• Hellemmes-Lille (1923-1943)

    Hellemmes-Lille (1923-1943)

    Adresse : 56, rue Jean-Bart - 59260 Hellemmes-Lille

    Hellemmes-Lille (1923-1943)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Source :  11/08/1932 (remonterletemps.ign.fr)

    Date de consécration (par Mère) : 27 septembre 1925

    Anecdote : Les premiers desservants ont été Frère et Soeur Lovinfosse. Ce dernier assista le couple Jeannin à la collecte de quelques pensées et recommandations de Mère pour constituer les Tomes.
        Détruit par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale en janvier 1943, il semble n'en rester aucun document. La rue Jean-Bart constituait le quartier ouvrier de cette ville de la banlieue lointaine de Lille, avec notamment une filature et une Mission ouvrière dominicaine qui se maintint jusqu'au XXIe siècle.

  • Un Temple antoiniste à Hellemmes (Le Nord maritime, 29 septembre 1925)Une religion nouvelle

     UN TEMPLE ANTOINISTE
    A HELLEMMES

         On rencontrait, dans les rues de Lille, dimanche, des hommes et des femmes – femmes âgées, Jeunes filles et même fillettes, – vêtus d'une façon très particulière. Les premiers avaient l'allure de clergymen, avec une longue lévite noire, boutonnée sur un col rigide, et un chapeau haut-de-forme aux bords ronds et plats. Les secondes étaient coiffées d'un voile noir que supportait un bonnichon borde de tulle plissé, également noir, et leurs épaules s'enveloppaient d'un châle de laine ou d'une cape.
        Ces gens étaient des Antoinistes venus assister à la cérémonie de consécration de nouveau temple de leur culte à Hellemmes.
        Il était arrivé des adeptes d'un peu partout, de Paris, de Lyon, même de Monaco, mais, principalement, de Belgique. Deux trains spéciaux étaient partis de Liège avec dix-sept cents personnes.

     « L'OPERATION »

         A dix heures, la rue Jean-Bart, aux abords du Temple, était noire de monde.
        Au bout d'une vingtaine de minutes, l'emblème du culte, « l’arbre de la science du Bien et du Mal », apparut sous le portail, précédant une vieille femme au visage paisible, qu'encadraient des bandeaux de cheveux blancs échappés de la rituelle coiffe noire : « la mère Antoine », la veuve d'Antoine-le-Guérisseur, âgée de soixante-quinze ans et venue de Jemmeppe-sur-Meuse, près de Liège, pour pratiquer l'« opération ».
        Et c'est cette opération qui se renouvela devant la porte, en raison de l'affluence. La lecture des principes se perdit dans le vent, puis on aperçus par dessus les têtes recueillies, la vieille « mère » étendre la main dans un reste de bénédiction, sur les deux mille personnes qui l'entouraient.

    Le Nord maritime, 29 septembre 1925


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  • Salle de lecture à Thumesnil, en 1926 par Soeur Antonine Finkelstein

    Thumesnil, le 9-9-26,

               _    Frères et Sœurs,

    Merci à tous des bonnes pensées du 15 Août reçus avec bonheur, et nous vous demandons encore de bien vouloir être tous par la pensée avec nous tous ici pour l’ouverture de notre lecture qui aura lieu le dimanche 12 courant.
    Merci à tous à l’avance   vous écrirais plus longuement bientôt.
    Recevez tous en famille nos bonnes pensées et fraternels souvenirs. 
           
    Maurice et Antonine Finkelstein


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  • Le Père Antoine (Le Grand écho du Nord de la France 28 sept 1925)

    Le Père Antoine (Le Grand écho du Nord de la France 28 sept 1925)

     Les petites religions

                  LE
    Temple Antoiniste
        d'Hellemmes
    : s'est ouvert hier :

    De nombreux antoinistes étaient venus
       de Belgique et la « Mère Antoine »
               a présidé la cérémonie

    (Voir notre cliché en première page)

        On rencontrait, dans les rues de Lille, dimanche, des hommes et des femmes – femmes âgées, jeunes filles et même fillettes, – vêtus d'une façon très particulière. Les premiers avaient l'allure de clergymen, avec une longue lévite noire, boutonnée sur un col rigide ; et un chapeau haut-de-forme aux bords ronds et plats. Les secondes étaient coiffées d'un voile noir que supportait un bonnichon bordé de tulle plissé, également noir, et leurs épaules s'enveloppaient d'un châle de laine ou d'une cape.
        Ces gens étaient des Antoinistes venus assister à la cérémonie de consécration du nouveau temple de leur culte, dont nous avons signalé l'existence à Hellemmes.
        Il était arrivé des adeptes d'un peu partout, de Paris, de Lyon, même de Monaco, mais, principalement, de Belgique. Deux trains spéciaux étaient partis de Liége avec dix-sept cents personnes.

          L'« opération »

        A dix heures, la rue Jean-Bart, aux abords du Temple, était noire de monde. La cérémonie était commencée à l'intérieur. L'assistance, trop dense, restait massée sur la chaussée et les trottoirs. Il y avait surtout des Antoinistes. Les curieux, dressés sur la pointe des pieds, cherchaient à voir « quelque chose ».
        Mais on ne voyait rien, si ce n'est parmi la foule, les lévites noires et les voiles garnis de tulle. Le « costume », chez les Antoinistes est purement facultatif. Les plus fidèles l'arborent pour se rendre au Temple le dimanche ou les jours de cérémonie comme celui-ci.
        Au bout d'une vingtaine de minutes, l'emblème du culte, « l'arbre de la science du Bien et du Mal », apparut sous le portail, précédant une vieille femme au visage paisible, qu'encadraient des bandeaux de cheveux blancs échappés de la rituelle coiffe noire : la « mère Antoine », la veuve d'Antoine-le-Guérisseur âgée de soixante-quinze ans et venue de Jemmeppe-sur-Meuse, près de Liége, pour pratiquer l'« opération ».
        Et c'est cette « opération » qui se renouvela devant la porte, en raison de l'affluence. La lecture des principes se perdit dans le vent, puis on aperçut, par-dessus les têtes recueillies, la vieille « mère » étendre la main dans un geste de bénédiction, sur les deux mille personnes qui l'entouraient.
        C'était tout.
        La foule fut admise ensuite à visiter le Temple qui n'est, comme nous l'avons dit, qu'un local aux murs sévères, sans la moindre ornementation.
        Avant de partir, j'ai revu le desservant, qu'accompagnait sa femme – tous deux vêtus de noir.
        J'appris, par lui, qu'il n'existe pas d'ordre. Les desservants des temples vivent librement, sous la seule réserve qu'ils ne doivent accepter aucune rétribution. Il me dit qu'il était entré au service de l'Antoinisme après s'être guéri, sans aucun autre remède que « la confiance », d'une grippe infectieuse qui l'avait terrassé...

                                                                J.-S. DEBUS.

    Le Grand écho du Nord de la France, 28 septembre 1925


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  • Les officiants (Le Grand écho du Nord de la France 26 juin 1933)

    Les officiants sur le seuil du temple pendant l'« opération » (Photos « Echo »).


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  • La procession (Le Grand écho du Nord de la France 26 juin 1933)

    La procession (Photos « Echo »).


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  • Procession à Hellemmes (Le Grand écho du Nord de la France 26 juin 1933)

    Une procession antoiniste à Hellemmes

        Le 25 juin est, pour les Antoinistes, la fête du Père. Le Père, Antoine-le-Guérisseur de Jemmeppe-sur-Meuse, fondateur du nouveau culte qui porte son nom, est « désincarné » depuis 1912 et ses fervents adeptes célèbrent chaque été sa mémoire dans le recueillement et la prière.
        C'est ainsi qu'hier matin, le petit Temple de la rue Jean-Bart, à Hellemmes-Lille ne pouvait contenir la foule de tous ceux qui, à cette occasion, étaient venus assister à la rituelle « opération ».
        Car la nouvelle religion gagne chaque année des nouveaux adeptes. En Belgique, où elle est née, elle a été reconnue d'utilité publique par décret royal. Elle y compte une trentaine de temples. Il y a huit ans qu'elle a franchi la frontière pour s'établir dans la banlieue lilloise. Valenciennes et Caudry ont également leur temple.

                 L'opération
        Parmi cette foule amassée devant la sobre façade de l'édifice antoiniste se distinguaient ses costumes que certains adeptes portent pour marquer leur adhésion totale au culte nouveau : la longue redingote noire, fermée comme une vareuse, et le gibus plat des hommes, les bonnets noirs à tuyautés de tuile et les amples robes de serge noire des femmes.
        Il y avait là des adeptes arrivés de divers points de la région de Belgique et même d'assez loin.
        La Mère, celle qui a été la fidèle compagne de l'ancien ouvrier métallurgiste et qui, depuis qu'Antoine n'est plus, a répandu la surprenante philosophie contenue dans la Révélation du guérisseur, vint à Lille l'an dernier pour la fête. Elle est très âgée et ne se déplace plus guère.
        Cette fois-ci, l'Opération a été faite, au nom du Père, par un frère, en l'espèce le desservant du Temple d'Hellemmes.
        Les malades, qui affluent chaque dimanche, étaient plus nombreux encore. Il y avait des estropiés, des eczémateux, une femme âgée atteinte de jaunisse, une petite paralytique et d'autres qui avaient confiance dans une amélioration de leur état.
        Sur le seuil du temple apparut alors le petit groupe des officiants, silencieux et simples. Deux femmes aux coiffes noires tenaient une pancarte : « Fête du Père, 25 juin ». Derrière elles, un adepte portait une figurine en bois découpé représente un arbre : l'arbre de la Science de la vue du mal. Et deux autres « frères » présentaient à l'assistance le portrait du Père Antoine sur lequel s'étale l'inscription : « Le grand guérisseur de l'humanité pour celui qui a la foi ».
        Après quelques minutes de recueillement, une adepte annonça l'Opération.
        Alors un homme âgé dont les mains, pieusement, s'étreignaient, fit monter vers le ciel une muette prière. Puis il tendit les bras. C'était tout.
        Un autre adepte se mit aussitôt à lire, d'une voix monotone, et en détachant chaque mot, les dix principes du Père. Principes de morale chrétienne qui font la plus large part à la conscience individuelle.

                 Recueillement
        Les visages des officiants restaient figés dans une expression mystique et la foule écoutait, absorbée.
        Y avait-il dix curieux sur ce millier de personnes ? Tous ceux qui étaient là avaient un air de famille. La conviction se lisait sur leurs figures aux yeux clos ou aux regards ardents.
        – Vous guérirez si vous avez la Foi. Le Père vous l'a dit...
        Il n'est pas sûr qu'ils ne viennent pas dans un but égoïste. Mais, au fond, là comme ailleurs, chacun pense surtout à soi et à son propre salut...
        L'officiant a fini sa lecture.
        – Au nom du Père, je vous remercie...
        Un cortège va maintenant se former. Dans le même silence, à la suite des officiants, la foule, docile, avance lentement en longue colonne dans la rue Jean-Bart.
        Les gens du quartier, sur le pas de leur porte, regardent passer ce défilé muet. A un bout de la rue, le cortège tourne, poursuit sa marche lentement jusqu'à l'autre bout, puis revient se disloquer devant le Temple.
        L'officiant remercie à nouveau, d'un mot, les adeptes. La cérémonie cette fois est terminée. On n'y ajoute aucune parole. On ne sollicite aucune offrande.
        Les malades tiennent toutefois à pénétrer encore dans le temple aux murs nus.
        Le desservant essaie de les convaincre doucement :
        – Vous n'en aurez rien de plus. L'opération a été faite. Si vous avez la foi vous guérirez. Allez ! nous penserons à vous. Nous ne sommes pas des guérisseurs, nous. C'est le Père qui fait tout...

                                                             Jean-Serge DEBUS.

    Le Grand écho du Nord de la France, 26 juin 1933


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  • Inauguration du temple antoiniste de Hellemmes (Paris-midi, 28 sept 1925)

        INAUGURATION DU TEMPLE ANTOINISTE

                                     Lille, 27 Septembre.

        Environ cinq mille antoinistes, venus de divers points de la France et de la Belgique, ont assisté aujourd'hui à l'inauguration du temple de leur secte, érigé à Hellemmes-lez-Lille. – (Havas.)

    Paris-midi, 28 septembre 1925


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  • Façade du Temple à Hellemmes (Le Grand écho du Nord de la France 25 sept 1925)


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  • Temple à Hellemmes (Le Grand écho du Nord de la France 25 sept 1925)

    ARRONDISSEMENT DE LILLE

                        Les petites religions

    Un temple antoiniste va s'ouvrir
            à Hellemınes-lez-Lille

        Dans un quartier gris d'Hellemmes – rue Jean-Bart – s'élève un temple antoiniste, tout neuf, tout frais, que les maçons viennent à peine de quitter.
        La Mère Antoine va venir dimanche procéder à sa consécration, au nom du Père.

            LE CULTE NOUVEAU

        Le Père ? Qui n'a pas entendu parler, avant la guerre, du Père Antoine. Antoine-le-guérisseur à qui des foules de malades vinrent, durant vingt ans, demander assistance dans un faubourg de Liége ?
        Humble ouvrier mineur, catholique et excessivement pieux, Antoine avait compris, un jour, qu'il se devait à ses semblables. La Foi l'affranchit tout à coup. Ce fut la « Révélation ».
        Il n'avait reçu qu'une instruction élémentaire : il se mit à enseigner les principes d'une haute philosophie. Il eut des adeptes. Son enseignement, sténographié, au jour le jour, remplissait deux volumes. Et une nouvelle religion se créait, de 1906 à 1909.

            LA FAÇADE DU TEMPLE

        Antoine prêcha la Foi. Il guérit les malades qui eurent la Foi. « Les plaies du corps, disait-il, ne sont que la conséquence des plaies de l'âme ». Les médecins constatèrent...
        A l'âge de 66 ans, – en 1912 – le Père Antoine se « désincarna ». Ainsi s'expriment ses adeptes.
        Sa femme, la Mère Antoine, qui compte aujourd'hui 75 ans, lui succéda à la tête du nouveau Culte. Mais elle n'agit, en toute circonstance, qu'au nom du Père.
        Se laissant diriger par la pensée du Père, des adeptes s'en allèrent faire leur apostolat : des temples naquirent. Ils sont vingt en Belgique et, il y a deux ans, après une enquête du Parlement et une pétition appuyée de 150.000 signatures, un décret royal reconnaissait d'utilité publique le culte Antoiniste. Celui-ci a passé la frontière et des temples se sont ouverts à Paris, Lyon, Tours, Aix, Vichy, Vervins et, plus près de nous, à Caudry.

            MOISE, JESUS, ANTOINE...

        Moïse reçut de Dieu les 10 commandements. Deux mille ans plus tard, Jésus-Christ incarnait la divinité. Vingt autres siècles ont passé et Antoine a porté en lui la Révélation divine. Telle est la foi des Antoinistes.
        « Œil pour œil », disait Moïse ; « pardonnez vos offenses », disait Jésus ; « Aimez vos ennemis », a dit Antoine. Ainsi me parlait, hier, le desservant du nouveau temple. Sur son visage serein et dans ses yeux clairs, je n'ai lu que la bonté. « Notre religion est celle de l'amour et du désintéressement », a-t-il ajouté doucement. Puis : « C'est aussi celle de la conscience ».
        L'antoiniste se défie de l'intelligence. Sa conscience le dirige. : La vie matérielle ? Notre « être » a eu déjà des milliers d'existences. Il en aura encore d'innombrables. Jusqu'à ce qu'il soit devenu meilleur, parfait. La mort n'est qu'une désincarnation, suivie de multiples réincarnations. Sur le cercueil de l'antoiniste, un drap vert. Pas de chapelle ardente. Pas de tentures noires.

            LES GUERISONS PAR LA FOI...

        Le culte ? La lecture des révélations et le recueillement. A dix heures, chaque matin, les pensées s'élèvent et, de Jemmeppe-sur-Meuse, Mère Antoine accorde sa bénédiction à tous ses adeptes.
        Le temple ? Des murs nus et blancs. Des bancs, une chaire. Un seul tableau : « L'auréole de la conscience ».
        Des malades, des affligés, en se rendant au Temple ont trouvé la guérison.
        Posant sur le mien son regard plein de douceur, le desservant m'a répété :
        « Qu'ils viennent ici. Et s'ils ont vraiment confiance, s'ils ont vraiment la Foi, ils guériront... »

                                                                     Jean-S. DEBUS

    Le Grand écho du Nord de la France, 25 septembre 1925


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  • Hellemmes - Journal officiel de la République française. Lois et décrets 13 nov. 1942 

    14 octobre 1912. Déclaration à la préfecture du Nord.
    ASSOCIATION CULTUELLE ANTOINISTE DE HELLEMMES.
    But : modification : Art. 1er.  Le collège des desservants de France, qui siège à Paris, désigne le desservant de chaque temple ; celui-ci désigne les adeptes qui travaillent avec lui.
    Siège social : 56, rue Jean-Bart, à Hellemmes.

    Journal officiel de la République française. Lois et décrets 13 novembre 1942


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  • 56 rue Jean Bart, Hellemmes-Lille (actuel)

    Cette dernière maison (à briques brunes et boiseries bleues) a remplacée le Temple antoiniste d'Hellemmes-Lille après sa destruction lors de la Deuxième Guerre mondiale.

    cf. prise ancienne de la rue :

    54-56 rue Jean Bart, Lille (actuel)

     

    merci encore à frère Robert Pierrefeu pour sa correction


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  • Décès antoiniste à Wattrelos (Roubaix-Tourcoing 13-01-1927 roubaix-bnr.cd-script.fr)

     

        UNION DES MUTILES ET REFORMES. – L'Union des Mutilés et Réformés apprend avec douleur la mort de Louis Martel, décédé des suites d'une maladie contractée pendant la guerre.
        Les membres sont priés d'assister aux funérailles qui auront lieu aujourd'hui jeudi à 3 heures, suivant le Rite du Culte Antoiniste.
        On se réunira à la maison, rue Carnot, cour Couteau, 7.

    Roubaix-Tourcoing, 13 janvier 1927

    source : roubaix-bnr.cd-script.fr


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  • Hellemmes - Bénédiction par Mère Antoine


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  • Hellemmes - foule

     

    La foule devant le temple Antoiniste - Bénédiction par Mère Antoine

     


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  • Hellemmes-Lille - Journal officiel de la République française. Lois et décrets 20 mars 1925

    20 mars 1925. CULTE ANTOINISTE. 7, rue Joseph Bara, à Hellemmes-Lille.
    But : propager l'enseignement moral révélé par le père Antoine dans son temple de Jemeppe-sur-Meuse de 1906 à 1909.

    Journal officiel de la République française. Lois et décrets 20 mars 1925

     

        La rue Joseph Bara est à quelques mètres de la rue Jean Bart (de l'autre côté du Parc Bocquet) où sera construit le temple.


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  • La 2ème guerre mondiale fut pour Hellemmes une période douloureuse. Au cours de l’offensive aérienne alliée contre les voies de communications ferroviaires, les quartiers juxtaposés de Fives sur le territoire de Lille et de la barrière de Lezennes à Hellemmes ont été sinistrés par 16 bombardements successifs. Les plus violents de ces bombardements ayant eu lieu le 13 juin 1943 et au printemps 1944
    Les objectifs visés dans cette zone étaient :

       1. Le faisceau de voies ferrées comportant le triple embranchement des lignes vers Paris, Valenciennes et Tournai
       2. Le dépôt des locomotives de Lille
       3. Les usines de Fives Lille de construction de locomotives
       4. Les ateliers de construction et de réparation de la SNCF à Hellemmes

    L’ensemble des quartiers d’habitations proches de ces objectifs groupés auprès ou imbriqués parmis les différentes installations industrielles ont largement souffert et sont détruits soit par îlots entiers soit par fraction d’îlots. La dispersion des bombes a réparti des dommages importants sur une très large superficie dans ces quartiers.

    source : http://www.hellemmes.fr/wrapper/index.php?file_wrap=histoire.html


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  • (TRACT SUR L'ANTOINISME). — Je vous serais très reconnaissant de vouloir bien m'indiquer quelques brochures, dont je pourrais me servir pour étudier et combattre l'antoinisme.
        Cette secte vient d'établir un temple dans notire ville et bien des âmes faibles ne savent que répondre aux commis-voyageurs qui leur parlent de cette nouvelle superstition.

        Je crois avoir lu, peut-être dans la Revue des lectures, qu'il existe un tract sur ce sujet. Pourriez-vous m'en indiquer l'éditeur ou mieux, si je ne suis pus indiscret, m'envoyer une centaine d'exemplaires? D'avance, je vous remercie au nom des âmes à qui je pourrai ainsi rendre service.

    R. — Nous avons fait expédier le tract. On le trouve à la librairie de la « Croix du Nord », 1, rue des Sept-Agaches, à Lille (Nord).

    Revue des lectures, 1928
    source : gallica


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  • Protestants à Lille-Roubaix-TourcoingProtestants à Lille-Roubaix-Tourcoing

     

     

    Lille - Le  Temple Protestant

     

     

    Lille, Place de la Gare pendant la démolition en 1870 (signature manuscrite Le Blondel)(wikipedia)

        Les protestants de Lille-Roubaix-Tourcoing sont au début, comme dans la région de Liège, des ouvriers anglais. Une présence protestante encadrée par des méthodistes britanniques existe a Roubaix, auprès des ouvriers des filatures depuis les années 1840. Un lieu de culte protestant est construit en 1867 à Croix par l'Anglais Isaac Holden qui y possédait une usine de peignage.
        Le premier lieu de culte protestant lillois était l'ancienne église des Bons-Fils. Vers 1860, le département du Nord comptait près de 2500 protestants. Le percement de la rue Faidherbe entraina l'expropriation du temple qui fut démoli vers 1868. La ville accorda au Consistoire un terrain au sud-ouest afin de construire un nouveau temple avec un presbytère, une salle d'asile et une école. Le positionnement du temple lui confère un rôle structurant, confirmé par la mise en chantier de plusieurs bâtiments universitaires à partir de 1876. Le projet de l'architecte Edouard Roederer est retenu et finalement établi en juillet 1868. L'inauguration eut lieu le 1er novembre 1871.
        La région de Lille a accueilli des résidents anglais dès la première moitié du XIXe siècle. Ils étaient ouvriers ou hommes d'affaires, et étaient surtout engagés dans le commerce ou la fabrication, en particulier dans les domaines liés à l'industrie textile très active de l'époque. Les services se tiennent dans différentes salles non seulement à Lille mais aussi à Croix et à Armentières, mais dès 1860, il y a une première proposition pour un lieu de culte permanent. L'église Christ Church, dans la Rue Lydéric, a été construite dans un style gothique moderne, mais basé sur le gothique français du XIIIe siècle.
        Arrivé à Fives en 1898, le pasteur Henry Nick (Juste parmi les Nations) y crée le Foyer du Peuple pour des réunions d'évangélisation, d'information et de formations. Il a consacré sa ve au service de tous et des plus pauvres. L'Eglise protestante unie de Fives continue d'être un lieu chrétien de culte, de rencontre et d'échange ouvert sur le quartier.

    Protestants à Lille-Roubaix-TourcoingProtestants à Lille-Roubaix-Tourcoing

     

    Lille - Temple Anglican et Asile

     

     

    Croix - Temple Anglais

     


    Lille (1867) - rue de Tournai (place de la Gare, détruite par le percement de la Rue Faidherbe) 59000 Lille (couvent et de l’ancienne église des Bons-Fils, servi au traitement des aliénés, servit de prison aux émigrés et aux suspects pendant la Révolution, puis fut mise à la disposition des protestants en décembre 1803, détruit en 1870)
    Lille (1871) - 1 Place du Temple 59000 Lille (par l'architecte Alphonse Roederer, inscrit aux Monuments historiques en 2010, proche de la synagogue, dans un nouveau « quartier latin » lillois)
    Lille (1870) - 14 Rue Lyderic 59000 Lille (office en anglais régulier)
    Fives-Lille (1903) - 165 rue Pierre Legrand 59800 Lille (Paroisse protestante Lille-Fives, Foyer du peuple)
    Croix (1867) - Rue Isaac Holden ‎59163 Croix ("Temple Anglais" financé comme celui de Reims par l'Anglais Isaac Holden qui y possédait une usine de peignage, aujourd'hui détruit)
    Roubaix (1871) - 29 Rue des Arts 59100 Roubaix (par les architectes Jean-Jacques Schulthers et Auguste Dupire, inscrit aux Monuments historiques en 2011, rénové en 2020, temple pour les protestants de Roubaix, Tourcoing, Croix, Hem, Wattrelos, Villeneuve-d'Ascq et d'autres communes environnantes)
    Tourcoing (1907) - 21 Rue de la Malcense 59200 Tourcoing (cédé à la ville en 2002)

    Protestants à Lille-Roubaix-Tourcoing
    Lille-Fives - Foyer du peuple


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