent ne devait-il pas produire sur des esprits incultes ? A coup sûr, il devait avilir en eux l'idée du mariage - idée si haute dans la Bible - et l'idée de la femme, rangée du côté de la matière essentiellement mauvaise". On voit que l'auteur n'a rien compris. Tout d'abord l'idée de mariage n'était déjà plus si haute à l'époque du fait de la déchristianisation de la société, dont l'antoinisme n'est pour rien. Ensuite la femme n'est pas "rangée du côté de la matière",  au contraire, l'Enseignement nous apprend que
        "Dupes des apparences, nous croyons que le sexe existe, mais en nous acquérant progressivement l'amour, nous surmonterons cette fausse vue, puisqu'elle résulte seulement de la matière, toujours plus convaincus que chacun de nous fait partie de l'individualité d'Adam qui constitue l'humanité entière." (p.LVII) et "L'histoire d'Adam a été dénaturée, contrefait par ceux qui ont voulu se pénétrer de la réalité et qui l'ont imaginée telle qu'elle est dans les livres sacrés.
        C'est cette contrefaçon qui sert de base à l'éducation de l'humanité. Elle fait perdre à la femme tous ses droits matériels, la considérant comme n'étant pas réelle parce qu'elle est du sexe opposé à celui d'Adam. C'est ce qui nous fait dire que Adam est le moi conscient parce qu'il représente le côté réel, celui de Dieu, tandis que Ève représente l'erreur qui résulte de l'amour de bestialité." (p.LXIII)
        Puis disant que "l'Arbre symbolise le matière et le mal", et que c'est le "principal emblème du culte" des Antoinistes, il en conclut tout naturellement que "leurs hommages comme leurs pensées se concentrent autour du Principe mauvais" (p.187). Citant les pages XXXVII à XXXIX du Couronnement de l'Oeuvre révélé, il nous dit : ""voilà le culte luciférien expressément formulé" en souhaitant que "la masse des Antoinistes ne va pas à ces excès, qu'elle s'arrête à l'enseignement moral du Père, - et quel enseignement moral ! - sous l'apparence d'un amour universel, le nihilisme. Dans le fouillis de l'Antoinisme, il y a des recoins plus malsains, il y a des doctrines dont la totale explication est réservée aux initiés et d'où se répand sur tout l'ensemble une odeur de perversité. L'Antoinisme est sorti du spiritisme, et l'on sait que le démon erre dans les parages où le spiritisme fréquente" (p.187-188).
        En effet, selon lui "les seules cérémonies un peu marquantes semblent être celles des funérailles : autour du corps se réunissent les adeptes. Ils portent la robe noire plus ou moins longue, selon le degré d'initiation". L'auteur n'aura donc pas lu la réponse du Père publiée dans le Développement, p.217-218 (donc 10 ans avant son texte) : "Revenons aux personnes qui voudraient voir apporter des modifications à la robe, croyant qu'elles en obtiendraient une plus grande satisfaction. N'est-ce pas attacher plus d'importance à l'effet qu'à la cause qu'elles ont toutes ces pensées ? C'est la preuve qu'elles ignorent pourquoi la robe nous a été révélée. Sachons qu'elle ne peut nous être profitable que pour autant que nous respectons sa révélation. Le fluide qui en découle opère de toutes façons, suivant ce que nous en faisons, car si nous en abusons, la robe peut nous être autant nuisible qu'elle nous est efficace quand nous la revêtons pour être d'accord avec sa raison d'être."
        Il explique ensuite le succès de l'antoinisme par le succès des guérisons obtenues et "l'incohérence même et l'absurdité de l'Enseignement, qui procurent aux simples l'illusion de la profondeur et du mystère. Il y a le besoin de crédulité, nulle part si intense que chez les incrédules. Il y a surtout l'ignorance religieuse des masses. Sur cette ignorance, le succès d'une religion telle que l'Antoinisme jette un jour lamentable. Concluons : il est besoin de rendre le Christ au peuple."
        L'auteur répond donc à l'origine de l'ignorance religieuse des masses : l'Eglise même, qui, dit-il, devrait maintenant, face aux succès des sectes, rendre le Christ au peuple...
        Et pour rassurer Lucien Roure, disont que Pierre Debouxhtay déclarait dans l'Antoinisme, en 1945 que "dans l'ensemble les adeptes sont de fort braves gens, très charitables et très serviables" (p.29).


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  • Patrick Ravignant - Les maîtres spirituels contemporains (1972)

    Titre        Les maîtres spirituels contemporains : de Fulcanelli à Aurobindo, de Gurdjieff à Meyrink, de Steiner à Guénon.
    Auteurs        Patrick Ravignant (avec la collaboration de Pierre Mariel, historien)
    Éditeur        Culture, art, loisirs, coll. Bibliothèque de l'irrationnel, 1972
    Longueur    253 pages, Illust. n-b. Index.

        Evoque Louis Antoine et l'antoinisme à la page 26.

    source : Google Books

    Sommaire :
        Les courants religieux / Les maîtres d’Occident / Les maîtres d’Orient / es groupes et les écoles /Les théoriciens de la maîtrise / Les écrivains chercheurs de voie / Les maîtres et la politique / Les calomnies / La contre-initiation / Les marginaux / Bibliographie / Table des personnages / Table des écoles et des mouvements / Index.

        L'avertissement prévient du double objectif de l'ouvrage : permettre au lecteur d'acquérir un certain nombre d'informations générales et lui offrir des lumières plus précises sur tel personnage ou tel courant. (p.9). On verra que les informations sont très générales en effet.
        Chaque chapitre s'ouvre sur une introduction. Le chapitre concernant l'antoinisme est Les Courants Religieux. Les auteurs veulent "rendre compte de la prodigieuse richesse et diversité d'une vie spirituelle, qui, malgré tous les obstacles d'une civilisation hyper-matérialiste - ou peut-être à cause d'eux - s'épanouit, depuis quelques décennies, sur toute la surface de la planète" (p.13). Ils préviennent qu'on leur "reprochera des omissions" (p.13). Malheureusement il ne s'agit pas là que d'omissions, mais d'erreurs. De plus, même si on a l'impression qu'ils se veulent neutres, les auteurs y vont souvent de leur point de vue : parlant de la Soko Gakkaï, on lit que son fondateur "[flatta] le caractère belliqueux de ses compatriotes" japonais (p.32). Voilà une remarque raciste. Et quand ce n'est pas du racisme, c'est de l'ethnocentrisme : "En Orient, les deux derniers siècles furent incontestablement plus riches, spirituellement, que la plupart des époques précédentes. La rencontre avec l'Occident fut pour beaucoup dans cet extraordinaire jaillissement de nouvelles énergies mystiques" (p.67).
        Ils précisent que "certaines formes [de religion], telles que les adventistes, et surtout la Christian Science, paraîtront, par bien des côtés, aberrantes" (p.15). Voilà de la discrimination. En tout cas, ils les ont "traitées beaucoup poins longuement que le caodaïsme ou l'antoinisme". Ils précisent qu'ethnologiquement, "les religions ne recherchent pas les clefs d'une compréhension métaphysique de l'univers, elles ne prétendent pas dévoiler des arcanes majeurs, ouvrir les portes de la grande connaissance ; elles visent à tout autre chose : édifier une communion de vivants" (p.15). Mais pour eux, "les dogmes et les rites servent de support, de moyen de transfert à cette convergence de forces." "Une assemblée d'hommes et de femmes, généralement d'une assez grande médiocrité, réunis pour effectuer ensemble un certain nombre de geste rituels dont ils ignorent le plus souvent la signification, et quelque chose est branché. C'est la grande jonction, le 'joint' comme disent les drogués, qui forment sans le savoir un cercle religieux, mais d'une religion inversée, tragiquement tueuse d'âmes" (p.15-16). Ils incluent le christianisme dans cette définition. Ils concluent en disant que "les religions n'ont jamais été des écoles de sagesse" (p.15). Qu'est-ce que c'est que ça pour une introduction, dirions-nous en français de Belgique !
        Mais venons-en à l'antoinisme. Là encore la neutralité n'est pas de rigueur, car toutes les sitations de la Révélation est suivies d'un 'sic' dont le sens est "Ainsi dans le texte, aussi étrange et/ou incorrect qu'il paraisse."
        Et les erreurs sont si fréquentes qu'elles aboutissent à des non-sens. Sans parler du parti-pris que toute religion à une face cachée ! (cette idée, pour l'antoinisme vient de Lucien Roure, partant d'une erreur concernant la robe) Lisons plutôt... et corrigeons...

    LOUIS ANTOINE ET L'ANTOINISME
        Les parents de Louis Antoine (1846-1912) eurent onze enfants. Le père était mineur de fond. En 1857, à douze ans, Louis commença de descendre dans la mine, puis fut apprenti boulanger (1). A vingt-quatre ans, il émigra en Allemagne, puis en Pologne.
        Il revient dans le Borinage (2) où il épouse Jeanne-Catherine Collon. Ayant amassé un petit pécule, il 'bricole' dans les assurances tout en étant concierge, à Jemeppe-sur-Meuse, des 'Tôleries liégeoises'. Ayant assisté à des séances de spiritisme, Louis Antoine et sa femme se découvrent des dons de médium (3). Ils organisent dans leur modeste logement des séances de tables tournantes (4) et acquièrent vite une grande renommée dans les cercles spiritualistes de la Wallonie. Puis, sur les conseils d'un "désincarné", Louis Antoine devient guérisseur (5), mais il s'intéresse davantage aux misères morales. Doué d'un remarquable sens de l'organisation, les Antoine fondent une secte christique : les Vignerons du Seigneur (6).
        Antoine fut poursuivi pour exercice illégal de la médecine ; une condamnation, légère, ne fit qu'accroître sa renommée. Il fut proclamé Antoine le Guérisseur. La foule se pressait à la porte de son cabinet de consultation. Sa femme partageait son don et son prestige (7). On prit l'habitude de les nommer le Père et la Mère.
        Vers 1906, Antoine est conduit par des messages spirites à fonder une religion nouvelle, l'antoinisme (8), qui compte rapidement des dizaines de milliers de fidèles. Il meurt en 1912, mais sa femme lui succède à la tête de l'Eglise.

    L'Eglise antoiniste
        Des temples sont édifiés non seulement en Wallonie et dans les Flandres, mais à Paris, à Monaco, dans de nombreuses autres villes d'Europe occidentale (9). Ce sont des salles austères où sont chantés des hymnes, où sont prononcés des sermons, où sont lues des pages de l'oeuvre écrite, abondante, du Père et de la Mère (10). Ces ouvrages, rédigés dans un style simple, sont accessibles à de braves gens peu cultivés, mais bon et sincères.
        Il se constitue une sorte de clergé (11). Les plus fervents des antoinistes adoptent un uniforme : redingote noire et chapeau rond pour les hommes ; jupe longue, à plis, capeline et fichu noir pour les femmes. Les plus doués prêchent la parole du Père et imposent les mains sur les malades. D'autres sont vendeurs de brochures et propagandistes itinérants. Depuis la mort de la Mère, en 1920 (12), l'Eglise antoiniste est régie par un collège d'inspirés (13). Les fidèles doivent avoisiner le million. Les finances sont prospères et bien gérées.

    L'arbre
        L'emblème de l'antoinisme est "l'arbre de la science du Bien et du Mal" (14). Il figure, à la place d'honneur, dans tous les temples et est l"objet de nombreuses exégèses (15). Il semble bien qu'à côté du culte public existe un enseignement initiatique secret, réservé aux authentiques continuateurs du Père et de la Mère (16). L'arbre est ainsi explicité, selon une doctrine proche de la cabbale hébraïque : [suivent des citations et explications accompagnées de 'sic', sur l'interprétation de Louis Antoine de l'histoire d'Adam, Eve et le serpent] (17).

    La dogmatique
        En bien des points, l'antoinisme ne brille pas par la clarté (18). On peut, au moins, en dégager un rudiment de dogmatique. [quelques phrases sur la foi guérissante, l'inexistence de la matière avec un rapprochement de la Christian Science, de l'amour du prochain et de ses ennemies, l'absence de Dieu, du panfluidisme, ambiguïté des notions du bien et du mal...](19).
        Les rituels sont réduits à une extrême simplicité. Ni baptême ni autres sacrements. Le mariage est un échange de mutuelles promesses devant la communauté (20). La seule cérémonie solennelle a lieu aux enterrements. Autour du corps se réunissent les adeptes (21). Un drap vert recouvre le cercueil. Derrière, vient la bannière noire avec l'emblème antoiniste : l'arbre. Au cimetière, un discours est prononcé (22). Le désincarné est descendu en terre, et sur la tombe, rien, par un nom, pas une pierre (23).

    OUVRAGES A CONSULTER :
        Les brochures en distribution dans les temples antoinistes et, spécialement : l'Enseignement, par Antoine le Guérisseur (1905) ; Révélation, par Antoine le Généreux (1910) ; le Couronnement de l'OEuvre révélée (1910)(24) ; L. Roure : Au pays de l'occultisme (Paris, Beauchesne, 1948).

    (1) Si certains auteurs notent que Louis Antoine a pratiqué de nombreux métiers, il ne fut jamais boulanger. Malheureusement, je crois savoir d'où vient l'erreur des auteurs : Alain Lallemand nous dit que sa biographe, soeur Yvette, écrivait qu'il avait 'pris un pain sur la fournée', voulant dire par là, qu'ayant mis enceinte sa future femme, il l'épousa. Ajoutons par ailleurs que le fait qu'il soit boulanger ou assureur ne nous apprend rien sur le parcours de Louis Antoine. Il aurait été plus judicieux d'évoquer la lampe s'éteignant dans la veine de mine qu'il prit pour un signe.
    (2) La région liégeoise n'est pas le borinage. Les auteurs confondent ici les deux régions minières et industrielles de la Belgique.
    (3) A ma connaissance, Mère n'eut jamais des dons de médium. Elle secondait plutôt toujours de loin son mari dans les tâches quotidiennes. C'est à la mort de Louis Antoine qu'elle pris le mouvement en mains, et comme elle le disait "Quand le Père est parti, il ne m'avait fait aucune recommandation que celle de suivre ses inspirations et j'ai eu beaucoup de tourments après son départ". Cela contredit donc la suite de ce que disent Patrick Ravignant et Pierre Mariel.
    (4) Plutôt que de logement, parlons de maison. Puis il n'eut certainement que peu de 'séances de tables tournantes', premièrement car cela n'était pas le fort d'Allan Kardec, et deuxièmement, car comme il est dit dans sa biographie : il ne s'attarda pas "dans le domaine expérimental pour lequel Il n'avait aucune aptitude et qui ne Le tentait nullement."
    (5) Disons plutôt qu'un 'désincarné' lui donnait les remèdes pour soigner les malades et de là, il devint guérisseur, secondé par le Dr Demeure et le Dr Carita, notamment.
    (6) A ma connaissance, la Mère n'eut pas de rôle dans la fondation de la secte spirite (et non christique). Son fils par contre assistait plus souvent aux séances.
    (7) Encore une fois, même si elle est décrite comme une "âme d'élite" dans la biographie, on dit simplement qu'elle "partage en tout sa mission". On ne parle pas de don d'invocation des esprits pour guérir. Et le prestige viendra plus tard.
    (8) C'est plutôt par des messages avec Dieu (qui est à l'intérieur de chaque homme pour l'antoinisme), qu'il est conduit à fonder une nouvelle morale, le Nouveau Spiritualisme. Le nom "antoinisme" viendra plus tard.
    (9) La formulation laisse à penser qu'il y eut plusieurs temples en Flandre, hors il n'y eut que celui de Schoten, près d'Anvers. Et il y eut surtout des salles de lecture dans de nombreuses villes d'Europe occidentale, mais pas de temple.
    (10) Des trois affirmations, seule la dernière est exacte : pas de chant et encore moins de sermons ! De plus, pour certains l'oeuvre écrite du prophète Antoine n'est pas si abondante que ça, comparé à la production de Mary Baker-Eddy, ou Joseph Smith. Ensuite, les propos de Mère, contenus dans les Tomes, ne sont pas lu en public dans le temple.
    (11) Il s'agit bien d'une "sorte de clergé", car il n'y a que peu de hiérarchie dans l'antoinisme, le port du costume ne donnant droit en quelques sortes qu'à lire la Révélation en public, accueillir les frères et soeurs ou tenir un temple et donc être guérisseur.
    (12) Mère s'est désincarnée en 1940, et non en 1920. Françoise d'Eaubonne faisait la même erreur.
    (13) Le mouvement est régi par un collège des desservants, qui ne font pas que gérer les finances "prospères". Disons plutôt qu'il y a une direction morale et matérielle.
    (14) Il s'agit de l'Arbre de la Science de la Vue du Mal.
    (15) Il n'y a pas d'exégèse (Analyse interprétative d'un texte de la pensée d'un auteur) dans l'antoinisme, chacun pouvant se faire l'avis selon son degrés d'élévation morale.
    (16) Rien n'existe à côté du culte public. Tout est dans la Révélation qui est en vente et lu dans les temples. Qui serait les "authentiques continuateurs du Père et de la Mère ? Je ne peux le dire... c'est secret ;) Il n'y a que les Tomes qui sont disponibles qu'aux costumés en France. Mais ils ne contiennent rien de secret et encore moins d'initiatique. Jean-Marie Defrance, dans Réveil, l'Apôtre de Jemeppe et sa Révélation dit lui au contraire : "Ce que je viens de découvrir n'est pasune confrérie fermée ou limitée à l'une ou l'autre caste, où l'on se chuchote des 'secrets' périms. On ne vous demande pas : 'Avez-vous volé ou tué ?' ou 'Etes-vous contagieux ?' On sait que vous avez d'autant plus besoin d'amitié que vous êtes plus malheureux." (p.6)
    (17) Inutile de recopier cette partie qui est à lire dans le Couronnement de l'Oeuvre Révélée, en vente et lu également dans les temples. La cabbale hébraïque n'a aucun rapport avec l'interprétation de Louis Antoine, le rapprochement vient uniquement du fait que la source est la même : l'Ancien Testament ou Torah.
    (18) Les auteurs se contredisent, souvenons-nous qu'ils disaient que les "ouvrages, rédigés dans un style simple, sont accessibles à de braves gens peu cultivés, mais bon et sincères".
    (19) Autant dire que les auteurs n'ont rien compris. Ils confondent la charité matérielle et la charité morale, il parle de l'absence de Dieu puis cite un passage de la Révélation disant qu'il est l'auteur de toutes choses...
    (20) Il n'y a pas d'échange de mutuelles promesses devant la communauté pour célébrer un mariage. Mère disait seulement que pour les personnes le souhaitant, le couple pouvait assister aux Opérations générales durant la semaine, et demander une pensée lors d'une consultation. De même pour les "baptêmes".
    (21) Il n'est pas précisé que cette réunion n'a pas lieu dans le temple, le corps d'un désincarné ne représentant que de la matière, il n'y a plus sa place.
    (22) Un discours n'est pas le mot, c'est le chapitre Réincarnation qui est lu. Si un discours veut être dit, c'est cependant possible.
    (23) C'est possible, mais il est aussi possible d'avoir son nom et une pierre, parfois avec l'Arbre représenté.
    (24) C'est malheureux à dire, mais vous ne trouverez aucun de ses livres en vente dans les temples ! Il est clair maintenant pourquoi les auteurs n'ont rien compris à l'antoinisme. Ils n'ont pas lu l'essence de la Révélation. Mais comme pour eux tout est secret et initiatique, ils ont préféré s'en remettre uniquement à l'ouvrage de Lucien Roure, publié 30 ans avant. Donc l'Enseignement d'Antoine le Guérisseur a été brûlé par le Père lui-même. Il n'est plus en vente, puisqu'il ne doit rester que 2 ou 3 exemplaires maximums dans quelques rares bibliothèques ou greniers. La Révélation d'Antoine le Généreux (1910), ne porte plus se titre depuis 1912. On peut acheter la Révélation par le Père Antoine, ou simplement la Révélation par le Père, telle que révélée dans son temple, à Jemeppe-sur-Meuse de 1906 à 1909.


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