• La Théosophie (Le Fraterniste, 25 janvier 1912)


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  • Société Théosophique de France - Adyar


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  • Aider les autres par la pensée, in Catéchisme théosophe (Le Fraterniste, 21 février 1913)

    AIDER LES AUTRES PAR LA PENSEE

    1. Pouvons-nous, à travers l'espace, communiquer avec les autres par la pensée ?
        Oui ; c'est un fait d'expérience. Toutefois, dans la télégraphie sans fil, il faut un poste expéditeur et un poste récepteur bien organisés : pour l'un, des pensées très fortes, pour l'autre, une grande réceptivité.
        Toute réelle qu'elle soit, cette communication passe inaperçue pour beaucoup de gens. Deux personnes, par exemple, pensent en même temps à la même chose cela signifie que l'une a transmis à l'autre sa pensée de près ou de loin ; c'est la télépathie.

    2. Est-il facile d'influencer les autres par la pensée ?
        Oui, et tout aussi facilement pour le mal que pour le bien. Voici une personne sensitive, qui reçoit et subit des pensées hostiles, très pénibles. Elle perçoit ainsi des formes-pensées visibles pour des clairvoyants. Ces formes ont des couleurs significatives, se terminent par des crochets qui s'accrochent au mental de cette personne pour la faire souffrir. Mais, si celle-ci les repousse par sa volonté ou en s'enfermant dans sa coque astrale, ces formes-pensées, obéissant à la loi de réaction, retournent leur force hostile contre leurs propres auteurs, juste punition infligée par ce que l'on appelle choc en retour.

    3. Quels devoirs rigoureux en découlent pour nous ?
       
    Jamais, au grand jamais, nous ne devons adresser aux autres de mauvaises pensées. Au contraire, ne fût-ce que par prudence, adressons-leur des pensées d'aide, de protection, de secours, de sincère sympathie, de profonde affection. Gardons-nous, même, de forcer quelqu'un au bien par la pensée ; ce serait abuser d'un tel pouvoir et se créer de graves responsabilités. A l'égard des enfants surtout bornons-nous à persuader, à encourage, à réconforter.

    4. Comment devons-nous procéder ?
        Si je veux envoyer des pensées d'aide à mon ami, je dois tout d'abord me le représenter comme s'il était devant moi et lui adresser directement des formes-pensée qui subsisteront d'autant plus longtemps que ma pensée sera plus forte et mon émotion plus intense. Ces formes resteront près de mon ami ; il en subira nécessairement l'influence bienfaisante.
        On peut même, de cette façon, écarter de quelqu'un des dangers physiques. C'est ainsi qu'une mère peut parfois protéger de loin son fils absent.

    5. N'existe-t-il pas un moyen très efficace de venir en aide aux autres ?
        Oui, en adressant des prières à des Intelligences supérieures en faveur de personne en vue. Des prières ardentes ne sont pas autre chose que des formes-pensées, dont l'action est toujours efficace.

    6. Pouvons-nous aider les défunts ?
        Oui ; par la pensée, nous pouvons aider, secourir les défunts et beaucoup plus facilement même que les vivants, attendu que, dans l'au-delà, ils sont débarrassés du corps physique, si difficile à mettre en vibration. Enfermés dans leur corps astral, les défunts sont très accessibles à toutes les influences qui viennent du monde mental. Une pensée aimante est aussi sensible pour eux que pour vous une caresse ou une parole affectueuse.
        Adressons-leur donc des pensées d'amour, d'encouragement, que ces pensées soient leurs anges-gardiens sur la route du monde céleste. Imitons le chrétien qui prie pour son ami : Accorde-lui, Seigneur, la paix, le repos, la lumière éternelle ».

    7. Le pouvoir de la pensée peut-il être renforcé ?
        Il peut être renforcé par l'union de plusieurs personnes. Lorsque, par exemple beaucoup de théosophes s'unissent par pensée pour assurer le maintien de paix, ils contrebalancent les influences mauvaises en faveur de la guerre.
        Le travail de la pensée se trouve suffisamment secondé par l'intensité de la prière en commun. C'est pourquoi les congrégations contemplatives, de quelque religion qu'elles soient, accomplissent une somme considérable de bon et utile travail.

    Catéchisme théosophe par A. Le Cler, leçon XXIII (in Le Fraterniste, 21 février 1913)


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  •     Est-il nécessaire d'affirmer que cette croyance populaire — que l'on s'explique, d'ailleurs, — est absolument erronée ? Il existe des faits précis et certains ; il en existe beaucoup. La Théosophie nous les présente, mais — au contraire des Religions — elle nous les présente comme des sujets d'étude et non comme des articles de foi. Elle n'est point, par elle-même, une religion ; elle est aux religions ce que leur étaient les anciennes philosophies. Elle ne les contredit pas, elle les explique. Elle rejette comme nécessairement indigne de la Divinité, comme opposé à la Divinité, ce que l'une ou l'autre de ces religions peut renfermer d'absurde et de déraisonnable ; mais ce qu'il y a de raisonnable dans leur ensemble ou dans l'une quelconque d'entre elles, la Théosophie le prend, l'explique et le commente, combinant les vérités particulières en un tout harmonieux. 

    C. W. Leadbeater, Une esquisse de la théosophie, p.8
    Publications Théosophiques, 92 p., in-16, Paris, 1903


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  •     La théosophie moderne, issue directement de la théosophie traditionnelle, s'apparente à ces diverses sectes ou sociétés occultistes. Cependant sa vocation philosophique, surtout morale, lui fait prendre place dans un vaste mouvement d'idées qui s'amplifia à partir du XVIIIe siècle. Ce mouvement se manifesta de deux manières apparemment contradictoires : d'une part, un affaiblissement de la valeur intellectuelle de la religion au regard de la science et, d'autre part, un développement considérable du romantisme. Beaucoup d'hommes cultivés du XVIIIe siècle étaient portés vers ce que l'on appelait alors la "sensibilité", c'est-à-dire les sentiments indépendants de la pensée et de la volonté. Ce courant, né en Allemagne, illustré en France par Rousseau, allait avoir au XXe siècle des adeptes fervents aussi bien en Europe qu'en Amérique. Contre l'industrialisme, le matérialisme, le socialisme, devait se dresser un néo-romantisme dont le représentant le plus pathétique fut l'illustre philosophe Schopenhauer. [...]
        L'idéal à atteindre est le "nirvâna", que Schopenhauer considère comme l'anéantissement dans la vérité et qui s'exprime par l'absence d'angoisse et de souffrance. A la fois non-existence en tant que matière déchirée par le Mal et réalisation suprême de l'Etre, ce nirvâna est l'aboutissement du "mysticisme ascétique" dont il se fait l'apôtre. La volonté cosmique est mauvaise et cruelle par essence. Or la volonté individuelle s'identifie à la volonté cosmique ; par conséquent l'individu agissant ne peut être que mauvais et cruel. "La vie est un combat avec la certitude d'être vaincu." Le bonheur n'existe pas, car si un désir n'est pas satisfait, il n'est suivi que d'une satiété éphémère et illusoire. Il faut donc annihiler sa volonté et dissiper la "maya", c'est-à-dire l'illusion.

    Jacques Lantier, La Théosophie, pp.16-17 & pp.18-19
    Culture, Art, Loisirs, Paris, 1970


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