• Luxembourg (salle de lecture)

        On sait peu de chose sur l'activité des Antoinistes au Luxembourg.
        Cependant, le desservant Nicolas Wagner a eu maille à partir avec la justice, ce qui a été relaté par la presse luxembourgeoise, lorraine, mais aussi parisienne. Il sera défendu en Belgique par Jules Destrée.
        Le frère Robert Pierrefeu confirme qu'au Grand-Duché du Luxembourg, le Culte existe pratiquement depuis l'origine et il y est reconnu officiellement. La salle de lecture est rattachée à la France et est située au 15, An der Retsch - 6980 Niederanven (Rameldange). 
        C'est par la presse luxembourgeoise, parfois en allemand, qu'on apprend seulement quelques détails principalement en 1924, et notamment la volonté de construire un temple, projet qui ne vit cependant encore pas le jour.

  • Antoinismus (Luxemburger Wort, 6. April 1927)(eluxemburgensia.lu)

        Esch a. d. Alz., 6. April. Hr. N. Wagner bittet uns um Aufnahne folgender Zeilen: 1. Es ist nicht wahr, daß die Heiler des Antoinismus durch Suggestion heilen. 2. Wagner führt weder Heilmittel bei sich, noch verordnet er solche. 3. Die Operationen sind voll und ganz gratis. Die Mitglieder des Antoinistischen Vereins bezahlen einen Mitgliedsbeitrag von zwanzig Franken pro Jahr. –

    Luxemburger Wort, 6. April 1927 (source : eluxemburgensia.lu)

     

    Traduction :

        Esch-sur-Alzette, le 6 avril. M. N. Wagner nous prie d'enregistrer les lignes suivantes : 1. il n'est pas vrai que les guérisseurs de l'antoinisme guérissent par suggestion. 2. Wagner ne porte pas de médicaments sur lui et n'en prescrit pas. 3. Les opérations sont entièrement gratuites. Les membres de l'association antoiniste paient une cotisation de vingt francs par an. –

    Luxemburger Wort, 6 avril 1927 (source : eluxemburgensia.lu)


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  • Sprechsaal - Vom Antoinismus (Obermosel-Zeitung, 12. März 1924)(eluxemburgensia.lu)

    Sprechsaal.
    Vom Antoinismus.

        Ein Leser Ihrer Zeitung von Waldbillig bittet Sie um Aufnahme dieses Artikels:
        Es geht soviel Gespräch und Geschwätz von Père Antoine, dem Heiler von Jemeppe, in den Wirtschaften, auf der Gasse, im Zuge, sogar im Postauto, keiner weiß wohin; eine sprechen es ist bloß Spiritismus, andere glauben es kaum, noch andere sprechen viel davon, und wissen auch nichts, und dieselben sind so dumm, daß man mit ihnen Häuser umstoßen kann.
        Hier kann ich nun 5 Fälle angeben, in einem Dorf, wovon ich selbst erfahren, und gesehen habe, welche vollständig geheilt wurden in kurzer Zeit, und mit schwerem Uebel behaftet waren, was die Leute mir persönlich selbst erzählten.
        Dieselben Leute jagten mir auch, von einem schweren Fall von einem Bekannten von mir, welcher mir selbst eine Dresch-Maschine vor 6 Jahren montierte.
        Ich wollte mich überzeugen, und ging zu dem betreffenden Manne hin und fragte alles aus. Maller erzählte mir: jetzt find es grade 3 Jahre, wo ich krank bin; habe alles probiert im luremb. Land, Deutschland, sogar war ich 9 mal nach Belgien bei einen Arzt, aber es wurde immer schlechter, ich war sogar fertig zum sterben, und keiner von Allen wußte was es war.
        Zu guter legt, sagten sie mir, der Fuß muß amputiert werden, vielleicht auch noch das Bein bis zum Knie; ich ließ nichts mehr an meinem Fuß schneiden, es war dessen genug; 12 mal geschnitten und nicht mehr geheilt, war hinlänglich, und dabei hat es mich noch ein Vermögen gekostet.
        Nun wurde ich Maller gewahr, von Hrn. Wagner, welcher in Weilerbach stationiert war, und dort, durch die Kraft Père Antoine's Heilungen vollbringt.
        Mein Fuß hatte einen Umfang von 52 Ctm., was jeder von Haller weiß und bestätigen kann; Knochen kaput, mit Knochenfraß verbunden, durch einen Unfall; trotzdem bat Herr Wagner meinen Fuß durch die Kraft Antoine's so geheilt, daß ein Fuß ist fast wie der andere, ohne Medikamente und noch dabei ganz unentgeltlich, was das schönste dabei ist.
        Père Antoine sagt: In kurzer Zeit ist der Fuß wie der andere und kannst wieder marschieren, wie wenn es nicht dagewesen wäre.
        Ich kann nur bezeugen, daß durch das, was Père Antoine heilt, keiner das nachmacht, was er bis jetzt vollbracht hat. Père Antoine, bekommt ja lauter Leute unter die Finger, welche noch gut sind für ins alte Eisen, wo sonst keiner mehr helfen kann. Obgleich viel gegen Antoine geschrieben wird, macht nichts aus, Beweise sind genug da, wenn man das Geheilte sieht, was sich nicht leugnen läßt; und wo man tausend und abermals tausende Franken bezahlt hat dafür, und doch nichts half an vielen andern Stellen.
        Das ist die Wahrheit, was ein jeder nachprüfen kann.                                              Maller in Haller.

    Obermosel-Zeitung, 12. März 1924 (source: eluxemburgensia.lu)

     

    Traduction :

    Salle de discussion.
    De l'antoinisme.

        Un lecteur de votre journal de Waldbillig vous demande de reprendre cet article :
        Il y a tant de discussions et de bavardages sur le Père Antoine, le guérisseur de Jemeppe, dans les auberges, dans la rue, dans le train, même dans la voiture de poste, personne ne sait où ; les uns disent que ce n'est que du spiritisme, d'autres y croient à peine, d'autres encore en parlent beaucoup et n'en savent pas plus, et les mêmes sont si bêtes qu'on peut renverser des maisons avec eux.
        Ici, je peux citer cinq cas, dans un village, dont j'ai eu connaissance et que j'ai vus, qui ont été complètement guéris en peu de temps, et qui étaient atteints de graves maux, ce que les gens m'ont raconté personnellement.
        Ces mêmes personnes m'ont aussi parlé d'un cas grave d'une de mes connaissances qui m'avait monté une machine à battre il y a six ans.
        Je voulais m'en assurer et je suis allé voir l'homme en question pour lui poser toutes les questions. Maller m'a raconté : cela fait maintenant trois ans que je suis malade ; j'ai tout essayé en Allemagne, en France et en Allemagne. J'ai essayé tous les pays, l'Allemagne, je suis même allé 9 fois en Belgique chez un médecin, mais mon état s'est aggravé, j'étais même prêt à mourir, et personne ne savait ce que c'était.
        Pour couronner le tout, ils m'ont dit qu'il fallait amputer le pied, peut-être aussi la jambe jusqu'au genou ; je n'ai plus rien fait couper à mon pied, c'était suffisant ; 12 coupes dans le pied et pas de guérison, c'était suffisant, et en plus cela m'a coûté une fortune.
        Maintenant, j'ai eu connaissance par Maller, de M. Wagner, qui était stationné à Weilerbach et qui y faisait des guérisons par la force du Père Antoine.
        Mon pied avait une circonférence de 52 cm, ce que chacun de Haller sait et peut confirmer ; les os étaient cassés, liés à des fractures, suite à un accident ; malgré cela, Monsieur Wagner a demandé à ce que mon pied soit guéri par la force d'Antoine, de telle sorte qu'un pied est presque comme l'autre, sans médicaments et en plus gratuitement, ce qui est le plus beau.
        Père Antoine dit : "En peu de temps, le pied est comme l'autre et tu peux à nouveau marcher comme si rien ne s'était passé.
        Je peux seulement témoigner que ce que le Père Antoine guérit, personne n'imite ce qu'il a fait jusqu'à présent. Le Père Antoine ne fait que mettre la main sur des gens qui sont encore bons pour la vieille ferraille, là où personne d'autre ne peut plus aider. Bien que l'on écrive beaucoup contre Antoine, cela n'a pas d'importance, les preuves sont suffisantes quand on voit ce qui a été guéri, ce qui ne peut pas être nié ; et où on a payé des milliers et des milliers de francs pour cela, et où cela n'a aidé en bien d'autres endroits.
        C'est la vérité, ce que chacun peut vérifier.                                              Maller in Haller.

    Obermosel-Zeitung, 12 mars 1924 (source : eluxemburgensia.lu)


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  • Réunion des Antoinistes à Esch (L'Indépendance luxembourgeoise, 16 août 1924)(eluxemburgensia.lu)

    Réunion des Antoinistes à Esch-sur-Alzette

         On nous prie d'annoncer que, demain dimanche, 17 août, à 4 heures de l'après-midi, dans la salle de M. Wagner-Schmit, rue Adolphe-Emile 5, à Esch-sur-Alzette une grande réunion aura lieu. (Explication sur le culte et la guérison du grand guérisseur. Un Comité spécial est constitué en vue d'organiser cette réunion publique.

    L'Indépendance luxembourgeoise, 16 août 1924 (source : eluxemburgensia.lu)


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  • Esch s. Alzette - Hauts Fourneaux Adolphe - Emile

    Esch s. Alzette - Hauts Fourneaux Adolphe - Emile

        Nicolas (ou Nikolas) Wagner-Schmit ouvre une salle de lecture dans la rue Adolphe-Emile, du nom de l'usine métallurgique. Elle perdurera jusque dans les années 20-30 certainement.
        La rue Adolphe-Emile est devenue la Rue Stalingrad.
        Le même nom Wagner-Schmit est trouvé pour la Redinger Straße 83 (aujourd'hui rue du Canal, Kanalstrooss ou Um deich en luxembourgeois). Cette rue est perpendiculaire à la Rue Stalingrad. S'agit-il du même Nicolas Wagner-Schmit, le desservant du culte antoiniste ou quelqu'un de sa famille ? s'agit-il de son local et qu'il a déménagé ou les numéros de la rue ont changés et le local faisait le coin ? Questions auxquelles on ne peut répondre.
        On retrouve dans tous les cas une annonce de mise aux enchères du local de la Rue du Canal concernant l'héritage de Nicolas Wagner-Schmit qui a eut lieu le 20 août et le 26 octobre 1953.


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  • Esch a. d. Ulz. - Antoinisten (Obermosel-Zeitung, 30. September 1924)(eluxemburgensia.lu)

         Esch a. d. Ulz., 29. Sept. Hier hat sich eine sogenannte Antoinisten-Vereinigung gebildet, in deren Studienzirkel, der bekannte wegen Kurpfuscherei vom Gericht verurteilte Wunderdoktor Vorträge über seine Lehre: Liebe, Gedächtnis, Gewissen, Glauben und Vertrauen hält. Diese Vorträge werden sich bald auf Spiritismus, Geistererscheinung, Erwecken vom Tode zum Leben, Enthauptungen und dergl. noch mehr. ausdehnen. Die Antoinisten tragen sich mit dem Gedanken, in Esch einen Tempel zu errichten.

        Esch a. d. Ulz., 29. Sept. In der Gemeinderatssitzung vom 27. September waren anwesend die Mitglieder der sozialistischen Majorität. 1) Im Einlauf befindet sich ein Schreiben der Societe lurembourgeoise d'hygiene sociale et scolaire, sowie ein solches der Eicher Antoinisten, die um die Erlaubnis anfragen, in Esch einen Tempel errichten zu dürfen, sowie in ihrem Versammlungssaal eine Sammelbüchse anzubringen, zwecks Kollektierung der zu diesem Tempelbau nötigen Gelder. – Herr Wilhelm erklärt, da hierzulande Kultusfreiheit besteht könne man diese Erlaubnis nicht verweigern. Sodann gibt der Herr Bürgermeister eine Reihe von Erklärungen ab. Trotzdem die Regierung die vom Gemeinderat für die Gesellschaften votierten Kredite nicht genehmigt hat, hält der Gemeinderat diese Kredite aufrecht.

    Obermosel-Zeitung, 30. September 1924 (source : eluxemburgensia.lu)

     

    Traduction :
        Le premier article est une reproduction de l’article publié la veille par le Escher Tageblatt.

        Esch-sur-l'Ulzette, 29 septembre. Lors de la séance du conseil communal du 27 septembre, les membres de la majorité socialiste étaient présents. 1) A l'entrée se trouve une lettre de la Société lurembourgeoise d'hygiène sociale et scolaire, ainsi qu'une lettre des antoinistes d'Esch, qui demandent l'autorisation d'ériger un temple à Esch et d'installer une boîte de don dans leur salle de réunion, en vue de collecter les fonds nécessaires à la construction de ce temple. – Monsieur Wilhelm explique qu'étant donné que la liberté de culte existe dans notre pays, on ne peut pas refuser cette autorisation. Monsieur le bourgmestre fait ensuite une série d'explications. Bien que le gouvernement n'ait pas approuvé les crédits votés par le conseil communal pour les sociétés, le conseil communal maintient ces crédits.

    Obermosel-Zeitung, 30 septembre 1924 (source : eluxemburgensia.lu)

        cf. également l'article du journal Arme Teufel.


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  • Nicolas Wagner (La Libre Belgique, 5 avril 1927)(Belgicapress)

        – On arrête en Lorraine un guérisseur « antoiniste ». – Metz, 4 :
        Un cabaretier d'Esch-sur-Alzette, nommé Nicolas Wagner, faisait, dans la région de Nilvange, de fréquentes visites qui attirèrent l'attention des autorités françaises. Il vient d'être arrêté à Nilvange dans une cuisine où il donnait ses consultations ; il a été trouvé porteur d'un carnet sur lequel étaient inscrits 450 noms de personnes de la région.
        Wagner appartient à la secte « antoiniste ». Il prétendait guérir ses malades par la suggestion et par des remèdes bizarres : ses clients lui versaient 20 francs par consultation.

    La Libre Belgique, 5 avril 1927 (source : Belgicapress)


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  • Nikolas Wagner (Obermosel-Zeitung, 8. Juli 1924)(eluxemburgensia.lu)

         – Der in den 40er Jahren stehende frühere Bahnhofsvorsteher der Station Weilerbach, Namens Nik. Wagner, jetzt Wirt zu Esch a. d. Alz., war wegen ungesetzmäßiger Ausübung der Heilkunde vom Zuchtpolizeigericht zu einer Geldbuße von 200 Franken verurteilt worden. Infolge eingeleiteter Berufung gelangte die interessante Affäre nunmehr vor den Obergerichtshof. Wie aus der von der Geheimpolizei eingeleiteten Untersuchung und den vor Gericht gepflogenen Verhandlungen erhellt, erklärte der Beschuldigte, Gott sei ihm nachts erschienen und habe ihm die Mission aufgetragen, die leidende Menschheit zu kurieren. Seine Patienten führte er in ein hierzu bestimmtes Zimmer vor ein Bild Jesu Christi und zwei Statuen des «Père Antoine», des Vermittlers der übernatürlichen Heilkunst, dessen begeisterter Jünger Wagner ist. (Die Anhänger des des «Père Antoine» heißen bekanntlich Antoinisten,) Hier legte er ihnen betend die Hände auf und bitter die Kranken ebenfalls, eifrigst mitzubeten mit einem unerschütterlichen Glauben in ihre Heilung. Auch empfiehlt er denselben Tee zu trinken und dergl. mehr. Der Beschuldigte wurde überführt, in zahllosen Fällen die Heilkunde ungesetzlicher Weise ausgeübt zu haben, ohne im Besitze eines diesbezüglichen Diploms zu sein. In Anbetracht letzteren Umstandes beantragte der Vertreter der Generalstaatsanwaltschaft eine Verschärfung der vom Zuchtpolizeigericht ausgesprochenen Strafe, worauf der Appellhof den Angeklagten zu einer Geldbuße von 1000 Franken nebst den Kosten beider Instanzen verurteilte.

    Obermosel-Zeitung, 8. Juli 1924 (source : eluxemburgensia.lu)

     

    Traduction :

        – L'ancien chef de gare de la station de Weilerbach, en poste dans les années 40, nommé Nik. Wagner, aujourd'hui aubergiste à Esch-sur-Alzette, avait été condamné à une amende de 200 francs pour exercice illégal de la médecine par le tribunal de police correctionnelle. Suite à un appel, cette affaire intéressante a été portée devant la Cour suprême. Comme il ressort de l'enquête ouverte par la police secrète et des débats qui ont eu lieu devant le tribunal, l'accusé a déclaré que Dieu lui était apparu la nuit et lui avait confié la mission de soigner l'humanité souffrante. Il conduisait ses patients dans une pièce prévue à cet effet, devant une image de Jésus-Christ et deux statues du "Père Antoine", le médiateur de l'art de la guérison surnaturelle, dont Wagner est un disciple enthousiaste. (Les adeptes du "Père Antoine" sont appelés antoinistes, comme chacun sait). Là, il leur imposa les mains en priant, et il invita également les malades à prier avec la plus grande ferveur et une foi inébranlable en leur guérison. Il recommande également de boire du thé ou autres remèdes. L'accusé a été convaincu d'avoir exercé illégalement la médecine dans d'innombrables cas, sans être en possession d'un diplôme. Compte tenu de cette dernière circonstance, le représentant du parquet général a requis une aggravation de la peine prononcée par le tribunal de police correctionnelle, à la suite de quoi la cour d'appel a condamné l'accusé à une amende de 1000 francs, outre les frais des deux instances.

    Obermosel-Zeitung, 8 juillet 1924 (source : eluxemburgensia.lu)


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  • Sprechsaal - Vom Antoinismus Antwort (Obermosel-Zeitung, 6. März 1924)(eluxemburgensia.lu)

     Sprechsaal.
    Echternach, den 1. März 1924.

        Als Antwort auf den Artikel „Das Antoinistentum“ vom 26. Februar 1924 Ihres geschätzten Blattes, bitte um Aufnahme nachstehender Zeilen:
        Im Geiste gut unterrichteter Katholiken ist der sogenannte „Antoinismus“ wie bei so häufigen ähnlichen Menschenäußerungen:
        1) Aberglaube: Vom Weihwasser, Wirkungen erwarten, die es nicht von Natur, durch kirchliche Weihe oder auf göttliche Anordnung hat, ist Aberglaube. Ebenso ist die Erwartung direkter Wunderwirkungen vom Beten, – und wäre es dasjenige vom Père Antoine selbst, – Aberglaube, der alle wahre Religion mit Füßen tritt.
        2) Der Antoinismus ist Unglaube: Aus der wahren Religion äußerliche Annehmlichkeiten, wie: Gebetseifer, Wohltätigkeit herausschälen, um sich einen Glorienschein anzuhängen, oder, wie die Protestanten betonen: „Jeder macht sich seine Religion selbst! Alle Religionen sind gleich gut!“ oder „Nur fest glauben!” sei es auch der größte Unsinn. Solche Ausgeburten kann ein Katholik doch nicht zu himmlischen Lichtern erklären!: reinster Unglaube!
        3) Ist der Antoinismus der Gipfel der Unvernunft: Annehmen, oder, wie die Nachfolger des Père Antoine aussagen: „Gott hätte sich ihnen gezeigt!“ oder: „Es wäre Streit im Himmel zwichen Gott dem Vater und Gott dem Sohne, weil Gott der Sohn zuviel und Gott der Vater nicht genug auf Erden verherrlicht werde!“ ist doch Unvernunft in höchstem Grade!
        Daß Menschen, die die einzig wahre Religion über Bord werfen und zum Lohne dafür von Gott mit der Gabe der „allgemeinen Wunderheilungen“ ausgerüstet zu werden meinen, das geht doch über das Bohnenlied und, nicht zu merken, daß die Antoines-Heilungen nur vorgekautes Stroh sind, fordert zur Anschaffung von Verstandesbrillen auf.
        Es genüge allen Freunden und „Bekannten“, gute Katholiken zu sein und auch zu bleiben.
                                                                     Ein Katholik.

    Obermosel-Zeitung, 6. März 1924 (source : eluxemburgensia.lu)

     

    Traduction :

    Salle de discussion.
    Echternach
    , le 1er mars 1924.

        En réponse à l'article "L'antoinisme" du 26 février 1924 de votre cher journal, je vous prie d'accepter les lignes suivantes :
        Dans l'esprit des catholiques bien informés, ce qu'on appelle l'"antoinisme" est comme les manifestations humaines similaires si fréquentes :
        1) Superstition : attendre de l'eau bénite des effets qu'elle n'a pas par nature, par consécration ecclésiastique ou par ordre divin, c'est de la superstition. De même, attendre des effets miraculeux directs de la prière, fût-elle celle du Père Antoine lui-même, est une superstition qui foule aux pieds toute vraie religion.
        2) L'antoinisme est de la mécréance : il consiste à tirer de la vraie religion des agréments extérieurs, tels que : le zèle pour la prière, la charité, pour se donner un air de gloire, ou, comme le soulignent les protestants : "Chacun se fait sa propre religion ! Toutes les religions se valent !" ou "Il suffit de croire fermement", même si c'est la plus grande des absurdités. Un catholique ne peut tout de même pas déclarer de telles aberrations comme étant des lumières célestes ! : la plus pure mécréance !
        3) L'antoinisme est le sommet de la sottise : accepter, ou, comme le disent les successeurs du Père Antoine : "Dieu se serait montré à eux !" ou : "Il y aurait un conflit dans le ciel entre Dieu le Père et Dieu le Fils, parce que Dieu le Fils serait trop glorifié et Dieu le Père pas assez sur terre", c'est quand même de la sottise au plus haut degré !
        Que des hommes qui jettent par-dessus bord la seule vraie religion et qui, en récompense, pensent être dotés par Dieu du don des "guérisons miraculeuses générales", cela dépasse les bornes et, ne pas remarquer que les guérisons d'Antoine ne sont que des balivernes, invite à se procurer des lunettes de raison.
        Il suffit à tous les amis et "connaissances" d'être et de rester de bons catholiques.
                                                                     Un catholique.

    Obermosel-Zeitung, 6 mars 1924 (source : eluxemburgensia.lu)


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  • Kuriose Vereinigung (Escher Tageblatt, 29. September 1924)(eluxemburgensia.lu)

    Aus dem Escher Bassin

        Elch-Alzette, den 29. September 1924.
        – K u r i o s e  V e r e i n i g u n g. Hier hat sich eine sogenannte Antoinisten-Vereinigung gebildet, in deren Studienzirkel, der bekannte wegen Kurpfuscherei vom Gericht verurteilte Wunderdoktor Vorträge über seine Lehre: Liebe, Gedächtnis, Gewissen, Glauben und Vertrauen hält. Diese Vorträge werden sich bald auf Spiritismus, Geistererscheinung, Erwecken vom Tode zum Leben, Enthauptungen und dergl. noch mehr ausdehnen. Die Antoinisten tragen sich mit dem Gedanken, in Esch einen Tempel zu errichten.

    Escher Tageblatt, 29. September 1924 (source : eluxemburgensia.lu)

     

    Traduction :

       Depuis le bassin d'Esch

        Elch-Alzette, le 29 septembre 1924.
        – C u r i e u s e  a s s o c i a t i o n. Il s'est formé ici une association dite antoiniste, dans le cercle d'études de laquelle le célèbre docteur miracle, condamné par le tribunal pour avoir pratiqué des soins curatifs, donne des conférences sur sa doctrine : amour, pensée, conscience, croyance et foi. Ces conférences s'étendront bientôt au spiritisme, aux apparitions d'esprits, au retour de la mort à la vie, à la décapitation et à d'autres sujets similaires. Les antoinistes envisagent d'ériger un temple à Esch.


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  • L'antoinisme gagne... des âmes - Luxembourg (La Dernière Heure, 3 octobre 1924)(Belgicapress)

    L'ANTOINISME GAGNE... DES AMES

        Luxembourg, 1er octobre. – L'« Antoinisme », qui est bien connu en Belgique, où il compte un certain nombre d'adeptes, a fait son apparition dans le Grand-Duché ; à Esch-sur-Alzette, où les antoinistes sont déjà nombreux, ils ont fondé un cercle d'études. Ils projettent même d'y construire un temple. En effet, le conseil municipal de la métropole minière a été saisi, dans la séance du 27 septembre, d'une requête de la communauté antoiniste d'Esch, demandant l'autorisation d'ériger un temple et de faire, au cours de leurs réunions, des collectes destinées à rassembler les fonds nécessaires à cette construction.
        A cette occasion, le bourgmestre d'Esch, M. Wilhelm, a fait une déclaration suivant laquelle la liberté des cultes étant garantie, il n'existait aucun motif pour repousser cette demande. – Belga.

    La Dernière Heure, 3 octobre 1924 (source : Belgicapress)


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  • Le nouveau thaumaturge (L'Indépendance luxembourgeoise, 23 octobre 1924)(eluxemburgensia.lu)

    Le nouveau thaumaturge

        Le Luxembourg, décidément, semble appelé à de hautes destinées. Déjà nous avons notre thaumaturge, et le bruit de ses miracles, après s'être répandu dans le Grand-Duché, a passé la frontière et attire une foule de pèlerins animés d'un souffle insoupçonné de foi et d'espérance.
        Tout est étonnant dans ce phénomène extraordinaire. S'il y a une ville dont les préoccupations matérialistes soient peu propices à l'éveil de la folie mystique, c'est à coup sûr l'industrieuse métropole de notre bassin minier. Et pourtant c'est à Esch-sur-Alzette que le thaumaturge a élu son domicile et qu'il a réuni sa chapelle de fidèles. Son nom, dépouillé de tout prestige exotique, ne prête guère non plus à la transfiguration. Comment se faire passer pour un Messie, quand on s'appelle, comme le commun des mortels Nicolas Wagner, et quand, après avoir rempli les fonctions de chef de gare – voyez-vous un chef de gare fondateur d'une religion nouvelle ! – on en est réduit, par suite de l'inclémence des temps, à exercer le métier de mastroquet ? M. Nicolas Wagner est, en effet, cabaretier de profession.
        Poussé par la curiosité j'ai voulu assister à un des offices qui se tient tous les matins selon le rite antoiniste, dans une sorte d'arrière-boutique attenant au cabaret du guérisseur. Le débit de boissons que je traversais était bondé de clients et surtout de clientes qui attendaient impatiemment l'heure de l'office. Trois charmantes jeunes filles, les enfants du thaumaturge, servaient les boissons les plus variées. Une grande pancarte annonçait que ce jour-là il y avait des « poissons frits à toutes les heures ». Je pus à grand peine m'installer avec deux de mes amis au coin d'une table, et à cause de l'heure matinale je me fis servir une demi-bouteille d'eau minérale. Pendant que j'examinais les figures qui m'entouraient, des figures pâlottes, malingres et souffreteuses, et que j'écoutais les conversations où il n'était question que de guérisons miraculeuses, un murmure soudain annonça l'entrée du thaumaturge.
        Comment les imagiers – et les hagiographes de l'avenir s'y prendront-ils pour faire à ce cabaretier, qui a bien la figure de son emploi, une tête d'apôtre ? Comment la ceindront-ils d'une auréole ? Autant rimer hallebarde et miséricorde ! C'est un bonhomme trapu et balourd, taillé à grands coups de serpe. On me présenta à lui. Ah, Monsieur, me dit-il, que n'êtes-vous venu la semaine dernière ? Vous auriez vu des miracles extraordinaires. Vous auriez vu une vieille dame d'Audun-le-Tiche qui était entrée toute percluse et paralytique, se trainant sur ses béquilles, et qui sortit d'ici, sans appui, toute droite, pleine de vigueur et de santé. L'ineffable candeur qui s'exprimait dans ces paroles et qui écartait tout soupçon de charlatanisme, se décelait dans tous ses gestes et dans tout son être.
        Mais voici que les portes du fond s'ouvrent. A l'instant la salle se vide et tout ce monde d'hallucinés se précipite dans le sanctuaire et se dispute les rangées de chaises qui entourent la chaire rudimentaire, ornée de dessins symboliques. Le thaumaturge y apparait à présent, sanglé jusqu'au menton dans une redingote sombre qui rehausse singulièrement son prestige. A voir alors ces têtes dolentes se tourner vers le guérisseur, dont ils attendaient leur salut dans un invincible élan de confiance, à sentir l'exaltation s'accroître sous l'influence des invocations de l'officiant qui, esquissant des gestes d'hypnotiseur, étendant sa main à droite et à gauche, et marmonnant en un français aussi amphigourique que rudimentaire, les principes de « l'unitif » du Père Antoine, maîtrisait impérieusement ces âmes simples d'hypocondres et d'infirmes, je n'ai pu me défendre, en dépit de mes préventions d'incurable sceptique, d'une certaine émotion. Et quand j'ai entendu après cette séance impressionnante de suggestion des masses l'apôtre préféré du thaumaturge, un robuste boulanger en bras de chemises, me vanter les bienfaits de cette religion nouvelle et m'affirmer que bientôt on fêterait dans le temple antoiniste que son « comité » propose d'ériger à Esch, le plus grand de tous les miracles, la guérison tant attendue de la propre femme du thaumaturge, laquelle est atteinte de cécité complète depuis vingt ans, je me suis demandé si le récent arrêt de notre Cour d'appel, qui condamna M. Wagner pour exercice illégal de la médecine, sera capable d'arrêter à la frontière cette nouvelle vague de mysticisme.

                                                                                         PANGLOSS.

    L'Indépendance luxembourgeoise, 23 octobre 1924 (source : eluxemburgensia.lu)


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  • Esch s. Alzette - Rue Adolphe-Emile (salle du culte antoiniste)(Esch et ses usines, 1925)(gallica)

    À gauche, entouré en rouge, l'emplacement de la salle du culte antoiniste, Rue Adolphe-Emile.


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  • L'antoinisme dans nos campagnes (L'Indépendance luxembourgeoise, 14 février 1924)(eluxemburgensia.lu)

     L'antoinisme dans nos campagnes

        Dans un récent numéro nous avons indiqué, très brièvement d'ailleurs, les progrès que la secte dite des Antoinistes fait dans nos campagnes.
        Il intéressera peut-être les lecteurs de ce journal de lire les détails que donne sur cette secte et sur son fondateur, un récent numéro d'un de nos confrères de la région viticole.
        Louis Antoine, surnommé le Guérisseur est devenu en Belgique un homme célèbre. Il affirme avoir découvert un remède universel pour toutes les maladies du corps et de l'âme. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que son nom ait franchi les frontières de son pays et qu'il ait trouvé des adeptes, jusque dans notre paisible vallée de la Sûre. Il est donc intéressant d'examiner de plus près et d'après les documents originaux, la naissance et le développement de ce nouvel évangile. Louis Antoine est né en 1846 à Mons-Crotteux. Fils de mineur, il descendait dans la fosse à l'âge de 12 ans déjà. Il devint ensuite ouvrier de chemin de fer et voyagea en Allemagne. Rien ne faisait prévoir à ce moment là, la mission à laquelle il serait plus tard appelé. Il se maria, eut un fils. Sa santé laissait à désirer. Il resta un fidèle catholique jusqu'à l'âge de 42 ans et un de ses disciples écrivait même : « Il aimait à se recueillir profondément et à élever son cœur vers Dieu. »
        Vers la fin du siècle dernier, le spiritisme subit en diverses régions de Belgique, un nouvel essor. Un petit cercle spirite fut créé à Jemeppe. Antoine qui avait eu la douleur de perdre son fils à l'âge de vingt ans, en fit partie. Il avait entendu dire que le spiritisme permet aux vivants d'entrer en relations avec les morts, auxquels des liens étroits les ont relié. En compagnie de sa femme, il fréquentait assidument ces séances. Un soir, ils entendirent la voix lointaine de leur fils mort, leur annoncer que son âme avait trouvé le repos dans le corps d'un apothicaire parisien. Les parents désolés étaient consolés.
        Antoine pénétra de plus en plus dans les arcanes du spiritisme ; peu à peu, il parvint à réunir autour de lui, un groupe de fidèles auxquels il avait su persuader qu'il était en communications constantes avec le monde des esprits. De temps à autres, il publiait, sous forme d'encicliques, d'étranges nouvelles des sphères supra-terrestres.
        Un peu plus tard les esprits furent négligés ; Antoine se posa en guérisseur et ses cures trouvèrent un accueil inespéré, surtout chez les femmes. Ses premières clientes, charmées par son allure énigmatique, le vantèrent partout comme un saint et comme le sauveur de l'humanité De tous côtés, les malades et les curieux accoururent et l'on parlait en termes voilés, de guérisons miraculeuses. Certain de son succès, Antoine se détacha du spiritisme et exerça dès lors son art en son propre nom. Ceci se passait en 1906. Antoine ne possédait qu'une culture élémentaire, mais il connaissait le peuple et connaissait son respect craintif pour l'art médical contenu dans des fioles de médicaments. « Le médecin doit prescrire quelque chose. » Les flacons du thaumaturge belge ne contenaient que de l'eau claire, mais il introduisait dans celle-ci un fluide magnétique, adapté aux diverses maladies et à leurs manifestations. Lorsqu'un étranger arrivait en ce temps-là à Jemeppe, il ne pouvait comprendre pourquoi, de toute part, accouraient des gens à l'air malade, munis de récipients variés remplis d'eau, et prêts à recevoir le fluide qui guérissait tout.
        Toutefois, le fait de magnétiser tous ces récipients, était une chose fatigante. L'art d'Antoine entra dans une phase nouvelle. Il reporta son pouvoir magnétique sur de petits morceaux de papier. Le malade recevait un de ces bouts de papier miraculeux ; arrivé à la maison il le plongeait dans un verre d'eau qui devenait immédiatement capable de guérir. Plus tard, les morceaux de papier disparurent. Tout fut spiritualisé et il suffisait dorénavant qu'Antoine imposât les mains pour que la transmission du fluide fut possible. Celui qui avait la foi, guérissait.
        Certains jours, Antoine devait imposer les mains à plus de 50 personnes, tant le cercle de ses clients, s'était entendu. Les disciples du maître répandirent la nouvelle doctrine dans toutes les régions sous forme d'une petite brochure et enthousiasmèrent les foules.
        Malgré tout, l'art du prophète subissait parfois des éclipses, comme le montrent deux cas qui firent en ce temps-là beaucoup de bruit en Belgique. En 1907, un nommé Danges précipita sa femme dans la Meuse, alors en crue. La femme se noya. Deux jours plus tard, le meurtrier se présentait chez Antoine et demandait ce que sa femme était devenue. Le voyant, lui répondit aussitôt : « Encore deux jours, et votre femme vous écrira. »
        Une autre fois un homme gravement malade assista à une séance chez le thaumaturge. Il fut congédié avec la promesse d'être bientôt guéri. Cent pas plus loin, il tomba dans la rue et mourut sur le champ. On apporta le cadavre au prophète qui s'efforça, mais en vain, de faire agir son fluide régénérateur sur lui. Le mort se refusa opiniâtrement à revenir à la vie.
        Des bruits étonnants courent sur la merveilleuse activité des disciples d'Antoine. On cite le cas d'un paysan souffrant d'une maladie d'estomac et qui fut guérit de telle sorte qu'il peut maintenant s'enivrer. Un ouvrier souffre d'une maladie interne. Il reste à la maison et toutes les heures, il répète pendant dix minutes, suivant les instructions reçues : « Père Antoine, je crois que je guérirai. »
        Un adepte, arrivé après bien des détours dans l'Antoinisme, officie aujourd'hui en habits sacerdotaux comme prêtre antoiniste. Il a déclaré un jour : « Si je pouvais entrer dans les maisons de santé et imposer les mains aux malades, je leur rendrais à tous la raison. »
        Si un de ces malades imaginaires peut un jour rentrer chez lui avec la joyeuse conviction d'être de nouveau bien portant, un « médecin malgré lui » de ce genre peut, d'un autre côté, faire beaucoup de mal. De telles cures empêchent parfois les malades de se rendre auprès du médecin. Lorsqu'ils le font, il est trop tard.

    L'Indépendance luxembourgeoise, 14 février 1924 (source : eluxemburgensia.lu)

     

        Cet article est la traduction de l’article Der Antoinismus, lui-même un condensé de la contribution d’André Kervyn.


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  • Freie Tribüne - Antoinismus und Wunderdoktor (Escher Tageblatt, 6. Oktober 1926)(eluxemburgensia.lu)

    Freie Tribüne.
    (Ohne Verantwortung der Redaktion.)
    Antoinismus und Wunderdoktor.

        Wir werden um Veröffentlichung nachstehender Zuschrift gebeten:

        Dieser Tage war wieder in der einheimischen Gerichtspresse die Rede vom „Wunderdoktor“ aus Esch-Alzette. Unsere Berichte haben sonder Zweifel dazu beigetragen, den Ruf dieses Mannes, der weit über die Grenzen unsers Liliputstaates hinaus bekannt ist, weiterhin zu verbreiten und zu befestigen.
        Es entzieht sich unserer Kenntnis, wie weit das Spezielle von dem großen Publikum in den Schlußfolgerungen dieser Gerichtsverhandlungen Befriedigung gefunden hat; vorläufig wollen wir nicht mit dem intelligenterem Teil unserer Aerzteschaft rechten, noch auf die andauernden Anzapfungen der modernen Vertreter der alten Jesuslehre reagieren. Gedrängt von den hierzulande nach Hunderten zählenden Anhängern unsers Gotesglaubens und Verehrern unsers Führers, werden wir auf die Berichtsverhandlungen zurückkommen müssen und aus den diesbezüglichen Debatten einige Goldkörnchen zur näheren Beleuchtung festhalten, zu Nutz und Frommen von Feind und Freund.
        Nicolas Wagner wird wegen Ausübung der ungesetzmäßigen Heilkunde verurteilt. Weil er einzelnen Patienten Zuckerwasser und dergleichen angeraten, ist er von Gesetzeswegen ein Quacksalber und Kurpfuscher in medizinischem Sinne und für den Theologen ein vom Teufel Besessener! Die öffentliche Meinung, welche sich in den Schlichen und Tücken der Gesetzesterte weniger auskennt, glaubte bisher die Ausübung der Heilkunde begreife zwei wesentliche Teile: Die Diagnose d. h. die Feststellung der Krankheit auf Grund minutiöser Untersuchung und den Heilprozeß unter eng umgrenzter Anwendung zweckentsprechender Medikamente. Kräuter und Salben nach altem Muster immer weniger, Pillen und Chemikalien nach neuem Schema immer mehr.
        Wagner stellt die Krankheit fest, ohne irgendwelche Mithilfe seines Patienten. Keine Berührung. kein Ausforschen, kein Hin- und Herraten. Ueber Berg und Tal und Meer steht er in Verbindung mit seinem Kranken und operiert sogar mit Vorliebe auf die Kranken im allgemeinen. Er heilt, dank der ihm gegebenen Kraft, ohne Mitteldinge.
        Allerdings beschrieb Wagner mitunter einige harmlose Mittel, nie jedoch um den Heilprozeß als solchen zu beeinflussen, sondern um durch irgend ein äußeres Zeichen – (Sakramentalia) zu stärken. Aus demselben Grunde wird, wenn erwünscht, die Feststellung des Leidens vorgenommen: um den Glauben an die Heilkraft zu vermitteln. Wagner ist kein Heilkundiger, kein Mediziner noch Quacksalber. Er ist ein anspruchsloser Heiler der Menschheit, nach seinem unvergeßlichen Vorbild, dem Père Antoine, jenem großen Heiler der Menschheit, der in seinem Tempel zu Jemeppe s./Meuse täglich 500-1200 Kranke empfing und Tausende heilte. Wer ungläubig ist, und an der Heilkraft zweifelt, der gehe ruhig nach Esch und lasse sich erzählen.
        Er sehe die ungezählten spontanen Dankesschreiben ein und staune. An seinen Werken werdet ihr ihn erkennen, denn: Wer Ohren hat zu hören, der höre, und Augen hat zum Sehen, der sehe.
        Und weshalb nicht! Wenn Leute in letzter Verzweiflung, nachdem sie Vermögen verdoktert haben, endlich mühselig und beladen, beim Wunderdoktor Erquickung suchen und finden? Kann es sich um Quacksalberei handeln, wenn ein Mann ohne irgend ein Medikament, ohne einmal nach dem Uebel zu fragen, an dem man leidet, Leute heilt, die in ihren Dankesschreiben erklären, von der „Wissenschaft“ aufgegeben worden zu sein.
        Warum bekundet man in unserer frei fein wollenden Zeit der Aufklärung für das Auftreten begnadeter Heiler ein gesetzliches Interesse?
        Dem Laien, der über Wagners Heilmethode und Heilerfolge achselzuckend herfällt, kann verziehen werden.
        Verständlicher sind die Angriffe des vorherrschenden Kultus!
        Schon 1910 schrieb ein belgisches Blatt: Seit langer Zeit hat der katholische Kultus die Gefahr erkannt, die ihm im Antoinismus erblüht.
        Er ist gegen diese in Entwicklung begriffene Religion sehr aufgebracht. Jeden Sonntag wird gegen den Père Antoine in der ganzen Umgegend gepredigt, um die Lehre des großen Heilers von Jemeppe zu bekämpfen. Und heute ? ? ? ?
                Antoinistischer Dienst in Esch-Alzette
                                      Un Adepte.

    Escher Tageblatt, 6. Oktober 1926 (source : eluxemburgensia.lu)

     

    Traduction :

    Tribune libre.
    (Sans responsabilité de la rédaction.)
    Antoinisme et docteur miracle.

        Nous sommes priés de publier le courrier suivant :

        Ces jours-ci, la presse judiciaire locale a de nouveau parlé du "docteur miracle" d'Esch-sur-Alzette. Nos articles ont sans aucun doute contribué à répandre et à consolider la réputation de cet homme, dont la renommée dépasse largement les frontières de notre Etat lilliputien.
        Nous ne savons pas dans quelle mesure le grand public a trouvé satisfaction dans les conclusions de ces audiences ; pour l'instant, nous ne voulons pas nous battre avec la partie la plus intelligente de notre corps médical, ni réagir aux attaques incessantes des représentants modernes de l'ancienne doctrine de Jésus. Poussés par les centaines d'adeptes de notre foi en Dieu et d'admirateurs de notre Guide, nous devrons revenir sur les débats du rapport et en retenir quelques grains d'or pour les éclairer, pour le bien de l'ennemi et de l'ami.
        Nicolas Wagner est condamné pour exercice illégal de la médecine. Parce qu'il conseille à certains patients de l'eau sucrée et d'autres produits de ce genre, il est considéré par la loi comme un rebouteux et un charlatan au sens médical du terme et, pour le théologien, comme un homme possédé par le diable ! L'opinion publique, moins au fait des ruses et des pièges des textes de loi, croyait jusqu'à présent que l'exercice de la médecine comprenait deux parties essentielles : le diagnostic, c'est-à-dire la constatation de la maladie sur la base d'un examen minutieux, et le processus de guérison avec l'utilisation limitée de médicaments appropriés. Les herbes et les pommades selon l'ancien schéma sont de moins en moins nombreuses, les pilules et les produits chimiques selon le nouveau schéma de plus en plus nombreux.
        Wagner constate la maladie, sans aucune aide de la part de son patient. Pas de contact, pas de recherche, pas de va-et-vient. Par monts et par vaux et par mer, il reste en contact avec son malade et opère même de préférence sur les malades de façon générale. Il guérit, grâce à la force qui lui est donnée, sans avoir recours à des moyens.
        Toutefois, Wagner a parfois décrit quelques remèdes inoffensifs, jamais pour influencer le processus de guérison en tant que tel, mais pour renforcer par un signe extérieur quelconque (sacramental). C'est pour la même raison que l'on procède, si on le souhaite, à la constatation de la souffrance : pour transmettre la foi dans le pouvoir de guérison. Wagner n'est pas un guérisseur, un médecin ou un charlatan. Il est un guérisseur de l'humanité sans prétention, à l'image de son inoubliable modèle, le Père Antoine, ce grand guérisseur de l'humanité qui, dans son temple de Jemeppe s./Meuse, recevait 500 à 1200 malades par jour et en guérissait des milliers. Que celui qui est incrédule et qui doute du pouvoir de guérison aille tranquillement à Esch pour qu'on lui raconte.
        Il verra les innombrables lettres de remerciement spontanées et sera étonné. Vous le reconnaîtrez à ses œuvres, car : Que celui qui a des oreilles pour entendre entende, et que celui qui a des yeux pour voir voie.
        Et pourquoi pas ! Lorsque des gens, dans un dernier désespoir, après avoir doublé leur fortune, enfin fatigués et chargés, cherchent et trouvent le réconfort chez le thaumaturge ? Peut-on parler de charlatanisme lorsqu'un homme, sans aucun médicament, sans même s'interroger sur le mal dont on souffre, guérit des gens qui, dans leurs lettres de remerciement, déclarent avoir été abandonnés par la "science".
        Pourquoi, à notre époque de Lumières qui se veut libre et raffinée, manifeste-t-on un intérêt légal pour l'apparition de guérisseurs doués ?
        On peut pardonner au profane qui hausse les épaules devant la méthode et les succès de guérison de Wagner.
        Les attaques du culte dominant sont plus compréhensibles !
        Déjà en 1910, un journal belge écrivait : Depuis longtemps, le culte catholique a reconnu le danger qui avec l'antoinisme grandit.
        Il est très remonté contre cette religion en plein développement. Chaque dimanche, on prêche contre le Père Antoine dans toute la région pour combattre la doctrine du grand guérisseur de Jemeppe. Et aujourd'hui ? ? ? ?
                Service antoiniste à Esch-sur-Alzette
                                      Un Adepte.

    Escher Tageblatt, 6 octobre 1926 (source : eluxemburgensia.lu)


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  • Die Liste des Père Antoine (de Gukuk, 11. Oktober 1924)(eluxemburgensia.lu)Die Liste des Père Antoine.

        Aus  E s c h  geht uns diesmal freudige Botschaft zu. Die Anhänger des Pater-Antoniuskultus haben zur Unterstützung ihrer sozial-medizinalen Forderungen eine geschlossene Liste zu den bevorstehenden Gemeinderatswahlen aufgestellt.
        Das Programm der neuen Partei ist ebenso praktisch als einfach, und wurde bei seinem Erscheinen von allen fortschrittlichdenkenden Eschern mit sichtlicher Genugtuung begrüßt.
        Es umfaßt eine Anzahl höchst interessanter Neuerungen, deren immense Tragweite wir erst später übersehen werden.
        Nachfolgend die Hauptdesiderata der Antonistischen Partei:
    1. Abschaffung der Aerzte im Innern der Gemeinde Esch.
    2. Verleihung des Doktordiploms an sämtliche Wirte der Stadt.
    3. Abschaffung der Apotheken; letztere werden durch Likörläden vorteilhaft ersetzt.
    4. Gesetzliche Prüfung der Hebammen und der Zahnärzte durch den Ausschuß des Wirteverbandes.
    5. Reorganisation des Medizinalkollegiums durch das inländische Brauersyndikat.
    6. Bau eines Antoniustempels mit Ausschank des Winzervereins auf Kosten der Terres-Rouges
    7. Errichtung einer Wallfahrtsgrotte im Keller des Lokals, in welchem der Père Antoine bis dato seine Wunder wirkte. (Die arbeitslosen Aerzte dürfen dabei als Chorknaben, die abgegangenen Apotheker als Küster verwendet werden.)
        Wie aus vorstehendem Programm hervorgeht, ist es der rührigen Parteileitung des Antoniuskultus vor allem darum zu tun, Esch zu einem großen internationalen Wallfahrtsplatz ersten Ranges zu erheben.
        Für die hierzu bedingten Wunder liegen genügende Grundlagen vor; der Bedarf scheint voraussichtlich auf viele Jahre gedeckt.
        Vor der heutigen Krisis hat Esch noch immer Glück gehabt.
        Warum sollte unter dem Schutzpatron der neuen Partei, dem hlg. Antonius mit dem Schweinchen, die Minettshauptstadt ihre geschäftliche Glanzperiode nicht wiederfinden?

    De Gukuk, 11. Oktober 1924 (source : eluxemburgensia.lu)

     

    Traduction :

    La liste du Père Antoine.

        C'est d'E s c h  que nous parviennent cette fois de joyeuses nouvelles. Les adeptes du culte du Père Antoine ont constitué une liste unie pour les prochaines élections municipales afin de soutenir leurs revendications socio-médicales.
        Le programme du nouveau parti est aussi pratique que simple et a été accueilli lors de sa parution avec une satisfaction évidente par tous les Eschois progressistes.
        Il comporte un certain nombre d'innovations très intéressantes, dont nous ne verrons que plus tard l'immense portée.
        Voici les principaux desiderata du parti antoiniste :
    1. Suppression des médecins à l'intérieur de la commune d'Esch.
    2. Octroi du diplôme de docteur à tous les aubergistes de la ville (1).
    3. Suppression des pharmacies ; ces dernières seront avantageusement remplacées par des magasins de liqueurs.
    4. Examen légal des sages-femmes et des dentistes par le comité de l'association des aubergistes.
    5. Réorganisation du collège médical par le syndicat des brasseurs du pays.
    6. Construction d'un temple dédié à Antoine avec débit de boissons par le syndicat des vignerons, aux frais des Terres-Rouges. (2)
    7. Construction d'une grotte de pèlerinage dans la cave du local où le Père Antoine faisait jusqu'à présent ses miracles (les médecins au chômage peuvent y être utilisés comme enfants de chœur, les pharmaciens devenus inutiles comme sacristains).
        Comme il ressort du programme ci-dessus, l'objectif principal de la direction du culte d'Antoine est de faire d'Esch un grand lieu de pèlerinage international de premier ordre.
        Il existe des bases suffisantes pour les miracles nécessaires à cet effet ; les besoins semblent vraisemblablement couverts pour de nombreuses années.
        Avant la crise actuelle, Esch a encore eu de la chance.
        Pourquoi, sous le patronage du nouveau parti, Saint Antoine au petit cochon, la capitale des mines ne retrouverait-elle pas sa période de gloire commerciale ?

    De Gukuk (3), 11 octobre 1924

     

    (1) Nicolas Wagner, desservant pour la ville d’Esch-sur-Alzette, tenait une auberge en ville.
    (2) Les Terres-Rouges est le nom d’un complexe industriel faisant partie de Belval (maintenant ArcelorMittal) exploité par le groupe sidérurgique ARBED. Le quartier a depuis peu été reconverti.
    (3) De Gukuk (Le coucou), on l’aura compris, est un journal satirique luxembourgeois.


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  • Der Escher Stadtplauderer (Arme Teufel, 11. Oktober 1924)(eluxemburgensia.lu)Der Escher Stadtplauderer.

        Aus der Zeit. Wie die Presse meldet, besteht in unserer Stadt eine Sekte von Antoinisten. Diese Gesellschaft hat sich an die Gemeindeverwaltung gewandt, um die Erlaubnis erhalten zu können, einen Tempel errichten zu dürfen sowie in ihrem Versammlungssaal eine Sammelbüchse anzubringen, zwecks Kollektierung der zu diesem Tempelbau nötigen Gelder. Der sozialdemokratische Bürgermeister „Wilhelm der Schöne“ erklärte in der Sitzung vom 27. September zu diesem frommen Gesuche die großen Worte: Da wir hierzulande die Kultusfreiheit haben, können wir diese Erlaubnis nicht verweigern.
        Zu diesem Gesuche schreibt das „Escher Tageblatt“:
        K u r i o s e  V e r e i n i g u n g. Hier hat sich eine sogenannte Antoinisten-Vereinigung gebildet, in deren Studienzirkel der bekannte wegen Kurpfuscherei vom Gericht verurteilte Wunderdoktor Vorträge über seine Lehre: Liebe, Gedächtnis, Gewissen, Glauben und Vertrauen hält. Diese Vorträge werden sich bald auf Spiritismus, Geistererscheinung, Erwecken vom Tode zum Leben, Enthauptungen und dergl. noch mehr ausdehnen. Die Antoinisten tragen sich mit dem Gedanken, in Esch einen Tempel zu errichten.
        Man könnte die Frage einschalten: Ist in Esch denn alles möglich, seitdem Pfaffenthal Trumpf in Esch geworden ist?

    Arme Teufel, 11. Oktober 1924 (source : eluxemburgensia.lu)

    Der Escher Stadtplauderer (Arme Teufel, 11. Oktober 1924)(eluxemburgensia.lu)

     

    Kuriose Vereinigung
    (Escher Tageblatt, 29. September 1924)
    (source : eluxemburgensia.lu)

    Traduction :

    Le bavard de la ville d'Esch.

        Tiré de l'actualité. Comme l'annonce la presse, il existe dans notre ville une secte antoiniste. Cette société s'est adressée à l'administration communale pour obtenir l'autorisation d'ériger un temple et d'installer une boîte de don dans sa salle de réunion, afin de collecter les fonds nécessaires à la construction de ce temple. Lors de la séance du 27 septembre, le maire social-démocrate "Guillaume le Beau" (1) a déclaré à propos de cette pieuse requête les grands mots suivants : "Comme nous avons ici la liberté de culte, nous ne pouvons pas refuser cette autorisation".
        Le "Escher Tageblatt" écrit à propos de cette demande :
        C u r i e u s e  a s s o c i a t i o n. Une association dite antoiniste s'est formée ici, dans le cercle d'étude de laquelle le célèbre docteur miracle, condamné par le tribunal pour avoir pratiqué la médecine curative, tient des conférences sur sa doctrine : amour, pensée, conscience, croyance et foi. Ces conférences s'étendront bientôt au spiritisme, aux apparitions d'esprits, au retour de la mort à la vie, à la décollation de tête et à d'autres sujets similaires. Les antoinistes envisagent d'ériger un temple à Esch.
        On pourrait se poser la question : Tout est-il donc possible à Esch depuis que Pfaffenthal est devenu la carte maîtresse d'Esch ?
    Pauvres diables, 11 octobre 1924

     

    (1) Désigne Victor Wilhelm (le nom Wilhelm est la variante germanique du nom Guillaume), maire d’Esch-sur-Alzette de 1921 à 1934 en tant que socialiste.


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  • Procès Brenner de Bonnevoie (L'Indépendance luxembourgeoise, 13 décembre 1934)(eluxemburgensia.lu)Chronique judiciaire

    Procès Brenner de Bonnevoie

        Le Tribunal correctionnel vient de s'occuper d'un cas des plus intéressant.
        Monsieur M. BRENNER de Bonnevoie était accusé d'avoir exercé illégalement l'art de la médecine.
        M. Brenner est le représentant pour le Luxembourg de la Société théosophique, branche Leadbeater.
        Son avocat Me EDOUARD FEYDEN demanda au Tribunal l'acquittement du prévenu.
        En résumé il exposa ce qui suit :
        M. Brenner, Luxembourgeois de naissance, s'expatria à l'âge de 17 ans et revint ensuite à Luxembourg après avoir passé 25 ans aux Indes, en Amérique du Sud, en Espagne et en de nombreux autres pays où il a été le disciple des théosophes les plus éminents. Le devoir primordial du théosophe est d'abolir ou de diminuer la souffrance partout où il la trouve.
        C'est l'idée fondamentale qui a présidé à la création des corps de psychistes guérisseurs, qui sont aujourd'hui répartis sur toute la terre et qui sont prêts à guérir spirituellement leurs semblables quand tous autres moyens ont échoué. (Me FEYDEN cite de la littérature à ce sujet).
        Ensuite Me FEYDEN expose la théorie théosophique sur la maladie.
        La maladie, dans son essence n'est qu'une pensée négative, un déchet de passage évolutif à un état supérieur, qui se trouvant subitement isolé dans l'espace, s'attache à la première organisation vivante qu'elle rencontre pour en vivre en parasite.
        C'est un Germe-Pensée rétrograde, dégradant, qui féconde une partie de l'Inconscient du malade et le détermine, par surprise, à produire son travail en accroissement négatif, jusqu'à ce que l'Ensemble de l'Inconscient se décide à réagir vigoureusement et à chasser l'intrus ; nier par la pensée son existence et affirmer avec une foi intense celle de la santé rétablit l'Harmonie normale en détruisant l'inharmonie étrangère au Divin.
        Le malade guérira ou sera soulagé dans ses souffrances par le pouvoir immense de la pensée, de la foi du Dieu-en-lui, de cette force occulte toute-puissante, qui saura lui rendre la santé. L'intervention du guérisseur tend essentiellement à procurer cette foi au patient. La personnalité du guérisseur disparaît dans le traitement spirituel. Il ne fait qu'invoquer la puissance spirituelle et la dirige sur l'Ego du malade.
        Il suit donc dans chaque cas et sans s'enquérir du mal dont son frère est affligé, la même méthode ; il prononce sur le malade qui doit atteindre un état de profond recueillement, les prières rituelles.
        La guérison est souvent instantanée, mais le plus souvent elle ne se produit que dans un certain temps.
        Tous les témoins entendus ont confirmé ces faits et ont déclaré que jamais M. Brenner ne leur a prescrit un médicament ou un régime et n'a jamais eu recours à un procédé médical.
        Enfin, l'avocat prouve que jamais M. Brenner n'a accepté un centime des malades pauvres ou peu aisés et qu'il employait l'argent que les clients aisés lui adressaient, à la propagande théosophique et aux œuvres de bienfaisance.
        Me Feyden cite de nombreux auteurs et signale au Tribunal le dernier état de la jurisprudence française ; enfin il établit nettement que l'arrêt de la Cour de Cassation de Luxembourg dans l'affaire Wagner ne peut trouver son application. Il termine en disant que l'acquittement du prévenu sera un hommage rendu à la Fraternité Universelle.
        Le Procureur d'Etat s'efforce à prouver que les procédés employés par Brenner constituent la méthode connue sous le nom de « magnétisme » ;
        il veut prouver que la théosophie ne serait pas une religion au nom de laquelle Brenner agirait.
        Le Tribunal vient de prononcer son jugement qui acquitte M. Brenner ;
        les motifs très circonstanciés du Jugement et les arguments juridiques cadrent avec ceux invoqués par la défense.

    L'Indépendance luxembourgeoise, 13 décembre 1934 (source : eluxemburgensia.lu)


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  • Das Antoinistentum (Obermosel-Zeitung, 26. Februar 1924)(eluxemburgensia.lu)Das Antoinistentum.

        Ein Leser unserer Zeitung aus Bollendorf bittet uns zur Beantwortung der unter „Antoinismus“ am 24. Jan., 5. Febr.9. Febr. und 16. Febr. 1924, gebrachten Artikel, nachstehenden Auszug aus der Zeitung „La Meuse“ vom 10. Mai 1910, zur Aufnahme zu bringen.
        Unsere Leser haben schon oft von Antoine sprechen hören, dem Heiler von Jemeppe-sur-Meuse. Man weiß, daß er täglich 500 bis 1200 Kranke empfängt, d. h. mehr als in Lourdes – und, besser als in Lourdes, tausende und abertausende Personen erklären, durch ihn geheilt worden zu sein, und zwar von den schwersten und verschiedensten Krankheiten; vom Krebs, Lupus Exzema, Schwindsucht, Lähmung und Fallsucht. Man schreibt ihm aus dem Auslande, er erhält 200 Briefe pro Tag und Telegramme aus allen Weltteilen.
        Des Sonntags um 10 Uhr morgens, versammeln sich seine Anhänger im Tempel zu Jemeppe. Während Jahren bestieg Père Antoine selbst den Lehrstuhl und entwickelte seine moralischen Lehren. Er wurde stets mit einer in unseren Kirchen unbekannten Andacht angehört. Aber seit einigen Monaten zeigt sich Père Antoine nicht mehr im Tempel, und einer seiner eifrigsten Anhänger gibt Vorlesungen seiner Schriften, welche er in den letzten zwei Jahren ausgegeben hat, und welche in großer Zahl ausgefeilt wurden.
        Aber nachstehendes wird die Aufmerksamkeit des ganzen Landes über den Heiler von Jemeppe nach sie ziehen. Die Anhänger Antoine haben an den König und die Kammer eine Bittschrift eingereicht, in welcher sie bitten, durch Gesetz, die neue Religion, welche Antoine ins Leben gerufen hat, anzuerkennen, und welche „Antoinismus“ genannt wird.
        In vier Monaten, haben sie in der Provinz Lüttich 150 000, im Arrondissement Charleroi 30 000, in Brüssel 4000 und im Ausland 4000 Unterschriften gesammelt; sie hätten jedenfalls das Doppelte gesammelt, wenn sie den Rest der wallonischen Provinzen durchreist hätten. Diese Bewegung darf jedenfalls nicht außer Acht gelassen werden. Seit langer Zeit hat der katholische Kultus die Gefahr erkannt, und ist gegen diese Religion, welche in Bildung ist sehr in Aufregung gebracht.
        Jeden Sonntag predigen die Pfarrer von Seraing und Umgegend gegen Antoine, und jeden Montag dieses Winters werden in einem Kloster unserer Stadt Konferenzen, speziell zur Bekämpfung der Lehren des Heilers von Jemeppe abgehalten.
        Wer ist nun dieser außergewöhnliche Mann, der in unserm Zeitalter und in unserem Lande des Zweifels, einen neuen Glauben gründet?
        Ein einfacher Arbeiter: Louis Antoine ist in Mons-Crotteux geboren und seine Anhänger besuchen mit Ehrfurcht das Haus, wo er das Licht der Welt erblickt hat. Sein Vater war Grubenarbeiter. Er selbst ist während zwei Jahren Grubenarbeiter gewesen, aber die Grubenluft wirkte erdrückend auf ihn und er hat vorgezogen, in einem Hüttenwerke zu arbeiten. Er ist in die Cockerillwerke als Zuschläger eingetreten, arbeitete 5 Jahre in den Pastor-Stahlwerken in Ruhrort, kam wieder während zwei Jahren ins Land, wurde Maschinist in den Werken Kessales, wurde wieder von den Pastor-Werken als Meister für die Stahlwerke in Praga bei Warschau angeworben, wo er 5 Jahre arbeitete, kommt wieder ins Land, wo er dann den Forges et Tôleries Liégeoises als Kassierer eingestellt wurde. Er heiratete im Jahre 1873, seine Gattin schenkte ihm einen Sohn, welcher im Jahre 1893 starb.
        Antoine hatte sich durch seine Arbeit und Sparsamkeit einiges Vermögen erspart und träumte für seinen Sohn große Zukunftspläne. Nach dem Tode seines Sohnes entschloß er sich, sein Leben und sein Vermögen der Heilung der Kranken und Linderung der physischen und moralischen Leiden zu widmen. Er verlief seine Arbeit und bei sich war er stets bereit, Kranke und solche, welche sich in Nöten befanden, zu unterstützen. Im Anfang empfing er etwa 100 Personen täglich jedoch das Echo seiner Heilungen verbreitete sich in solchem Maße, daß die Besuchermenge jeden Tag in bedeutendem Maße zunahm. Antoine lebt in vollständiger Uneigennützigkeit, er mag nie Geld oder was es noch sei von seinen Kranken. Er hatte sonst, wie noch heute in den anderen Kirchen und Tempeln Opferstöcke, wo die Kranken ihren Peterspfennig resp. Schärflein beitragen konnten, doch wurden diese freiwilligen Gaben stets zur Unterstützung der Armen von Jemeppe verwendet. Jedoch seit verschiedenen Jahren hat Antoine diese Spenden aufgehoben und sagt denjenigen, welche freiwillige Gaben machen wollen, diese selbst zu guten Werken zu gebrauchen. Er sammelt keine Schätze und lebt in stetem Bedürfnis. Nicht nur, daß er nichts annimmt, nein, er gibt noch den Kranken, welche arm sind, so hat er fast alles ausgegeben, was er erspart hat, kaum bleibt ihm das nötige zum Leben. Er lebt als Zugendausüber. Er ist Vegetarier, ißt weder Fleisch noch Eier, weder Butter noch Milch. Er empfängt seine Kranken morgens, nachmittags erholt er sich in seinem kleinen Garten und bereitet seine Lehre vor. Nie verläßt er sein Haus, welches sich neben dem Tempel befindet, den einer seiner Verehrer hat erbauen lassen, wo er mit seiner vortrefflichen Lebensgefährtin und zwei Waisen, die er aufgenommen und erzogen hat, lebt. In fünf Jahren hat er nur zweimal sein Haus verlassen: das erste mal um vor dem Zuchtpolizeigericht und das zweite mal um vor dem Appelhof wegen Vergehens gegen die Heilkunde zu erscheinen. Es ist hinreichend bekannt, daß er Freisprechung erhielt, und die Manifestationen, welche zu seinen Gunsten stattgefunden haben, find noch in jedermanns Erinnerung.
        Er ist ein Heiliger und so erklärt sich die vortreffliche moralische Influenz, welche er auf die ausübt, die zu ihm kommen und seine Lehren befolgen.
        Welches sind nun die philosophischen Doktrinen Antoines? An was glaubt er?
        Antoine war lange Zeit Katholik und zwar ein sehr eifriger. Er war immer unerklärlich; man erzählt von ihm, daß er in seiner Kindheit die Kinder beim Spiel verließ um in die Kirche zu gehen und zu beten. Antoine war spiritistisch und ist heute vielmehr Theosoph. Er glaubt an die Wiederauferstehung, er glaubt, daß jeder für seine irdischen Vergehen bestraft wird; jeder muß an seinem moralischen Fortschrift arbeiten, sich mehr und mehr von den irdischen Gütern trennen, um vollständiger Geist zu werden und sich so mehr und mehr Gott zu nähern.
        Aber Antoine erklärt seine philosophischen Ideen, seine Lehre ist vielmehr moralisch. Er predigt Uneigennützigkeit, Wohltätigkeit, sogar seine Feinde zu lieben. Als Heiler glaubt er, daß alle Leiden des Körpers von einer Unvollkommenheit der Seele herstammen und er pflegt und heilt die Seele der Kranken; er trägt nicht einmal nach dem Uebel, an weichem die Kranken leider.
        Man begreift sehr leicht die moralische und soziale Tragweite dieser Lehre. „La Meuse“ kann die Bewegung nur äußerst günstig begutachten, deren Fortschritt so große Ausdehnung genommen hat, und die Folgen können von sehr großer Tragweite sein.
        Wir haben uns heute begnügt, nur einigen über das Leben Antoine's zu bringen; jedoch können diejenigen unserer Leser, welche sich für Antoine interessieren, ihn am Montag in seinem Tempel sehen. Wir haben gesagt, daß Antoine sich nicht mehr Sonntags im Tempel zeigt, jedoch diejenigen Feiertage, die nicht auf einen Sonntag fallen. Der Heiler empfängt die Kranken nicht einzeln, er empfängt sie zusammen im Tempel und operiert auch die Kranken im Allgemeinen. Am Himmelfahrtstagen, 15 000 Mensen waren in und um den Tempel versammelt. Viermal mußte man die Kranken aus dem Tempel entfernen um den anderen den Zutritt zu gestatten. Viermal hat Antoine die Kanzel bestiegen und hat seine Operationen vorgenommen. Wunder von Heilungen haben stattgefunden, Gelähmte konnten gehen, Blinde sehen. Alle, welche diesen Sitzungen beiwohnten, werden dieselben nie vergessen.
        Dies der Auszug aus der Zeitung „La Meuse“.
        Kommentar: Auch hier im Luxemburger Land ist Antoine am Werke. Er ist immer bereit, jeden Kranken zu helfen, keine Stunde ist ihm zu spät und kein Weg zu weit, wenn es heißt, den Kranken die Gesundheit zurückzugeben. Niemand hat bis jetzt vollbracht, was er gemacht hat. Jedoch, um den Verleumdungen, die ihm entgegengebracht werden, entgegenzutreten, sei gesagt: „Noch nie hat er ein Honorar verlangt.“ So kann die Behauptung, daß er in Steinheim für eine Heilung 20 Franken verlangt habe, nur als Lüge betrachtet werden, da ich durch sicherste Quelle weiß, daß Antoine noch nie zu einem Kranken nach Steinheim gerufen war. Wenn er in einer Kutsche von Biwer nach Grevenmacher gefahren wird, so darf dies weder als Bezahlung angesehen werden, da es dem Besitzer eine Ehre war, dies zu tun. Der Antoinismus und seine Heilungen sind nicht im Abflauen begriffen, sondern verbreitet sich mehr und mehr und kann sich hier des Zuwachses einer täglich bis zu 100 zählenden Besucherschar erfreuen, die im guten Glauben an Antoine Heilung bei ihm sucht und findet. Wenn auch, wie geschrieben wurde, verschiedene Fälle festgestellt wurden, bei denen eine Heilung nicht eintrat, so kann man nur mit den Worten Antoine's rufen: „Ohne Glaube keine Heilung.“
                                                                          Ein Antoinist für viele!

    Obermosel-Zeitung, 26. Februar 1924 (source : eluxemburgensia.lu)

     

    Traduction :

    L'antoinisme.

        Un lecteur de notre journal de Bollendorf nous demande d'inclure l'extrait suivant du journal "La Meuse" du 10 mai 1910, en réponse aux articles publiés sous "Antoinisme" les 24 janvier, 5 février9 février et 16 février 1924.
        [...]
        Voici pour l'extrait du journal "La Meuse".
        Commentaire : Antoine est aussi à l'œuvre ici dans la campagne luxembourgeoise. Il est toujours prêt à aider n'importe quel malade, aucune heure n'est trop tardive pour lui et aucun chemin n'est trop long quand il s'agit de rendre la santé aux malades. Personne n'a encore accompli ce qu'il a fait. Cependant, pour contrer les calomnies dont il fait l'objet, qu'il soit dit que "jamais il n'a fait payer de frais". Ainsi, l'affirmation selon laquelle il demandait 20 francs pour une cure à Steinheim ne peut être considérée que comme un mensonge, puisque je sais par la source la plus sûre qu'Antoine n'a jamais été appelé à Steinheim pour voir un malade. S'il est conduit dans une voiture de Biwer à Grevenmacher, cela ne doit pas non plus être considéré comme un paiement, car c'était un honneur pour le propriétaire de le faire. L'antoinisme et ses remèdes ne sont pas en voie de disparition, mais se répandent de plus en plus, et peuvent jouir ici de l'accroissement d'une foule de visiteurs, dont le nombre peut atteindre 100 par jour, qui, en toute bonne foi en Antoine, cherchent et trouvent des remèdes auprès de lui. Même si, comme on l'a écrit, on a constaté divers cas où la guérison ne s'est pas produite, on ne peut que s'écrier avec les mots d'Antoine : "Pas de foi, pas de guérison."
                                                                          Un Antoiniste pour plusieurs !

    Obermosel-Zeitung, 26 février 1924


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  •  Vom Land (Obermosel-Zeitung, 7. Februar 1924)(eluxemburgensia.lu)    Vom Lande, 5. Febr. Die vor einiger Zeit aus Belgien – wohl auch als eine Folge der Wirtschaftsunion – zu uns herübergewehte Sekte der „Antoinisten“ oder „Gesundbeter“, über deren wunderbar sein sollende „Operationen“ bereits an dieser Stelle berichtet wurde, scheint sich immer weiter auszudehnen und neue Anhänger zu finden. Anscheinend hat sie es besonders auf das flache Land abgesehen, wohl in der Voraussetzung bei der Landbevölkerung ein günstigeres Feld für ihre geheimnisvollen Künste zu finden, für die skeptisch und schwergläubige Stadtmenschen schon nicht mehr zu haben sind. Und doch sollte man meinen, an dem gesunden Verstand und dem religiösen Sinn der ländlichen Kreise, sowie an deren angeborenen Abneigung gegen alles Neue und Fremdartige müßte das auffallende Gebahren dieser fremden Volksbeglücker ohne Erfolg bleiben. Gerade dann kann man sich eines Kopfschüttelns nicht erwehren wenn man sieht in welche Unrast der Geist des „Père Antoine“ mancherorts die Gemüter versetzt, wie er selbst es nicht verschmäht durch persönliche Besuche in nächtlicher Stunde – die Nacht ist ja keines Menschen Freund – die Erregung auf das Aeußerste zu steigern und das Interesse wach zu halten. Da ist es nicht zu verwundern, was diesem sonderbaren Heiligen für Zauberkräfte zugeschrieben werden, wie auch die im Volk verbreiteten und in mannigfaltiger Aufmachung kolportierten Geschichten über wunderbare Heilungen bereits nach Hunderten zählen. Nicht genug, daß es Leute gibt die in ihm einen Abgesandten des Himmels verehren und ihn in blindem Fanatismus in allen Nöten des Leibes und der Seele als Helfer anrufen, es kommt auch dar, daß ernsthafte Männer um diesen rätselhaften Geist in heftige Diskussionen geraten, die wahrlich einer besseren Sache würdig wären. Es steht ja schließlich jedermann frei zu glauben was er will; menschlich zu begreifen ist es auch, wenn ein Kranker, der schon mancherlei ohne Erfolg probiert hat auch noch diese Möglichkeit einer Heilung versucht, wie ein Ertrinkender nach dem Strohhalm greift, an dem er sich glaubt retten zu können; unbegreiflich ist es jedoch wie sonst seriöse Menschen sich dazu hergeben können, dieser plumpen Bauernfängerei Vorschub zu leisten, die Leichtgläubigkeit ihrer Mitmenschen auszunutzen um schließlich selbst der Lächerlichkeit zu verfallen. Oder ist es nicht zum Totlachen, daß, wie behauptet wird, in einem Dorfe bereits eine eigene Vertretung dieser Sekte eingerichtet ist, an die die Kranken sich wenden können, sodaß sie nicht mehr nötig haben, den „Vater Anton“ selbst aufsuchen. Sogar die vorschriebenen Riten" werden mit übernommen, wenn der Patient dieselben nicht selbst ausführen kann oder will. Dazu die absolute Sicherheit geheilt zu werden, da die Heilung garantiert wird und zwar in kürzester Frist. Fügen wir noch hinzu, daß alte Leiden, selbst nicht vorhandene kuriert und verlorene Glieder, wie Hände, Arme und Beine – wer lacht da – ersetzt werden; sogar das liebe Vieh wird nicht vergessen; und mancher blinde Gaul, der bislang am hellen Tage im Dunkeln seines Weges trotten mußte, wird sich wieder seines Augenlichtes erfreuen dürfen und wunschlos dankbar seinen Hafer knabbern. Es wird kein Mensch mehr sterben, der nicht sterben will; gegen eine angemessene Entschädigung – und wer gäbe wohl nicht gerne einen Teil seines Vermögens her zu diesem Zweck – kann man sich sein Leben beliebig verlängern lassen um nachher, bei wirklich erfolgendem Tode desto sicherer vom St. Petrus in die erste Himmelsklasse hinauf befördert zu werden. – Höher gehts nimmer, und wenn nicht alle Zeichen trügen, ist der Antichrist da und das Ende der Welt steht nahe bevor.

    Obermosel-Zeitung, 7. Februar 1924 (source : eluxemburgensia.lu)

     

    Traduction :

        Depuis la campagne, le 5 février. La secte des "Antoinistes" ou "guérisseurs", qui nous est venue de Belgique il y a quelque temps – probablement aussi comme conséquence de l'union économique – et dont les "opérations" miraculeuses ont déjà été rapportées ici, semble s'étendre de plus en plus et trouver de nouveaux adeptes. Apparemment, ils ciblent particulièrement la plate campagne, probablement en supposant qu'ils trouveront un terrain plus favorable à leurs arts mystérieux parmi la population rurale, pour laquelle les citadins sceptiques et très croyants ne sont plus à prendre. Et pourtant, on pourrait penser que le bon sens et l'esprit religieux des milieux ruraux, ainsi que leur aversion innée pour tout ce qui est nouveau et étrange, devraient laisser sans succès le comportement ostentatoire de ces gratificateurs étrangers. C'est précisément alors qu'on ne peut s'empêcher de secouer la tête quand on voit l'agitation dans laquelle l'esprit du "Père Antoine" met parfois les esprits, comment lui-même ne dédaigne pas d'augmenter l'excitation au maximum et d'entretenir l'intérêt par des visites personnelles la nuit – la nuit n'est l'amie de personne. Il n'est pas surprenant que l'on attribue à cet étrange saint des pouvoirs magiques, car les récits de guérisons miraculeuses, diffusés dans la population sous diverses formes, se comptent déjà par centaines. Il ne suffit pas qu'il y ait des gens qui le vénèrent comme un émissaire du ciel et l'invoquent dans un fanatisme aveugle comme un auxiliaire dans tous les besoins du corps et de l'âme, il arrive aussi que des hommes sérieux se lancent dans des discussions passionnées sur cet esprit mystérieux, ce qui serait vraiment digne d'une meilleure cause. Après tout, chacun est libre de croire ce qu'il veut ; il est aussi humainement compréhensible qu'un malade, qui a déjà essayé beaucoup de choses sans succès, tente lui aussi cette possibilité de guérison, s'agrippant comme un homme qui se noie à la paille par laquelle il croit pouvoir se sauver ; il est en revanche incompréhensible que des personnes autrement sérieuses en viennent à se faire les complices de cet appât maladroit, exploitant la crédulité de leurs semblables pour finalement tomber elles-mêmes dans le ridicule. N'est-il pas hilarant de constater que, comme on le prétend, dans un village, cette secte a déjà mis en place sa propre représentation à laquelle les malades peuvent s'adresser, de sorte qu'ils n'ont plus besoin de rendre visite au "Père Antoine" eux-mêmes. Même les "rites" prescrits sont pris en charge si le patient ne peut ou ne veut pas les accomplir lui-même. À cela s'ajoute la certitude absolue d'être guéri, puisque la guérison est garantie et dans les plus brefs délais. Ajoutons que les vieux maux, même inexistants, seront guéris et que les membres perdus, tels que les mains, les bras et les jambes – qui rient ici – seront remplacés ; même le cher bétail ne sera pas oublié ; et plus d'un cheval aveugle, qui jusqu'ici devait en plein jour avancer péniblement dans l'obscurité, pourra à nouveau jouir de la vue et grignoter son avoine avec une gratitude sincère. Celui qui ne veut pas mourir ne mourra plus ; moyennant une compensation appropriée – et qui ne donnerait pas volontiers une partie de sa fortune à cette fin – on peut faire prolonger sa vie à volonté afin d'être promu d'autant plus sûrement par saint Pierre à la première classe du ciel quand on mourra vraiment. – Il ne peut pas être plus élevé, et si tous les signes ne sont pas trompeurs, l'Antéchrist est là et la fin du monde est proche.

    Obermosel-Zeitung, 7 février 1924

        Cet article donna l'occasion d'un droit de réponse d'un adepte.


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  • Echternach (Obermosel-Zeitung, 16. Februar 1924)(eluxemburgensia.lu)    Echternach, 13. Febr. Père Antoine und Antonismus bilden noch immer das Tagesgespräch. Allmählich beginnt man, auch die Kehrfeite der Medaille zu studieren. Der Stern des wunderlichen Heiligen ist schon am verblassen. Und das hat seine Ursachen.
        Père Antoine, dieser „Wohltäter der Menschheit“ war vor kurzer Zeit nach Steinheim zu einem jungen Mann gerufen worden, der durch einen Unfall einen Kniescheibenbruch erlitten hatte. Père Antoine konnte nicht helfen; ja der Kranke starb sogar trotz des wunderbaren Beistandes. Natürlich! Selbstverständlich! Wie konnte es auch anders sein? Die Aerzte, die den Kranken früher in Behandlung haften, hatten ihn zu Tode gepfuscht. Und für jeden Besuch ließ sich der „uneigennützige” Retter, wie behauptet wird, 20 Franken aushändigen.
        Sehr weit her ist auch die Selbstverleugnung und Opferwilligkeit Père Antoines nicht, wenn man bedenkt, daß er sich per Kutsche auf Station Wecker abholen läßt, um sich wegen einer Heilung nach dem kaum 12 bis 15 Minuten entfernten Biwer zu begeben. Das Honorar wird totgeschwiegen. Die Heilung aber läßt noch auf sich warten.
        In Bech ist ein Mann von einem bösartigen Krebsübel befallen. Selbstverständlich zieht man Père Antoine zu Rate. Acht Tage nachher ist der bedauernswerte Kranke nicht mehr krank, aber tot und begraben. Was Père Antoine sich als Honorar geben ließ, ist nicht bekannt.
        Hier also drei kleine Stichproben vom Können des „großen Heilers“, die ad libitum vermehrt werden könnten. Selbst der Fall einer Heilung würde noch nicht gar sehr zu seinen Gunsten reden. Wie oft gesundet der kranke Organismus ohne menschliches Zutun! So könnte es gar einmal vorkommen, daß ein Körper sich von selbst ausheilt, wo vielleicht zufällig Père Antoine seinen Hokuspokus dabei trieb. Ebenso guf, wie es vorkommt, daß trotz der gediegenen ärztlichen Hilfe der Organismus unterliegt. In beiden Fällen ist es die Natur, die siegt oder unterliegt. Es ist z. B. nachgewiesen, daß alle Menschen schon in ihrem Leben schwindsüchtig waren; sogar Kinder von 18 Monaten hatten Narben von überstandener Schwindsucht. Die Krankheit mag nicht einmal bemerkt worden sein. Der Körper ist gesundet dank des in ihm wohnenden sieghaften Zellenstaates. Und im Falle einer Erkrankung ist es Sache eines wirklichen Arztes, um wirklich festzustellen, ob der Zellenstaat in richtiger Funktion ist oder ihm zur richtigen Funktion zu verhelfen.

    Obermosel-Zeitung, 16. Februar 1924 (source : eluxemburgensia.lu)

     

    Traduction :

        Echternach, 13 février. Le Père Antoine et l'Antoinisme font encore parler d'eux. Petit à petit, les gens commencent à étudier l'autre côté de la médaille. L'étoile du saint fantasque est déjà en train de pâlir. Et il y a des raisons à cela.
        Le Père Antoine, ce "bienfaiteur de l'humanité", avait récemment été appelé à Steinheim pour voir un jeune homme qui avait subi une fracture de la rotule lors d'un accident. Le Père Antoine n'a pas pu l'aider ; en effet, le malade est mort malgré l'aide miraculeuse. Bien sûr ! Evidemment ! Comment pourrait-il en être autrement ? Les médecins qui avaient traité le patient auparavant l'avaient bousillé jusqu'à la mort. Et pour chaque visite, le sauveteur "altruiste", comme on le prétend, se faisait remettre 20 francs.
        L'abnégation et la volonté de sacrifice du Père Antoine ne sont pas non plus farfelues, quand on sait qu'il s'est fait prendre en calèche à la gare de Wecker pour se rendre à Biwer, à peine 12 à 15 minutes plus loin, pour une cure. Les frais n'ont pas été communiqués. Le remède, cependant, est encore long à venir.
        A Bech, un homme est atteint d'un cancer malin. Naturellement, le Père Antoine est consulté. Huit jours plus tard, le malheureux patient n'est plus malade, mais mort et enterré. On ne sait pas ce que le Père Antoine a pris comme honoraires.
        Voici donc trois petits échantillons des compétences du "grand guérisseur", qui pourraient être multipliés ad libitum. Même le cas d'une guérison ne plaiderait pas beaucoup en sa faveur. Combien de fois l'organisme malade se rétablit-il sans intervention humaine ! Il se pourrait donc qu'un corps se guérisse tout seul, là où peut-être par hasard le Père Antoine a formulé son abracadabra. Il est tout aussi improbable que l'organisme succombe malgré une aide médicale solide. Dans les deux cas, c'est la nature qui gagne ou perd. Il a été prouvé, par exemple, que tous les êtres humains ont été des tuberculeux au cours de leur vie ; même les enfants de 18 mois avaient des cicatrices d'avoir survécu à la tuberculose. La maladie peut même ne pas avoir été remarquée. Le corps est sain grâce à l'état cellulaire victorieux qui l'habite. Et dans le cas d'une maladie, c'est à un véritable médecin qu'il revient de déterminer si l'état cellulaire fonctionne correctement ou de l'aider à fonctionner correctement.

    Obermosel-Zeitung, 16 février 1924

        Cet article donna l'occasion d'un droit de réponse d'un adepte.


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