• Roland AE Collignon - Un Homme Est Venu

    L’Europe de 1830 assiste au réveil des nationalités. Le pays qui vient de naître porte le nom que lui donna Jules César à l’époque des conquêtes : Belgique. En France, les paris sont ouverts sur la réussite de montage financier et sur sa durée éventuelle. En attendant, les groupes qui se forment au sein de l’État naissant distribuent déjà les rôles, on se répartit les tâches en vue de se partager les futures parts du gâteau. Tout ce beau monde établit un programme d’exploitation pour enrichir les exploiteurs et tout est bon pour y parvenir le plus rapidement. Le sous-sol est riche. Il abrite un trésor, la houille. Il ne manque que des esclaves pour l’extraire. Or, la main-d’œuvre locale ne manque pas…les années passent, des maladies, des épidémies se propagent parmi les esclaves ouvriers qui se révoltent face aux exploiteurs dont les gardes armées ouvrent le feu sur les manifestants, c’est à ce moment qu'un homme providentiel va déranger les pouvoirs locaux, il s’appelle Louis Antoine.

    Fiche détaillée du produit
    ISBN : 9780244991234
    Copyright : Licence de droit d'auteur standard
    Publié : 2 juin 2018
    Langue : Français
    Pages : 262
    Reliure : Couverture souple en dos carré collé
    Impression intérieure : Noir & blanc
    Poids : 0,45 kg
    Dimensions (centimètres) : 14,81 (largeur) x 20,98 (hauteur)
    Identifiant du produit : 23667982
    Prix : 15,00 € (HT)

    source : http://www.lulu.com/shop/roland-ae-collignon/un-homme-est-venu/paperback/product-23667982.html


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  •     Bon, maintenant passons aux choses sérieuse. Si ça vous intéresse, vous découvrirez la biographie romancée su Père Antoine ici : http://unjuste.unblog.fr/
        J'ignore si ce travail est bien ou mal écrit, mais il a le mérite de remettre les pendules à l'heure sur une époque qui n'était pas belle pour tout le monde.
        C'est donc un émouvant hommage ainsi qu'un témoignage en faveur des hommes et des femmes sans oublier les enfants exploités comme des esclaves au nom de la rentabilité. Alors que j'épluchais les archives de l'époque, la conservatrice était venue me trouver en espérant que je ne sois pas trop manichéen car je ne cessais de m'indigner en découvrant ce que l'on avait pris soin de nous cacher. Je pourrais écrire un livre là-dessus à condition d'avoir accès aux archives.
    - Et bien, si, Madame, je serai manichéen, et même au degré extrême. Il y avait bel et bien des pauvres à cette époque, des esclaves ouvriers qui crevaient de faim, de misère, de maladie, exploités dans les mines douze heures par jour et les usines pendant que les nantis attendaient le train dans leur propriété et dégustaient une tasse de thé avec le petit doigt levé durant le five o'clock.
    - Oui, Madame, je serai dérangeant parce que j'ai bien l'intention de provoquer un malaise moral, de vous obliger à vous remettre en question et de prendre conscience. Je vais dénoncer ces injustices de façon à ne jamais oublier dans quel monde certains crevaient et crèvent encore aujourd'hui pendant que d'autres vivent dans l'opulence insensible aux malheurs et peu m'importe que vous vous détourniez de moi ou pas.
        Je suis heureux de l'avoir fait, et même fier, et rassuré que personne ne l'ait édité ce roman.
        Il ne faut pas dire, ni écrire la vérité. Ça dérange. On me donne donc des conseils du style "il faut écrire des trucs simples que tout le monde peut lire, faut pas trop ceci, pas assez cela". Ensuite, on place des barrières et des pièges sur les mots.
        A quoi bon écrire ou raconter une histoire qui s'est déroulée fin du siècle dernier dans un langage SMS ?

        D'ailleurs, je vous avouerai en toute sincérité n'avoir contacté que deux éditeurs, ce qui m'a semblé déjà bien assez éprouvant.
        Ces démarches m'emmerdent - passez-moi l'expression - et me font perdre un temps précieux surtout qu'on on ne rajeunit pas. Alors, les belles promesses... vous m'avez compris !
        On n'apprend pas un vieux singe à faire des grimaces !

    Roland A Edgar Collignon
    source : http://rolandcollignon.blogspot.com/2009_11_15_archive.html


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  •     Avec Robert Vivier, on suivait la vie de Louis Antoine de l'intérieur : le personnage était comme absent du monde dans lequel il vivait. Cela est forme logique quand on connaît (comme R.Vivier) l'antoinisme.
        Cependant, l'approche de Roland A E Collignon ne manque pas d'intérêt. Et avec lui, la vie de Louis Antoine est bien tourmentée, comme beaucoup de vie. L'auteur remet le prophète dans les évènements qui n'ont cessés de secouer le monde à cette époque : grèves, mouvements ouvriers, affaires politiques, début de la médecine institutionnalisée... Et il faut dire que certaines hypothèses pourraient se révèler assez justes (concernant les deux procès d'Antoine, et en relation, l'épidémie d'entérite qui tua beaucoup d'enfants en 1906).

        L'auteur sait se faire véhément dans sa description d'un Antoine jamais dépassé par les événements mais bien ancré dans son époque. On voit aussi Catherine, la femme du mystagogue, prendre plus de part à la vie de son mari (peut-être un peu trop quand on sait qu'elle était illettrée, cependant cela ne pouvait l'empêcher d'avoir des avis, certes). Ainsi Louis Antoine (que même Catherine appelle Antoine) fraye également avec les grands de la ville : le maire, le médecin, les grévistes...

        On sent donc que la romance est plus importante. L'auteur n'a pas voulu faire un roman-vrai, comme Robert Vivier (à qui on se doit de le comparer), mais bien une biographie romancée. Pourtant son récit sonne également très vrai. Et même si on se retrouve en face d'un point de vue, on admet que les choses ont pu se passer de cette façon. En effet, le récit de Robert Vivier est très proche de la réalité... de la vie de Louis Antoine, mais pas assez peut-être de la réalité de l'époque : on sort de cet hagiographie un peu sur sa faim, on se demande que faisait Antoine pendant les mouvements sociaux du début du siècle, pendant les grèves, pendant les inondations de la Meuse, etc. Et même si l'avis de son deuxième biographe ne nous plaît pas, il a le mérite de nous présenter le héros dans son époque... même si on reste parfois dubitatif devant les actes et les pensées d'Antoine présentés ici (notamment lors de son premier procès, où il aurait été accompagné d'hommes prêts à en découdre avec des armes, ou quand l'accusé à peur d'être emmené au bagne dans un char à bancs ; ou quand un médecin, juif, et du côté d'Antoine, pense à mettre une bombe dans une ruelle pour enfin régler les problèmes de salubrité).
        Mais l'auteur est omniscient et maître de ses personnages. C'est un roman, il faut le prendre comme tel. Par ailleurs, les scènes des procès sont très bien écrites, même si le prophète se fait peut-être un peu trop lyrique, alors qu'on a l'habitude de le penser plus calme et posé. Mais là encore l'auteur est maître de ses personnages. Cependant, si l'auteur joue avec la petite histoire (même si beaucoup de choses restent vraies concernant le Père), il ne joue pas avec la grande : il rappelle les inondations, les grèves, les épidémies, etc. Et c'est encore une fois, ce qui fait la force de ce récit. De même, on aperçoit en vrai la vie des gens de l'époque par ce biais, alors que cela n'était possible chez Vivier que par la vie de Louis Antoine (mangeant une dorée, buvant le café). La nature joue chez Vivier un grand rôle, la description de l'industrialisation de la région est plus présente chez Collignon.

        Que dire du style ? Il n'est certes pas comparable à celui, suranné, de Robert Vivier. Roland A E Collignon est un auteur de notre temps et son style en est un témoignage (peut-être un peu trop, en effet, on n'imagine pas les personnages "se bourrer la gueule", expression qui est certainement la plus anachronique du roman). On a aussi une description des lieues et de l'atmosphère toujours suffisante pour se retrouver dans l'ambiance, on sent la fumée, on ressent l'humidité, ou parfois le faste et le feutre des endroits chics, on est avec les personnages. Parfois de simples petites touches suffisent à l'auteur pour nous placer dans la pièce avec Louis Antoine, Peretz, le médecin juif, Claes, le médecin ennemi de Louis Antoine, ou le Maire Debleyer. On est également facilement emporté par le récit qui sait se faire haletant et prenant. La fin de Claes est digne d'un Naturaliste comme Lemonnier ou Eekhoud. Le reste oscille entre le style Populiste digne d'André Thérive et le Réalisme.

        En bref, voilà une biographie que l'on attendait pas après celle de Robert Vivier, mais qui sait tout de même faire sentir son "utilité", si il est juste de parler d'utilité en matière d'art, puisque, étant gratuit, on est bien dans le domaine de l'art. L'auteur voulait rendre un hommage utile au Père et à son oeuvre, puisqu'il avoue : "J’espère lui avoir rendu un digne hommage en écrivant ce livre et qu’il l’apprécie là où il est, dans la paix et la lumière".
        On peut dire que la gageure est réussi et on ne peut que remercier l'auteur pour son dévouement à l'héritage de foi, d'amour et de désintéressement que continue le culte antoiniste.


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  • L'auteur Roland A.E. Collignon nous fait le bonheur de découvrir quelques lignes d'un roman en préparation : La Vie tourmentée de Louis Antoine, Le guérisseur de Jemeppe.

    On attend sa sortie avec impatience.

    à lire sur le blog : http://rolandcollignon.blogspot.com/


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