• Orange (1926)

    Orange (1926)

    Adresse : 91, rue de la Paix (dans l'est, vers la gare) - 84100 Orange


    Agrandir le plan

    Style : Art roman

    Panneau : Lecture de l'Enseignement du Père, le dimanche à 10 heures et tous les jours à 19 heures, excepté le samedi. Opération au nom du Père, les cinq premiers jours de la semaine à 10 heures. Le temple est ouvert du matin au soir aux personnes souffrantes. Tout le monde est reçu gratuitement

    Temple avec photos

    Date de consécration (par Mère) : 19 septembre 1926

    Anecdote : La même année, Mère consacre le temple d'Evelette. C'est cette année, qu'elle eut l'inspiration de placer la photo du Père à la tribune.

    Le quartier ayant été construit, le nom de la rue a changé, c'était la rue Mossé Baze, qui est maintenant une rue perpendiculaire.

    Orange est connu pour les évènements des Guerres de religion : En 1562, les protestants d’Orange sont massacrés par Sommerive, lieutenant général du roi. En 1571, les troupes catholiques pillent à nouveau la ville. En 1572 (quatrième guerre de religion), Hugues de Lères, capitaine huguenot, prend la ville et la rançonne.

  • De quelques sectes (La Gazette provençale, 28 janvier 1947)A travers Avignon

                          DE QUELQUES SECTES
                                  RELIGIEUSES

        Nombre de sectes religieuses ont existé dans notre ville. Il en subsiste d'ailleurs encore quelques-unes.
        C'est ainsi que nous connaissons ici des adeptes du Boudhisme.
        Suivant ce Çakya-Moumi, nom de Boudha, la douleur est inséparable de l'existence. Celle-ci est produite par l'ignorance, cause des passions, des désirs, de l'attachement aux objets extérieurs qui, agissant par l'intermédiaire des sens, donnent naissance aux êtres. L'extinction de l'ignorance détruit la puissance des sens et il ne se produit plus de nouvelles naissances. On arrive à cette extinction par la science, l'abstention des péchés, la pratique de l'aumône, de la charité, etc. Le pécheur renait dans une condition inférieure, parmi les animaux, où les enfers. Le sage renait dans une condition meilleure, parmi les génies, les dieux, ou mieux encore, devient bodhisattva et, enfin, bouddha parfait, délivré de l'obligation de renaitre et possédant la béatitude de Nirvana.
        Déchu dans l'Inde, le bouddhisme compte près de cinq cent millions d'adhérents en Chine, au Japon, dans l'Annam, le Siam, la Corée, le Thibet, la Birmanie, etc...
        Il en compte une dizaine en notre ville, qui suivent fidèlement les prescriptions de Bouddha.
        Il y a aussi des Gnostiques. Une trentaine environ qui se réunissent de temps en temps en privé.
        Suivant les Gnostiques d'un « dieu ineffable » dont rien ne peut être affirmé, est sorti par émanation le monde où nous sommes. Il a commencé par des esprits purs de tout mélange. Puis est venue la matière, source du mal. De là la condamnation absolue de la vie, du mariage et aussi de la propriété des choses matériel. Le Gnosticisme se tire des difficultés pratiques de ces formules par des détours ou bien des sectes l'ont suivi. La chair et la matière sont mauvaises, mais il n'y a qu'à les mépriser en esprit, tout en y cédant en fait.
        Orange a été le siège d'une secte qui tirait sa morale des principes Evangéliques. Il s'agissait des Antoinistes. Les adeptes étaient revêtus, les hommes, d'une redingote et coiffes d'un chapeau haut de forme, des femmes portaient une austère robe noire. Elles nouaient sous leur menton les ganses d'un béguin.
        Les Antoinistes, braves gens, n'avaient qu'un but : faire le maximum de bien à leurs semblables.

    La Gazette provençale, 28 janvier 1947


    votre commentaire
  • Orange - Temple antoiniste - façade


    votre commentaire
  • Orange - Temple antoiniste - intérieur


    votre commentaire
  • Tableau du Père


    votre commentaire
  • Orange - Temple antoiniste - signature Tinlot

    Il est rare de trouver encore des images originales du Père et de la Mère dans les temples, le temps demandant de les remplacées. Ce n'est pas le cas à Orange où on voit encore la marque de signature du Frère Tinlot, également architecte de plusieurs temples antoiniste.


    votre commentaire
  • Orange - Rue de la Paix (openstreetmap.org)

    Orange - Rue de la Paix (openstreetmap.org)


    votre commentaire
  • Orange (Journal officiel de la République française. Lois et décrets 22 oct 1943)

    1er octobre 1913. Déclaration à la préfecture d'Avignon. ASSOCIATION CULTUELLE ANTOINISTE D'ORANGE. Modifications aux articles 1er, 16 et 17 destinées à préciser les liens de subordination de la Cultuelle vis-à-vis de l'Union. Siège social : 3, rue de la Paix, Orange.

    Journal officiel de la République française. Lois et décrets 22 octobre 1943


    votre commentaire
  • Orange - consécration du Temple (L'Intransigeant 19 sept 1926)

    * Vers six heures, hier soir, à la gare du Nord, arrivèrent en avant-garde quelques centaines d'hommes et de femmes vêtus de noir. Les hommes, en longue redingote et coiffés de chapeaux à bords plats. Les femmes étaient également de noir vêtues, mais sans crêpes ni voiles.
        C'étaient des « antoinistes » qui arrivaient de Liége pour se rendre à Orange où, dimanche matin, aura lieu la consécration d'un temple élevé par les disciples du culte d'Antoine de Jemeppe...
       Et parmi eux se trouvait la veuve vénérée du père Antoine, « Notre Mère Antoine », comme disent les disciples.

    L'Intransigeant, 19 septembre 1926


    votre commentaire
  • Temple antoiniste d'Orange


    1 commentaire

  • votre commentaire

  • votre commentaire
  •     - A Orange, un temple. C'est tout ce qu'à déclarer le Père C.Ch. Chéry sans son Offensive des sectes en 1954 (p.264).

        Une salle de lecture s'était ouverte à Orange en octobre 1913 (Chalet Olga, quartier de l'Etang). Une autre continue son activité dans les années 20 (une adresse donné par un Unitif de l'époque indique Place du Théâtre Antique), et donnera naissance au temple inauguré en 1926.


    votre commentaire
  • source : Google Streetview


    votre commentaire
  • source : www.cadastre.gouv.fr


    votre commentaire
  • source : Google Maps


    votre commentaire
  •     Grande ville gallo-romaine, "que les ruines de ses monuments ont exhaussée d'un mètre", Orange, l'Arausio du peuple cavare, n'es plus que l'ombre de ce qu'elle parait avoir été. Mais qu'importe insignifiance de ses rues étroites ? Deux admirables monuments d'une civilisation disparue suffisent à captiver les regards : l'un fut un art de triomphe, l'autre un théâtre.
        Dressée au seuil de la cité antique, sous l'empereur Tibère, en commémoration de la défaite de Julius Florus et de l'Eduen Sacrovir soulevés contre Rome, la porte triomphale, isolée dans un libre espace, n'a rien perdu de son élégance et de sa majesté. Il faut approcher de bien près ses colonnes cannelées aux chapiteaux corinthiens, ses trois arcades, ses frontons, pour apercevoir ce qui lui manque. Une façade est entièrement dépouillée de sa décoration originale ; mais les trois autres offrent, en reliefs épiques, des combats de fantassins et de cavaliers d'une fureur impitoyable, d'horribles têtes de reptiles et de gorgones, des trophées de chlamyde, de tuniques, d'étendard, de pilums et de lances, des couronnes de laurier, des aigles, des proues de trirèmes. Mêlés aux sculptures, quelques mots se lisent, entre autres Mario, qui fit appeler l'art de Tibère arc de Marius, tandis que ce n'était que le nom d'un chef gaulois.
        Une imposante façade en grès vert cache les ruines intérieurs du théâtre, édifié à pareille époque, pour soixante-dix mille spectateurs. Des morceaux de sculptures, des fragments de marbres, de granits et de porphyres rouge, vert ou blanc, indices d'un luxe prodigieux, couvrent le postscenium ; mais le dessin général en est fort bien indiqué. D'un côté, les gradins de l'amphithéâtre réservé au public, et munis de ses couloirs, s'échelonnent, gazonnés ou fixés par des pierres de taille, jusqu'à la crête d'une hauteur où s'appuient les plus hauts ; de l'autre, deux colonnes de marbre superbes marquent la scène, et l'on distingue un foyer d'artistes, la loge du préteur ou du proconsul vis-à-vis de celle du grand pontife et des vestales, d'autres loges. L'écho, d'un sonorité profonde, a récemment été mis à l'épreuve par les comédiens du Théâtre-Français, qui lui firent répéter, après des siècles de silence, la grandiose tragédie de Sophocle.

    Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
    souce : gallica


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique