• LA MORALE EST TOUT DÉSINTÉRESSEMENT

        Pourquoi le service des Temples antoinistes n'est-il pas rétribué, nous demande-t-on souvent ? Nous avons toujours répondu que c'est suivre l'exemple du Père qui a toujours accompli sa mission morale avec le plus complet désintéressement et respecter la révélation qui a pour base cette grande vertu.
        Maintenant que nous réclamons la reconnaissance légale du Culte antoiniste, on nous demande pourquoi nous faisons une réserve formelle au sujet des subsides de l'Etat. Nous devons nous expliquer. La morale ne peut être lucrative car toute pensés d'intérêt la voile ou la dénature. Cette pure lumière de la conscience ne s'échange pas contre une valeur palpable ; elle brille dans les âmes qui aspirent à s'améliorer et d'autant plus qu'on se dévoue à ses semblables. C'est une question de solidarité : le Père avait coutume de dire aux malades guéris à son contact qu'il avait autant à les remercier qu'ils venaient le faire eux-mêmes. Les ministres du Culte antoiniste s'efforcent d'agir avec le même amour et ils éprouvent une grande satisfaction en réconfortant par de bons conseils puisés dans la sagesse révélée et dans leur propre expérience les personnes affligées qui se présentent à eux.
        Pas n'est besoin d'avoir fait des études supérieures et de posséder des diplômes pour aider ses frères à se diriger dans la voie du bien. Une conscience sensibilisée et le bon exemple suffisent pour se développer les qualités nécessaires au soin des âmes.
        Pas n'est besoin non plus de posséder des rentes pour desservir un temple sans être rétribué. Les lectures de l'Enseignement moral se faisant le dimanche matin et le soir en d'autres temps, le desservant peut remplir sa tache matérielle pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille : beaucoup le font déjà actuellement. Les loisirs qu'il consacre au service du Culte lui sont payés moralement par la satisfaction du devoir accompli envers les bommes et envers sa conscience ; il s'élève à son insu dans l'estime et la considération publique, il inspire à tous la confiance et le respect. Ainsi il fait son bonheur en travaillant à celui de ses semblables et il s'instruit lui-même en les instruisant. Pourrait-il dans ces conditions demander ou accepter un salaire, quel qu'il soit ? Ne serait-ce pas agir contrairement aux principes de la vraie morale et pour employer une comparaison familière au révélateur, jeter une poignée de boue dans la source où nous devons nous abreuver ?
        Mais pourquoi diront certaines personnes, si le Culte est basé sur le désintéressement, demande-t-il l'exonération des impôts et droits de succession ? D'abord les temples sont construits à l'aide de dons anonymes, pour la plupart des plus modiques, faits d'humbles et pieux sacrifices qu'il ne faudrait pas détourner de leur destination sucrée. Ensuite ils sont complètement à charge des desservants et nous savons que ceux-ci doivent vivre de leur travail matériel. Comment trouveraient-ils les ressources nécessaires tout en accomplissant leur tâche morale qui exige tant d'efforts et qui s'inspire uniquement du désintéressement ? Au surplus il n'y a que la société qui bénéficie des sanctuaires antoinistes ; des légions de malheureux y puisent les forces morales indispensables pour supporter leurs preuves et remplir leurs devoirs ; toutes les personnes désireuses de s'instruire du but de la vie y viennent entendre la lecture des Enseignements révélés. Cette lumière leur sert de guide pour s'améliorer et apprendre à vivre fraternellement avec leurs semblables. Ainsi l'Enseignement antoiniste aide à la paix sociale dont le monde a si grand besoin à l'heure actuelle pour se rassurer et se reconstituer.

    Unitif, Numéro spécial, Juillet 1941


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  • COMMENT LE PÈRE A COMMENCÉ

    A GUÉRIR PAR LA FOI

    LA CROYANCE EN DIEU RÉSULTE DE L'INTELLIGENCE ;
    LA FOI QUI EN EST L'OPPOSÉ, LE REND PALPABLE
    DANS LE CONNAIS-TOI

        Dans l'incarnation, l'intelligence dirige l'homme, par elle il imagine ce qu'il n'a pas acquis et il se croit dans la vérité. On pourrait penser qu'il doit être autant à même de pénétrer celle-ci que son intelligence est plus développée. Comment pourrait-il être convaincu, puisqu'au lieu de se baser sur l'expérience il ne se rapporte qu'à ceux qui l'ont devancé, qui étaient beaucoup plus ignorants que lui, puisque l'intelligence grandit sans cesse ! Voilà pourquoi il existe diverses croyances par lesquelles l'humanité se divise.
        Nous recourons à des pratiques religieuses sans nous rendre compte de la réalité, c'est pour cette raison que les croyances diffèrent par la forme et que toutes ont leur manière de prier Dieu et de L'adorer.
        Nous croyons tous être seuls dans la vérité et nous nous étonnons que les adeptes d'autres doctrines ne s'aperçoivent pas de leur erreur. Il est naturel que celui qui n'éprouve plus de satisfaction dans celle où il a été élevé, adhère à une autre qui répond mieux à ses vues : ceux d'après lesquels il se rapporte ont agi de même, mais il sera de parti pris aussi longtemps qu'il ne s'est pas rendu compte par lui-même.
        I en est d'autres encore qui abandonnent la croyance pour suivre leurs instincts ou recourir à la science ; ils deviennent matérialistes, ne proclament plus que le néant ; mais ils ne seront pas plus certains qu'auparavant s'ils ne cherchent pas à se connaître. Voilà comment nous nous satisfaisons, nous avons la croyance telle que nous l'imaginons tant que nous n'avons pas acquis la foi.
        Je croyais aussi en Dieu et je n'ai jamais cessé de le faire, mais j'ai voulu me convaincre de son existence : voilà ce qui m'a fait recourir à diverses doctrines. Ma croyance était solide parce qu'elle était sincère, mais comme celle des autres elle est de parti pris, je voulais, comme on dit, servir Dieu avant de m'être acquis la foi.
        Cependant sans le réconfort que j'y puisais, j’aurais été bien malheureux. Tout jeune, j'ai été éprouvé et c'est ce qui a fait mon bonheur. La science m'a condamné ; mais la croyance en Dieu m'encourageait et me soutenait car ma vue s'élargissait et la foi me pénétrait. C'est par elle que j'ai compris l'inspiration et que j'ai pu me suffire à moi-même. La maladie m'avait tellement affaibli que par moments je ne savais plus si j'avais un corps, mon esprit était devenu d'une sensibilité incroyable, je palpais tous les fluides dans lesquels puisais les pensées pour me diriger. C'est ainsi que je me sentis attiré vers les autres croyances dont j'ai alimenté mon âme. J'en ressentais une grande satisfaction parce qu'elle m’empêchait de router de rien.
        Étant allé à l'étranger, en Allemagne et en Russie, comme ouvrier métallurgiste, j'avais pu, malgré la maladie d'estomac dont j'étais affligé, économiser un petit pécule qui me permettait de vivre sans travailler. Je compris que je me devais à mes semblables, c'est alors que je ressentis la foi qui m'affranchit de toute crainte au sujet de l'âme, j'étais convaincu que la mort est la vie, le bonheur que j'en éprouvais ne me laissait plus dormir, je m'inspirais ainsi le devoir de me dévouer toujours davantage envers ceux qui souffrent moralement et physiquement et je continue la tâche car leur nombre augmente sans cesse. Je leur raisonnais l'épreuve, sa cause et son efficacité. Sans la foi qui ne soutenait j'aurais été bien souvent embarrassé et tracassé devant la foule de malades qui, nuit et jour, pendant plus de vingt-deux ans, sont venus me demander assistance. Mais ma longue expérience me fit reconnaître que les plaies du corps ne sont que la conséquence des plaies de l'âme. C'est à celle-ci que j'ai donc appliqué le remède, je n'ai jamais cessé de la raisonner aux malheureux qui se trouvent dans la même situation que celle que j'ai pu traverser et qui se désespèrent. Beaucoup ne se contentent pas de venir à mes opérations, ils assistent aux réunions le dimanche et vous savez mieux que moi comme ils prennent la Révélation à cœur. C'est ainsi que je me suis acquis insensiblement la foi. C'est par elle que je prête concours à tous ; mais aujourd'hui mon pouvoir qui s'est agrandi me permet d'opérer à la fois sur un grand nombre aussi bien qu'auparavant sur une seule personne.

    Unitif, Numéro spécial, Juillet 1941


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  • La Révélation, Être ou paraître (p.64)

        Ce n'est pas le monde qui change, c'est nous qui changeons.

    La Révélation, Être ou paraître, p.64


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  • Impossible de trouver Dieu si ce n'est dans le  « connais-toi »


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  • Développement, Comment nous devons prier et pouvons progresser, p.52

        S’ils nous obligeaient à suivre leur croyance, ils porteraient obstacle à notre avancement, notre progrès en souffrirait puisque nous serions privés du libre arbitre en devant respecter des lois surannées ; nous serions encore sous la domination de celle qui enseigne : œil pour œil et dent pour dent. 

    Développement de l'Enseignement du Père, Comment nous devons prier et pouvons progresser, p.52


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