• Bernay (1951)

    Bernay (1951)

    Adresse : Bernay - 4, rue Anne de Ticheville (au nord, près du Centre Hospitalier) - 27300 Bernay


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    Style : néo-roman

    Panneau : Lecture de l'Enseignement du Père, le dimanche à 10 heures et tous les jours à 19 heures, excepté le samedi. Opération au nom du Père, les cinq premiers jours de la semaine à 10 heures. Le temple est ouvert du matin au soir aux personnes souffrantes. Tout le monde est reçu gratuitement

    Temple avec photos

    Date de consécration (par Frère Zemeiss, délégué par le Collège des Desservants de France au Nom du Père) : 16 septembre 1951

    Anecdote : Plusieurs temples ouvrent dans les années 50 dans le nord-ouest de la France : Evreux (1948), Rouen (1950), Bernay (1951), Octeville-Cherbourg (1952).

        Au cours du XIXe siècle, d'importants aménagements de voirie modernisent la ville, et l'évolution de la structure industrielle s'oriente vers le pourtour de la cité. Ce développement continuera au cours du siècle dernier, avec l'arrivée de nouvelles industries et l'extension considérable de Bernay sur les coteaux surplombant le centre traditionnel, lequel a su rester fidèle à ses origines.

  • Temple de Bernay - Inauguration


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  • Temple Antoiniste de Bernay - façade (patrimoine-religieux.fr)Temple Antoiniste de Bernay - côté (patrimoine-religieux.fr)

    1. IDENTIFICATION
    Nom : Communauté antoiniste
    Adresse : 4 rue de Ticheville


    2. ARCHITECTURE ET ART
    Description architecturale
    Le temple se situe à proximité de l'hôpital, au bord d'un bois.
    Plan: L'édifice est de plan allongé et est orienté vers le nord.

    Elévation extérieure:
    La façade sud est percée d'un portail rectangulaire, inscrit dans une arcature à voussures au sommet triangulaire. Le portail est encadré par deux petites baies en plein-cintre. Un escalier précède le portail. Les côtés de l'édifice sont percés de trois baies en  plein-cintre. L'édifice est couvert d'une toiture à deux pans.

    Histoire et dates importantes
    Le temple a été inauguré en 1951.

    3. VIE RELIGIEUSE ET CULTURELLE
    Affectation / Usage
    Oui

    source : Observatoire du Patrimoine Religieux (https://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/27-Eure/27056-Bernay/178432-TempleAntoiniste)


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  • Bernay, rue Anne de Ticheville en 1962 (remonterletemps.ign.fr)


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  • Bernay - Rue Anne de Ticheville (openstreetmap.org)

    Bernay - Rue Anne de Ticheville (openstreetmap.org)


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  • BERNAY - Rue Anne de Ticherolle - Inauguration du temple Antoiniste - 1951


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  • Bernay - Culte Antoiniste - Consécration le 16 septembre 1951

    source : page FaceBook "Y avait ça chez mémé"

    Frère ZEMEISS fait l'Opération devant la foule rassemblée.

    Frère Robert Pierrefeu ajoute que frère Zemeiss avait été envoyé par le PERE en Normandie pour guérir les malades et propager l'Enseignement. Il fut délégué par le Collège des desservants de France pour consacrer les Temples d'Evreux, de Rouen et aussi de Bernay. Frère RAUX a été formé par lui.


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  • le mur d'enceinte de l'Hôpital à droite, le temple antoiniste au fond


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  •     Normandie. - A Bernay un temple, construit grâce "au dévouement des adeptes qui ont donné leur temps pour excaver et transporter les terres, pour abattre les arbres et les transporter, pour aider bénévolement à la maçonnerie et à la menuiserie". A Brionne, deux propagandistes. (En 1952, le même auteur y note même la présence d'un temple).
        - A Orbec, une salle de lecture avec réunions chaque dimanche après-midi, une trentaine d'assistants ; la propagandiste vient de Lisieux ; propagande sur les foires et les marchés, visite des malades ; trois familles converties à Meulles (canton d'Orbec, 525 habitants).
    C.Ch. Chéry o.p., L'Offensive des sectes, 1954, p.262

        Il semble que le mouvement se soit surtout développé dans ses régions dans les années 40-50.


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  • Construction du temple de Bernay
    Excavation du terrain, 1945 (remonterletemps.ign.fr)

        Il arrive que les adeptes se mobilisent et se mettent à la tâche pour rendre les travaux moins couteux. Yves Montreuil raconte qu'à Bernay, des adeptes ont excavé le terrain, abattu des arbres, aidé à la maçonnerie et à la menuiserie pour réduire le coût de la construction du temple. Cela ne va pas sans rappeler la façon dont les Témoins de Jéhovah érigent leur 'salle du Royaume'.
    Régis Dericquebourg, les Antoinistes, p.135

        Aucun des desservants n'est payé. Les testaments sont refusés, parce qu'ils ne sont pas anonymes.
        Malgré ce désintéressement, les dons anonymes (ou le travail non rémunéré des adeptes) ont permis la construction des temples, par exemple celui de Bernay en 1951 : un peu plus de 4 millions de francs.
    C.Ch. Chéry o.p., L'Offensive des sectes, 1954, p.260


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  • source : www.cadastre.gouv.fr


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  •     On passe alors à Bernay, franche ville normande, d'art normand, d'industrie normande, de commerce normand. Car le portail de son église paroissiale et celui de Notre-Dame de la Couture, qui fut une célèbre abbaye de femmes, sont dignes par leur ampleur et la richesse de leur décoration du temps où les Normands semaient de merveilles gothiques la Neustrie. Car ses fabriques de toiles, de drap, de papier et de cuir, sont rigoureusement organisées selon les doctrines de l'intérêt personnel bien entendu. Car enfin, s'il vous arrive d'assister à la fameuse foire aux chevaux, dite foire fleurie, parce qu'elle a lieu le dimanche des Rameaux, et de vous mêler à la foule des éleveurs en chapeaux de soie et en blouse, des maquignons en chapeau rond et veste ronde, vous apprendrez a connaître tout ce qu'un gars normand, éduqué ou rustaud, n'importe, peut déployer de finesse, de ruse et d'âpreté au gain. C'est là qu'il faut voir les plus gesticulantes disputes s'engager entre des adversaires défiants, dont la préoccupation continuelle est de ne jamais dire oui ou non « par horreur de la parole qui lie ». Aux cris, aux jurons, aux colères feintes des adversaires, à leur mimique indignée, stupéfaite, effarée, on croirait qu'il s'agit d'un incommensurable écart entre l'offre du marchand et la demande du chaland. Et comme on est loin de compte ! C'est pour cent, pour vingt sous, pour dix centimes qu'ils dépensent tant de diplomatie, tant de verve tragique et comique tour à tour. Aussi tout finit-il entre eux par se conclure. Nos gens se tapent dans la main et, dans le cabaret le plus proche, vont terminer en buvant du meilleur cidre, du vré bon bère. Dame ! à tant parler on s'échauffe, et quand i fait cat, un coup de bessin fait plâsi. Mais pourquoi perdre le temps en contestations superflues ? A quoi bon haricoter ? Eh ! que voulez-vous ! L'z affé sont l'z affé ! Maintenant aboulez mé vot' argent, m'nami. Pas de spectacle plus divertissant joué par des comédiens plus accomplis.

    Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
    souce : gallica


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