• Caudry (1922)

    Caudry (1922)

    Adresse : 13, rue de Denain - 59450 Caudry (dans le Cambrésis, à la frontière de l'Avesnois)


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    Style : néo-Roman

    Panneau : Lecture de l'Enseignement du Père, le dimanche à 10 heures et tous les jours à 19 heures, excepté le samedi. Opération au nom du Père, les cinq premiers jours de la semaine à 10 heures. Le temple est ouvert du matin au soir aux personnes souffrantes. Tout le monde est reçu gratuitement

    Temple avec photos

    Date de consécration (par Mère) : 1er octobre 1922

    Anecdote : On signale la présence de salle de lecture en 1913 à Caudry (rue Camille Desmoulin, 61 et et rue des Tramways, 27), à l'ouest de Caudry à Fontaine au Pire, et au sud de Caudry à Villers-Outréaux (chez M. Henquet-Lamy) et à Walincourt (rue Pierre Flinois). Vers 1920, un Unitif indique la rue de Bruxelles comme adresse pour la salle de lecture. C'est le premier temple du département avant Hellemmes en 1925. La même année fut consacré le Temple de Villeurbanne (banlieue de Lyon). Et 2 jours après la consécration du premier temple nordiste, le Culte Antoiniste est reconnu Etablissement d'Utilité Publique en Belgique. En France, le Culte Antoiniste est une association Cultuelle, régie par la Loi de 1905 sur les cultes depuis 1924. L'année suivante s'ouvre le temple de Vervins, dans l'Aisne, à quelques 60 kilomètres de Caudry.

    La ville de Caudry indique le numéro du temple : +33 (0]3 27 85 57 19

        Seigneuries depuis le Xe siècle, Caudry fut un lieu de fabrication de la dentelle, de la tulle, et de la broderie mécanique. De 1926 habitants en 1804, la ville passa à une population de 13360 en 1911 et devient une véritable ville où se juxtaposaient corons ouvriers, maisons de maître et ateliers textiles. La rue de Denain, où se situe le Temple, abritait également une usine d'apprêt textile de la fin du XIXe siècle. Fermée dans les années 50, c'est maintenant les ateliers municipaux.
        Aujourd'hui, un musée de la dentelle, installé dans un ancien atelier du centre-ville, retrace l'histoire de l'industrie dentellière du XIXe siècle à aujourd'hui. La dentelle demeure le fondement du tissu industriel local avec 12 dentelliers qui exportent plus de 80% d'un produit raffiné et exporté jusqu'aux Etats-Unis.

  • Antoine le Guérisseur (Journal de la ville de Saint-Quentin et de l’arrondissement, 29 juin 1912)

    Antoine le Guérisseur

    Sa désincarnation

        Nous avons parlé, à diverses reprises, d'Antoine-le-Guérisseur, qui avait fondé une religion à Jemeppe, près de Liège.
        De nombreuses personnes du nord de l'arrondissement de Saint-Quentin étaient allées le consulter pour des maux divers et comme quelques-unes s'étaient crues guéries, il en était résulté un exode régulier de pauvres bougres vers Jemeppe.
        Nous avions tâché de mettre en garde ces pèlerins d'un nouveau genre contre cette douce folie.....
        Antoine-le-Guérisseur vient de mourir.
        Nous avons reçu sa curieuse lettre de faire-part sur papier blanc non bordé de noir.
        La voici :

    CULTE ANTOINISTE

                Frère
        Le conseil d'administration du culte antoiniste porte à votre connaissance que le Père vient de se désincarner aujourd'hui mardi matin 25 juin. Avant de quitter son corps, il a tenu à revoir une dernière fois ses adeptes pour leur dire que Mère le remplacera dans sa mission, qu'elle suivra son exemple. Il n'y a donc rien de changé, le Père sera toujours avec nous, Mère montera à la tribune pour les opérations générales les quatre premiers jours de la semaine à dix heures.
        L'enterrement du Père aura lieu dimanche prochain, 30 juin à trois heures.
                                      Le Conseil d'administration.
                Jemeppe, le 25 juin 1912.

        Les idées d'Antoine, fils de petits cultivateurs du pays liégeois, et qui le portaient au mysticisme, au spiritisme et à l'illuminisme même, lui venaient d'un long séjour qu'il fit en Russie comme ouvrier mineur.
        Il avait fait un grand malheur dans sa vie : étant soldat, il avait tué par mégarde un de ses camarades. Cet accident l'avait profondément impressionné.
        Revenu dans son pays, il y avait fait de la représentation d'assurances et avait réalisé une très modeste aisance.
        C'est alors qu'il se découvrit le don de guérir les maladies. Il acquit vite comme guérisseur une grande notoriété. Au début, il avait eu recours à certains procédés classiques, notamment les massages, ensuite à certains gestes rituels. Peu à peu, comme les « Christian Scientists » d'Amérique, il se persuada que la volonté seule suffisait à guérir. Il ne réussit pas cependant à sauver son fils unique, qui mourut à vingt tans. Mais le courage tranquille avec lequel il subit ce coup accrut l'estime dont il jouissait.
        Ayant une fois parlé de lui, il nous faisait envoyer ses productions littéraires et ses périodiques.
        C'était d'une lecture rebutante, mais l'intention était excellente : il parlait toujours d'amour et de progrès, mais dans des termes souvent puérils et plus souvent encore incompréhensibles.
        Puis, il fonda carrément une religion.
        L'Antoinisme, ainsi désignait-on la religion nouvelle, connut de beaux succès. Une dame, qu'Antoine avait guérie, donna 20,000 francs pour construire un temple. Des dons venus de tous les coins de l'Europe permirent de créer et de faire vivre une revue, l'« Auréole de la conscience ». Enfin, il y a deux ans, une pétition couverte de 100.000 signatures sollicita la reconnaissance légale du culte antoiniste.
        Nous répétons que dans le canton de Bohain, l'antoinisme a quelques adeptes. Mais ce culte ne survivra pas à la « désincarnation » de son inventeur.

    Journal de la ville de Saint-Quentin et de l’arrondissement, 29 juin 1912


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  • Caudry, rue de Denain en 1947, avec le temple (remonterletemps.ign.fr)

    Caudry, rue de Denain en 1947, avec le temple (remonterletemps.ign.fr)

    Caudry, rue de Denain en 1961, façade du temple avec son clocheton  (remonterletemps.ign.fr)

    Caudry, rue de Denain en 1961, façade du temple avec son clocheton  (remonterletemps.ign.fr)


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  • Caudry (Journal officiel de la République française 4 octobre 1923)

    28 septembre 1923. ASSOCIATION DU CULTE ANTOINISTE, rue de Demain, à Caudry (Nord), qui a pour but de propager l'enseignement moral révélé par le père Antoine, dans son temple de Jemeppe-sur-Meuse, de 1906 à 1909.

    Journal officiel de la République française. Lois et décrets, 4 octobre 1923


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  • À Caudry (Le Fraterniste, 20 mars 1914)A CAUDRY

         MM. les catholiques continuent leur campagne contre les idées émancipatrices en faveur de la Raison qui caractérisent le spiritualisme moderne.
        Quand ils sentent une force menaçante pour l'intégrité de leur domination, ils s'efforcent de persuader à leurs ouailles, selon leur immuable habitude, qu'il n'y a de bon, de beau et de grand que ce qui est fait par l'Eglise...
        On constate leur étroitesse d'esprit quand on les voit attaquer ce qu'ils devraient considérer au contraire avec respect et vénération.
        Le Bien, partout où il se manifeste, n'est-il pas toujours le Bien ? Or cela n'est pas vrai pour les catholiques. Vous aurez beau guérir les malades, apporter la consolation aux désespérés, vous êtes impardonnable, si vous ne partagez pas leur foi.
        Nous plaignons sincèrement ces sectaires.

     -

        Voici l'article qu'a publié Monsieur le doyen Bricout, dans le « Bulletin de Caudry », numéro 87 de mars 1914.

    L'ANTOINISME

          Nous savons de source certaine que des affidés de la secte spirite des Antoinistes cherchent en ce moment à pénétrer dans diverses maisons de la paroisse. Il est de notre devoir de mettre en garde nos paroissiens contre les menées de ces prétendus guérisseurs de toutes les maladies. Les employer, c'est courir au-devant de dangers réels, et c'est forfaire à la conscience chrétienne qui ne permet en aucune façon l'usage des moyens absolument défendus qu'ils emploient.
        1° C'est courir au-devant de dangers réels pour la santé, car ils interdisent l'usage des médecins qui ont fait des études spéciales pour la guérison des maladies, et ils se substituent à leur place, alors qu'ils ne sont que des ignorants. Que de malades qui auraient pu guérir par des moyens médicaux ordinaires, et qui ont péri entres les mains criminelles de ces charlatans !
        2° C'est forfaire à la conscience chrétienne que d'employer de pareilles gens.
        Ils remettent en effet des livres qui sont profondément immoraux par les principes qu'ils propagent. En voici deux citations :

         « L'homme est libre de faire ce qu'il veut, pourvu qu'il suive son instinct ;... le Mal n'existe pas. » Ailleurs, il est dit : « Nous ne devons jamais nous efforcer de faire le bien. »
        Les plus féroces assassins accepteraient cette morale facile, qui leur permet tout.
        Ce n'est pas tout. Leurs livres, remis toujours à ceux qui ont recours à eux, sont pleins d'erreurs doctrinales. Ils attaquent la Religion Catholique et nient ses dogmes. Personne ne peut donc en sécurité accepter de pareilles doctrines.
        Enfin leurs pratiques de guérison ne sont pas de simples passes magnétiques, mais elles vont jusqu'à l'évocation des esprits, c'est-à-dire jusqu'à l'évocation des démons.
        En résumé, les pratiques employées par ces malheureux tuent souvent les malades, tuent la foi, et sont au point de vue de la conscience, des plus criminelles. Sous aucun prétexte, on ne peut donc recourir à eux.

    REPONSE A MONSIEUR LE DOYEN
    BRICOUT

          Je n'ai pas la prétention, Monsieur le Doyen, de défendre ici les Antoinistes, ni d'écrire en leur nom. Ces gens s'appuient seulement sur leur conscience et l'enseignement du Père Antoine dans ce qu'ils croient être la Vérité.
        Mais comme vous visez indirectement (peut-être) tous les guérisseurs spirites, je crois qu'il est de mon devoir de vous répondre.
        Vous avez raison, Monsieur, nous allons jusqu'à l'évocation des entités bonnes de l'Espace pour obtenir la guérison des malades.
        Mais permettez moi une simple question : « Que faites vous donc vous même quand vous accompagnez vos malades à Lourdes ? » Ce n'est certes pas à la statue de la bonne Vierge que vont vos prières et vos supplications ; je ne ferai même pas l'injure de le supposer, car mieux que moi, vous savez que cette statue est inerte et que vous n'en obtiendrez rien. C'est donc bien à l'esprit de la Vierge que vous vous adressez. Comment appeler cela par un autre nom que celui de Spiritisme ?
        Relisez un peu l'Histoire du Catholicisme, Monsieur le Doyen, et vous verrez que tous vos plus grands saints étaient des Spirites. Pour n'en citer que quelques-uns, et non des moindres : St-Paul, St-Augustin, St-Antoine de Ligori, St-Antoine de Padoue, le grand thaumaturge ; tous sont Spirites de fait, sinon de nom.
        Jeanne d'Arc, médium spirite entendant ses voix.
        Manifestations spirites que les miracles accomplis par le Christ et ses apôtres.
        Ayez donc plus de tolérance et de charité. Messieurs. Adressez vous avec plus d'Amour et de Foi aux entités bonnes de l'Au-Delà, et tous ces miracles se renouvelleront par vous par la seule imposition des mains.
        Spirite encore, l'abbé Vianay, le bon curé d'Ars, dont les guérisons sont innombrables.
        L'Histoire de l'Eglise est pleine de manifestations spirites que nous, ignorants,  – comme vous nous appelez – nous connaissons.
        Vous parlez du Spiritisme, Monsieur le Doyen, mais vous n'en avez sans doute jamais fait, car alors, vous seriez étonné de savoir que le « démon » fait mal sa besogne. En effet, en invoquant les esprits bons, ils nous disent toujours : « Faites le Bien. Aimez-vous les uns les autres. Aimez toujours et quand même, marchez sur les traces du grand initié de Béthléem. Dieu est Amour, et l'Amour seul peut donner la Foi et régénérer l'Humanité. »
        Avouez avec moi que les Esprits que j'invoque sont de drôles de démons.
        Je me ferai un plaisir, Monsieur le Doyen de vous adresser toutes les semaines Le Fraterniste et vous vous rendrez compte que les malades guéris par les pratiques spirites sont tous, à quelques exceptions près, abandonnés par la médecine officielle, et qu'en les guérissant, nous ne causons aucun tort aux médecins.

         (Voir le jugement du tribunal correctionnel de Béthune, acquittement des guérisseurs spirites).
        Et pour conclure, je dirai que si la religion catholique s'inspirait réellement des idées chrétiennes, elle propagerait intensément les vérités spirites, qui permettent de consoler les âmes et de guérir les maladies à ceux qui ont compris sous leur vrai jour la Beauté, la Bonté et la Justice de la Grande Force de Vie Universelle, qui est Dieu.

     UN SPIRITE FRATERNISTE
    CAUDRESIEN.

     Le Fraterniste, 20 mars 1914


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  • Caudry - Temple Antoiniste (by S'SYLHA YK)(500px.com)

    Photo de S'SYLHA YK (source : 500px.com)


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  •     Une Fraternelle de l'Institut général de Psychosie a existé à Caudry :

    Fraternelle de Caudry de l'Institut général de Psychosie

    Fraternelle n°19 de Caudry (Le Fraterniste, 1 août 1913)


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  • Enterrement antoiniste à Caudry (Le Fraterniste, 6 juin 1912)

    L'ENTERREMENT ANTOINISTE
    DE CAUDRY (Nord)

        Jeudi, 16 mai 1912, ont eu lieu à Caudry (Nord) les obsèques d'Octave Lefebvre, un adepte convaincu du culte Antoiniste. A notre grand regret, il nous a été impossible d'en parler plus tôt dans nos colonnes et nous présentons sur ce point, à la famille du décédé, toutes nos excuses...
        On connait suffisamment nos théories spiritualistes, pour savoir que nous n'admettons aucun culte. Nous pensons qu'il ne doit pas y avoir d'intermédiaire entre soi et Dieu.
        Toutefois, comme avant d'être Antoiniste, il faut tout d'abord être spiritualiste et que certains journaux du Cambrésis, ignorants de la beauté morale du spiritualisme moderne appuyé sur la science, ont cru devoir critiquer cette cérémonie, il nous parait indispensable d'en dire ici quelques mots. Nous désirons surtout faire observer que « l'Action du Cambrésis » ignore – fait assez surprenant – que le magnétisme curatif existe et n'est nié par aucune sommité médicale. Ce journal, en effet, dans son numéro du Dimanche 19 mai, s'exprime de la façon suivante, relativement à cet enterrement Antoiniste :
        « Le Mal, la Maladie n'existent pas, et les adeptes du père Antoine affectent un dédain profond pour les médicaments. Une simple évocation d'Antoine le Guérisseur, est plus souveraine que le plus actif des purgatifs.
        » La nouvelle religion a beau se réclamer de la science, de la vue du bien et du mal, elle est en contradiction formelle avec le bon sens et la saine raison... »
        Nous ne sommes pas Antoinistes, mais nous savons que la thaumaturgie est chose indéniable et, à l'Institut psychosique de Sin-le-Noble, où affluent quatre fois par semaine, une foule de malheureux, nous avons pu centraliser, en moins de 2 ans, 4.600 lettres d'attestations de guérisons, obtenues dans les cas les plus désespérés. Nous tenons ces lettres à la disposition du rédacteur de « l'Action du Cambrésis ». Certes, pour croire à ces guérisons, il faut avoir vu tous les ulcères variqueux, tous les cancers, toutes les paralysies, tous les aveugles, tous les sourds, etc., etc., que nous avons guéris, nous en convenons... Mais nous ne pouvons cependant nous empêcher de penser qu'il faut être bien peu réfléchi pour écrire dans un journal, sur une chose que l'on ne connait point. C'est comme si, rencontrant un maçon, par exemple, nous lui reprochions de ne point savoir bâtir un mur, alors que nous ne l'aurions jamais vu à l'ouvrage. Il est probable qu'il nous convierait, avant que nous ne soyons à même de porter un jugement, à le venir voir travailler. C'est ce que nous conseillons de faire, pour ce qui nous concerne, à tous ceux qui parlent ainsi en l'air, sans jamais approfondir les causes profondes, occultes, d'un phénomène, pour aussi extraordinaire qu'il puisse paraitre...
        Le discours qui fut prononcé par M. Noblecourt, aux Obsèques d'Octave Lefebvre, produisirent une grande impression sur la foule considérable qui assista à l'enterrement et ce fut là une excellente leçon philosophique et morale de laquelle beaucoup auront profité. Nous ne pouvons, faute de place, reproduire que quelques passages de cet excellent discours :
        « Octave Lefebvre fut pour nous, ses frères et ses sœurs, un exemple, car c'était un convaincu que la désincarnation n'était qu'un état transitoire, et que son âme libérée de la matière allait bientôt reprendre son essor vers la vraie liberté.
        » L'incarnation pour lui n'était qu'un passage où son esprit devait se débarrasser ici-bas de ses imperfections, pour aller rejoindre, après, dans les mondes invisibles, l'esprit de ceux qui l'y avaient précédé.
        » Il avait accepté l'épreuve de la maladie avec la tranquillité de l'âme forte, et cette conscience sereine que donne une conviction sincère appuyée sur la raison, et la preuve je vais vous la dire : il a repoussé, malgré les sollicitations pressantes des siens, tous les secours de la médecine. Cette âme modeste et pourtant si grande savait qu'aucune science humaine si étendue fût-elle ne pouvait le sauver ; car la désincarnation est une loi naturelle à laquelle personne ne peut se soustraire ; Octave nous ne te disons pas adieu mais au revoir. Ta matière seule nous a quittés et ton esprit invisible reste avec nous. »

    Le Fraterniste, 6 juin 1912


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  • Caudry - Rue de Denain (openstreetmap.org)

    Caudry - Rue de Denain (openstreetmap.org)


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  • Culte Antoiniste de Caudry fait peau neuve (Dialogue n°13 1998)

                                           EN BREF

    Le Culte Antoiniste de Caudry fait peau neuve

    A la suite de travaux importants, exécutés par des entreprises locales, M. et Mme MOUSIN, officiants du culte seront heureux de vous accueillir le dimanche et les quatre premiers jours de la semaine à 10h et 19h au 13 rue de Denain, T.: 03.27.85.57.19. Religion partie de Belgique en 1910 at fondée par Louis ANTOINE le Guérisseur, minceur de fond, basée sur l'enseignement de Jésus CHRIST, le culte n'est pas une secte ; il est légalement déclaré aux autorités.

    Il y a partout des peines, des maladies, des contrariétés, et chacun peut y venir demander sa guérison ou une aide morale. Le culte ANTOINISTE est une œuvre morale basée sur la foi, le désintéressement, et le respect de toutes les croyances. Trente-deux TEMPLES ANTOINISTE existent en France, celui de CAUDRY est implanté depuis 1922.

    Dialogue (Bulletin d'information municipal)
    n°13 (juillet août septembre 1998), p.28


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  • Caudry - The Express and Telegraph (Adelaide, Di 7 Mai 1912)

    “Anthony, the Healer.”

        The former blacksmith of Jemeppe, known as “Anthony the Healer,” is again in the public eye by reason of a remarkable cure which he is supposed to have effected.
        In Caudry (French Department of the Nord) a group of the Anthony sect was established, and several of its women members took to Jemeppe a young girl who had been lame from birth, and could only walk a few steps with great trouble.
        After her visit to “Anthony the Healer” the girl obtained the use of her limbs. When she returned home a crowd gathered in front of the house, and to prove that she was no longer a cripple she threw up the window and walked across the room.
        The girl declared that as soon as she entered the healer’s house she was seized with excitement, and was moved to cry out her faith in him. To her great joy she found that she could walk.
        The sect of Anthony is increasing, and a year ago he approached the Government with a view to obtaining official recognition of his power of healing.

    The Express and Telegraph (Adelaide, Di 7 Mai 1912)

     

    Traduction :

    "Antoine, le guérisseur".

        L'ancien forgeron de Jemeppe, connu sous le nom d'"Antoine le guérisseur", est de nouveau sous les feux de la rampe en raison d'une guérison remarquable qu'il est censé avoir effectuée.
        A Caudry (département français du Nord), un groupe de la secte d'Antoine s'est établi et plusieurs de ses membres féminins ont emmené à Jemeppe une jeune fille qui était boiteuse de naissance et ne pouvait marcher que quelques pas avec beaucoup de difficulté.
        Après sa visite à "Antoine le guérisseur", la jeune fille retrouva l'usage de ses membres. Lorsqu'elle rentra chez elle, une foule se rassembla devant la maison et, pour prouver qu'elle n'était plus infirme, elle se montra à la fenêtre et traversa la pièce.
        La jeune fille a déclaré que dès qu'elle est entrée dans la maison du guérisseur, elle a été saisie d'excitation, et a été poussée à crier sa foi en lui. À sa grande joie, elle a constaté qu'elle pouvait marcher.
        La secte d'Antoine est en augmentation, et il y a un an, il a approché le gouvernement dans le but d'obtenir une reconnaissance officielle de son pouvoir de guérison.

    The Express and Telegraph (Adélaïde, Di 7 Mai 1912)


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  • Temle antoiniste de Caudry


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  • source : www.cadastre.gouv.fr


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  • source : GoogleMaps


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  • La chanson du métier de Benjamin Ledin rend hommage aux passementiers tisseurs de rêves, extrait :

    "A l’œuvre donc ! Courbe ton torse,
    Pan, pan ! tic tac ! C’est ton destin ;
    Ici le goût prime la force,
    Tisse velours, tisse satin.
    Frappe battant ; vole navette
    Votre rythme dolent, berceur,
    De notre existence inquiète,
    Nous fait oublier la noirceur.

    Artiste, tu produis sans cesse
    Des rubans bleus, rouges ou verts,
    Dignes du front d’une princesse,
    Et qu’admire tout l’univers.
    Si les belles de ces merveilles
    Se parent, pauvre méconnu,
    Bien qu’elles attestent tes veilles
    Tu n’as que le droit d’aller nu.

    Refrain

    Tic tac ! tic tac ! C’est du métier
    La chanson plaintive et légère
    Qui berce ta longue misère O mon frère passementier !... "

    source : http://www.forez-info.com/encyclopedie/memoire-et-patrimoine/33-anciennes-chansons-du-peuple-stephanois.html


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  •     Des métiers d'autrefois ont déjà disparu de la Flandre industrialisée. La chanson du Petit Quinquin, où tient toute la vieille misère des cités du Nord, est la chanson des dentellières de Lille. Où sont les dentellières aujourd'hui ? Pas une ne reste. La dentelle est faite par des hommes sur les métiers mécaniques de Calais et de Caudry. Mais on fait ailleurs qu'à Lille la dentelle à main. Tandis que la fine toile à l'épeule ne se fait que dans le Cambrésis. Si elle disparaît de là, elle disparaît du monde.
        Verrons-nous mourir le dernier tisseur qui travaillait une pièce de 350 grammes en 18 mètres de long et 30 centimètres de large ? Un bon ouvrier agile ne laissait cette merveille qu'un mois sur le métier, mais comme le plus grand nombre de tisseurs à l'épeule étaient vieux et que le fin fil manié dans l'ombre avait usé leurs yeux, ils mettaient souvent deux mois à tramer les 18 mètres de chaîne. La femme du tisseur enroulait le fil sur des fétus
    de paille d'avoine, qui servent de canette dans l'épeule.
        Tout dans ce métier a la légèreté des choses dociles au moindre vent. A la maison du tisseur on voyait la canetière, assise sur le seuil de briques rouges, tourner lentement son bobinoir, et de la cave à grand soupirail venait le battement du métier.
        D'autres tisseurs à main, dans le Cambrésis et autour de Bailleul, travaillent à la sonnette, qui est un renvoi de corde sur laquelle ils tirent pour lancer la navette. Leur canette est en bois et non en fétu d'avoine. Le tisseur à l'épeule lance directement à la main. Son fil est si fin qu'il ne supporte rien que le geste doux et attentif de l'homme patient.

    Pierre Hamp, Travail invincible (1916)
    source : gallica


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  •    Cette situation est normale dans le textile. Les morts par tuberculose forment 25 % du contingent des décès à Lille. Nous comptons ici 6.000 tuberculeux pauvres. 1.000 à 1.200 meurent chaque année.
        Cette fréquence du mal terrible chez nos ouvriers est imputable tout d'abord à l'insalubrité même des métiers de tisseur et d'ouvrier de filature. Les poussières provoquées par les différentes manipulations de la matière première (peigneurs de lin), l'hygiène défectueuse des ateliers, mal aérés, dépourvus souvent de ventilation (cardeurs), l'humidité et la chaleur très élevée qui rognent en certains locaux (fileurs de coton, pareurs), l'humidité constante et le contact de l'eau chaude, le séjour dans la vapeur d'eau (fileuses au mouillé), l'absence totale d'aération (tisserands : l'air fait casser les fils de lin, de coton et de laine), voilà les premières causes de la santé précaire de ces ouvriers, ainsi jugés par M. Albert Aftalion, professeur d'économie politique de l'Université de Lille, peu suspect de partialité : « La phtisie guette ces travailleurs. Si on les a employés dès leur jeune âge dans la filature, ils périssent pour la plupart avant 45 ans ». [...]

        En 1860, Jules Simon écrivait : « Rien n'est plus douloureux à voir qu'une filature de lin mal entretenue. L'eau couvre le parquet pavé de briques, l'odeur du lin et une température qui dépasse parfois 25° épandent dans tout l'atelier une puanteur intolérable. La plupart des ouvrières, obligées de quitter la plus grande partie de leurs vêtements, sont là, dans une atmosphère empestée, emprisonnées entre des machines, serrées les unes contre les autres, le corps en transpiration, les pieds nus, ayant de l'eau jusqu'à la cheville et lorsqu'après une journée de douze heures de travail effectif, c'est-à-dire de treize heures et demie, elles quittent l'atelier pour rentrer chez elles, les haillons dont elles se couvrent les protègent à peine contre le froid et l'humidité. Que deviennent-elles si la pluie tombe à torrents, s'il leur faut faire un long chemin dans la fange et l'obscurité ? Qui les reçoit au seuil de leur demeure ? Y trouvent-elles une famille, du feu, des aliments ? Toutes questions qu'il est impossible de se poser sans une émotion douloureuse ». [...]
        L'ouvrière se marie jeune. Elle ne cesse pas d'aller à l'usine : sur 470 ménages ouvriers, M. le docteur Verhaeghe en a noté 362 où la femme continue de travailler en « filature » ou « en tissage », soit 72,02 % des ménages. Ses grossesses successives la retiennent à peine.  Et la famille flamande est prolifique. Sur 970 familles, 872 ont des enfants (soit 89 familles fécondes pour 11 stériles). Le total de ces enfants s'élevant à 3.837, donne une moyenne de plus de 4 enfants par ménage, 273 familles ont eu chacune de 5 à 10 enfants, 65 comptent de 11 à 20 enfants.
        Mais les familles sont trop pauvres pour nourrir tant de petits. La mortalité des enfants est considérable. Chez les fils de filles-mères, elle atteint 60 pour cent. Sur 168 femmes mariées, 147 ont perdu des enfants : le total de ces petits cadavres se monte à 240 (pour 495 naissances) soit 49 %! 537 familles ont perdu ensemble 1.462 enfants (soit plus de 2 par famille) ; 110 en ont perdu de 3 à 5 ; 77 ont vu mourir de 6 à 10 de leurs enfants.
        De quoi meurent tous ces petits ? Sur 1.285, 622 (près de la moitié) sont morts de gastro-entérite et d'athrepsie. « Ces causes de mortalité sont consécutives, le plus souvent au manque de soins, au défaut d'hygiène alimentaire et notamment à l'allaitement artificiel par des soigneuses ignorantes et routinières ».

    M. & L. Bonneff - Vie tragique des travailleurs - L'Enfer des Tisseurs (1908), p.14-15 & 19-20
    source : gallica


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