• Saint-Etienne (1935)

    Saint-Etienne (1935)

    Adresse : 14, Rue Caussidière - 42000 Saint-Etienne


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    Style : Néo-Roman

    Lecture de l'Enseignement du Père, le dimanche à 10 heures et tous les jours à 19 heures, excepté le samedi. Opération au nom du Père, les cinq premiers jours de la semaine à 10 heures. Le temple est ouvert du matin au soir aux personnes souffrantes. Tout le monde est reçu gratuitement

    Temple avec photos

    Date de consécration (par Mère) : 12 mai 1935

    Anecdote : Mère porte le bonnet blanc symbolisant qu'elle avait atteint le fluide du Couronnement. La même année Soeur Deregnaucourt consacre le temple d'Angleur (Liège) avec le même bonnet blanc.

    La façade porte l'année 1934, alors que le temple a été inauguré en 1935. La même chose se produit pour le temple d'Ecaussinnes.

    Dans le quartier de Bergson La Terrasse, proche de l'ancienne commune d'Outre-Furan (absorbée en 1855, qui connait une importante activité minière et de la métallurgie lourde. L’urbanisation ce quartier était alors anarchique avec une forte demande en employés étrangers pour l'extraction du charbon qui créa des conditions de vie difficiles avec l’installation de bidonvilles au pied des crassiers à Méons. Les taudis restèrent jusqu'aux années 60 où la mairie décida de lancer un grand plan de construction dans le quartier de Beaulieu. Ces bidonvilles furent détruits et remplacés par des équipements sportifs.

  • Saint-Étienne - 14 Rue Caussidière (GoogleMaps 3D)

    source : Google Satellite - Vue 3D


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  • Temple Antoiniste de Saint-Étienne - rue Caussidière


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  • Saint-Etienne - Rue Caussidière (openstreetmap.org)

    Saint-Etienne - Rue Caussidière (openstreetmap.org)


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  • Temple antoiniste de Saint-Etienne - foule

    (photo FaceBook Pierre Dock, archive Soeur Jeanne, Temple de Waremme)

    la Mère porte le bonnet blanc


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  • source : flickr - Gagamap


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  • Saint-Etienne - Journal officiel de la République française. Lois et décrets 27 fév. 1934

    27 février 1934. ASSOCIATION CULTUELLE ANTOINISTE DE SAINT-ETIENNE.
    But : propager l'enseignement moral révélé par le Père Antoine et réunir tous ceux qui ont besoin d'être éclairés et réconfortés par la foi. Siège : 94, rue de Roanne, Saint-Etienne (Loire).

    Journal officiel de la République française. Lois et décrets 27 fév. 1934


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  •     Le desservant du temple de Saint-Etienne en 1937, Vital Coutin, est l'auteur d'un écrit mystique à partir de la Révélation : Le maître de grande pyramide annoncé par le langage des pierres. Cent-cinquante trois clés de l'énigme, démonstration scientifique et morale des deux passages du sauveur de la race humaine (Éditeur : Paul Leymarie).
        Une version plus complète de 1940, intitulée Le Sauveur de la race humaine, Annoncé par la grande pyramide, les textes égyptiens et les Évangiles avec preuves à l'appui a été distribuée à certains desservants.
        Ce livre annonce le retour du Père, étant le deuxième messie pour l'année 1945, mêlant dans ces calculs divers livres saints, ainsi que des dates de la vie de Louis Antoine et de la propre vie de l'auteur (l'année de sa conversion à l'antoinisme, celle de son acquittement par le tribunal de Chambéry, celle de la publication de son livre, le chiffre 44, puisque le temple de Saint-Etienne était le 44e temple antoiniste).

        Ces deux écrits sont succinctement décrits par Régis Dericquebourg, dans Les Antoinistes, au chapitre Vers un retour du Père ? (p.52-56) montrant l'importance que cette idée a pu avoir sur une partie des adeptes.

        Signalons encore qu'un certain Vital est l'auteur de Connaître ce n'est pas savoir, dans l'Unitif n°7, p.11-14. Il s'y décrit comme aimant les lettres et ayant étudié les différents philosophies et morales avant de rencontrer le Père.


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  •     Vallée du Rhône et Lyonnais. - A Saint-Etienne, un temple construit en 1934, au quartier Bel-Air ; réunions tous les jours, sauf le samedi ; nombre très variable, pour les grandes fêtes, la salle est pleine (maximum 200 personnes), tous les milieux sont représentés. Des adeptes dans les environs de Saint-Etienne. A Firminy (une quinzaine de kilomètres au sud-ouest), quelques propagandistes résidents ; faibles propagande ; peu d'adeptes ; en perte de vitesse. - A Orange, un temple.
    C.Ch. Chéry o.p., L'Offensive des sectes, 1954, p.264

        La salle de lecture de Firminy (rue Nationale) sera déjà indiquée dans un Unitif de 1920 environ. À St Étienne, le même Unitif cite deux adresses : rue Ferdinand et rue Robert.
        Le temple de Saint-Etienne est inauguré en 1935.
        Une salle de lecture s'était ouverte à Orange en octobre 1913. Elle continue son activité dans les années 20, et donnera naissance au temple inauguré en 1926.


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  • source : www.cadastre.gouv.fr


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  • source : archives.saint-etienne.fr

    La rue Bel-Air est parallèle à la rue Caussidière abritant le temple.


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  • Cette chanson en patois gaga emblématique évoque les dures conditions de travail du prolétaire stéphanois. La bazanna en patois, la basane, à l'origine, c’est le tablier en cuir de mouton que porte l’ouvrier, en particulier le forgeur ou le passementier. Le terme devient générique pour désigner  l'ouvrier, quel qu'il soit. Cette chanson est l’ancêtre de toutes les chansons socialistes de Saint-Etienne. On n’a aucune certitude quant à son auteur, certains évoquent le parolier Georges Boyron. Nous ne la mettons pas ici en totalité mais voici les trois premiers couplets qui furent souvent reproduits sur des cartes postales anciennes :

    Pœura bazanna !
    Toun sô ey malhéroû,
    Tsi sey la granna
    Que fat loû bion héroû,
    Au richou prouduzi tout,
    Vouey-tzin mâ de migranna
    Que te fara langüi, poeura bazanna !

    Pœura bazanna !
    Tsi loû salûe tous,
    Moussûe et dama,
    Tsi lou respecte tous,
    Tsi loû veui parmenâ,
    D’zin ai levant lou nâ,
    Te manaçant de liô canna
    Voueyt a tet à cedâ, pœura bazanna !

    Les lois de la villa
    Ant doubla loûs impœu,
    Gâra la bila
    Et l’aigua de nôtrun fœu ;
    Doû lia sû loûs éclots,
    In soeu ou doû par pôt ;
    Fœu bère de tzisanna
    Ou bon te fœu crevâ, pœura bazanna !

    Patois vivant n°7 - novembre 1980
    source : http://patois.vivant.free.fr/bulletin.html &
    http://www.forez-info.com/encyclopedie/memoire-et-patrimoine/33-anciennes-chansons-du-peuple-stephanois.html


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  •     Dix à huit mille métiers s'emploient à la rubanerie, non centralisés en des fabriques, mais, comme à Lyon, répartis entre un grand nombre d'ouvriers ou de marchandeurs, qui traitent avec les fabricants nominaux du matin au soir ils claquent et ronronnent en de longues rues désertes.
        La mine est partout. A force de creuser le sous-sol de la ville, les vingt-huit concessions qui l'exploitent arrivent à façonner étrangement la surface du sol, de plus en plus amincie. De là le frappant aspect des faubourgs modernes, presque récents, construits à la hâte pour loger les travailleurs de la houille, de l'usine et de la manufacture. Ça et là le terrain s'éboule, les maisons s'y enfoncent de plusieurs pieds, se penchent, se lézardent, comme secouées d'une commotion volcanique. On s'empresse de l'abandonner des immeubles hauts de cinq étages, soutenus par des madriers, sont déjà vides, en attendant qu'ils s'effondrent. La riche qualité de la houille, excellente pour le coke et pour le gaz, compense ces pertes; il est telle concession qui n'en comprend pas moins de dix-huit couches, et certaines couches atteignent trente-cinq mètres d'épaisseur. Nous avons vu les mineurs extraire par morceaux ce diamant noir de l'abîme où il des parois où il s'incruste. L'ascenseur du « château »  et « la fendue » nous ont tour à tour conduit dans les galeries souterraines, rayées de rails pour le passage des bennes, où, dans une atmosphère brusquement variable, instantanément glaciale ou brûlante, ils piochent à la lueur de leur lampe Davy, les uns couchés sur le dos dans une étroite excavation, les autres à genoux; ceux-ci penchés sur le côté, ceux-là presque droits. Malgré la fatigue, ils causaient tranquillement, sans grimaces, d'une bonne humeur évidente. A déjeuner, tandis que de simples lampes a l'huile éclairaient leur repas, mangé sur le pouce, ils riaient a belles dents blanches de charbonnier; nul ne s'inquiétant du Moloch des mines, du terrible, du sournois grisou, rôdeur que la moindre étincelle peut enflammer. C'est qu'ils sont faits à leur métier, c'est qu'ils vivent dans un pays de soleil, sur une terre âpre et saine; c'est qu'ils boivent du vin, c'est surtout que l'habitude, qui forme la plupart des caractères, exerce sur eux l'influence utile sans laquelle les rudes couvres de l'industrie seraient impossibles.
        Terre-Noire, Saint-Chamond, Izieux, Lorette, Rive-de-Gier, aux vastes fabriques de passementerie, aux rubaneries, aux aciéries, aux forges, aux verreries renommées, prolongent Saint-Etienne jusque dans la région du Rhône. On marche sur une route poudreuse, sous un ciel bas, toujours plombé des nues montant du sol, entre des collines lépreuses. Des cheminées colossales, des échafaudages fantastiques, des chaudières monstrueuses, des murs formidables d'usines, des halls d'ateliers flamboyants; à travers leurs vitrages, des silhouettes effrayantes d'engins inconnus vous escortent et fuient derrière vous. A ce spectacle de l'énergique activité matérielle qui jette dans l'air d'infinies poussières métalliques et chimiques qui l'obscurcissent et d'acres odeurs dont il se charge, le voyageur se lasserait si sa pensée, l'élevant au-dessus des apparences sensibles, ne lui représentait l'inflexible nécessité, la puissance créatrice, l'admirable force agissante de l'industrie, fille de la science !

    Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
    souce : gallica


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