• Aider les autres par la pensée, in Catéchisme théosophe (Le Fraterniste, 21 février 1913)

    AIDER LES AUTRES PAR LA PENSEE

    1. Pouvons-nous, à travers l'espace, communiquer avec les autres par la pensée ?
        Oui ; c'est un fait d'expérience. Toutefois, dans la télégraphie sans fil, il faut un poste expéditeur et un poste récepteur bien organisés : pour l'un, des pensées très fortes, pour l'autre, une grande réceptivité.
        Toute réelle qu'elle soit, cette communication passe inaperçue pour beaucoup de gens. Deux personnes, par exemple, pensent en même temps à la même chose cela signifie que l'une a transmis à l'autre sa pensée de près ou de loin ; c'est la télépathie.

    2. Est-il facile d'influencer les autres par la pensée ?
        Oui, et tout aussi facilement pour le mal que pour le bien. Voici une personne sensitive, qui reçoit et subit des pensées hostiles, très pénibles. Elle perçoit ainsi des formes-pensées visibles pour des clairvoyants. Ces formes ont des couleurs significatives, se terminent par des crochets qui s'accrochent au mental de cette personne pour la faire souffrir. Mais, si celle-ci les repousse par sa volonté ou en s'enfermant dans sa coque astrale, ces formes-pensées, obéissant à la loi de réaction, retournent leur force hostile contre leurs propres auteurs, juste punition infligée par ce que l'on appelle choc en retour.

    3. Quels devoirs rigoureux en découlent pour nous ?
       
    Jamais, au grand jamais, nous ne devons adresser aux autres de mauvaises pensées. Au contraire, ne fût-ce que par prudence, adressons-leur des pensées d'aide, de protection, de secours, de sincère sympathie, de profonde affection. Gardons-nous, même, de forcer quelqu'un au bien par la pensée ; ce serait abuser d'un tel pouvoir et se créer de graves responsabilités. A l'égard des enfants surtout bornons-nous à persuader, à encourage, à réconforter.

    4. Comment devons-nous procéder ?
        Si je veux envoyer des pensées d'aide à mon ami, je dois tout d'abord me le représenter comme s'il était devant moi et lui adresser directement des formes-pensée qui subsisteront d'autant plus longtemps que ma pensée sera plus forte et mon émotion plus intense. Ces formes resteront près de mon ami ; il en subira nécessairement l'influence bienfaisante.
        On peut même, de cette façon, écarter de quelqu'un des dangers physiques. C'est ainsi qu'une mère peut parfois protéger de loin son fils absent.

    5. N'existe-t-il pas un moyen très efficace de venir en aide aux autres ?
        Oui, en adressant des prières à des Intelligences supérieures en faveur de personne en vue. Des prières ardentes ne sont pas autre chose que des formes-pensées, dont l'action est toujours efficace.

    6. Pouvons-nous aider les défunts ?
        Oui ; par la pensée, nous pouvons aider, secourir les défunts et beaucoup plus facilement même que les vivants, attendu que, dans l'au-delà, ils sont débarrassés du corps physique, si difficile à mettre en vibration. Enfermés dans leur corps astral, les défunts sont très accessibles à toutes les influences qui viennent du monde mental. Une pensée aimante est aussi sensible pour eux que pour vous une caresse ou une parole affectueuse.
        Adressons-leur donc des pensées d'amour, d'encouragement, que ces pensées soient leurs anges-gardiens sur la route du monde céleste. Imitons le chrétien qui prie pour son ami : Accorde-lui, Seigneur, la paix, le repos, la lumière éternelle ».

    7. Le pouvoir de la pensée peut-il être renforcé ?
        Il peut être renforcé par l'union de plusieurs personnes. Lorsque, par exemple beaucoup de théosophes s'unissent par pensée pour assurer le maintien de paix, ils contrebalancent les influences mauvaises en faveur de la guerre.
        Le travail de la pensée se trouve suffisamment secondé par l'intensité de la prière en commun. C'est pourquoi les congrégations contemplatives, de quelque religion qu'elles soient, accomplissent une somme considérable de bon et utile travail.

    Catéchisme théosophe par A. Le Cler, leçon XXIII (in Le Fraterniste, 21 février 1913)


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  •     Est-il nécessaire d'affirmer que cette croyance populaire — que l'on s'explique, d'ailleurs, — est absolument erronée ? Il existe des faits précis et certains ; il en existe beaucoup. La Théosophie nous les présente, mais — au contraire des Religions — elle nous les présente comme des sujets d'étude et non comme des articles de foi. Elle n'est point, par elle-même, une religion ; elle est aux religions ce que leur étaient les anciennes philosophies. Elle ne les contredit pas, elle les explique. Elle rejette comme nécessairement indigne de la Divinité, comme opposé à la Divinité, ce que l'une ou l'autre de ces religions peut renfermer d'absurde et de déraisonnable ; mais ce qu'il y a de raisonnable dans leur ensemble ou dans l'une quelconque d'entre elles, la Théosophie le prend, l'explique et le commente, combinant les vérités particulières en un tout harmonieux. 

    C. W. Leadbeater, Une esquisse de la théosophie, p.8
    Publications Théosophiques, 92 p., in-16, Paris, 1903


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  •     La théosophie moderne, issue directement de la théosophie traditionnelle, s'apparente à ces diverses sectes ou sociétés occultistes. Cependant sa vocation philosophique, surtout morale, lui fait prendre place dans un vaste mouvement d'idées qui s'amplifia à partir du XVIIIe siècle. Ce mouvement se manifesta de deux manières apparemment contradictoires : d'une part, un affaiblissement de la valeur intellectuelle de la religion au regard de la science et, d'autre part, un développement considérable du romantisme. Beaucoup d'hommes cultivés du XVIIIe siècle étaient portés vers ce que l'on appelait alors la "sensibilité", c'est-à-dire les sentiments indépendants de la pensée et de la volonté. Ce courant, né en Allemagne, illustré en France par Rousseau, allait avoir au XXe siècle des adeptes fervents aussi bien en Europe qu'en Amérique. Contre l'industrialisme, le matérialisme, le socialisme, devait se dresser un néo-romantisme dont le représentant le plus pathétique fut l'illustre philosophe Schopenhauer. [...]
        L'idéal à atteindre est le "nirvâna", que Schopenhauer considère comme l'anéantissement dans la vérité et qui s'exprime par l'absence d'angoisse et de souffrance. A la fois non-existence en tant que matière déchirée par le Mal et réalisation suprême de l'Etre, ce nirvâna est l'aboutissement du "mysticisme ascétique" dont il se fait l'apôtre. La volonté cosmique est mauvaise et cruelle par essence. Or la volonté individuelle s'identifie à la volonté cosmique ; par conséquent l'individu agissant ne peut être que mauvais et cruel. "La vie est un combat avec la certitude d'être vaincu." Le bonheur n'existe pas, car si un désir n'est pas satisfait, il n'est suivi que d'une satiété éphémère et illusoire. Il faut donc annihiler sa volonté et dissiper la "maya", c'est-à-dire l'illusion.

    Jacques Lantier, La Théosophie, pp.16-17 & pp.18-19
    Culture, Art, Loisirs, Paris, 1970


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  •     L'influence de la théosophie sur l'antoinisme est claire concernant les doctrines : sens la prière, Dieu en nous, réincarnation, loi d'évolution, importance des pensées...
        Mais la Révélation de Louis Antoine n'en reste pas moins une Révélation : "le Couronnement est à Lui seul tout l'enseignement", et celui-ci nous enseigne quoi : voyons les titres des chapitres et ce qui relève de l'innovation ou des influences :
    - L'arbre de la science de la vue du mal (innovation de L. Antoine) ;
    - Le libre arbitre (Spiritisme, Théosophie) ;
    - Unité individuelle de l'ensemble (Théosophie) ;
    - C'est Adam et Eve qui forment la base des termes de comparaisons (innovation de L. Antoine) ;
    - Apparence de la réalité (innovation de L. Antoine) ;
    - Réincarnation (Spiritisme, Théosophie) ;
    - Intelligence (innovation de L. Antoine) ;
    - L'étude de l'enseignement moral (Théosophie) ;
    - Le mystère : amour, intelligence et conscience (innovation de L. Antoine) ;
    - La croyance et la foi (innovation de L. Antoine) ;
    - Le vrai bonheur ne résulte que du malheur (Spiritisme, Théosophie) ;
    - Nous n'acquerrons la vérité que par notre erreur (Spiritisme, Théosophie) ;
    - Un dernier mot de cette révélation (innovation de L. Antoine) ;
    - Cause, développement et perfectionnement de l'être (Spiritisme, Théosophie).
        Sur 14 chapitres, 7 sujets sont uniquement présent chez Louis Antoine. La moitié. On peut aussi préciser que les sources de Louis Antoine viennent de la Théosophie, mais aussi du spiritisme. Par ailleurs, signalons qu'il serait avéré que les textes de H.P.Blavatsky serait des plagiats d'une centaines de livres occultes divers (http://www.blavatskyarchives.com/colemansources1895.htm). On peut donc dire que la doctrine de Louis Antoine reflète bien les idées de l'époque. Cependant, les différentes pratiques de l'antoinisme sont, il me semble, des innovations de Louis Antoine ou sa femme : prière silencieuse, mains jointes, pensées silencieuses...

        Par ailleurs la Théosophie évoque le Karma, l'astral (pour L. Antoine, il faut se défaire du monde pour se purifier, pour la Théosophie, à sa mort, l'âme rejoint l'astral où la matière n'a plus la même prégnance sur notre âme, mais où l'on garde sa personnalité ou individualité), l'Esprit ou Âme divine, l'Ego... et ne laisse guère de possibilité de comprendre le monde autrement que comme H.-P. Blavatsky ou Annie Besant (l'Homme et ses Corps d'Annie Besant est un exemple frappant de théorie invérifiable et sans contredit possible), ou d'autres le comprennent, alors que la Révélation nous demande de comprendre ou de ne pas comprendre le monde, mais simplement de l'accepter.
        Le point de vue de la Théosophie par rapport au spiritisme est plus dure que celle de L. Antoine : pour L. Antoine, elle n'est qu'expérience, et en cela science, donc matériel. Pour la théosophie, les évocations spirites causent du tort aux corps astraux des désincarnés. Dans la théosophie, on peut rejoindre les désincarnés par la méditation et le progrès moral sans pour cela que la communication ne soit possible, les théosophes doivent même l'accepter si les esprits veulent venir à nous au moyen d'un médium. Ils expliquent aussi que les communications se déroulent avec des esprits de la nature et non des esprits des morts. Pour L. Antoine, on peut simplement "resentir" les désincarnés par les fluides.
        Considérant le spiritisme comme scientifique, la théosophie n'en a pas moins un grand respect pour la science. Ainsi expériences sur des médiums, conférences d'érudits, magnétisme, télépathie sont pratiquées dans les débuts de la théosophie. La complexité des oeuvres d'Annie Besant, notamment son Etude sur la conscience en témoignent encore (à lire et télécharger sur Gallica). Voir aussi l'article Initiation de Wikipedia [http://fr.wikipedia.org/wiki/Initiation_%28Th%C3%A9osophie%29]
        Le point de vue sur l'intelligence est très particulière à l'Antoinisme : sans complètement l'incriminer, car elle a son utilité, L. Antoine appelle à s'en méfier pour atteindre ce qui est le monde astral dans la théosophie. Dans la théosophie même, lors de sa deuxième mort (après la mort terrestre on atteint le monde astral, où l'on meurt encore), on peut même retrouver les satisfactions intellectuelles, de l'art, de la dévotion, etc. que l'on a aimé dans le monde terrestre. Lors de sa deuxième mort, on se retrouve dans le Ciel selon la Théosophie, et seulement pour quelques siècles avant de retomber dans une incarnation terrestre. On y meurt donc aussi, mais la souffrance n'y existe pas, car on y aura créé une illusion de notre bonheur : joie matérielle et gens aimées. D'après L. Antoine, à sa mort terrestre, on retrouve l'Unité de l'Ensemble, ou on se réincarne, "soit sur la terre ou dans un autre monde" (Développement, p.114).
        Un point commun est par contre le fait que l'on peut être théosophe et chrétien, ou bouddhiste, ou juif... comme dans l'antoinisme. Par contre, on parle rarement dans la théosophie de l'incroyance.

        Concernant les dissidences : lors d'une entrevue, un membre de la Société Théosophique a conclu que "la Société Théosophique a donné l'enseignement et ils l'ont tous repris en l'amalgamant avec toute sorte d'autres choses. Sincèrement, on ne peut appeler cela des mouvements dissidents parce qu'on doit dire que ce sont des gens qui désiraient avoir la première place quelque part, qui avaient des idées propres. Ils en ont donc profité pour faire leur propre mouvement, en y injectant beaucoup de théosophie. Ils reprennent la même terminologie qui a été créée par les auteurs théosophiques, et qui n'existait pas en occident avant". Le regard porté sur les dissidents semble être d'une même trempe que celui de Guénon sur la Société Théosophique (mélange d'ésotérisme, de religions orientales (occidentalisées) et de spiritisme)(source : www.oeildusphinx.com/MdI3_theos.html). Par ailleurs la succession dans le mouvement théosophique a été beaucoup plus houleux que dans l'antoinisme.

        Signalons encore que la théosophie avait aussi mis en place des salles de lecture : au siège de la Société théosophique de France, 4, Square Rapp, à Paris (en 1917), se trouve une salle de lecture, une bibliothèque et s'y déroulent les réunions. Le Siège de la Société était ouvert tous les jours de la semaine de 3 à 6 heures sauf le 2e et le 4e dimanche.
        Les buts de la Société étaient :
    1° Former un noyau de fraternité dans l'humanité, sans distinction de sexe, de race, de rang ou de croyance.
    2° Encourager l'étude des religions comparées, de la philosophie et de la science.
    3° Etudier les lois inexpliquées de la nature et les pouvoirs latents dans l'homme.
        L'adhésion au premier de ces buts est seule exigée de ceux qui veulent faire partie de la Société.
        Actuellement, le Siège de la Société en France est au 4, square Rapp, 75007 Paris.

        La section de Liège, la "Branche Annie Besant" de la Société Théosophique a ses locaux au 10, place Vivegnis, dans le vieux Liège. A Bruxelles, le siège de la Société Théosophique (ST) Belge A.S.B.L. est établi au 51, rue du commerce, 1040 Bruxelles.


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  •     Déboires avec ses médiums, désaccord au sujet des statuts avec la nouvelle fédération spirite ne sont pas les seuls motifs de la nouvelle orientation de l'antoinisme. Antoine avait subi l'influence de la théosophie. "C'est en voilant les faits que depuis quatre ans notre frère Antoine, cédant à des scrupules mal fondés, ainsi qu'aux suggestions théosophiques de son entourage lettré, a terni sa propre lumière et glissé hors du spiritisme. L'auteur de ces lignes, le professeur J. Dumoulin, écrira encore plus tard, que l'étude d'Allan Kardec empêche "de verser dans les systèmes absurdes de demi-savants aveuglés par la matière ou les élucubrations mystiques de médiums orgueilleux et dégénérés, dévoyés dans la théosophie ou autres système parasitaires.
        Qu'il y ait dans ces lignes une allusion à Antoine, la chose ne paraît pas douteuse.
        Ce ne furent point seulement les Vignerons du Seigneur qui subirent l'influence de la théosophie ; celle-ci s'infiltra dans les groupes et menaça "le spiritisme dans son activité essentielle" en cherchant à éliminer, comme à Jemeppe, les séances d'expérimentation. Sur ce sujet, nous trouvons dans la Revue Spirite de 1911 une polémique entre le directeur de cette publication, M. J. Van Geebergen et un spirite-théosophe. Devant le péril théosophique, le Comité national de la Fédération spirite belge chargea les comités des groupements affiliés de prendre les mesures opportunes contre les personnes dont les idées étaient hostiles à la pratique de ma médiumnité. La polémique avec les théosophes se continua et en 1913, au Congrès de Namur, M. Fraikin dénonça la théosophie et l'antoinisme comme causes de la désorganisation du spiritisme belge. Antoine et les théosophes avaient déjà été jugés avec une égale sévérité par le Chevalier de Saint-Marcq, alors qu celui-ci était encore président de la Fédération spirite. Pour le Clément de Saint-Marcq, "la théosophie et l'antoinisme sont deux tiges parasitaires venues sur l'arbre sain et fort du spiritisme".
        Un jour un adepte demanda au Père Antoine pourquoi il s'était séparé des spirites. Antoine répondit d'abord par un éloge du spiritisme, dont son disciple avait signalé les divisions :
        "Le spiritisme dont vous venez de constater la division, je l'ai toujours placé et le place encore au dessus des partis puisqu'il s'adresse indistinctement à toutes les consciences et qu'il intéresse le matérialiste comme le croyant. Le spiritisme constitue une trinité qui relie, par la science, le matérialisme à la philosophie et la croyance, par la philosophie à la doctrine... Vous me demandez pourquoi je me suis détaché du spiritisme. Tout d'abord, je me plais à déclarer que je lui dois beaucoup et que je joins à  la plus vive reconnaissance pour la cause les sentiments de la plus complète fraternité envers les travailleurs. Mais les adeptes qui m'entouraient ont fait preuve d'un tel dévoûment et constitué une famille si unie qu'ils m'ont permis de fonder avec eux une école d'amour pur et désintéressé, montrant par des actes aux autres hommes le secret du vrai bonheur et donnant l'exemple de la formation des caractères par le contact de la vie et l'incessante préoccupation de l'avenir moral."
        Ce témoignage de reconnaissance et de sympathie à l'égard du spiritisme figure dans l'Auréole de la Conscience (numéro de juin 1907, reproduit partiellement dans la Révélation, p.26-28) ; il n'a pas été repris avec le reste de l'article dans la Révélation.

        En résumé, abstraction faite des motifs psychologiques (vanité, ressentiments, etc.), ou surnaturels (révélation divine) que peuvent invoquer les antoinistes ou leurs adversaires, Antoine s'est séparé des spirites à cause de son aversion pour la partie expérimentale, dite scientifique, du spiritisme, aversion qui avait une double source : tout d'abord, les déboires causés à Antoine par certains médiums ; ensuite, l'influence de la théosophie. Quand au désaccord sur les statuts de la Fédération spirite, il ne semble pas qu'on puisse le considérer comme un motif de rupture, puisque le chef des Vignerons avait lui-même trouvé une solution à cette difficulté.
    Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p. 124-27


        La fondatrice de la théosophie, Helena Blavatsky, sait produire des phénomènes spirites ou paranormaux (poltergeist, clairvoyance) ou spirituels (visions), raconter et inventer merveilleusement, etc. En 21 ans de voyages, elle va rencontrer sorciers, rebouteux, chamans de Mongolie et d'Inde, lamas du Caucase et du Tibet, yogins d'Inde et de Ceylan, spirites russes et égyptiens, médiums, sages et autres personnes spirituellement remarquables, qui allaient profondément l'influencer.
        En Égypte, au Caire, elle fonde, avec Emma Cutting (future Emma Coulomb), une éphémère Société Spirite, selon les principes d'Allan Kardec. Ses premiers amis et adeptes furent spirites.
    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Helena_Petrovna_Blavatsky

        L'influence de la théosophie, s'il y en eu une, est passé par le spiritisme même, et non directement par la théosophie. C'était en effet un mouvement dans l'air du temps. A moins que le professeur Ferdinand Delcroix, adepte proche du Père, était membre d'une organisation théosophique. Cela est possible, mais Pierre Debouxhtay rejette la possibilité d'une influence forte du professeur sur Louis Antoine. Nous l'évoquons dans un autre billet.

        Ajoutons cependant que l'étymologie du mot théosophie est encore en contradiction avec l'antoinisme : (du grec théos, Dieu, et sophia, science). Ce nom désigne la sagesse ou science qui vient de Dieu, celle qui a Dieu pour auteur, non celle qui se rapporte à Dieu et dont Dieu est l'objet (et est la théologie).


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