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  •     - A Orange, un temple. C'est tout ce qu'à déclarer le Père C.Ch. Chéry sans son Offensive des sectes en 1954 (p.264).

        Une salle de lecture s'était ouverte à Orange en octobre 1913. Elle continue son activité dans les années 20, et donnera naissance au temple inauguré en 1926.


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  •     Grande ville gallo-romaine, "que les ruines de ses monuments ont exhaussée d'un mètre", Orange, l'Arausio du peuple cavare, n'es plus que l'ombre de ce qu'elle parait avoir été. Mais qu'importe insignifiance de ses rues étroites ? Deux admirables monuments d'une civilisation disparue suffisent à captiver les regards : l'un fut un art de triomphe, l'autre un théâtre.
        Dressée au seuil de la cité antique, sous l'empereur Tibère, en commémoration de la défaite de Julius Florus et de l'Eduen Sacrovir soulevés contre Rome, la porte triomphale, isolée dans un libre espace, n'a rien perdu de son élégance et de sa majesté. Il faut approcher de bien près ses colonnes cannelées aux chapiteaux corinthiens, ses trois arcades, ses frontons, pour apercevoir ce qui lui manque. Une façade est entièrement dépouillée de sa décoration originale ; mais les trois autres offrent, en reliefs épiques, des combats de fantassins et de cavaliers d'une fureur impitoyable, d'horribles têtes de reptiles et de gorgones, des trophées de chlamyde, de tuniques, d'étendard, de pilums et de lances, des couronnes de laurier, des aigles, des proues de trirèmes. Mêlés aux sculptures, quelques mots se lisent, entre autres Mario, qui fit appeler l'art de Tibère arc de Marius, tandis que ce n'était que le nom d'un chef gaulois.
        Une imposante façade en grès vert cache les ruines intérieurs du théâtre, édifié à pareille époque, pour soixante-dix mille spectateurs. Des morceaux de sculptures, des fragments de marbres, de granits et de porphyres rouge, vert ou blanc, indices d'un luxe prodigieux, couvrent le postscenium ; mais le dessin général en est fort bien indiqué. D'un côté, les gradins de l'amphithéâtre réservé au public, et munis de ses couloirs, s'échelonnent, gazonnés ou fixés par des pierres de taille, jusqu'à la crête d'une hauteur où s'appuient les plus hauts ; de l'autre, deux colonnes de marbre superbes marquent la scène, et l'on distingue un foyer d'artistes, la loge du préteur ou du proconsul vis-à-vis de celle du grand pontife et des vestales, d'autres loges. L'écho, d'un sonorité profonde, a récemment été mis à l'épreuve par les comédiens du Théâtre-Français, qui lui firent répéter, après des siècles de silence, la grandiose tragédie de Sophocle.

    Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
    souce : gallica


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