• Institut des Forces Psychosiques

    Institut des Forces Psychosiques

    (Le Fraterniste, 1 août 1912)

    Origine
        Quand Augustin Lesage, peintre, médium et guérisseur commence à peindre, en 1912 le spiritisme accuse autour de lui une grande vitalité. Le Nord de la France et la Belgique, pays de crassiers, voient leurs mineurs côtoyer sans cesse la mort.
        D'autre part, au début de ce siècle, le mineur belge Louis Antoine commence à soigner des mineurs malades par l'imposition des mains.
        "L'Antoinisme" devient bientôt un mouvement autonome qui emprunte des thèmes de pensées au spiritisme.
        Ses membres sont particulièrement orientés vers le soin médiumnique.

    A Sin-le-Noble
        Influencé par ces pratiques, le spirite Jean Beziat fonde, avant 1912, à Sin-le-Noble un Institut Psychosique : ici, on soigne par l'intermédiaire de l'au-delà.
        L'Institut, situé dans le quartier de l'église Saint Joseph, est ouvert les mardis, mercredis, vendredis, samedis, à 8h du matin et à 2 heures précises de l'après-midi.
        Jean Beziat est rejoint par Paul Pillault et Lormier. Au 1er août 1914, les trois guérisseurs soignent ensemble une moyenne de 300 patients par jour.
        Ceux-ci prennent la pose en groupe devant le photographe attitré de l'Institut : Les clichés Roumieux qui ont édité de nombreuses cartes postales. Elles servent de support à la correspondance des malades qui apportent leurs témoignages :
        "Cher Octave, mon père a été hier à douai-sin-le-noble. à maintes reprises il a pensé à toi pour envoyer sa photographie.
        il a été trouver un médecin qui guérit tout. il y a été avec Ernest et François Lallemand. Le guérit tout a dit qu'il s'en allait les guérir et cette nuit mon père n'a plus toussé du tout. il n'est pas bien placé,je crois bien que tu le reconnaitras"

        Certains de ces "médiums-guérisseurs" remportent de tels succès qu'ils sont traduits en correctionnelle en 1914 par le Syndicat des médecins qui a porté plainte. Ils seront acquittés.

        Jean Beziat se retire dans le Midi après la première guerre et continue à soigner. Paul Pillault part pour Aubervillers.
        C'est sans doute à cette époque que l'Institut Psychosique de Sin-le-Noble a fermé ses portes.

    Bibliographie
        La voix des esprits, ethnologie du spiritisme - Christine Bergé - Ed. Métailié, 1990.
        The Spiristist Fallacy, René Guenon.

    source : https://fr.geneawiki.com/index.php/59569-Sin-le-Noble-Institut_des_Forces_Psychosiques

  • Si nos pensées et nos actes (Le Fraterniste, 30 janvier 1914)

        Si nos pensées et nos actes étaient en harmonie avec la Loi d'Amour, cause de tout bien, si rien d'impur ne se mêlait à ce qui vient de nous, la psychose satanique aurait fort peu de prise sur notre vie quotidien, et notre passage ici-bas en serait sensiblement adouci.

        On voit ici que ce que l'institut des Forces Psychosiques nomme "psychose" est l'équivalent des fluides et, plus particulièrement ici, de la Vue du Mal dans l'Antoinisme.


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  • Le jugement de Béthune (Le Fraterniste, 6 février 1914)


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  • On poursuit nos Guérisseurs (Le Fraterniste, 26 décembre 1913)


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  • Dédié aux amis du Hasard (Le Fraterniste, 24 août 1911)

    PSYCHOSIE

     

    LOGIQUE

     

    Dédié aux amis du Hasard

     

        L'existence de la Force supérieure appelée Dieu, ne peut être admise, sa puissance ne peut être ressentie, que si l'on se livre à cet exercice spirituel spécial qui consiste à remonter sans cesse, de cause en cause, dans le domaine des motifs.
        Forcément, on touche bientôt par ce moyen, à la zone de l'inconnu, de l'occulte, véritable source originelle.
        On comprend alors, parce qu'on le ressent intimement, que tout un assemblage occulte de faits nous surpasse et nous domine et l'on se rend bien vite compte que le plus grand fléau qui s'attaque à l'humanité est cette coupable insouciance de la connaissance de notre être qui en tout, nous arrête dans nos recherches à la première barrière. En aveugles satisfaits nous ne nous efforçons pas de pousser plus loin nos investigations. Sondons de plus en plus dans les causes qui se sont enchaînés et nous trouverons Dieu = Force maîtresse.
        Ex. : 1re cause : Je suis venu à l'Institut psychosique parce que le voisin me l'a conseillé.
        2e cause : Mais pourquoi le voisin vous l'a-t-il conseillé ?
        Réponse : Parce que lui-même y vint et s'en trouva bien.
        3e cause : Pourquoi lui-même y vint-il ?
        Réponse : Parce que dans le train il entendit des étrangers en causer.
        4e cause : Pourquoi monta-t-il précisément dans le compartiment où se trouvaient des personnes causant de l'Institut ? Il eut bien pu monter dans tout autre compartiment.
        Et, etc., etc., etc... cherchez dans le sans fin. Vous reconnaitrez bien le déterminisme et ce fait indéniable qu'une force supérieure : Dieu, a dirigé le mouvement qui a abouti à vous faire venir.
        Tâchons d'avoir foi en ce guide d'en haut... Nous ne nous en plaindrons pas....
                                                                    Jean BEZIAT.
        P. S. Un ami me disait : Quel malheur que toutes ces vérités que vous écrivez ne soient pas davantage lues..
        Je réponds encore : Cherchez la cause des causes de tout cela : Vous en arriverez à comprendre que Dieu ne juge pas nécessaire que cela aille plus vite (Loi du peu à peu). Je m'en rapporte exclusivement à sa sagesse.
                                                                                J. B.

     

    Le Fraterniste, 24 août 1911

     


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  • La désincarnation de Geoffroy Jost (Le Fraterniste, 18 juillet 1912)

     


    La Désincarnation
                             de Geoffroy Jost

     

        Après Antoine, voici que Geoffroy Jost, le célèbre guérisseur de Dorlisheim, près de Metz, vient de mourir.
        Jost opérait un peu différemment des autres guérisseurs. Il avait la faculté de s'endormir lui-même (statuvolence à un très haut degré), en présence des malades et, à l'instar de Mlle Bar, de Saint-Quentin, il voyait les organes internes et diagnostiquait le mal. Il indiquait ensuite un traitement approprié le chacun des cas.
        En réalité, il était donc plutôt voyant que guérisseur proprement dit. Les malades qui allaient le consulter étaient fort nombreux et la petite villa où il opérait est bien connue des touristes qui fréquentent la région de Metz. Isolée des autres habitations, elle disparaît presque entièrement sur les frondaisons des plantes grimpantes qui couvrent ses murs...
        Beaucoup pleureront le brave guérisseur de Dorlisheim. Le nombre de ceux qui lui doivent santé et bonheur est considérable...
        Que souhaiter, à leur départ pour l'au-delà, à de tels êtres si grandement évolués ? C'est évidemment le bonheur qui les attend... et c'est, en somme, avec joie que nous devons saluer ce départ pour un monde meilleur, où les larmes, s'il en est encore, sont assurément moins amères que celles de notre pauvre condition d'égoïsme et de jalousie...
        Le Fraterniste accompagne, de ses meilleurs veux, vers le plan astral, le voyant Geoffroy Jost...

     

    Le Fraterniste, 18 juillet 1912

     


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