• Aimez vos Ennemis (Le Fraterniste, 04 mai 1911)

    Aimez vos Ennemis

    Au Fraterniste on est... fraterniste avec tous les hommes, sans exception, puisque la liberté humaine

    n’est pas  

    On y fait taire la vieille Loi du talion qu’on nous a inculquée.
    On ne parle pas avec plus de virulence aux catholiques qu’aux autres qui

    ne peuvent pas 

    penser, parler, agir, autrement qu’ils ne font.
    Mais ceux qui obligent nos frères à ramper et à subir leurs manigances et méchancetés et les font souffrir, doit-on toujours les laisser agir de la sorte envers leurs semblables ?

    Par contre 

    Je dis : Christ a chassé les marchands du Temple (les marchands de prières). Au « Fraterniste » – on est loin de la bonté de Christ – et cependant, on n’y a encore chassé personne.
    La nouvelle humanité, celle qui « aimera ses ennemis », va naître, elle naîtra si nous lui apprenons dès le berceau

    tout le bonheur

    qui se trouve, – pour les âmes évoluées, – dans la pratique des enseignements du Maître.
    Collaborateur du « Fraterniste », je mettrai dans le cabinet de travail du journal, les paroles qui me sont suggérées par l’Esprit qui m’a déterminé à les écrire, en regard de celles que notre vaillant et dévoué ami et collaborateur Albin Valabrègue nous a adressées et que nous avons publiées dans notre dernier numéro :

    “ Quelles belles armes que la logique et la vigueur ˮ.

    Paul PILLAULT.

    Le Fraterniste, 4 mai 1911

     


    votre commentaire
  • J.[ean] B.[éziat] La prière (Le Fraterniste, 2 novembre 1911)

    CONSEILS AUX MALADES

    LA PRIÈRE :

        Prier ne doit pas consister à débiter routinièrement des mots et des phrases, seraient-ils des mieux choisis.
        Prier, c'est exalter en notre âme, en notre cœur, au plus profond de notre for intérieur, les sentiments les plus nobles, les élans de pitié, de commisération et de bonté les plus fervents.
        C'est un désir ardent d'obtenir mieux, non seulement pour soi, mais surtout pour autrui.
        S'exercer avec persévérance à exalter de plus en plus en soi, ces sentiments d'amour fraternel ; transformer ainsi sa mentalité, devenir par ce moyen, plus pur, plus parfait, flotter spirituellement plus haut, toujours plus haut ; abandonner le terre à terre, cette vallée de misères et de larmes ; planer au-dessus de ces contingences de souffrance, arriver peu à peu, aussi près que possible du foyer spirituel de Puissance bonne et vivre ainsi d'autant plus par elle, en spiritualistes, que l'on a davantage quitté la décevante matière, cela c'est prier...
        Supporter avec résignation la souffrance ; comprendre que c'est par elle que, peu à peu, de par la loi d'Immanence ou de juste retour, nous nous acquittons de dettes contractées antérieurement par nos erreurs, erreurs adéquates à notre infériorité humaine, c'est là le moyen de les mieux supporter ces douleurs, de comprendre qu'elles sont une nécessité pour notre évolution. Seul celui qui a souffert peut savoir ce qu'est la souffrance. Les cœurs sensibles s'obtiennent au creuset de la douleur. Celui qui a toujours joui ne peut pas se rendre compte de la misère, malgré toutes les explications que l'on pourrait tenter pour la lui faire comprendre.
        Subissant mieux la douleur, désormais reconnue nécessaire à l'amélioration de notre mental, la supportant ainsi beaucoup mieux malgré ses morsures parfois cruelles, c'est dériver hors d'elle notre spiritualité.
        Le mal n'étant plus ainsi alimenté, disparaîtra peu à peu. On l'aura vaincu tout en ayant profité de sa leçon...
        Les matérialistes sans doute, souriront... Nous pleurerons de leur sourire, car il sera pour nous la preuve qu'ils continueront à souffrir.
        Ah ! que n'approfondissez-vous pas le fonctionnement des Lois d'Affinités Universelles dont la résultante se nomme Immanence, Retour, Récolte.

                                                                               J. B.

    Le Fraterniste, 2 novembre 1911


    votre commentaire
  • Encart dans Le Fraterniste (Revue générale de psychosie)(de Paul PILLAULT & Jean BÉZIAT)

        M. Pillault reçoit les malades les mar-
    dis, mercredis, vendredis et samedis à
    8 heures du matin et à 2 heures précises
    du soir. Ses soins sont gratuits.              
        L'Institut est ouvert à tout le monde,
    malade ou non, aux jours et heures ci-
    dessus indiqués.                                
       Les visiteurs sont invités à assister à
    la Conférence que fait M. Béziat le matin
    à 9 heures.                                         

    Encart dans Le Fraterniste (Revue générale de psychosie, de Paul PILLAULT & Jean BÉZIAT)


    votre commentaire
  •  
    Organe de l'Institut général psychosique : revue générale de psychosie / dir. Jean Béziat / adm. Paul Pillault
     

    Le Fraterniste (9 février 1911)


    votre commentaire
  • Par La Voix du Nord | Publié le 05/05/2016

    Sin-le-Noble : quand l’Institut des forces psychosiques damait le pion à la médecine

    Au début du XXe siècle, le mineur Louis Antoine réalise qu’il est doté d’un pouvoir particulier : celui de soigner avec les mains. Un mouvement est alors formé en son nom, tout en s’inspirant du spiritisme : l’Antoinisme. Ses membres ont foi en la guérison médiumnique.

    Intéressé par ces pratiques, c’est à Sin-le-Noble, rue Saint-Joseph, que le spirite Jean Béziat fonde quelques années plus tard l’Institut des forces psychotiques. Les soins proposés sont bien différents des codes de la médecine traditionnelle. Il sera très vite rejoint par Paul Pillault et Lormier, deux autres médiums guérisseurs.

    L’Institut, ouvert quatre jours par semaine, connaît un succès tel qu’il accueille environ trois cents patients par jour ! Un autre institut, fondé à Béthune, a même été traduit devant le tribunal correctionnel par le Syndicat des médecins, mécontent de voir sa clientèle déserter ses cabinets au profit d’une médecine spirite.

    Des photos de patients posant devant l’Institut étaient utilisées pour faire des cartes postales qui leur permettaient d’entretenir une correspondance avec leurs proches. Ainsi, au revers de l’une d’elles on peut lire : « Cher Octave, mon père a été hier à Douai – Sin-le-noble. À maintes reprises, il a pensé à toi pour envoyer sa photographie. il a été trouver un médecin qui guérit tout. Il y a été avec Ernest et François Lallemand. Le guérit tout a dit qu’il s’en allait les guérir et cette nuit mon père n’a plus toussé du tout. il n’est pas bien placé, je crois bien que tu le reconnaîtras. »

    L’Institut fermera peu après la Première Guerre mondiale.

    Source : https://www.lavoixdunord.fr/archive/recup%3A%252Fregion%252Fsin-le-noble-quand-l-institut-des-forces-psychosiques-ia16b0n3488120


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique