• Funérailles d'un dignitaire du culte antoiniste

     

        LES FUNÉRAILLES
        D’UN DIGNITAIRE
    DU CULTE ANTOINISTE
              A CAUDRY

        C’est un événement qui sort de la banalité, que les funérailles d’un adepte du culte antoiniste et il prend de plus amples proportions quand il s’agit, comme en l’occurrence, d’un dignitaire de cette religion nouvelle fondée en 1906 par le Père Antoine, ouvrier mineur à Jemeppe (Belgique), qui acquit, par la suite, une véritable renommée par ses guérisons de malades.

    LES TEMPLES DE NOTRE REGION

        Le Père Antoine est mort depuis quelque dix ans, ou plutôt matériellement désincarné, selon le vocable employé, et c’est sa femme, la Mère Antoine, comme les adeptes l’appellent, qui lui a succédé.
        Ce changement n’a pas ralenti le prosélitisme des premiers initiés, car outre les temples d’Hautmont, Hellemmes et Caudry et celui en construction à Valenciennes, il existe particulièrement dans de nombreuses villes ou bourgades du Cambrésis et du Vermandois, des salles de lecture où s’assemblent les fidèles.
        Les salles de lecture les plus en vogue sont celles de Cambrai et Bohain, qui ouvrent leurs portes le jeudi et le dimanche ; mais pour les solennités, tout le monde se rend à Caudry.
        Quant au Temple de la Cité de la dentelle, une construction d’un style bizarre, n’est jamais fermé : à toute heure du jour et de la nuit, le frère Goffin qui y réside, reçoit les personnes qui veulent s’initier au rite antoiniste et plutôt celles – et elles sont nombreuses – qui recherchent la guérison de leurs maux.

    DES OBSEQUES PEU BANALES

        Donc, jeudi 15 heures, avaient lieu les funérailles de M. Gaston Michies, ancien fabricant de tulles à Caudry, homme doux et placide, mort de froid dans la rue, alors qu’il venait d’officier au Temple de la rue de Denain et comme un vulgaire mortel regagnait son domicile.
        Pour cette circonstance, de nombreux adeptes étaient venus des divers points du département, les hommes revêtus de longues lévites, le chef coiffé d’un haut de forme à large bord, les femmes tout de noir habillées, voiles flottants, avec sur la tête un gentil petit bonnet également noir.
        Le cercueil exposé devant la maison mortuaire, le frère Goffin donna lecture des dix principes du Père Antoine, puis de cortège composé de deux cents personnes environ suivant le char funèbre, précédé du porteur de l’emblème du culte « L’arbre de la Science », s’achemina lentement vers le cimetière de la ville au milieu d’une double haie de curieux.

    « LA VIE EST ETERNELLE »

        Avant l’inhumation, le père Goffin, qui officiait toujours, récita sept fois le chapitre de la réincarnation selon la méthode du Père Antoine, où il est dit notamment : «La mort n’est qu’apparente, puisque dans le sommeil nous conversons avec les chers disparus. Il existe dans chaque humain deux parties : l’une matérielle qui est le corps, l’autre intelligente qui est l’homme ou le fluide. Celle-ci ne s’échappe pas, comme on dit dans mainte religion à travers l’espace, elle se concentre, au contraire, pour rechercher un autre corps et continuer à vivre. Cette nouvelle vie sera bonne si le défunt a fait preuve de vertus et, naturellement, remplie de tribulations s’il a été un mauvais sujet. La vie est éternelle. Il n’y a jamais eu de commencement et il n’y aura jamais de fin, par le jeu des réincarnations répétées ».
        La cérémonie achevée, après le défilé traditionnel devant le cercueil simplement orné d’une croix en bois, sans autre attribut, l’assistance se retira lentement, des profanes commentant avec force les données de cette étrange secte religieuse.

    L’Egalité de Roubaix-Tourcoing, 4 Mars 1932


    votre commentaire
  • grand-prêtre des antoinistes

     

                  LE GRAND-PRETRE
    DES ANTOINISTES MEURT DE FROID

        A Caudry (Nord), M. Gaston Mirchies, cinquante-quatre ans, grand-prêtre de la secte des Antoinistes, est mort de froid dans la rue.

    L'Est Républicain, 3 mars 1932


    votre commentaire
  • belle invetion d'un caudrésien

     

    La belle invention
     d’un Caudrésien

    Pour souder l’aluminium

       Les ustensiles en aluminium tiennent une place de plus en plus grande, dans le ménage et remplacent avantageusement ceux en email qui comportent certains dangers pour l’organisme humain. Mais s’ils ne sont pas plus répandus encore c’est que ces ustensiles une fois percée, ne peuvent être réparés, la soudure de l’aluminium à l’étain et plomb n’ayant jamais pu être pratiquement réalisée.
        Dans le même ordre d’idées, lorsqu’une pièce importante en aluminium et cassée, tel par exemple un carter de moteur, il faut recourir à la soudure autogène au chalumeau qui, comme on sait, coûte très cher.
        Grâce aux patientes recherche d’un Caudrésien, ces lacunes vont maintenant être comblées
        M. Gaston Michies est un ancien fabricant de tulles qui habite rue Jean Jacques Rousseau, n° 40, à Caudry.
        Depuis longtemps déjà, il avait conçu l’idée de rechercher la solution de ce problème, la soudure de l’aluminium, considérée jusqu’à présent comme insoluble. Il s’attela résolument à la besogne et après de multiples expériences, le patient chercheur vient de voir des efforts couronnée par le succès. Il a trouvé, en effet, un procédé de soudure pratique qu’il vient de mettre complètement au point.
        M Michies a bien voulu nous faire passe assister à quelques-unes de ses expériences.
        Disons de suite qu’elles furent concluantes. Un plat cuire les œufs, préalablement percé à différents endroits fut remis en état en quelques secondes, de même quelques autres ustensiles de ménage.
        Les soudures ainsi pratiquées résistèrent victorieusement à la flamme ardente d’un réchaud à gaz. Grattées à l’aide d’un couteau, elles ne purent même être entamées.
        Une autre expérience faite sur un morceau de fuselage d’aéroplane fut aussi concluante.
        M Michies, qui est originaire de Fourmies mais habite Caudry depuis de nombreuses années est persuadé que son invention est appelée à rendre les plus grands services. C’est aussi notre avis.

    L’Egalité de Roubaix-Tourcoing, 29 octobre 1925


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique