• Reconnaissance du culte (déc.1910-1922/1924)

    29 mas 1910 : Le Conseil d’Administration du Temple de Jemeppe-sur-Meuse adresse au ministère une demande de reconnaissance légale du Temple Antoinisme appuyée par 150.000 signatures. Cette démarche qui visait à obtenir l’exonération des droits de succession pour le Temple n’aboutit partiellement qu’en 1922.

    Reconnaissance du culte (déc.1910)

    15 août 1910 : Lors de la Consécration du Temple de Jemeppe, le Père déclare : 

         Mes enfants,
               Je regrette de vous voir aujourd’hui si nombreux et que je n’ai plus rien à vous dire. Cependant je tiens à remercier les personnes qui se sont dévouées pour récolter les signatures en vue d’obtenir la personnification civile de notre Culte.
               Nous aurions pu en récolter davantage, mais le nombre est déjà plus que suffisant.
               Maintenant nous avons formé un Conseil, vous avez un Enseignement, vous avez un Temple, il vous appartient… 

    Reconnaissance du culte (déc.1910)

    3 octobre 1922 : Le Culte Antoiniste est reconnu Établissement d’Utilité Publique en Belgique. 
    Cette reconnaissance officielle ne fut pas demandée pour recevoir des subsides de l’État pour les desservants du Culte ni pour l’entretien des Temples.
    La seule raison de cette demande fut d’obtenir l’exonération des impôts (dès 1925) et des droits de succession, extrêmement coûteux, en ce qui concerne les biens immobiliers (les temples) du Culte Antoiniste.
    Historique du Culte Antoiniste

    Reconnaissance du culte (déc.1910)

    En France, le culte est légalement reconnu comme association cultuelle. Il fut publié dans le Journal officiel de la République française du 9 février 1924, et est exempté de taxes foncières uniquement sur la partie publique de ses bâtiments et depuis 1934 en France. En effet, dans une décision du 5 décembre 1956, le Conseil d'État français a estimé que le logement du desservant ne pouvait pas bénéficier d'une telle exonération.
    Page Wikipedia Antoinisme

        Pierre Debouxhtay indique qu’une brochure a été publiée en vue d’obtenir la reconnaissance légale du Culte, Le Père Antoine et son oeuvre (1919).

  • Le culte antoiniste - reconnaissance (Le Journal de  Bruxelles, 15 octobre 1922)(Belgicapress)Le Culte antoiniste

         Le « Moniteur » de vendredi publie les statuts de l'établissement d'utilité publique dénommé « culte antoiniste ».
        Il s'est constitué sous la forme d'association sans but lucratif.
        Antoine était un simple ouvrier métallurgiste wallon. Il s'en fut, il y a une trentaine d'années, travailler en Russie, où il se mit en rapports avec des guérisseurs qui détiennent une sorte de pouvoir de suggestion et dont la croyance s'exprime en de vagues enseignements de morale.
        Rentré en Belgique, Antoine, se mit à enseigner cette morale simpliste et à guérir la manière des ermites russes.
        Le temple de Jemmapes-sur-Meuse fut créé il y une quinzaine d'années. Les disciples d'Antoine adoptèrent une curieuse tenue (chapeau haut de forme et longue redingote noire).
        Le culte antoiniste compte actuellement une dizaine de temples en Belgique et en France.
        Ce culte n'est on somme qu'une excroissance. L'on a toujours remarqué que ces excroissances bénéficient de l'affaiblissement du sens vraiment religieux. Il n'y a guère, en Belgique de pays plus superstitieux que le paye de Charleroi. On ne veut pas du divin, là où il est et on le cherche là où il n'est pas !

    Le Journal de Bruxelles, 15 octobre 1922 (source : Belgicapress)

     

        Quelques journaux belges se moquaient des Français faisant l’erreur de l’origine du Père Antoine, la situant à Jemmapes plutôt qu’à Jemeppe. On voit ici que les Bruxellois ne font pas mieux : aucune localité en Belgique ne s'appelle "Jemmapes-sur-Meuse"...


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  • Une proposition de FF. Goblet et Magnette (L'Ami de l'Ordre, 14 mai 1914)(Belgicapress)Une proposition
    de FF.
    . Goblet et Magnette

        Nous trouvons, dans un journal anticatholique, la note suivante :

        MM. le comte Goblet d'Alviella et Magnette préparent une proposition de loi ayant pour but d'accorder la reconnaissance de leur culte aux antoinistes.
        Les auteurs de la proposition estiment que ce culte remplit les conditions nécessaires ad hoc. Il compte plus de 150,000 adeptes tant en Belgique qu'en France et en Hollande. Au surplus, ce que les antoinistes réclament, c'est, non une subvention, mais la reconnaissance en ce qui concerne uniquement le droit de propriété de leur temple.

        Personne n'ignore que MM. le comte Goblet d'Alviella et Magnette sont des sectaires de premier ordre, et qu'ils sont fiers de se mettre au rang des chefs de la libre-pensée.
        Hélas ! ces deux libres-penseurs ne pensent pas librement du tout ! Ils sont les esclaves de leur prévention anticléricale.
        Est-ce, par hasard, une préoccupation d'équité qui les pousse à s'occuper de la farce antoiniste ?
        Nullement. Ces bonshommes ont vu là une occasion de tourner en dérision les cultes en protégeant cette mascarade.
        Prenez garde, messieurs, que le ridicule ne couvre que vous, hauts dignitaires du « culte » maçonnique.

    L'Ami de l'Ordre, 14 mai 1914 (source : Belgicapress)


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  • Nouvelle religion (Le Canada, 15 décembre 1910)(numerique.banq.qc.ca)             NOUVELLE
                             RELIGION

        Bruxelles, 12 – Deux cent mille personnes appartenant à la population minière du sud de la Belgique, ont signé une pétition adressée au gouvernement et demandant l'autorisation de construire des églises consacrées à un nouveau culte, appelé l'Antoinisme.
        Antoine est un ouvrier mineur. Il y a quelques années il hérita une petite fortune et se mit à soigner les gens gratuitement pour toutes sortes de maladies. Sa méthode consiste imposer les mains et à exécuter des passes. Il dit qu'un fluide mystérieux émané de sa personne opère la guérison.
        Antoine a été poursuivi plusieurs fois pour exercice illégal de la médecine, mais chaque fois il a été acquitté parce qu'il ne procède pas selon les méthodes scientifiques. Beaucoup attribuent les guérisons qu'il opère à l'auto-suggestion, mais Antoine a un grand nombre de partisans.
        On croit que le gouvernement refusera l'autorisation demandée, bien que les pétitionnaires ne demandent pas les subsides accordés à tous les cultes reconnus.

    Le Canada, 15 décembre 1910 (source : numerique.banq.qc.ca)


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  • L'Antoinisme - Correspondance (La Meuse, 8 décembre 1910)(Belgicapress)

    CORRESPONDANCE

    L'ANTOINISME

        M. F. Deregnaucourt, président du Comité du Temple, antoiniste de Jemeppe-sur-Meuse, nous prie de bien vouloir insérer l'article suivant :

        Antoine-le-Guérisseur, de Jemeppe-sur-Meuse, et ses adeptes, viennent de déposer sur le bureau de la Chambre des représentants, une pétition qu'ils adressent au Roi et aux Chambres pour demander la reconnaissance légale du culte antoiniste. Cette pétition est signée par 160,000 adeptes d'Antoine, tous Belges et majeurs.
        Les progrès rapides de l'Antoinisme en Belgique et en France tiennent du prodige. La religion nouvelle, fondée à Jemeppe-sur-Meuse depuis quelques années, compte aujourd'hui plusieurs centaines de milliers d'adeptes. Tous les Liégeois connaissent le Temple de Jemeppe-sur-Meuse, dont la gestion matérielle appartient à un Comité de neuf membres dont j'ai l'honneur d'être le président ; dont M. Delcroix, professeur à l'Athénée Royal de Liége, est le secrétaire, et dont M. Delaunoy, lieutenant d'infanterie à Bruxelles, est le trésorier. D'autres temples vont être érigés, notamment à Bruxelles et dans le Hainaut, aux frais des adeptes. Le Nord de la France se convertit rapidement à la religion nouvelle. Il y a un millier d'adeptes à Tours, autant à Vichy, autant à Nice et à Monaco. Un adepte de l'Isère fait construire, au Touvet, un temple sur le modèle de celui de Jemeppe.
        Il s'agit donc là d'un mouvement religieux très sérieux. Mais il faut assister aux exercices du culte, au temple de Jemeppe-sur-Meuse, pour se convaincre du grand sentiment de piété qui anime les adeptes. Les lundi, mardi, mercredi et jeudi de chaque semaine, le Maître opère sur tous les malades réunis dans le temple. C'est à peine si l'édifice peut contenir la foule recueillie. A dix heures, Antoine entre dans le temple, monte en chaire et l'opération s'accomplit devant environ deux mille personnes debout qui attendent, du Maître, avec une ferveur inexprimable, la guérison de leurs souffrances morales ou physiques. Tous les dimanches, à dix heures, un adepte donne lecture d'un chapitre de l'Enseignement. C'est la même affluence et le même recueillement.
        Si Antoine le Guérisseur et ses adeptes demandent la reconnaissance légale de leur culte, ce n'est pas pour obtenir des subsides ou la rémunération de ses ministres. L'antoinisme est basé sur le désintéressement le plus absolu, mais nous vivons sous une législation qui confère aux cultes reconnus par la loi de très grands avantages. Jusqu'ici, seuls les cultes catholique, protestant et juif ont demandé et obtenu la reconnaissance légale et joui des avantages afférents à cette reconnaissance.
        L'antoinisme a les mêmes droits de jouir de ces avantages.
        Le plus grand de ces avantages est d'assurer l'existence légale des édifices consacrés aux cultes. Dans les cultes reconnus, les fabriques ou consistoires ont la personnification civile, peuvent recevoir des dons et legs : ils sont propriétaires des églises, temples ou synagogues. Il n'y a plus de transmission de propriété à effectuer, plus de droits de mutation ou de succession à payer. La reconnaissance de l'antoinisme aura donc pour effet d'assurer l'existence légale du temple de Jemeppe-sur-Meuse et des autres temples qui seront érigés ultérieurement.
        Cette considération suffit pour démontrer l'intérêt que les 160,000 signataires de la pétition ont à voir la Chambre des représentants et le Sénat accueillir leur demande et voter une loi qui assimilerait l'antoinisme, quant à la reconnaissance légale, aux cultes catholique, protestant et juif.
        Nous ne voyons pas, d'ailleurs, qui pourrait s'y opposer. Le droit des antoinistes est évident et qui voudrait prendre la responsabilité d'un véritable déni de justice ? Ce ne seront certainement pas les catholiques de la Chambre, qui doivent être heureux de constater cette renaissance du sentiment religieux dans notre pays. Et quant aux libéraux et aux socialistes, nous savons qu'ils sont, comme nous, partisans de la séparation de l'Etat et des Eglises ; mais tant que nous vivons sous la législation actuelle, voudront-ils refuser à l'antoinisme les avantages que la loi confère aux autres cultes ? Nous ne pouvons pas le croire et nous sommes convaincus que tous seront d'accord pour voter la loi demandée.
        Et ainsi seront réalisés les vœux du saint de Jemeppe-sur-Meuse, devant qui tous doivent s'incliner avec vénération. N'est-il pas la plus grande force morale qu'il y ait au monde ?

    DEREGNAUCOURT.

    La Meuse, 8 décembre 1910 (source : Belgicapress)

     

        Ce texte du frère Florian Deregnaucourt suit le témoignage d’Hélène Defrance paru dans la revue Wallonia (Tome XVIII, n°12, déc. 1910).


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  • Eugène Goblet d'Alviella - L’être unique à plus d’un nom (curieuseshistoires-belgique.be)

    Mausolée - vue d'ensemble (source : dhnet.be)

    L'être unique à plus d'un nom

    Au fond d’une allée du cimetière municipal de Court-Saint-Etienne, à un jet de pierre de l’abbaye de Villers-la-Ville, quatre sphinx de pierre veillent sur un insolite monument funéraire dont l’ordonnance évoque les vieux tombeaux hindous.

    C’est un kiosque carré à deux étages, surmonté d’un dôme sphérique. Ses murs, colonnes et linteaux sont couverts de symboles, d’hiéroglyphes, de citations morales ou théologales relevant des philosophies et religions les plus diverses. Le thème de l’ornementation extérieure est résumé par la phrase qu’on lit gravée sur son fronton : L’ÊTRE UNIQUE A PLUS D’UN NOM.

    Cet aphorisme est exprimé en douze symboles frappés dans les colonnes d’angle et observables en tournant tout autour du monument dans un sens anti-horlogique : le Chrisme chrétien, le Tétragramme judaïque, le EI du temple de Delphes, le monogramme OUM des brahmanes, le nom d’Allah, des caractères runiques composant l’Odin scandinave, les Foudres de Jupiter latin, le Marteau triple des Celtes, la Roue bouddhique, Mazda ou le Feu des Perses, le AN cunéiforme des Chaldéens et, enfin, l’idéogramme Thian qui désigne le ciel chez les Chinois. Quant aux symboles intérieurs, ils évoquent le destin de l’homme et sa survie après la mort.

    Eugène Goblet d'Alviella - L’être unique à plus d’un nom (curieuseshistoires-belgique.be)

    (source : sitytrail.com)

    Ce mausolée est aussi bâti selon une stricte symbolique géométrique, numérale et zodiacale. Sa base est un carré de 5 mètres de côté tandis que le monument auquel on accède par un escalier de sept marches mesure exactement 12 mètres de haut. Les angles de ce carré indiquent les points cardinaux et la porte de la crypte souterraine, tournée vers l’orient, est marquée de la rose et de la croix, sous un linteau portant le disque ailé d’Horus, le dieu du soleil levant. Le sommet de la pierre cubique portant les épitaphes est orné d’une ancre posée sur une étoile flamboyante à celui de l’ancre paléochrétienne, inséparable du fameux carré magique de 5. Un obélisque, élevé par une famille apparentée, complète l’étonnant ensemble.

    C’est le comte Eugène Goblet d’Alviella qui conçut ce monument peu ordinaire en 1885. Il le fit réaliser par l’architecte Samyn, dans le but d’y inhumer la dépouille de sa mère, la comtesse d’Auxy de Neufvilles. Il est vrai que le château d’Auxy à Casteau, où Goblet avait passé une partie de sa jeunesse, était une demeure tout aussi étrange, sculptée et peinte de sujets symboliques, de la cave au grenier, sous la garde d’un même groupe de sphinx.
    Eugène Goblet d'Alviella - L’être unique à plus d’un nom (curieuseshistoires-belgique.be)
    Hélas, pour sauver cette bâtisse, on crut bien faire en la léguant à une communauté religieuse. On la dédia à saint Joseph puis, un beau jour, on la dynamita. Imprégné de l’univers hermétique qui régnait chez les comtes d’Auxy, Goblet d’Alviella ne pouvait manquer de s’intéresser aux grands mystères. Il se fit donc initier dans une loge bruxelloise dont il devint plus tard un des hauts dignitaires, se consacrant à l’étude des symboles et de leur migration. Recteur de l’ULB, ministre d’État, il mourut octogénaire en 1925 et repose désormais aux côtés de sa mère, dans l’extraordinaire tombeau qu’il s’était ainsi préparé de son vivant, à quelques pas de son château de Court-Saint-Étienne.

    source : https://curieuseshistoires-belgique.be/letre-unique-a-plus-dun-nom/
    cf. photos https://www.sitytrail.com/fr/poi/5067096-court-saint-etienne--mausolexe-goblet-dxalviella/


        Il a été classé « patrimoine exceptionnel de Wallonie » le 23 septembre 1988.

    Eugène Goblet d'Alviella - L’être unique à plus d’un nom (curieuseshistoires-belgique.be)

        À l’extrémité de la plate-forme se trouve la stèle destinée à recevoir le nom des défunts. Aux deux côtés de cette stèle est gravé un Arbre de vie, dans la forme artistique et hautement conventionnelle, que les Assyriens ont donnée à ce vieux symbole sémitique, et que les Chaldéens reproduisaient sur leurs sarcophages, comme une promesse d’immortalité.
    source : http://www.patrimoine-stephanois.be/wp/les-patrimoines/le-patrimoine-culturel/le-patrimoine-religieux-et-philosophique/le-mausolee-goblet-dalviella/colonnes-interieures/

     

    Arbre de vie
    (source : patrimoine-stephanois.be)


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  • Verzoekschrift (Provinciale Overijsselsche en Zwolsche courant, 21 déc 1910)

        Bij het Belgische parlement is een zonderling verzoekschrift met 160 000 handteekeningen ingekomen. Het vraagt de erkenning van een nieuwen godsdienst, gepredikt door „Antoine den geneesmeester”.
        Deze Antonius woont te Jemeppe aan de Maas, nabij Luik. Hij is thans 65 jaar oud. Vroeger werkte hij in de mijnen. Rumoerig kan men den nieuwen apostel moeilijk noemen, want in het door hem gestichte kerkje te Jemeppe houdt hij vier maal per week – Zondags niet – godsdienstoefeningen, maar bij die gelegenheden spreekt hij geen woord. Hij houdt zwijgend gedurende een volle minuut zijn handen over de verzamelde schare uitgestrekt en daarna zegt alleen een medewerker: „Ieder, wiens geloof sterk genoeg is, moet genezen worden. ” Antonius is een vegetarier en leeft als een hermiet, geen woord sprekend behalve door de ..... telefoon. Zijn vrouw, madame Antoine, bijgenaamd „la bonne mère” ontvangt dagelijks honderden zieken, die zij door het opleggen van de hand en onder het aanroepen van Antoine den geneesmeester geneest.
        In het kerkgebouwtje te Jemeppe staat op de muur, boven het podium, waarop de profeet zich bevindt, in reusachtige letters het volgende geschreven. De stralenkrans van het geweten. Een enkel middel kan de menschheid genezen: Het Geloof. Uit het geloof wordt de liefde geboren. De liefde, die ons God zelf in onze vijanden doet zien. Zijn vijand niet lief te hebben is God niet beminnen, want de liefde, die wij voor onze vijanden gevoelen, maakt ons waardig Hem te dienen. Ze is de eenige liefde, die ons waarlijk doet liefhebben, omdat zij is zuiver en waar.

    Provinciale Overijsselsche en Zwolsche courant, 21 décembre 1910


    Traduction :

        Une étrange pétition contenant 160 000 signatures a été soumise au Parlement belge. Elle demande la reconnaissance d'une nouvelle religion, prêchée par "Antoine le guérisseur".
        Cet Antoine vit à Jemeppe-sur-Meuse, près de Liège. Il a maintenant 65 ans. Il travaillait dans les mines. On peut difficilement qualifier le nouvel apôtre de bruyant, car dans la petite église qu'il a fondée à Jemeppe, il tient des services divins quatre fois par semaine – pas le dimanche – mais à ces occasions, il ne prononce pas un mot. Il reste silencieux pendant une minute entière, étendant ses mains sur la foule assemblée, puis seul un membre du personnel dit : "Quiconque a une foi assez forte doit être guéri." Antoine est végétarien et vit en ermite, ne parlant qu'à travers le biais d’un ...... téléphone. Sa femme, Madame Antoine, surnommée "la bonne mère" reçoit quotidiennement des centaines de malades qu'elle guérit en imposant les mains et en évoquant Antoine le guérisseur.
        Dans le bâtiment de l'église de Jemeppe, ce qui suit est écrit en grosses lettres sur le mur au-dessus du podium sur lequel se tient le prophète. L’Auréole de la conscience. Un seul remède peut guérir l'humanité : La foi. C’est de la foi que naît l'amour. L’amour qui nous montre dans nos ennemis Dieu lui-même. Ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer Dieu, car l'amour que nous avons pour nos ennemis nous rend dignes de le servir. C'est le seul amour qui nous fait vraiment aimer, parce qu’il est pur et de vérité.


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  • L'échec de l'antoinisme (Figaro, 3 février 1911)Figaro en Belgique
    L'ECHEC DE L'ANTOINISME
                                   Bruxelles, 2 février.

        Un des premiers, le Figaro a signalé l'extraordinaire popularité du thaumaturge wallon de Jemeppe-sur-Meuse, dit Antoine le Guérisseur, et la pétition de 190,000 Belges et Français demandant au gouvernement belge le vote d'une loi admettant « l'Antoinisme » au nombre des cultes reconnus. Voici une mauvaise nouvelle pour les fervents du « miraculeux » Antoine. Leur pétition adressée à une commission de la Chambre des représentants vient d'être renvoyée purement et simplement par celle-ci au ministre de la justice.
        Or, comme il n'est pas d'exemple qu'une pétition ainsi renvoyée sans avis favorable ait été prise en considération, on peut tenir la demande des fidèles d'Antoine comme écartée. Le catholicisme, le protestantisme, le judaïsme se trouvent ainsi débarrassés de la menace d'une concurrence. Mais peut-être que le prestige d'Antoine ne fera que s'en accroître. Sa religion va monter au rang des religions méconnues, persécutées, pour lesquelles on aime mourir... afin qu'elles vivent.

    Figaro, 3 février 1911


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  • Annales des Sciences psychiques (1910)

    Auteur : Directeur : Professeur CHARGES RICHET, Rédacteur en chef : G. de VESME ; Comité de Rédaction : Sir William Crookes, Camille Flammarion, Dr Paul Joire, Marcel Mangin, Dr Joseph Maxwell, Professeur Henri Morselli, Dr Julien Ochorowicz, Colonel Albert de Rochas, Dr Albert von Schrenck-Notzing ; Fondateur : Dr Xavier DARIEX
    Titre : Les Annales des Sciences psychiques, 1er et 16 décembre 1910, Echos et nouvelles, p.371
    Éditeurs : Société universelle d'études psychiques, 1891 à 1919 (les dernières années sont disponibles sur gallica)
    cf. http://www.autoresespiritasclassicos.com/Pesquisadores%20espiritas/Charles%20Richet/Annales%20des%20Sciences%20Psychique/Annales%20des%20Sciences%20Psychique.htm


    La Pétition des “ Antonistes ”
                   au Parlement belge
        Une pétition de 160.000 signataires, tous Belges et majeurs, demandant la reconnaissance du culte fondé par le guérisseur Antoine, dont nous nous sommes occupés encore dernièrement, est parvenue à la Chambre des représentants à Bruxelles. Voici le texte de cette pétition :

                      Monsieur le président
             et messieurs les membres de la Chambre,
        Nous avons l’honneur de vous demander de reconnaître par une loi le culte antonin, fondé à Jemmapes-sur-Meuse par Antoine le Généreux, et qui compte actuellement plusieurs centaines de milliers d’adeptes.
        Si Antoine le Généreux et ses adeptes demandent la reconnaissance de leur culte, ce n’est pas pour obtenir des subsides ou des rémunérations pour les membres de ce culte. La religion antonine est fondée
    sur le désintéressement le plus complet ; Antoine le Généreux et les membres de son culte ne peuvent recevoir ni subsides ni rémunérations ; mais ils veulent assurer l’existence de leur temple de Jemmapes, lequel a coûté 1oo.ooo francs.
        D'autres temples vont être érigés aux frais des adeptes. La reconnaissance du culte aura pour effet de transférer la propriété des temples aux fabriques ou consistoires qui en auront la gestion matérielle. Leur existence légale sera ainsi assurée. Il n’y aura donc ni droit de mutation, ni droit de gestion à acquitter.
        Le temple de Jemmapes est administré par un comité de neuf membres composé de signataires de cette protestation. Mais le comité n’en a pas la propriété légale. Il importe que cette propriété lui soit conférée.
        Il est inutile que nous insistions sur le caractère si moral et si élevé de l’enseignement d’Antoine le Généreux et sur les merveilleuses guérisons, tant morales que physiques, qu’il a obtenues et obtient chaque jour.
        Un simple examen d'un des certificats joints à cette pétition fera comprendre pourquoi nous considérons Antoine le Généreux comme un des plus grands bienfaiteurs de l’humanité qui puissent se rencontrer.

        Un journaliste a demandé à un député quel accueil pouvait faire la Chambre à une semblable pétition.

        Eh ! dit-il en souriant, les 160.000 signatures sont parfaitement en règle, et jamais pétition aussi importante n’est parvenue à notre Chambre, pas même quand il s’est agi de l’instruction obligatoire.
        Presque tous les adhérents du culte antonin sont des gens estimés, et il y a parmi eux beaucoup d'hommes cultivés : professeurs, médecins, etc. Des milliers d’attestations de guérisons sont jointes à la pétition. Des médecins réputés en ont signé plusieurs.
        Nous ne pouvons donc pas traiter légèrement un mouvement de cette importance, qui persiste et progresse depuis plus de vingt ans, d’autant plus que la personnalité de son chef est digne de tous respects.
        Et puis, n’oublions pas, en ce qui concerne les pétitionnaires, que ces braves gens n’ont qu’un mot à dire pour que nous ayons à la Chambre un ou deux députés antonistes.

        Il a été remarqué, au sujet de cette pétition, que l’Antonisme paraît être la deuxième religion de l’Etat belge, puisqu’on n’y compte que 20.000 Israélites et 15.000 protestants. En réalité, la plupart des signataires de la pétition, plutôt que des « antonistes » purs, sont des spirites.


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  • Le Culte des Automistes (Excelsior, 4 déc 1910)

    Le Culte des Automistes

        BRUXELLES, 3 décembre. — La Chambre vient de recevoir une pétition signée de 60,000 personnes, réclamant la reconnaissance légale d'un nouveau culte : le « culte automiste ». Le grand-prêtre en est un rebouteux de Jemmeppe-sur-Meuse, connu sous le nom d'Antoine-le-Guérisseur.

    Excelsior, 4 décembre 1910

     

    Les communications n’étaient pas toujours très précises à l’époque. On ne sait pas ce qui s’est passé dans la tête du typographe pour déclarer qu’Antoine-le-Guérisseur est le grand-prêtre du culte automiste…


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  • Päewaleht, nr. 278, 3 detsember 1910

    Uus usk.

        Parisi lehe „Matini“ Kirjasaatja teatab Brüsselist, et Belgia saadikutelotta haruldane pafwekiri uue usu maksmatunnistuse pärast sisse on antud. Palwekirjal on 160 tuhat allkirja. Allakirjutajad on kõik belga lased, tuttawa usuõpetaja Antoine le Genereux järelkäijad. Nimetatud usuõpetajal on imelspanemisewäärt wõin haigeid terwefs teha; ta on juba tuhandatel haigetel intende terwise tagasi andnud. Tema järeltäijad on juba ammuu toilu hoidma hakanud, peawad ühiseid usukombeid ja on omale Jemmanis ühise kiriku ehitanud.
        „Matin“ teatab, et uus üsk arwu poolest Belgias teisel paigal seisab, sest peale katolitlaste ei ole seal kellegi teise usulisk rohkem kui selle usu poolehoidjaid; juutisi on Belgias ainult 20.000 ja protestantlasi 15.000.
        Uue seaduse eelnõu üle on „Matini“ kirjasaatja ühe rahwasaadikuga juttu puhunud, kes ütelnud, et weel mitte kunagi nii tähtsat küsinust saadikuteloja täes ei ole harutada olnud. Pea kõik selle usu poolehoidjad on auwäärt inimesed, nende hulgas on palju professorisi ja, mis weel enam imetspanemisewäärt, hulk arstisi. Arstid on oma allkirjadega mitmed terwelssaamise juhtumised tõels tunnistanud. Ei tohi mitte pealiskaudselt uue usu peale waadata, mis juba aasta kahekümne eest teffima hakkas. Ka usu põhjendaja on kõigiti auväärt mees. Uue usu poole hoidiad ei tee politikaga tegemist, aga nende hulk on küll juba nii suur, et nad ise oma asemiffusi wõitsiwad hakata parlamenti walima. Rahwasaadik arwas, et ei wormi ega sisu poolest takistust ei wõi olla, et uue usu malšmatunnetamise jaluvefiri täitmist leiab.

    Päewaleht, nr. 278, 3 detsember 1910

    Source : https://dea.digar.ee/cgi-bin/dea?a=d&d=paevalehtew19101203.2.3

     

    Traduction de l’estonien :

        Nouvelle foi.

        Le destinataire du journal "Matin" de Paris informe depuis Bruxelles qu'une rare lettre du député belge a été envoyée pour la reconnaissance d’une nouvelle religion. Le journal compte 160 000 signatures. Les signataires sont tous des disciples du professeur de religion belge Antoine le Généreux. Cet enseignant religieux s'occupe des malades ; il a déjà guéri des milliers de patients avec intensité. Ses disciples le suivent depuis longtemps, ils partagent des convictions religieuses communes et construisent une église commune à Jemeppe.
        Le "Matin" déclare que la nouvelle religion occupe la deuxième place en Belgique car, à part les catholiques, il n’y a pas d’autre religion plus importante que celle des adeptes de cette religion ; en Belgique, les Juifs ne sont que 20 000 et les protestants 15 000.
        Le nouveau projet de loi a été présenté par le correspondant du "Matin" avec un certain étonnement, et a déclaré qu'il n'avait jamais eu une question aussi importante en tant que député du peuple. Presque tous les partisans de cette croyance sont des gens honorables, dont beaucoup sont des professeurs et, ce qui est plutôt un miracle, un certain nombre de médecins. Les médecins, avec leurs signatures, ont reconnu un certain nombre de cas terribles. Vous ne devriez pas lésiner sur une nouvelle religion qui a commencé à émerger depuis vingt ans. L'homme à l’origine de cette foi est également un homme respectable. La nouvelle religion ne fait pas de la politique, mais leur nombre est déjà si important qu’ils peuvent reconnaître leur position. Le député du peuple a estimé qu'il n'y avait aucun obstacle en termes de forme ou de contenu à ce que la reconnaissance de la nouvelle religion soit remplie.


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  • La religion du "Père Antoine" (Le Petit Journal 21 juillet 1912)

    LA RELIGION DU « PÈRE ANTOINE »

        Il y a quelques semaines à peine qu'es mort le fondateur de la secte des « Antoinistes » à laquelle appartenait Leclerc.
        Avec l'aide d'une dizaine d'initiés, de sa femme, la « Bonne Mère » comme disent ses adeptes, et de ses deux fils, le fameux Antoine-le-Guérisseur avait instauré une religion nouvelle qui promettait la guérison des maladies par la prière et par la foi. Il réussit ainsi à obtenir des cures impressionnantes qui furent très discutées d'ailleurs par des sommités médicales.
        Le Père Antoine avait en Allemagne, dans le nouveau monde et même en France des adeptes assez nombreux, mais il en comptait surtout en Belgique où il mourut il y a 20 jours. Des funérailles solennelles lui furent faites, on s'en souvient.
        Il y a quelques mois, las « Antoinistes », au nombre de plus de 100.000, avaient adressé aux Chambres belges une pétition tendant à la reconnaissance officielle de leur culte.

    Le Petit Journal, 21 juillet 1912


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  • Le Culte Antoiniste (La Liberté, 4 déc 1910)

                     Le culte antoiniste

                       (DE NOTRE CORRESPONDANT)

                                                   Bruxelles, 3 décembre.

        Une curieuse pétition vient de parvenir à la Chambre des représentants. Plus de 160.000 Belges l'ont signée. Jamais, même pour le suffrage universel et pour l'instruction obligatoire, on n'était parvenu à réunir autant de signatures. Cette pétition est accompagnée d'une lettre du Comité du « Culte antoiniste » ; elle est signée par M. de Regnancourt, propriétaire à Jemeppe-sur-Meuse, président ; M. F. Delcroix, professeur à l'Athénée de Liège, secrétaire ; M. C. Delannoy, lieutenant d'infanterie, trésorier. Les pétitionnaires réclament la reconnaissance légale de leur culte.
        « La religion antoiniste, disent-ils, est fondée sur le désintéressement le plus complet et Antoine le Guérisseur et les membres de son culte ne peuvent recevoir ni subside ni rémunération, mais ils veulent assurer l'existence de leur temple.
        » Le temple de Jemeppe-sur-Meuse a coûté 100.000 francs. D'autres temples vont être érigés aux frais des adeptes ; la reconnaissance du culte aura pour effet de transférer la propriété des temples aux fabriques ou consistoires qui en auront la gestion matérielle ; leur existence légale sera ainsi assurée. »
        Antoine, le fondateur de la nouvelle religion, est un magnétiseur qui a opéré quantité de guérisons et ses adeptes le considèrent comme « un des plus grands bienfaiteurs dont l'humanité puisse se glorifier. » – M.

    La Liberté, 4 décembre 1910


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  • Le Culte Antoiniste (L'Aurore, 5 déc 1910)

                                                Le Culte Antoiniste

        Une curieuse pétition vient de parvenir à la Chambre des représentants de Belgique. Plus de cent mille Belges l'ont signée. Jamais, même pour le suffrage universel et pour l'instruction obligatoire, on n'était parvenu à réunir autant de signatures. Cette pétition est accompagnée d'une lettre du Comité du « Culte antoiniste », réclamant la reconnaissance légale de leur culte.
        La religion antoiniste, disent les pétitionnaires, est fondée sur le désintéressement le plus complet et Antoine le Guérisseur et les membres de son culte ne peuvent recevoir ni subside ni rémunération, mais ils veulent assurer l'existence de leur temple.
        Le temple de Jemeppe-sur-Meuse a coûté cent mille francs. D'autres temples vont être érigés aux frais des adeptes : la reconnaissance du culte aura pour effet de transférer la propriété des temples aux fabriques ou consistoires qui en auront la gestion matérielle, leur existence légale sera ainsi assurée.
        Antoine, le fondateur de la nouvelle religion, est un magnétiseur qui a opéré quantité de guérisons et ses adeptes le considèrent comme « un des plus grands bienfaiteurs dont l'humanité puisse se glorifier ».

    L'Aurore, 5 décembre 1910


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  • The Americana, a universal reference library, v.21 sup.v.1.

        Antoinism. Two hundred thousand persons in the mining district of South Belgium have signed a petition to the government asking permission to erect churches for a new creed called Antoinism. Antoine is a miner. A few years ago he inherited a little fortune and started curing people gratuitously of all diseases by spiritual means. His method is the laying on of hands and making passes. He says that a mysterious fluid emanation works the cure. He has been prosecuted several times for illegal medical practice, but was acquitted, as he does not assume to use scientific methods. The cures are naturally attributed to auto suggestion, but Antoine has a great following. There is little likelihood of the new sect obtaining the assent of the government, although the petitioners do not ask for the State subsidies which ail officially recognized creeds are legally entitled to.

    The Americana, a universal reference library, v.21 sup.v.1.

     

    Traduction :

        Antoinisme. Deux cent mille personnes du district minier du sud de la Belgique ont signé une pétition auprès du gouvernement demandant la permission de construire des églises pour une doctrine appelée Antoinisme. Antoine est un mineur. Il y a quelques années, il a hérité d'une petite fortune et a commencé à guérir gratuitement les gens de toutes les maladies par des moyens spirituels. Sa méthode consiste à poser les mains et à faire des passes. Il dit qu'un mystérieux fluide agit comme un remède. Il a été poursuivi à plusieurs reprises pour pratique illégale de la médecine, mais a été acquitté, car il supposait ne pas utiliser de méthodes scientifiques. Les remèdes sont naturellement attribués à la suggestion automatique, mais Antoine a de nombreux adeptes. Il est peu probable que la nouvelle secte reçoive l’assentiment du gouvernement, bien que les pétitionnaires ne demandent pas les subventions de l’État auxquelles les croyances officiellement reconnues ont légalement droit.


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  •     Liste des communes ayant voté un voeu de sympathie au collège communal en faveur de la reconnaissance légale du culte : Andrimont, Ansival, Bierset, Grâce-Berleur, Herstal, Heusy, Hollogne-aux-Pierres, Ivoz-Ramet, Montegnée, Neuville-en-Condroz, Pépinster, Retinne, Seraing, Theux, Velroux, Verviers, Villers-le-Bouillet, Visé, Warnant-Dreye.
    Pierre Debouxhtay, L'Antoinisme, p.278-79

        La même année [1931], le Conseil communal de Spa, ville d'eau très connue, gouvernée par les libéraux, décida de baptiser une de ses artères "rue du Père Antoine".
    Jacques Cécius, Une religion de guérison : l'Antoinisme, p.42

        Depuis la rue est devenue l'Avenue du Père Antoine. Il existait également une square, dénommait Square du Père Antoine, simplement en raison du fait qu'il était situé sur la rue du Père Antoine.

        À Aix-les-Bains, la rue où se trouvait le temple antoiniste était dénommée à l'époque Rue des Antoinistes.


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  • Voorwaarts, sociaal-democratisch dagblad (27-06-1925)

        – De godsdienstige Belgische secte der Antoinisten heeft te Jemappes aan de Maas den dertienden verjaardag van den dood van vader Antoine herdacht. Er waren ongeveer 30000 menschen aanwezig. Moeder Antoine, de vrouw van den overleden profeet, ging voor bij den plechtigen dienst. De Antoinisten hebben besloten een nieuwen stap te doen bij het Belgisch parlement om erkenning van staatswege van hun eeredienst te verkrijgen.

    Voorwaarts, sociaal-democratisch dagblad, 27 juin 1925

        – La secte religieuse belge des Antoinistes a commémoré le treizième anniversaire de la mort du père Antoine à Jemappes-sur-Meuse. Environ 30 000 personnes étaient présentes. Mère Antoine, épouse du défunt prophète, présidait le service solennel. Les Antoinistes ont décidé de faire un nouveau pas en vue d'obtenir par le biais du Parlement belge la reconnaissance de l'Etat pour leur culte.


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  • Nieuwe Rotterdamsche Courant (14-10-1922)

        De Moniteur bevat de koninklijke goedkeuring op de statuten der „stichting ten openbaren nutte van den A n t o i n i s t i s c h e n eeredienst”. De grondlegger ervan is een vroegere metaalbewerker uit het Luiksche die den dienst in Rusland had leeren konnen. De Antoinisten, die niet alleen in België, maar ook in Frankrijk en te Monte Carlo bedehuizen hebben, zijn dus in België tot op zekere hoogte officieel erkend. Hon voorganger „vader Antoine” is kort voor den oorlog gestorven. Hij heeft zijn gezag aan zijn vrouw vermaakt, die thans als leidster optreedt van dezen eeredienst, welke zich op ethisch gebied beweegt en door middel van gebed zieken tracht te genezen.
        Vooral onder de industrie-arbeiders in het Walenland heeft de beweging vele volgelingen.

    Nieuwe Rotterdamsche Courant, 14 octobre 1922

     

    Traduction :

     

        Le Moniteur contient l'approbation royale des statuts de la " fondation d'Utilité Publique du culte Antoiniste". Son fondateur est un ancien métallurgiste liégeois qui avait appris à travailler en Russie. Les Antoinistes, qui ont non seulement des lieux de culte en Belgique, mais aussi en France et à Monte-Carlo, sont donc officiellement reconnus en Belgique dans une certaine mesure. Le prédécesseur, "père Antoine" est mort peu avant la guerre. Il a attribué son autorité à son épouse, qui est maintenant la dirigeante de ce culte, qui est actif dans le domaine de l'éthique et qui essaie de guérir les malades par le biais de la prière.
        Le mouvement a de nombreux adeptes surtout parmi les travailleurs industriels du pays wallon.


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  • Paille et Poutre (La chronique - gazette quotidienne 15 05 1914)

              MENUS FAITS, PROPOS MENUS

                         PAILLE ET POUTRE

        Pourquoi donc, me demande un lecteur, le gouvernement belge n'a-t-il pas fait droit à la pétition, appuyée par M. Magnette, au Senat, des antoinistes, qui demandaient la reconnaissance officielle de leur culte ?
        Je n'en sais, ma foi rien ; Antoine et ses apôtres, dans leur naïveté de primaires, donnaient une impression de bonne foi et de désir du bien qui inspiraient la considération. Mais voilà, les situations sont acquises, il n'y a plus de place pour les nouveaux dieux. Il n'y aurait même plus de place pour les nouveaux thaumaturges, même si, dans le cadre des lois, ils apportent quelque consolation morale à de pauvres diables.
        La Métropole fait une charge à fond contre la maison Antoine, ses miracles et M. Magnette et la pétition qu'il défendit :
        « Les pétitionnaires font remarquer que leurs doctrines n'ont rien de contraire à l'ordre public et qu'ils ne réclament ni traitement ni subventions quelconques. L'argent des gogos suffit largement à les dédommager de leurs pratiques.
        » C'est fort bien. Nous connaîtrons bientôt sans doute la réponse du ministre à M. le sénateur Magnette, qui ambitionne peut-être le titre de grand-maitre de l'Antoinisme.
        » S'il est fort probable que M. Antoine n'a jamais rendu d'autre service aux malades que de relever leur courage par la promesse d'une guérison et la vente d'une bouteille d'eau plus ou moins filtrée, il est certain quel les enseignements de l'antoinisme ont pu et peuvent avoir les plus fâcheuses conséquences au point de vue de la santé publique. Pour quelques fanatiques de celle secte, la foi remplace tous les remèdes. Plus on a de foi, plus la guérison est prompte. »

        Et c'est un cas ahurissant, celui de l'écrivain de ces lignes. Ne s'est-il pas aperçu que cela s'appliquait encore plus à Lourdes qu'à Antoine. C'est à Lourdes qu'on boit de l'eau, non à Jemeppes...
        Quand on admet le miracle quelque part, il est malaisé de le nier, a priori, ailleurs.
        Le plus sage n'est-il pas de garder devant l'incompréhensible un scepticisme bienveillant. Qu'à Lourdes ou à Jemeppes de pauvres gens aient retrouvé l'espérance, cela excuse bien des choses.
        Cela rend fâcheux la bataille à coups de bouteilles d'eaux non filtrée qui, si on écoutait la Métropole, s'engagerait entre les gaillards du gave pyrénéen et les riverains de la Meuse.
        Il n'y aura jamais trop de remèdes à nos misères, et paix aux guérisseurs de bonne volonté.

                                                                   BOB.

    La chronique - gazette quotidienne, 15 mai 1914


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  • La paille et la poutre (Journal de Gand 09 Mai 1914)

            La paille et la poutre.

            M. le sénateur Magnette avait posé, au ministre de la justice, une question au sujet de la reconnaissance légale du culte antoiniste.
        Et M. Carton de Wiart a répondu que ce culte « ne se rattache, dans son ensemble, à aucun service public du culte organisé par la loi di 4 mars 1870. La loi seule pourrait lui attribuer la reconnaissance légale ».
        A ce propos, un organe de droite fait remarquer :
        « S'il est fort probable que M. Antoine n'a jamais rendu d'autre service aux malades que de relever leur courage par la promesse d'une guérison et la vente d'une bouteille d'eau plus ou moins filtrée, il est certain que les enseignements de l'antoinisme ont pu et peuvent avoir les plus fâcheuses conséquences au point de vue de la santé publique. Pour quelques fanatiques de cette secte, la loi remplace tous les remèdes. »
        Comme à Lourdes, alors, dit L'Indépendance, ou M. Carton de Wiart porte le baldaquin aux processions. Aussi comprenons-nous que le ministre ne veuille faire nulle peine, même légère, à la Vierge dont le petit commerce d'eau filtrée est si rémunérateur pour Notre-Mère la Sainte-Eglise.

    Journal de Gand, 9 mai 1914


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  • M. Magnette et l'Antoinisme (La Métropole 3 mai 1914)

        M. Magnette et l'Antoinisme

        Antoine le Guérisseur, dénommé aussi le Généreux, est mort l'année dernière. Paix à sa mémoire. Mais les adeptes de l'Antoinisme sont paraît-il assez nombreux ; ils ont même inauguré récemment un temple à Paris. La crédulité humaine n'a pas de frontière.
        Les successeurs d'Antoine se sont adressés à M. Magnette, sénateur belge, qui a épousé sans doute leurs doctrines et ils lui ont demandé d'appuyer leur pétition au ministre de la justice tendant à obtenir que leur culte fut légalement reconnu. M. Magnette a marché, comme un simple rebouteur, et il a adressé au ministre une question dans laquelle il dit « qu'il lui serait agréable de savoir quels ont été les résultats de l'enquête et d'apprendre que la sollicitation des Antoinistes a rencontré auprès des autorités compétentes un accueil bienveillant ».
        Les pétitionnaires font remarquer que leurs doctrines n'ont rien de contraire à l'ordre public et qu'ils ne réclament ni traitement ni subventions quelconques. L'argent des gogos suffit largement à les dédommager de leurs pratiques.
        C'est fort bien. Nous connaîtrons bientôt sans doute la réponse du ministre à M. le sénateur Magnette, qui ambitionne peut être le titre de grand-maître de l'Antoinisme.
        S'il est fort probable que M. Antoine n'a jamais rendu d'autre service aux malades que do relever leur courage par la promesse d'une guérison et la vente d'une bouteille d'eau plus ou moins filtrée, il est certain que les enseignements de l'Antoinisme ont pu et peuvent avoir les plus fâcheuses conséquences au point de vue de la santé publique. Pour quelques fanatiques de cette secte, la foi remplace tous les remèdes. Plus on a de foi, plus la guérison est prompte. Or, consulter un médecin, c'est manquer de foi. Les médecins sont donc écartés du lit des Antoinistes. Leur science qui peut sauver les malades n'est pas requise. On se contente de passes, de l'imposition des mains. Cette folie a peut-être entrainé la mort de bien des gens. Et c'est M. Magnette – sénateur anticlérical ? – qui demande si cela ne peut pas continuer sous la garantie officielle des autorités !
        Semblable épidémie mentale a sévi en Angleterre. Les adeptes d'une secte qui s'intitule « Science chrétienne » et qui paraît avoir inspiré à Antoine certaines de ses théories que nous avons sous les yeux, laissaient mourir leurs proches, faute des soins les plus élémentaires. Ils mandaient un des chefs du culte, lequel essayant de persuader au malade que la douleur est une illusion. Les tribunaux se sont occupés de ces cas d'homicide par omission et ont dû sévir avec rigueur.
        Les guérisseurs populaires ont toujours existé : ils fleuriront toujours. La plupart sont des charlatans dangereux.
        M. Magnette serait-il jaloux de leur triste renommée ?

    La Métropole, 3 mai 1914


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