• Spa (1931)(dimanche 10h)

    Spa (1931)

    Adresse : rue du Père Antoine 2 (vers Géronstère) - 4900 Spa


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    Style : Néo-Roman

    Panneau : LECTURE DE L'ENSEIGNEMENT DU PÈRE
    tous les dimanches à 10 heures
    et les 4 premiers jours de la
    semaine à 19 heures

    Tout le monde est reçu
    gratuitement

    Temple sans photo à service réduit (Lecture dimanche à 10 heures par Frère Christophe)

    Date de consécration (par Mère) : 28 juin 1931

    Anecdote : Une première salle de lecture de l'Enseignement du Père fut aménagée au domicile privé de Léopold LAMBORAY, n°1, Chemin de la Platte, vers 1913 (janvier déjà d'après l'Unitif). Le temple actuel a été inauguré le dimanche 28 juin 1931.
    La maison du desservant se trouve du côté droit et fait entièrement partie de l'ensemble du bâtiment.
    http://www.antoinisme.be/photo_temple_de_spa.htm
    La salle de lecture a été consacrée par Mère.

    L’intérieur est peint en jaune clair, alors que l’intérieur des autres Temples est peint en vert pâle.
    source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be


    A la fin du 19°siècle et début du 20°siècle, LIEGE, dont JEMEPPE est en quelque sorte un faubourg, était surnommé "Le boulevard du spiritisme". On ne comptait plus les cercles spirites : LIEGE (plusieurs) - JEMEPPE - SERAING (Caritas et Marie) – ANGLEUR.

    A Spa, ville située à 48 km de Liège, un guérisseur spirite connut une certaine célébrité dans la région, le frère LAMBORAY, facteur de son état. C'est dans sa maison qu'une salle de lecture fut établie avant que Mère ANTOINE ne consacre le temple de la rue Père ANTOINE. Sa petite fille fut desservante du temple de VILLERS-LE-BOUILLET (voir photo sur ce site).

    Le Temple de SPA fut consacré en 1931. Il est situé rue du... Père ANTOINE ! Spa est certainement la seule ville de Belgique et sans doute d'ailleurs à posséder une rue portant le nom du fondateur du Culte Antoiniste. Ce temple est ouvert le dimanche et quelques jours durant la semaine. Il est également le siège d'une section de « L'école du nouveau spiritualisme. »
    source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be

  • Jean-Pierre Montulet - Installation du culte antoiniste à Spa (1909)

    INSTALLATION DU CULTE ANTOINISTE À SPA

        A Spa, en cette fin septembre 1909, la saison se termine. Le temps est gris triste. Le vent d'ouest charrie de lourds nuages noirs, navires sombres qui naviguent sur les collines. Il pleut. Une pluie lourde qui écrase tout. Les chemins de campagne sont détrempés. Consciencieusement, par dévouement ou par routine, le facteur des postes va, le pas alourdi de boue.

        Qu'importe ! il faut distribuer le courrier. Cette phrase, Léopold Lamboray en a fait sa devise. Cet homme trapu, né à Spa le 23 mars 1868 de parents ardennais – le père, Pierre François, est né à Bihain le 27 juin 1816, jardinier de son état, il a épousé une jeune fille de Houffalize, de près de vingt ans sa cadette, Marie-Françoise Daco, née le 15 août 1835 –, en a hérité la robustesse et le bon sens.

        Dans la cuisine de la modeste maison du Chemin de la Platte, à Sous-Bois, un bon poêle crapaud, la panse rougie, ronronne de plaisir. Dessus, côté buse plate, Virginie, comme chaque jour, en prévision du retour de son mari, a posé, pour la tenir au chaud, la "bolette" de café.

        Virginie, en réalité Marie Catherine Virginie, née Ledent à Sart, le 2 février 1870, de Nicolas Dieudonné, jardinier, et de Marie Julie Decorty, domiciliés à Ougrée, les cheveux tirés en chignon, le visage ovale toujours souriant, est un petit bout de femme solide, inusable, qui ne s'arrête qu'à la nuit ... et encore !

        Une famille de quatre enfants, çà en donne du travail ! Heureusement, l'aînée, Madeleine, qui a eu 13 ans le 15 mars dernier, réplique exacte de sa mère, lui est d'une aide précieuse, principalement pour s'occuper de la turbulente petite dernière, Jeanne, qui aura ses 4 ans le 10 décembre prochain. Et la Virginie est enceinte pour la cinquième fois. Ce sera un petit Raphaël qui naîtra le 21 avril 1900. Soulagement aussi, les "moyens", Georges, 9 ans le 9 février et Marie-Louise, bientôt 7 ans le 12 novembre, sont à l'école.

        L'après-midi s'étire. La porte d'entrée s'ouvre. Dans le couloir, Léopold s'ébroue en ôtant son képi. S'étant débarrassé de sa lourde capote trempée, il s'assied sur une marche. Madeleine se précipite pour aider son père à enlever ses lourdes bottes. Transi, il s'effondre dans "son" fauteuil à haut dossier, l'incline en poussant sur les boutons sous les accoudoirs, étend les jambes devant le poêle pour sècher chaussettes et pieds. Son épouse qui, comme à l'accoutumée, s'apprête à lui servir une tasse de café ragaillardissante, dans un faux mouvement, accroche la cafetière qui se renverse sur les jambes de Léopold. La droite prend le plus. Vite la douleur est insoutenable.

        Le médecin de famille, le bourru mais bon docteur Sury, estimé des humbles plus particulièrement, lui prodigue des soins jugés les plus appropriés. Mais rien n'y fait. La brûlure est mauvaise.

        Bientôt, l'incident, banal en soi, tourne mal. La gangrène se met dans la jambe. Le brave facteur est atteré. Son outil de travail, autant que son unique moyen de transport est fichu. Il sait qu'il ne lui reste que l'amputation pour lui sauver la vie. Et après ?

        Sa femme, sa sœur Marie Amélie, son beau-frère Gustave Delierneux, les voisins, les collègues, tous ces pauvres gens se lamentent, qui ne savent plus très bien que faire.

        Les fermiers, qui ont des prairies aux alentours de la maison, ont l'habitude de venir en celle-ci y tirer l'eau pour les vaches. Peu de temps après l'incident, l'un d'eux, surnommé "Mouton", découvrant l'inquiétude qui règne en ces lieux, s'informe de ce qui est advenu. Le lendemain il revient tout excité, brandissant un journal.
    - "Lisez l'artic' là ! Faut l'aller voir le rebouteux de Jemeppe ... i v'remettra vot'jambe d'adrêus !"
    - "Oui, mais comment ?"
    -"Pour y aller ? Ne v'tracassez nins"

        Et c'est ainsi que le malheureux facteur est transporté en charrette attelée jusqu'à chez ce "guérisseur", Louis Antoine.

        L'accueil se fait dans la plus franche cordialité. La jambe examinée soigneusement, l'homme dont tout chez lui inspire la confiance, prescrit de soigner la plaie par application d'huile de millepertuis, remède réputé souverain en cas de brûlure ou, lors d'exposition prolongée au soleil, pour les éviter.

        Quinze jours après, le docteur Sury, à son grand étonnement, ne peut que constater la guérison et déclarer que la jambe est hors de danger. Fou de joie, le brave Léopold s'en retourne chez son "bienfaiteur" pour le remercier, mais en train cette fois.

        Lamboray et les siens ont bien compris que ce Louis Antoine était un personnage hors du commun. Les journaux parlent de sa "révélation" et du mouvement qu'elle suscite.

        Mais qui était donc ce Louis Antoine que d'aucuns appellent "le Père" ? Ouvrier, né en 1846, à Mons-Crotteux, de parents simples, il est le cadet d'une famille de onze enfants. Comme son père et un frère, il débute dans la mine. Il n'a que 12 ans. Plus tard, refusant d'encore descendre dans la fosse, il devient ouvrier métallurgiste. A 24 ans, il part travailler en Allemagne. Son séjour dure cinq ans. De retour au pays, il épouse une jeune fille, connue avant son départ. Puis c'est à nouveau l'exil, en Pologne russe cette fois, et encore pour cinq ans. Puis le couple, qui s'est enrichi d'un fils, s'installe définitivement à Jemeppe-sur-Meuse.

        Louis Antoine et son épouse y mènent une vie très simple, aidant les démunis grâce à l'argent gagné à l'étranger. Ils poursuivent leur but sans découragement, même lorsque la mort leur reprend leur fils à l'âge de 20 ans. Celui qui devient le Père Antoine a, jusqu'à l'âge de 42 ans, été un bon catholique. Puis il fut acquis au spiritisme. Mais, peu à peu, il préféra la morale, à laquelle il se consacra jusqu'en 1906. C'est cette année-là qu'il crée le "nouveau spiritualisme", qui deviendra le Culte Antoiniste.

        Le premier lieu de culte installé chez lui, peu après, il inaugure en 1911 à Stembert, un deuxième temple aménagé dans une grange. Ensuite, un autre temple est consacré par la Mère, en 1914, à Verviers, rue des Jardins.

        Émerveillés, le mot n'est pas trop fort, par cette nouvelle doctrine, qui se veut être amour et respect, Léopold et Virginie décident d'ouvrir une salle de lecture de l'Enseignement du Père en leur demeure du Chemin de la Platte, 1.

        Inaugurée par la "Mère" Antoine, ce n'est pas encore un temple, mais une simple "chapelle". Qu'importe, le Culte Antoiniste vient de prendre racine à Spa.

        A la mort de Léopold, survenue le 17 mars 1925, Virginie continue seule, jusqu'à la préparation, puis la construction du temple qui existe encore actuellement, inauguré et consacré le 28 juin 1931, un dimanche, comme le veut la règle du culte. En effet, l'inauguration d'un temple a toujours lieu un dimanche.

         Alors d'autres vont prendre la relève.

                                                              J.-P. Montulet

     

        Je tiens à remercier le siège du culte à Jemeppe/Meuse, M. Léon Houyon, desservant du temple de Spa, M. Philippe Hardy, frère antoiniste français de la Ferté-Bernard, historien du culte et, surtout, Madame Jeanne Gérard, petite-fille de Léopold Lamboray, desservante du temple de Villers-le-Bouillet, restée spadoise de cœur, pour l'aide précieuse qu'ils m'ont apportée.

    Histoire et Archéologie spadoises
    n°81, mars 95, p.13-17


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  • Temple de Spa (Inscription au patrimoine comme monument)

    Temple Antoiniste de Spa

    Adresse principale : Avenue du Père Antoine 2, SPA (Spa)

    Bien inscrit comme : Monument

    Justification
    Ce bien répond au(x) critère(s) suivant(s)
    Authenticité
    Typologie

    Ce bien présente l'(es) intérêt(s) suivant(s)
    Architectural

    Notice
    À l'angle de la rue de la Géronstère, précédé d'un petit jardinet, temple antoiniste de style éclectique d'inspiration néo-gothique inauguré le 28 juin 1931. Construction en briques et calcaire accessible à la travée centrale, datée de 1931, par un portail en arc brisé protégé par une marquise d'origine et surmonté d'une dalle peinte portant l'inscription : "CULTE/ANTOINISTE". À gauche du portail, le sanctuaire est éclairé par deux hautes baies ogivales encore pourvues de leurs de châssis à petits bois; frise d'arcatures sous la corniche. À droite, la maison du desservant présente deux travées sur deux niveaux percées de baies ogivales plus petites. Toit à deux versants de tuiles. Vers la rue de la Géronstère, pignon essenté de zinc daté de 1931.

    Temple de Spa (Inscription au patrimoine comme monument)

     

    Bibliographie :
    BOUCHOMS A., s.d. Les lieux de culte à Spa, Spa, Centre culturel de Spa.

     

     

     

     

     

    Auteur(s) de la prospection (2015) : Bénédicte DEWEZ, Flavio DI CAMPLI

    source : http://lampspw.wallonie.be/dgo4/site_ipic/index.php/fiche/index?sortCol=2&sortDir=asc&start=0&nbElemPage=10&filtre=&codeInt=63072-INV-0088-01


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  • Spa - Avenue du Père Antoine (flickr - claudiusbinoche)

    On voit sur cette photo que la commune de Spa a renouvelée (vers 2017) la plaque officialisant la dénomination d'Avenue du Père Antoine.

    source de la photo : compte flickr de claudiusbinoche


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  • Antoinistes devant le Temple à Spa avant-guerre

    issu des archives de Soeur Dumont (Seraing, Ougrée, Jemeppe au passé - n°6/1995-96)


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  • Nous avions à Neuville, entre les deux guerres, un personnage comme on n’en avait sûrement pas vu depuis longtemps, un poison : c’était Gustine, la grosse de chez Bruyère. Le vieux Bruyère avait perdu ses deux premières femmes, et il était tout seul avec deux fils, Julien et Albert. Il fallait une femme dans la maison, et il eut l’idée de mettre une annonce dans un journal pour demander une gouvernante. Je pense qu’il ne s’en présenta qu’une, Gustine, et il la prit. C’était une belle grande forte femme, qui était veuve aussi. Elle venait du côté de Verviers ; elle parlait comme par là, et l’a fait toute sa vie. Elle avait travaillé dans une ferme et connaissait le métier de fermier. Mais ce qui était le plus extraordinaire, c’est qu’elle était antoiniste.
    Il y avait des antoiniste s à Stavelot. On en rencontrait parfois avec leur costume noir et leur grand chapeau noir ; les femmes étaient habillées tout en noir, comme les hommes, avec une robe longue et une cornette. Gustine convertit les Bruyère. Il se tint des réunions dans leur maison. Il y avait un Lecoq de Stavelot qui venait prêcher les idées du père Antoine chez Bruyère – dans l’étable de cochons, disait-on. Il y eut des jeunes gens de Francorchamps, qui ne croyaient à rien, qui venaient épier et écouter à la porte et qui se moquaient des gens. Julien Bruyère avait le costume et il le mit un jour pour aller prendre le train. On parla même de faire un temple à Neuville, à la grande haie sous le Briyeû, sur un terrain des Bruyère ; mais, une fois qu’ils trayaient justement là, comme il y avait une de leurs vaches qui avait une chute du rectum et comme Gustine voulait lui lancer un seau de lait au derrière, le vieux Bruyère se fâcha : « Va au diable avec ton père Antoine !» lui cria-t-il. Avec le temps, le nouveau culte s’éteignit petit à petit ; on ne parla plus des antoinistes, et, quand Alfred Balin mourut, qui était revenu malade de la guerre de quatorze, des gens du village qui étaient partis prier auprès du mort furent bien étonnés de voir Albert Bruyère qui disait son chapelet.
    Francorchamps, 19.8.1992

    Louis REMACLE, Proses wallonnes & Poèmes wallons (compléments), édités par Jean LECHANTEUR.
    Collection littéraire wallonne n° 12. Liège,
    Société de Langue et de Littérature wallonnes, 2011, p.98


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  • Spa - Mine de rien, avec une audience plutôt confidentielle, le culte antoiniste possède 64 temples dans le monde et 20 salles de lecture.

    Avec deux temples sur son territoire, Verviers fait mieux que Lille, Liège ou Monaco. Celui de la rue des Plantes, au déboulé aérien des Hautes-Mezelles, n'est pas au mieux de sa forme architecturale. Il y aurait quand même, selon les dires de Jemeppe, une lecture le dimanche matin à 10 heures mais les riverains certifient que le lieu du culte est abandonné.

    Le temple est visible des escaliers de la Paix. On le distingue aussi de la place du Martyr, dans le prolongement du clocher de Notre-Dame. Du sommet des Plantes, il bénéficie d'une vue imprenable sur la ville avec la gare centrale au centre du panoramique.

    À Spa, le desservant travaille à l'extérieur. Mais le temple, situé d'ailleurs rue du Père Antoine (du côté de la Géronstère, à gauche après le Vauxhall), est libre d'accès pendant la journée. Il est copie conforme de celui de la campagne de Bronde, avec l'horloge murale, les paroles du Père sur fond noir, la chaire de vérité et les bancs pour les fidèles. Dans le sas d'entrée, une sonnette (sans fil) permet de joindre le célébrant pour autant, évidemment, qu'il soit présent.

    Il est aussi une importante documentation à emporter dont une biographie du Père Antoine par le frère Deregnaucourt et « Madame Desart, sténographe de l'Enseignement », son portrait et une invite : « Frères et Soeurs, Amis visiteurs, Cette maison est votre maison. Vous pouvez venir au temple chaque fois que vous en aurez la pensée. Quand vous êtes dans la peine, quand vous subissez l'échec ou la solitude dans votre vie, vous trouverez toujours ici une présence aimante et fraternelle qui vous aidera, dans la prière, à surmonter ces moments difficiles ».

    Il n'est plus question comme au début du siècle et un engouement certain pour l'antoinisme, du Père guérisseur, régénérateur de l'Humanité. On évoque l'échec et la solitude. Par contre, l'uniforme révélé est celui voulu par le fondateur du culte, un costume voulu disgracieux, en serge noire, un compromis entre la soutane des prêtres maronites et la redingote de certains pasteurs pentecôtistes.

    En 2010, le coup d'oeil étonne. Le culte aussi. Mais à chacun ses vérités.

    Jean BRASSEUR (L Avenir)

    source : lavenir.ner 02/08/2010


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  • Spa - Square du Père Antoine


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  • source : cartocit1.wallonie.be


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  • source : Google Maps

    Il s'agirait bien de la Rue du Père Antoine selon les panneaux apposés par la commune, mais Google en fait une avenue.


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