• L.A. : L'Antoinisme (1910-1912)

    L.A. : Nouveau Spiritualisme (1906-1910)

    15 août 1910 : Sanctification du Culte et Consécration du Temple (Colorisée par MyHeritage)

     

        De 1906 à 1909, le Père révèle son Enseignement dans le cadre de son Nouveau Spiritualisme, des brochures sont éditées.
        Le 15 août 1910, le Temple de Jemeppe est consacré et le Culte est sanctifié par le Père. Voilà le déroulement de la cérémonie :

        Afin de ne rien perdre de l'exemple du Père, nous nous permettons de remémorer comment se passa la journée du 15 Août 1910.
        Pour cette circonstance exceptionnelle, le Père avait fait aménager au pied de la tribune une estrade sur laquelle siégèrent les membres du Conseil pendant toute la cérémonie ; tous étaient revêtus de la robe antoiniste.
        Le Père avait porté à notre connaissance son intention de consacrer à cette date le Temple de Jemeppe-sur-Meuse et de sanctifier le Culte Antoiniste.
        L'annonce de cet événement amena une foule considérable au Temple. Car, depuis le 9 mai 1909, nous n'avons plus entendu la voix du Père à la tribune et voilà que nous apprenions : le Père va nous parler de nouveau. En effet, ce jour le Père prit la parole devant la foule massée dans le Temple mais ce fut court, beaucoup trop court, car nous aurions voulu longtemps encore entendre sa voix douce, pleine de réconfort et d'amour vrai.
    Revenons à notre cérémonie. Il est dix heures. Un frère vient annoncer : "Le Père va venir à la tribune, avant d'opérer, Il se recueille. Respecter ce moment solennel. Ranimer votre foi car toux ceux qui auront foi au Père seront guéris ou soulagés.
        Après avoir sonné, l'huissier ouvre la porte du cabinet du Père, Celui-ci entre Au Temple, monte à la tribune et s'exprime comme suit : " Mes enfants, je regrette de vous voir aujourd'hui si nombreux et que je n'ai plus rien à vous dire. Cependant, je tiens à remercier les personnes qui se sont dévouées pour récolter les signatures en vue d'obtenir la personnification civile de notre Culte. Nous aurions pu en récolter davantage, mais le nombre est déjà plus que suffisant. Maintenant, nous avons formé un Conseil, vous avez un Enseignement et vous avez un Temple, il vous appartient, vous pouvez y faire tout ce que vous voulez.
        L'émotion fut tellement grande parmi les assistants que la plupart ne purent s'empêcher de verser des larmes de bonheur. Le Père venait de confirmer une fois de plus, son complet désintéressement puisque après tant d'années de labeur, le Père nous abandonnait tout.
        Après un moment de calme pour laisser par notre émotion, le Père reprend : " Maintenant par une pensée ce Temple nous allons consacrer ce Temple ". Le recueillement est très profond pendant un instant puis le Père dit : " C'est fait ". Nous allons par une pensée également sanctifier le Culte ". Le même déroulement se produit et le Père répète : " C'est fait ".
        Pour terminer la cérémonie qui fut d'une extrême sobriété le Père nous remercie pour le bon travail que venons d'effectuer.
        L'après-midi, nous nous assemblions en la salle des Comtes de Méan à Liège pour élaborer les statuts de la fondation de notre Culte.
        Cette journée reste inoubliable pour nous.

    Unitif - Numéro spécial - Juillet 1941 - Version du Père

  • La Wallonie, le Pays et les Hommes - Tome 4 - Culture (2ème partie - La place du spirituel) - ill.(issuu.com)

    La Wallonie, le Pays et les Hommes - Tome 4 - Culture (2ème partie - La place du spirituel)
    - illustration J. Mordant - Jemeppe (issuu.com)


    votre commentaire
  • Antoine de Genezer II. (Limburger koerier, 24 juillet 1912)

    ANTOINE DE GENEZER.

    II. (Slot).

        Onze Belgisch-Limburgsche briefschrijver meldt ons:

    In Jemeppe had M. Antoine eenen tempel gebouwd. Van uit zijn vertrekken kon hij op de tribuun komen, soort galerij waar hij zich aan zijn volgelingen vertoonde. In het midden hangt een zwart schild met zilveren boom. Tusschen de takken de woorden: „ Antoinistische godsdienst” en onder het schild de leuze : “De boom van de wetenschap van het zien van het kwaad”.

        Wij hebben reeds gezegd dat M. Antoine zijn loopbaan van genezer begon als spiriet. Met de dooden praten viel hem gauw te lastig, en in vlugschriften kondigde hij aan dat bij hem te vinden was genezing van alle ziekten, van het lichaam en van de ziel, en.... het volk kwam toegestroomd.
        Daar hij zag dat er wat meer noodig was om vertrouwen te winnen, begon hij een onschadelijk geneesmiddel voor de schrijven. Dit bracht hem in kennis met het gerecht: hij kreeg tweemaal 26 frs. boete.
        Hij liet zijn geneesmiddel varen en kondigde aan dat hij de macht bezat water, dat men hem bracht te magnetiseeren. Van alle kanten kwam men aandragen met flesschen en potten. M. Antoine met veel gebaren bracht er zijn magnetisme in, dat alle ziekten genezen moest.
        “Gij meent misschien dat de grenzen der lichtgeloovigheid bereikt waren? Bijlange niet! M. Antoine vond weldra dat gebaren maken te vermoeiend: hij deelde papiertjes uit. Die zoo'n papiertje kreeg, hoefde het slechts in een glas water te legger om dit te magnetiseeren en van alle mogelijke geneeskrachten te voorzien.
        Intusschen had de genezer een soort theorie uitgevonden van het geloof en de stroomingen. Er zijn slechte en goede stroomingen; M. Antoine kon die uiteen schakelen en gebruikte de goede om die personen te genezen die het geloof hadden in zijne leer. Hij gaf geen papiertjes meer hij legde de handen op aan de zieken.
        En ook dat vond de genezer weldra te afmattend. De tempel was opgebouwd en ziehier hoe een getuige de laatste werkmethode van M. Antoine afschildert.
        “Het is Zondag, 10 uren. De nieuwsgierigen en de vreemden zitten op de banken tegenover de tribuun. Voor de tribuun, zit aan een tafel, een volgeling van den meester. Hij staat op:
        – Onze goede Vader zal aanstonds komen. Alvorens te werken, begeeft hij zich in gebed. Eerbiedigt dit plechtig oogenblik. Sterk uw geloof, want allen die het geloof hebben zullen genezen of verlicht worden”.
        Een deur gaat open op de tribuun. M. Antoine komt uit zijn vertrekken: hij schijnt bezield; zijn oog staart in een onbekende wereld. Plechtig heft hij de handen op, steekt de armen uit, beweegt de vingers om over de aanwezigen al het magnetisme uit te storten dat hij verzameld heeft. Hij sluit de oogen en keert langzaam naar zijn vertrekken weer, zonder een woord gesproken te hebben. De volgeling staat weer recht:
        – De verrichting is afgeloopen. De personen die het geloof hebben, zijn genezen of verlicht”.
        De zitting is afgeloopen, andere toeschouwers worden binnengelaten en het spelletje begint weer van voren af.
        Hoe is het mogelijk zult gij weer vragen, dat daar duizenden om genezing kwamen? Och, de groote oorzaak is en blijft overal dezelfde. Is Parijs, de stad van het licht, niet de stad waar het stieltje van waarzegster het meest winstgevend is? Waar het geloof verzwakt, komt het bijgeloof in de plaats.
        Dan vindt men overal zieken die door de geneesheeren opgegeven zijn en die eene laatste poging willen doen.
        Van Jemeppe uit werd er drukke reklaam gemaakt heel de wereld door. De antigodsdienstige pers hielp mee naar best vermogen. Lourdes wordt dagelijks afgebroken, Lourdes waar iedereen vrijen toegang heeft en vrij de genezingen kan controleeren, Jemeppe wordt opgehemeld.
        Een Antoinist mag geen dokter aan zijn ziekbed dulden. Wie zal zeggen voor hoevelen dat voor schrift oorzaak was van den dood?
        Nu is de genezer dood, maar zijn vrouw volgt hem op. Hij heeft volgelingen in Brussel, Frankrijk, Duitschland, ja tot in Oostenrijk toe. Laat de tijd geworden: welhaast zal men van Antoine en zijn genezingen niet meer spreken. Alleen de waarheid tart den tijd.
                                                                        P. L.

    Limburger koerier, 24 juillet 1912

     

    Traduction :

    ANTOINE LE GUÉRISSEUR.

    II. (Conclusion).

        Notre correspondant du Limbourg belge nous rapporte :

    A Jemeppe, M. Antoine avait construit un temple. De ses appartements, il pouvait venir à la tribune, sorte de galerie où il se montrait à ses disciples. Au milieu se trouve un panneau noir avec un arbre argenté. Entre les branches, les mots : "Culte Antoiniste" et sous le panneau, la devise : "L'arbre de la science de la vue du mal".

        Nous avons déjà dit que M. Antoine a commencé sa carrière de guérisseur en tant que spirite. Parler aux morts le dérangeait bientôt trop, et dans des pamphlets il annonçait qu'il y avait un remède pour toutes les maladies, pour le corps et l'âme, et.... les gens sont venus.
        Voyant que quelque chose en plus était nécessaire pour gagner la confiance, il a commencé une médecine inoffensive avant de l'écrire. Cela l'a fait remarquer auprès du tribunal : il a été condamné à deux amendes de 26 Frs.
        Il renonce à ses médicaments et annonce qu'il a le pouvoir de magnétiser l'eau, qui lui est apportée. Les gens venaient de tous les côtés avec des bouteilles et des bocaux. M. Antoine, par de nombreux gestes, a apporté son magnétisme, qui devait guérir toutes les maladies.
        "Vous pensez peut-être que les limites de la crédulité ont été atteintes ? En aucun cas ! M. Antoine s'est vite rendu compte que faire des gestes était trop épuisant : il distribuait des morceaux de papier. Ceux qui recevaient un tel morceau de papier n'avaient qu'à le mettre dans un verre d'eau pour le magnétiser et lui donner tous les pouvoirs de guérison possibles.
        Entre-temps, le guérisseur avait inventé une sorte de théorie de la foi et des fluides. Il y a des bons et des mauvais fluides ; M. Antoine pouvait les déconnecter et utiliser les bons pour guérir ceux qui avaient foi en sa doctrine. Il n'a plus donné de papiers, il n'a mis la main sur les malades.
        Et bientôt, le guérisseur a trouvé cela trop épuisant. Le temple a été construit et voici comment un témoin décrit la dernière méthode de travail de M. Antoine.
        "Nous sommes dimanche, à 10 heures. Les curieux et les étrangers sont assis sur les bancs en face de la tribune. Devant la tribune, assis à une table, un disciple du maître. Il se lève :
        – Notre bon Père viendra bientôt. Avant de travailler, il se rend à la prière. Respectez ce moment solennel. Renforcez votre foi, car tous ceux qui ont la foi seront guéris ou éclairés."
        Une porte s'est ouverte sur la tribune. M. Antoine sortit de sa chambre : il brillait d'un air animé, son regard se portait sur un monde inconnu. Il a solennellement levé les mains, levé les bras et bougé les doigts pour déverser sur les personnes présentes tout le magnétisme qu'il avait recueilli. Il ferme les yeux et retourne lentement dans ses quartiers, sans avoir dit un mot. L'adepte se lève à nouveau :
        – L'opération est terminée. Ceux qui ont la foi sont guéris ou éclairés."
        La séance est terminée, d'autres spectateurs sont admis et le jeu reprend de plus belle.
        Comment est-il possible que vous demandiez à nouveau que des milliers de personnes soient venues pour être soignées ? Oh, la grande cause est et reste la même partout. Paris, la ville lumière, n'est-elle pas la ville où le voyant est le plus rentable ? Là où la foi s'affaiblit, la superstition prend sa place.
        Ensuite, il y a partout des malades qui ont été abandonnés par les médecins et qui veulent faire un dernier effort.
        De Jemeppe, il y a eu beaucoup d'acclamations dans le monde entier. La presse anti-religieuse a contribué au mieux de ses capacités. Lourdes est démolie quotidiennement, Lourdes où tout le monde peut avoir accès et contrôler librement les guérisons, Jemeppe est loué.
        Un Antoiniste n'est pas autorisé à avoir un médecin à son chevet. Qui peut dire par écrit pour combien de personnes cela a été la cause du décès ?
        Le guérisseur est maintenant mort, mais sa femme lui succède. Il a des adeptes à Bruxelles, en France, en Allemagne, oui, jusqu'en Autriche. Que le temps passe : on ne parlera presque plus d'Antoine et de ses guérisons. Seule la vérité défie le temps.

                                                                        P. L.


    votre commentaire
  • Antoine de Genezer I. (Limburger koerier, 23 juillet 1912)

    ANTOINE DE GENEZER

    1.

        Onze Belgisch-Limburgsche briefschrijver meldt ons:

     De beheerraad van den Antoinistischen eeredienst brengt hiermede ter kennis dat de Vader zich vandaag, 25e Juni, gedesincarneerd heeft. Alvorens zijn lichaam te verlaten, heeft hij eraan gehouden eenen laatsten keer zijne volgelingen te zien om hen te zeggen dat Moeder hem in zijn zending zal vervangen. Er is dus niets veranderd, de Vader zal altijd met ons zijn, en Moeder zal de tribuun bestijgen voor de algemeene verrichtingen de vier eerste dagen der week om 10 uren.
        De begrafenis van den Vader zal plaats hebben Zondag aanst. 30e Juni om 3 uren.”

        Met die woorden werd de wereld kond gedaan dat de genezer Antoine gedesincarneerd” was, woord dat in de Antoinistische taal wil zeggen gestorven. Hij was 66 jaar oud.
        Louis Antoine was de jongste van 11 kinderen. Zijne ouders waren arme werklie van Mons-Crotteux. Toen Louis 12 jaren oud was, moest hij met zijn vader en een broeder in de mijn afdalen om zijn brood te verdienen. Het werk stond hem niet aan, en hij werd metaalbewerker.
        Op 24 jarigen ouderdom trok hij naar Duitschland, verbleef er 5 jaren, kwam intusschen terug om te trouwen, ging voor 5 jaren naar Rusland in de omstreken van Warschau en kwam zich eindelijk voor goed in Jemeppe vestigen. Het geld dat hij verdiend had, legde hij gedeeltelijk vast in onroerende goederen.
        Hij leefde eenvoudig, at vleesch noch eieren, noch boter, noch melk, noch wat ook van dieren komt. Zijn uiterlijke verschijning geleek die van eenen Russischen pope: lange haren, vollen baard en als kleeding een eng sluitende soutanelle.
        Tot 42 jaren was hij katholiek. Toen ging hij zich toeleggen op spiritisme tot in 1906. In dat Jaar begon hij zijne nieuwe leer te verkondigen: het nieuwe spiritualisme.
        M. Antoine kon nauwelijks schrijven en lezen. Geen wonder dus dat er in zijn leer geen enkel klaar begrip te vinden is. Zijn geschriften, Het Onderwijs”, De Aureool van ’t geweten”, De bekroning der openbaring” zijn duister en onverstaanbaar. De meest gewone woorden krijgen hun bijzondere beteekenis, die in geen woordenboeken te vinden is. Tegenspraak is gewone regel.
        Over de godheid worden onsamenhangende begrippen vooruitgezet, soms is God „een goede huisvader” elders zijn wij allen God of God aan 't worden. De God van Antoine heeft geen eeredienst: hij houdt er zooveel minder aan geloofd te worden, dat hij zoo groot is”.
        De duivel is het slecht genie, de oorzaak van ziekten, ongevallen, groote plagen die het menschdom teisteren” of ook onze moeder die ons voedsel verstrekt. Wij zijn eerder kinderen des duivels, dan kinderen Gods”!
        M. Antoine stelt zelfs voor den duivel, zoo gedienstig jegens ons, te aanbidden.... Wij vinden in hem den waren God weer, en in het verstand de scherpzinnigheid van het geweten”. Lezer, gij verstaat misschien niet meer al te goed? Dat is niet erg, wij ook niet. Houd moed. Het zien van het kwaad berooft ons van de liefde, die ons tot Ware goden zou maken, terwijl dat zien ons dwingt duivel te zijn”. Rijm dat eens samen met het vorige! Maar, alla, maar verder anders geraken wij nooit op het einde.
        Volgens onzen dokter bestaat het kwaad niet: het kwaad is een produkt onzer inbeelding. Al wat onder de zinnen valt is zinsbedrog. De mensch is vrij te handelen naar eigen goeddunken, als hij maar handelt volgens zijn instinkt.
        Het geloof is het universeel geneesmiddel. Eenen geneesheer raadplegen, is gebrek aan geloof toonen, en bij gevolg zich blootstellen aan ziek te blijven voor immer.
        In wijsbegeerte, houdt M. Antoine het er voor dat de stof eeuwig is en dat Adam de wereld geschapen heeft. Hij houdt niet van de dieren: Wij moeten weten dat het dier alleen in schijn bestaat. Het dier is slechts het uitwerpsel (excrément) van onze onvolmaaktheid.”
        Zoo luidt de godsdienst die tegenwoordig duizenden discipelen telt. 't Is ongeloofelijk. Men weet niet of men lachen of weenen moet om die verblindheid van 't menschelijk verstand. Hier kan men tastbaar voelen hoe diep de zielen vallen, die niet meer verlicht worden door de onsterfelijke leer van het christendom.
        Later nog een woord over de manier van werken van den genezer.
                                                                        P. L.

        (Bovenstaande bijzonderheden ontleenden wij aan artikels verschenen in Patriote”, XXe Siècle” en Gazette de Liége”.                            P. L.

                                                                (Slot volgt.)

    Limburger koerier, 23 juillet 1912

     

    Traduction :

    ANTOINE LE GUÉRISSEUR

    1.

        Notre correspondant du Limbourg belge nous rapporte :

        "Le Conseil directeur de l'Office antoiniste annonce par la présente que le Père s'est désincarné aujourd'hui, le 25 juin. Avant de quitter son corps, il s'est engagé à voir ses disciples la dernière fois pour leur dire que Mère le remplacerait dans sa mission. Rien n'a donc changé, le Père sera toujours avec nous, et la Mère montera à la tribune pour les opérations générales les quatre premiers jours de la semaine à 10 heures.
        Les funérailles du Père auront lieu dimanche, le 30 juin à 15 heures".

        Avec ces mots, le monde a été annoncé que le guérisseur Antoine était "désincarné", un mot qui signifie "mort" en langue antoiniste. Il avait 66 ans.
        Louis Antoine était le plus jeune de 11 enfants. Ses parents étaient de pauvres ouvriers de Mons-Crotteux. A l'âge de 12 ans, Louis a dû descendre dans la mine avec son père et un frère pour gagner sa vie. Il n'aimait pas ce travail et il est devenu métallurgiste.
        À l'âge de 24 ans, il est parti en Allemagne, y est resté 5 ans, est revenu entretemps pour se marier, alla en Russie pendant 5 ans et s'est finalement installé définitivement à Jemeppe. L'argent qu'il avait gagné était en partie investi dans l'immobilier.
        Il menait une vie simple, ne mangeant ni œufs, ni beurre, ni lait, ni rien provenant de l'animal. Son apparence extérieure ressemblait à celle d'un pope russe : cheveux longs, barbe fournie, et comme vêtement une soutanelle fermée de près.
        Jusqu'à 42 ans, il était catholique. Puis il se consacre au spiritisme jusqu'en 1906. Cette année-là, il commence à proclamer sa nouvelle doctrine : le nouveau spiritualisme.
        M. Antoine savait à peine lire et écrire. Il n'est donc pas étonnant que sa doctrine n'ait pas été bien comprise. Ses écrits, "L'Enseignement", "L'Auréole de la conscience", "Le Couronnement de la révélation" sont sombres et inintelligibles. Les mots les plus ordinaires se voient attribuer une signification particulière, que l'on ne trouve pas dans les dictionnaires. La contradiction est une règle courante.
        Des notions incohérentes sont mises en avant à propos de la divinité, parfois Dieu est "un bon père de famille" ; ailleurs, nous sommes tous Dieu ou devenons Dieu. Le Dieu d'Antoine n'est pas adoré : "Il veut moins qu'on croie en lui, tellement il est grand."
        Le diable est "le génie maléfique, la cause des maladies, des accidents, des grands fléaux qui affligent la race humaine", ou encore "notre mère qui nous nourrit". Nous sommes plus des enfants du diable que des enfants de Dieu" !
        M. Antoine suggère même "d'adorer le diable, si obligeant envers nous.... C'est en lui que nous retrouvons Dieu, et dans l'esprit l'acuité de la conscience." Lecteur, tu ne comprends pas, n'est-ce pas ? Ce n'est pas grave, nous non plus. Soyez courageux. "Voir le mal nous prive de l'amour qui ferait de nous de vrais dieux, alors que le voir nous oblige à être des diables." Faites rimer cela avec le précédent ! Mais, allons de l’avant, sinon nous n'arriverons jamais au bout.
        Selon notre médecin, le mal n'existe pas : le mal est un produit de notre imagination. Tout ce qui tombe sous les sens est illusion. L'homme est libre d'agir comme il l'entend, pour autant qu'il agisse selon ses instincts.
        La foi est le remède universel. Consulter un médecin, c'est faire preuve d'un manque de foi, et par conséquent s'exposer à rester malade à jamais.
        En philosophie, M. Antoine soutient que la substance est éternelle et qu'Adam a créé le monde. Il n'aime pas les animaux : "Nous devons savoir que l'animal n'existe qu'en apparence. L'animal n'est que l'excrément de notre imperfection".
        Voilà la religion qui compte aujourd'hui des milliers de disciples. C'est incroyable. Nous ne savons pas s'il faut rire ou pleurer face à l'aveuglement de l'esprit humain. C'est ici que l'on peut sentir de façon palpable la chute des âmes qui ne sont plus éclairées par la doctrine immortelle du christianisme.
        Plus tard, un mot sur le mode de fonctionnement du guérisseur.
                                                                        P. L.
        (Les détails ci-dessus sont tirés d'articles publiés dans "Patriote", "XXe Siècle" et "Gazette de Liége".                            P. L.
                                                                (Conclusion à suivre.)


    votre commentaire
  • Etwas vom Antoinismus (Psychische Studien-Heft 7-Juli 1912)

    Etwas vom Antoinismus.

    Mitteilung von Dr. med. Franz Freudenberg, z. Z. in Brüssel.

        Unter dem Titel: „Belgien besitzt eine neue Religion“ bringt die Nummer vom 1. Januar 1911 des „Echo du merveilleux" einige Mitteilungen über die „Antoinismus“ genannte Bewegung in Belgien, über welche unsere Leser wohl schon Einiges aus der Tagespresse, z. T. auch vielleicht durch meinen Artikel im Februarheft der „Ubersinnlichen Welt“ etwas erfahren haben.
        Das „Echo“ bringt den Wortlaut der bei der belgischen Repräsentantenkammer eingereichten, mit der für dieses Land unerhörten Zahl von 160,000 Unterschriften bedeckten Adresse, worin die Anhänger des großen „Heilers“ um staatliche Anerkennung ihres besonderen Kultus und um das Recht, weitere Kirchen zu erbauen, nachsuchen. Eine Kirche in Jemappes-sur-Meuse, dem Wohnort des großen Heilers, besitzt der Antoinismus bereits. Fast alle Unterzeichner der Adresse und Anhänger des Kultus sind geachtete Leute; auch höher Gebildete in größerer Zahl befinden sich unter ihnen: Lehrer, Ärzte, Offiziere etc. Tausende von Heilungsattesten sind der Petition beigefügt, unterzeichnet von angesehenen Ärzten. Auch ein oder sogar zwei Abgeordnete sind Antoinisten. Da Belgien nur 20000 Israeliten und 15000 Protestanten zählt, so stellt der Antoinismus die zweitgrößte Kirchengemeinschaft des Staates vor. *)
        Die Erscheinung Antoine’s, des großen Heilers, nicht minder aber die Entwickelung des „Antoinismus“, ist in psychologischer Beziehung eine hochinteressante. Deshalb hat das „Echo“ denn auch kein Bedenken getragen, seinen Mitarbeiter, Herrn Jules Bois von Paris, nach Jemappes zu schicken, um den ehemaligen Bergmann und jetzigen Religionsstifter in aller Form zu interviewen. Die gleiche Nummer bringt nun unter dem Titel: „ Ein Besuch. Ein großer Heiler in Belgien“ den Bericht des genannten Gelehrten. Der Name  J u l e s  B o i s  ist allen Lesern, wenn nicht anderweitig, so doch durch jene Wette betreffend kontrollierte Bewegung von Gegenständen ohne Berührung bekannt. Ohne jede Frage ist Jules Bois ein feiner Kopf, ein scharfsichtiger Beobachter, ein logischer Denker. Er ist nebenbei auch noch ein gewandter Schriftsteller und anregender Erzähler. Ich würde daher die Leser dieser Zeitschrift tatsächlich um einen Hauptreiz des ganzen Berichtes bringen, wenn ich ihn nachstehend nicht in seinem vollen Wortlaute wiedergeben würde. Auch der Passus, in welchem er à la Molière die Ärzte aufs Korn nimmt, mag ruhig mit unterlaufen. Ja, noch mehr als das, er sei ihm verziehen. Ist es doch ein erhebendes Gefühl, sich großmütig zu zeigen, zumal es so wenig kostet, als ein klein bischen Selbstüberwindung. Nur wollen wir hoffen, daß Freund Bois nicht eines Tages durch ein gelegentliches Zusammentreffen mit einem Auto oder durch einen kleinen innerlichen Verdruß, wie sich solche bisweilen mit den Jahren einzustellen pflegen, veranlasst werden möchte, seine Ansicht einigermaßen zu revidieren. Man munkelt allerhand aus den letzten Tagen der verflossenen Miß  E d d y. Doch genug der Präambeln, zur Sache!
        »Im ganzen Condroz sagte man mir:    „Besuchen Sie Louis  A n t o i n e, er ist der größte Heiler Belgiens.     Er verrichtet Wunder wie die berühmtesten Thaumaturgen. Er besitzt kein Wissen, außer dem, welches seinem Instinkt entstammt, oder wie die Spiritisten sagen, von seinem Führer ausgeht.“    Ich persönlich habe eine gewisse Schwäche für die Heiler. Sie werden allgemein von den Ärzten, ihren Konkurrenten, verfolgt und tuen oft ebensoviel Gutes wie diese.    Wer hätte nicht den Zuaven  J a k o b  gekannt, der Zeiten epochaler Berühmtheit erlebte? In Lyon behandelte vor einiger Zeit  B o u v i e r  täglich mehrere Hunderte von Kranken, und vor einigen Jahren behauptete zu Paris ein bizarrer Amerikaner, der unter dem Pseudonym  S a n k t  P a u l  auftrat, daß aus seiner Hand, die nur aus 3 Fingern bestand, heilkräftige fluidische Ströme ausflössen.

    *                             *
    *

        Als ich, von Lüttich herkommend, auf der kleinen Station Jemappes-sur-Meuse ausstieg, fragte ich den Stationsvorsteher:    „Kennen Sie Louis  A n t o i n e?“    „Ob ich den kenne",    antwortete dieser, „man spricht von ihm in ganz Belgien.    Er wohnt 200 Meter von hier und heute Nachmittag treffen Sie ihn inmitten seiner Patienten.“ Hinter der Bahnsteigsperre sah ich Léon  F o c c r o u l e, den Vorsitzenden des Spiritisten vereins zu Poulseur. Ich brauchte mich also nicht weiter nach einem Cicerone umzuschauen. Seine rundlichen Augen unter den gefalteten Augdeckeln strahlten von Klugkeit und Wohlwollen. Für ihn ist Louis  A n t o i n e  eine Art Heiliger, ein Priester der Laienkunst, der mit vollkommener Uneigennützigkeit für das Wohl der Menschheit tätig ist.
        Wir schritten durch den Rauch der Fabriken über die Eisenbahngeleise, über geschwärzte Erde, bevölkerte Straßen entlang. Bisweilen zogen sich langsam bewegende Frauen an uns vorüber, mit einem Stecken auf der Schulter, von den bis zu den Hüften mächtige Eimer herabhingen. Die Sonne schien nur trübe; die Fabrikschlote erhöhten die traurige Stimmung und erfüllten alles mit Dunst. Mir kam das geistreiche Wort des belgischen Sozialisten  D e m b l o n  in den Sinn: „Der Mystizismus entwickelt sich meist in den Städten, wo es allzuviel Rauch gibt.“    Das wäre also der Grund, warum dieses so praktische, ziemlich sinnliche und feinschmeckerische Belgien seine Kohlenreviere von Phantomen befallen sieht. –
        An einer Kreuzwegecke zeigte sich ein Haus von offiziellem Anstrich, das etwa wie eine Klinik oder ein kleines Gemeindehaus ausschaute.    Die Türe steht offen.  F o c c r o u l e  spricht auf Wallonisch mit einigen Leuten, die vor einem benachbarten Wirtshaus an Tischen sitzen. Die Geuze-lambic **) gestattet den zahlreichen Pilgern behaglich den Augenblick abzuwarten, in welchem ein jeder der Reihe nach empfangen wird.    Im Warteraum eine Unmasse von Frauen. Die Klientinnen stellen die verschiedenartigsten Typen dar: von der Frau des Werkmeisters, schon gut bürgerlich ausschauend, im Hut und mit einem Korsett, das sich unter dem Kleid wie ein Panzer abhebt, bis zu den niedrigsten Arbeiterfrauen, mit ihren grobgewebten Shawltüchern, ihren Holzschuhen und den zerzausten Haaren, deren fehlender Glanz die seit lange versäumte Pflege beweist. Sie haben ihren durch Stillen erschlafften Brüsten Lumpen untergelegt, die sich bei den Erschütterungen durch die Atmung und den Herzschlag auf und nieder bewegen. Die Stille wird nicht einmal durch Kindergeschrei gestört. Einige Greisinnen sind auf ihren Regenschirm gelehnt eingenickt und schrecken jählings auf, wenn sich im Hintergrund die Türe öffnet, um einen Wundergeheilten heraus und einen andern Leidenden eintreten zu lassen.
        Ich erlangte Zutritt durch die Kulissen der magnetischen Offizin, nämlich einen engen Hausflur, in welchem als einziger Schmuck ein offenes Faß mit Kehricht steht. Dieser Gang führt nach dem Häuschen, welches Louis  A n t o i n e  bewohnt. Nur eine Stube, ärmlich und nackt, worin seine Frau selbst kocht.

    *                             *
    *

        Ich habe erraten, daß mich  F o c c r o u l e  als einen Quasi-Adepten vorgestellt hatte. Louis Antoine empfing mich mit Sympathie. Er ist mikrozephal, die Haare kurz geschoren, der Bart meliert, und etwas Gräuliches, wie soll ich sagen, umfließt seine ganze Person. Ohne Zweifel rührt es von Alter her, welches seinem Haare die Farbe und seinen Blick den Glanz genommen hat, vom Rauch, der ganz Jemappes erfüllt und Menschen und Gegenstände einhüllt. Er spricht mit einer gewissen Schwierigkeit, sei es, daß er mit dem Französischen nicht recht vertraut ist, sei es, daß seine Nervosität, die immer hervorzutreten droht, seinen Worten den zittrigen Charakter verleiht.
        „Entschuldigen Sie“, sagte er zu mir, „ich kann Ihnen nichts antworten, ehe ich ,Ihn‘ konsultiert habe. Ich tue nichts ohne ,Ihn‘.“     Louis  A n t o i n e  sprach solcher Gestalt geheimnisvoll von seinem geistigen „Führer“, den er nicht recht zu benennen weiß; bald ist es für ihn die Seele des Pastors von Ars, bald die des Dr.  D e m e u r e, deren Kreidebilder im Wartezimmer an der Wand hangen, neben Plakaten gegen den Alkoholismus.    Dieser „Geist“ war mir offenbar nicht feindlich gesinnt, denn der Heiler, welcher wußte, daß ich mit dem nächsten Zuge wieder zurückfahren mußte, empfing mich fast sofort im Wunderzimmer.
        „ ,Er‘ erscheint mir“, sagte er, „wie eine leuchtende Wolke, wenn meine Kur gelingen soll; aber wenn diejenigen, welche zu mir kommen, keinen Glauben haben, so verläßt nich mein Führer. Ich stehe dann allein da, und aus mir vermag ich wenig.“    Sie sind also kein Magnetiseur?“ „Oh doch, aber zum wahren Louis  A n t o i n e  bin ich erst geworden, seit ich den Glauben habe. Der Glaube ist es, der uns heilt.    Wenn wir glauben, daß wir nicht mehr krank sind, so verschwindet die Krankheit. Wir sind geheilt kraft unseres Glaubens. Je mehr Erfolg ich hatte, desto größer wurde mein Vertrauen und mithin um so stärker nein Erfolg.“
        Louis  A n t o i n e  erklärt mir, daß er Arbeiter in einem Walzwerk war. Das Feuer, worin die heidnischen Salamander tanzen, der Rauch, welcher Phantomen Körperanschein gibt, haben allmählich diese Seele beeindruckt, die unwissend war, aber im Zusammenhang mit der allgemeinen Natur stand. Und die Natur des Alls liebt es, den geistig Einfältigen ihre Geheimnisse ins Ohr zu raunen.
        Dies erzählte er mir mit seiner gleichfalls rauhen, verschleierten Stimme, unter plötzlichen Stockungen und Unterbrechungen.    Wenn man nach Hause kam und von dem Walzwerk träumte, dann hatte man manchmal das Erinnerungsbild aller dieser Funken in den Augen. Während der Nacht, beim Schlaf, schienen sie Sternen zu gleichen. Diese Sterne sagten mir: „Merke wohl auf, Louis Antoine, und fasse es. Das Hüttenfeuer macht das Eisen schmiedbar und der Mensch macht alsdann aus ihm, was er will. Deine Seele ist auch ein Feuer.    Wir verleihen dir die Macht, den Stoff geschmeidig zu machen, das Fleisch der Andern; und die Tauben werden hören und die Lahmen wandeln!“ –
        Eine Mutter tritt mit ihrem Kinde ein.    Der Kleine hat verbogene Beine und sein Leib ist mit roten Flecken überdeckt, das erbärmliche Produkt eines Daseins ohne Hygiene und entarteter Vorfahren.    Louis  A n t o i n e  legt auf diese entstellten Glieder seine erlösende Hand. Der Kleine zuckt von Zeit zu Zeit wie unter einer Versengung zusammen. Alsdann befiehlt ihm der Wundertäter zu gehen, ja selbst zu laufen. Er geht, er läuft in der Tat mit seinen elenden krummen Beinen. Es geht wahrhaftig besser, er lacht, er springt in die Arme Antoine’s mit jener Art instinktiver Erkenntlichkeit, welche die Kinder [wie schon die Tiere – Red.] dem bezeigen, der ihnen Gutes tut. Er ist freilich nicht geheilt, aber elektrisiert. Die Mutter weint vor Freude. Die Luft ist günstig für das Wunder rund um diesen Thaumaturgen herum, der da erklärt: „Er wird gesund, wissen Sie wohl; er wird laufen wie ein Häschen.“ Die Frau in Tränen und das Kind galvanisiert durch den Willen des Operateurs und den unklaren Glauben der ganz Kleinen, welche die Schwere ihres Leidens nicht kennen. Es schließt sich eine Befragung über die Ernährungsweise an.  A n t o i n e  verbietet Schweinefleisch und gestattet nur eine Kartoffel mit Butter, aber ohne Schmalz. Diese kulinarischen Details werden mit einer Andacht angehört, als ob sie aus dem Munde eines Gottes kämen.
        Jetzt ist die Reihe an einer Alten. Louis  A n t o i n e  berührt sie an der Stirne.    Eine der Gaben, deren sich der Wundertäter rühmt, ist, durch Intuition die Krankheiten im Körper abzulesen. Diese Patientin ist ganz und gar gläubig.    Unter ihrer schwarzen Haube belebt sich ihr Gesicht, starr und gelehrig, voll Vertrauen.    Nach Verlauf einer Minute trägt  A n t o i n e  seine Diagnose vor.    Er hat mit hinlänglicher Genauigkeit die Leiden dieser wackeren Frau und den Sitz des Übels entdeckt. Sie ist ganz aufgelöst. Jedesmal, wenn der Heiler ein Krankheitssymptom aufzählt, vergrößert sich ihre Begeisterung und schließlich ruft sie mit ihrer rauhen Bauernstimme:    „Ja, so ist es! Ja, so ist es!“    Aber Louis  A n t o i n e  dringt in sie: „Man muß die Wahrheit sagen! Ist es wirklich das, was Sie fühlen? Wir dürfen die Unwahrheit nicht verbreiten. Die Wahrheit hält uns oben.“ –
        Der Sekundärzug, der mich von Jemappes-sur-Meuse nach Lüttich zurückführen soll, pfeift schon in der Ferne; drum heißt es: Schluß machen! Ich frage  A n t o i n e, was er von den Ärzten hält, seinen großen Kollegen und Feinden. Er sagt nichts Übles. Dieser Magnetiseur hat ein christliches Herz.    „Jene behandeln bei den Krankheiten die Resultate, ich befasse mich mit ihren Ursachen“, sagt er mit einem gewissen Stolz.    Louis  A n t o i n e  ist ein Philosoph.    „Ihrer hundertundfünfzig haben eine Petition gegen mich unterzeichnet; meine Sendung stört sie. Ich bin nur zu einer Geldbuße von wenigen Francs verurteilt worden und noch dazu nur bedingungsweise. Man weiß, daß ich kein Geld verlange, und da ich keine Heilmittel verabreiche, was könnte man mir vorwerfen?“    Die Alte hat einige Sous in die Sparbüchse geworfen, die auf dem Kamin steht. Das ist alles, was dieser mystische Philanthrop annimmt. „Bevor Sie gehen, nehmen Sie noch mein Blatt.“
        Louis  A n t o i n e  hat sich in das niedrige und dunkle Zimmer begeben, worin seine Frau das Abendessen kocht. Ich stehe aufs neue in dem schmalen Gange, den das Kehrichtfaß verengt.    Der Wundertäter kommt mit einer Druckschrift zurück, welche den Titel trägt: Erkenne dich selbst! Ich werfe einen Blick auf dieses Blatt, angefüllt mit jenen weitschweifigen Phrasen, zu denen die spiritualistischen Doktrinäre das Rezept besitzen.    Es dürfte das keine Ausarbeitung von Louis  A n t o i n e  sein. Ich vermute, daß er schreibt, wie er spricht, d. h. schwerfällig. Sein Benehmen, seine Umgebung, seine Haltung, seine Worte, das ist's, was mir an ihm gefallen hat.    Eine große Einfalt, selbst Naivität und Illuminismus, aber ein braver Mann, ein wahrhaft braver Mann, der den doppelten Vorzug besitzt, zugleich unwissend und gläubig zu sein.    Und hierauf beruht vielleicht seine Wunderwirkung. – Ich mußte in weltferne belgische Dörfer gehen, um diesen Glauben zu finden. Ich sage mir, daß Louis  A n t o i n e  über eine unberechenbare Kraft verfügt.   C h a r c o t  begriff am Ende seines Lebens die weiten Grenzen dieses Hypnotismus, den er gewißermaßen zu seinem Eigentum gemacht hatte und der lediglich der vorläufige Ritus des metapsychischen Geheimnisses ist. Jenseits aber liegen Königreiche.
        C h a r c o t  verfaßte in einer englischen Zeitschrift eine berühmt gewordene Abhandlung, betitelt: „Die Glaubensheilung.“ Dieser geistvolle Beobachter schickte verzweifelte Krankheitsfälle nach Lourdes, wenn er bemerkte, daß die Betreffenden die Fähigkeit besaßen, zu „glauben“, worin wahrhaftig eine wirksame Gabe liegt, welche durch die religiösen Übungen, durch die Pilgerfahrt, die Berührung mit so vielen andern überzeugten Personen genährt und gesteigert wird. Sie hat ihren Sitz in unserem Unterbewußtsein. Der Glaube versetzt Berge, so sagt man. Er kann vor allem zur Gesundheit verhelfen, welche selbst eine geheime Quelle des Lebens ist.«

     

    *) Vergl. Febr.-Heft cr., K. Not. g), S. 127. - Red.

    **) Geuze-lambic ist ein kräftiges, sehr erfrischendes Bier, welches nur in Belgien, besonders gut nur in Brüssel hergestellt werden kann. Mit der Leipziger Gose hat es nur eine entfernte Aehnlichkeit. Es ist sehr reich an Milchsäure und wird gleich dem Burgunder aus in Körbchen liegenden Flaschen serviert. – Fr.

     

    Psychische Studien, Heft 7, Juli 1912

     

    Traduction :

    À propos de l'Antoinisme

    Message du Docteur en médecine Franz Freudenberg, actuellement à Bruxelles.

        Sous le titre : "La Belgique possède une nouvelle religion", le numéro du 1er janvier 1911 de l'"Echo du merveilleux" apporte quelques nouvelles sur le mouvement en Belgique appelé "Antoinisme", dont nos lecteurs ont probablement déjà appris quelque chose dans la presse quotidienne, en partie peut-être aussi par mon article dans le numéro de février du "Ubersinnliche Welt".
        L'"Echo" reprend le texte de l'allocution présentée à la Chambre des représentants de Belgique, couvert par 160 000 signatures, nombre sans précédent pour ce pays, dans laquelle les adeptes du grand "guérisseur" demandent la reconnaissance par l'Etat de leur culte particulier et le droit de construire davantage d'églises. L'antoinisme a déjà une église à Jemappes-sur-Meuse, la résidence du grand guérisseur. Presque tous les signataires de l'adresse et les adeptes de la secte sont des personnes respectées ; on trouve également parmi eux un grand nombre de personnes ayant fait des études supérieures : des enseignants, des médecins, des officiers, etc. Des milliers de certificats de guérison sont joints à la pétition, signés par des médecins respectés. Un, voire deux députés sont également antoinistes. Comme la Belgique ne compte que 20 000 Israélites et 15 000 Protestants, l'antoinisme représente la deuxième plus grande communauté religieuse de l'État. *)
        L'apparition d'Antoine, le grand guérisseur, mais non moins le développement de l'"antoinisme", est très intéressant sur le plan psychologique. C'est pourquoi l'"Echo" n'a pas hésité à envoyer son collaborateur, M. Jules Bois de Paris, à Jemappes pour interviewer de manière formelle l'ancien mineur et actuel fondateur de la religion. Le même numéro porte désormais le titre : "Une visite. Un grand guérisseur en Belgique" apporte le rapport de l'érudit susmentionné. Le nom de J u l e s  B o i s est connu de tous les lecteurs, sinon autrement, du moins grâce à ce pari concernant le mouvement contrôlé d'objets sans contact. Sans aucun doute, Jules Bois est un esprit fin, un observateur attentif, un penseur logique. Il est également un écrivain habile et un conteur stimulant. Par conséquent, je priverais effectivement les lecteurs de ce magazine de l'un des principaux attraits de l'ensemble du rapport si je ne le reproduisais pas dans son intégralité ci-dessous. Même le passage dans lequel, à la Molière, il vise les médecins, pourrait bien être attaqué. Oui, plus que cela, il lui est pardonné. C'est un sentiment d'élévation que de faire preuve de magnanimité, d'autant plus qu'il coûte si peu de se dépasser. Mais espérons que l'ami Bois ne voudra pas un jour être amené à revoir son opinion dans une certaine mesure par une rencontre occasionnelle avec une voiture ou par un petit mécontentement intérieur, comme ce mécontentement se développe parfois au fil des ans. Il y a des rumeurs de toutes sortes sur les derniers jours de la prédécesseur Miss E d d y. Mais assez de préambules, allons droit au but !

    [pour l’article en question, cf. Jules Bois - Le Guérisseur Louis Antoine (1901)  http://antoinisme.blogg.org/jules-bois-le-guerisseur-louis-antoine-1901-a148867618 ]

    *) Cf. Cahier de Février, Note g), p. 127. - Rédaction.


    votre commentaire
  • Lettre de Belgique (L'Essor, Lausanne, 11 février 1911)

    Lettre de Belgique.

    ANTOINE LE GUÉRISSEUR

    DIEU PARLE

    Premier principe.
    Si vous m'aimez,
    Vous ne l'enseignerez à personne.
    Puisque vous savez que je ne réside
    Q'au sein de l'homme,
    Vous ne pouvez témoigner qu'il existe
    Une suprême bonté,
    Alors que du prochain vous m'isolez.

    Deuxième principe.
    Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi
    Dans l'intention de vous convertir.
    Si vous respectez toute croyance et celui qui
                                                           [n'en a pas,
    Vous savez, malgré votre ignorance,
    Plus qu'il ne pourrait vous dire.

    ... et ainsi de suite ; il y a, pour le moment, dix principes, qui sont la dernière expression de la doctrine d'Antoine le Généreux (ou le Guérisseur). Et tout ce qu'on recueille pieusement de sa bouche est écrit de la même manière. On comprend bien les mots ; on saisit même parfois des phrases, mais impossible de savoir en somme ce qu'il veut dire. En lisant sa revue, l'Auréole de la conscience, on croit errer dans certains pâturages de nos Alpes, où il y a mille chemins qui ne conduisent nulle part. On les suit un instant ; et puis, ils se perdent, et vous perdent. C'est une espèce de bavardage, où les mots de foi, d'amour, reviennent à chaque instant, sans qu'on puisse toujours dire ce qu'ils signifient. De telle sorte qu'il est impossible de résumer cette doctrine du « Nouveau spiritualisme » : mixture à base de christianisme, où entrent du spiritisme, du scientisme, de la théosophie et du panthéisme. Tenez, voici encore, comme échantillon, les deux propositions qui sont en tête de sa dernière circulaire : « La croyance en Dieu est opposée à la foi. » « L'intelligence est seule l'imperfection de l'être. » ! !
        Il faut dire à la décharge de l'auteur qu'il est à peu près illettré. Né en 1846 dans la province de Liège, onzième et dernier venu d'une famille pauvre, il descendait à douze ans dans la mine. Puis il travailla comme ouvrier métallurgiste en Allemagne et en Pologne russe, d'où il rapporta une petite fortune, bientôt dépensée à faire du bien. Il se fixa alors à Jemeppe sur Meuse, près de Liège, avec sa femme et un fils qui leur fut enlevé à vingt ans. Catholique jusqu'à quarante-deux ans, puis spirite, il découvre enfin en 1906 le « Nouveau spiritualisme » et devient un Révélateur.
        Et voilà l'homme qui attire des foules. Certains jours, les trains qui arrivent à Jemeppe, de Liège et de Namur, sont bondés. On a compté jusqu'à un millier de visiteurs, et, le jour de l'Ascension, il y en avait 25 000. Des gens de toutes conditions viennent le consulter. Je me suis faufilé un jour dans le joli temple qui sert de salle d'attente pendant les consultations. Il était neuf heures et quart, et c'était la cent-quarantième personne qui passait. — Tous les dimanches, il y a un culte. Dans mainte localité belge, comme à Jemeppe, on lit des passages de la « Révélation d'Antoine » avant et après, on pense à Lui pendant un moment de silence ; et l'on s'en va. A Jemeppe, il apparaît lui-même un instant, monte en chaire, bénit l'assemblée, et se retire. Cela suffit à ses adeptes, qui lui prodiguent les épithètes que nous ne donnons qu'à Jésus-Christ. « Nous faisons de Lui notre Sauveur ; disons qu'il est notre Dieu ». C'est un disciple autorisé.
        Antoine le Guérisseur, très connu en Belgique, est devenu célèbre depuis la pétition de 160 000 signatures qui parvint peu avant le Nouvel An à la Chambre belge 1. Dès lors, tous les journaux ont parlé de lui. Le Matin, de Paris, a dépêché un envoyé spécial à Bruxelles. L'Excelsior, le nouveau quotidien français, a reproduit les traits d'Antoine (il ressemble à Tolstoï, en moins bien), et des reporters connus ont pris le train pour Jemeppe. Il ne faut pas se tromper à propos de 160 000 signataires. Un très grand nombre d'entre eux ne savent pas ce qu'ils ont signé. On a fait passer des listes partout dans les usines et les ateliers, et l'on a été de porte en porte. Mais il reste que ses adeptes se comptent par centaines.
        On peut expliquer dans une certaine mesure l'influence du dieu de Jemeppe. D'abord, il se pose en guérisseur ; et, en faisant le décompte des exagérations, il semble bien qu'il ait accompli quelques cures remarquables, par des procédés analogues à ceux des scientistes. Les 8/10 des gens qui vont le voir sont entourés par des maladies physiques ou morales. Dans ce pays, les « meiges » de plus ou moins grande envergure sont très estimés. On les préfère souvent aux médecins. La crédulité, en maint endroit, est sans bornes.
        Et puis Antoine doit avoir une puissance personnelle assez grande et dégager ce qu'il appelle des fluides bienfaisants. Il y a chez lui une spiritualité incontestable, par laquelle il s'impose. C'est d'ailleurs un très honnête homme, qui paraît vraiment pénétré du désir de faire du bien.
        Enfin, il ne demande rien à ceux qui viennent le voir. Ses guérisons sont gratuites. Si elles ne l'étaient pas, il serait poursuivi. Mais naturellement, il n'est pas défendu de mettre quelque chose dans le tronc du temple. Comment aurait-on pu bâtir cette maison, qui a coûté 100 000 fr. ? De plus, les « Antoinistes » ne sont soumis, que je sache, à aucun renoncement spécial dans leur vie de tous les jours.
        La grande vogue du Guérisseur n'en est pas moins extraordinaire ; elle déconcerte ceux qui prêchent l'Evangile en Belgique depuis tant d'années, non certes sans succès, mais au milieu de tant d'obstacles qui ralentissent la marche en avant. Car franchement, quand on compare l'Evangile, si simple, aux élucubrations mystiques de « l'Auréole de la conscience », quand on mesure la distance qui sépare Jemeppes de Golgotha, on sent monter de l'amertume, et presque de l'indignation.    E. F.

     1 On voudrait obtenir la personnalité civile pour assurer la propriété des temples aux fabriques ou consistoires de la nouvelle secte.

    L'Essor, Lausanne, 11 février 1911

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique