• Tourcoing (1937)

    Tourcoing (1937)

    Adresse : 68, rue de Varsovie - 59200 Tourcoing


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    Style : Art Deco

    Panneau : Lecture de l'Enseignement du Père, le dimanche à 10 heures et tous les jours à 19 heures, excepté le samedi. Opération au nom du Père, les cinq premiers jours de la semaine à 10 heures. Le temple est ouvert du matin au soir aux personnes souffrantes. Tout le monde est reçu gratuitement

    Temple avec photos

    Date de consécration (par Mère) : 12 décembre 1937

    Anecdote : 43e temple, c'est le 15e temple en France, 3e dans le Nord après Caudry (1922) et Valenciennes (1932),  suivront, dans le Nord, ceux de Croix (1941) et de Lille (1946). Ce sera le dernier temple français consacré par Mère. Deux ans plus tard, Mère demandera à ce que les temples français deviennent indépendants.

  • Tourcoing, rue de Varsovie en 1951, temple au centre (remonterletemps.ign.fr)

    Tourcoing, rue de Varsovie en 1951, temple au centre (remonterletemps.ign.fr)

    Tourcoing, rue de Varsovie en 1964, temple (remonterletemps.ign.fr)

    Tourcoing, rue de Varsovie en 1964, temple (remonterletemps.ign.fr)


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  • Inauguration d'un temple antoiniste (L’Egalité Roubaix-Tourcoing, 13 Décembre 1937)

     Inauguration d'un temple antoiniste

         Hier, s’est produit à Tourcoing, la très curieuse cérémonie (assez rare au demeurant puisque la France ne possède que 45 de ces temples) de la consécration d’un temple du rite antoiniste.
        Une foule de plusieurs milliers d’adeptes amenés notamment par quatre trains spéciaux de Belgique, groupant 3.200 adeptes belges et par des trains venant de toutes les régions françaises, se rendit à 8 h 20, rue de Varsovie.
        La cérémonie était présidée par la Mère, épouse du fondateur et sa continuatrice, âgée de 87 ans, en costume antoiniste. D’ailleurs, nombre d’adeptes étaient en costume.
        Le nombreux public suivit avec intérêt les diverses phases de la cérémonie, notamment l’« Opération », prière muette, l’emblème porté haut et qui eut lieu successivement à l’intérieur du temple et au dehors, tous les assistants n’ayant pas trouvé place dans l’enceinte.

     L’Egalité Roubaix-Tourcoing, 13 décembre 1937


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  • Un temple de rite Antoiniste en construction à Tourcoing

        UN TEMPLE DE RITE « ANTOINISTE »
         EN CONSTRUCTION A TOURCOING

     

        Nous avons signalé ce printemps qu'il était question d'ériger dans notre ville un Temple « antoiniste », le 45e qui existe en France.
        Les travaux ont commencé rue de Varsovie, vers le 15 août et sont très activement poussés. Les équipes de travailleurs sont même doubles quand le besoin s'en fait sentir.
        Le nouveau sanctuaire sera sans doute inauguré pour la Toussaint. A Cette occasion, une foule nombreuse d'adeptes est annoncée de LIège, du Borinage, de Nantes, Paris, Saint-Etienne et Lyon, Poncharra (Isère), Nice, etc. ...
        Notre photo représente une vue de l'état actuel des travaux.

    (source : notretourcoing.skyrock.com)


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  • Temple de Tourcoing (deskgram.co_culteantoiniste, luc.vankeunebrouck)

    auteur : luc.vankeunebrouck


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  • Temple de Tourcoing, façade rénovée

    en 2013-2014, la façade a perdu sa couleur blanche


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  • Tourcoing - 68 Rue de Varsovie (GoogleMaps 3D)

    source : GoogleMaps 3D


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  • Tourcoing - Rue de Varsovie (openstreetmap.org)

    Tourcoing - Rue de Varsovie (openstreetmap.org)

    C'est la ligne 2 du Métro de Lille (construite vers les années 2000)
    qui va jusqu'au centre de Tourcoing qui passe juste sous le temple.


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  • Inauguration du Temple de Tourcoing (Roubaix-Tourcoing 12-12-1937)

        Culte Antoiniste : Inauguration et consécration solennelle d'un Temple, dés 8 h 30, rue de Varsovie.

    source : Roubaix-Tourcoing 12 décembre 1937 (roubaix-bnr.cd-script.fr)


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  • Tourcoing - Journal officiel de la République française. Lois et décrets 15 av. 1937

    Déclaration du 15 avril 1937. ASSOCIATION CULTUELLE ANTOINISTE DE TOURCOING.
    But : propager l'enseignement du Père et réunir ceux qui ont besoin d'être réconfortés par la foi.
    Siège : 43, rue Mirabeau, Tourcoing.

    Journal officiel de la République française. Lois et décrets 15 av. 1937


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  • Illustrations : Monique Delmotte et son beau-frère Jean-Luc Jéret nous font partager leur histoire familiale.

    RONCQ
    Mai 40 : l'histoire d'un petit carnet
    Publié le dimanche 22 août 2010 à 06h00

        C'est un petit journal que tenait son père entre le 17 mai et le 20 août 1940. Un trésor familial que Monique Delmotte a retrouvé il y a quelques années et qu'elle nous fait partager.

        C'est un petit carnet beige. À vue de nez quatre centimètres sur huit que Monique Delmotte a retrouvé il y a cinq ou six ans dans la maison de ses parents, rue Jules Watteeuw. « J'ai pleuré quand je l'ai retrouvé. C'était très émouvant » , raconte la dame aujourd'hui âgée de 78 ans. Ce carnet, c'est un agenda, un petit journal que son père Marcel a tenu, au jour le jour, du 17 mai au 20 août de l'année 1940. Un trésor d'histoire familiale, marquée par la seconde guerre mondiale. Des souvenirs que Monique Delmotte nous fait partager.
        Elle n'avait que sept ans en 1940, son petit frère André un an. « Au début de la guerre, mon père était soldat au contrôle postal à Lille » . Au service du contre-espionnage, il était chargé d'ouvrir les courriers, la nuit. « Il avait pris l'habitude de fumer pour se tenir éveillé », se souvient-elle. Et puis, disait-on à l'époque, la fumée de tabac désinfectait le papier, susceptible d'être contaminé par la tuberculose. À l'invasion allemande, Marcel prend la route en camion avec son régiment vers Rennes. « Mon père a eu la bonne idée de prendre son vélo ». Un vélo avec lequel il faisait déjà les allers et retour entre Roncq et Lille, pour retrouver sa famille quand il avait des permissions.

    « Adieu ou au revoir »
        « Adieu ou revoir ? À ma femme et mes chers petits enfants Monique et André ». D'une écriture fine en italique, à la date du 17 mai 1940, Marcel Delmotte s'interroge. Ce n'est que le 19 mai que le régiment prend le départ. Haubourdin, Aire-sur-la-Lys, Montreuil, Maronne, Moulineaux... Marcel Delmotte arrive une semaine plus tard à Rennes. « Déjeuner et dîner à Cesson, le soir départ pour Rennes. Lettre à Marguerite », écrit -il à la date du 24 mai.
        « Lettre à Marguerite », une annotation qui revient toujours au fur et à mesure des pages. Mais les lettres ne parviennent jamais à son épouse restée à Roncq. « Ma mère envisageait d'évacuer avec mon frère et moi, comme tout le monde, se souvient Monique Delmotte, c'est mon oncle Jules Renaerd qui l'a découragée de ne pas partir, seule sur les routes avec deux enfants ». Finalement, la famille Delmotte restera à Roncq. « Heureusement. Beaucoup de gens partaient, les commerçants aussi. Mais il y a un boulanger du Blanc Four qui n'est pas parti, il disait "si je pars, les gens n'auront plus de pain" ».

    « Je ne vois que la route, la route, la route »
        De son côté à Rennes, Marcel Delmotte et le régiment ont ordre de rejoindre Villeneuve-sur-Lot... mais par leurs propres moyens. « Heureusement que mon père avait pris la précaution de prendre son vélo ». Il part le 6 juin. Et au fur et à mesure des jours, les lettres se succèdent pour Marguerite, qui, elle, ne les recoit toujours pas. « On n'avait aucune nouvelle de lui. Alors ma mère est allée consulter les Antoinistes. La mère lui a dit qu'il fallait penser très fort à Dieu le père. Puis elle a prié pour chercher mon père parmi les morts, il ne s'y trouvait pas. Parmi les noyés, il ne s'y trouvait pas, parmi les prisonniers non plus. "Je ne vois que la route, la route, la route", disait-elle ».
        Après la démobilisation du 3 août, Marcel Delmotte est effectivement sur la route. Le 5, il part de Villeneuve-sur-Lot, pour un périple - semblable au tour de France - qui le ramènera jusque Roncq. « Langon » (en Gironde) : c'est la dernière annotation de Marcel Delmotte à la date du 20 août.
        Monique ne saurait plus dire la date précise : « C'était un samedi en fin d'après-midi. il est enfin rentré. Maman avait conservé une bouteille de Malaga pour l'ouvrir à son retour. La bouteille a donc été ouverte ».
        Le 21 juillet 1946, Marguerite et Marcel Delmotte ont leur troisième enfant, Claudine.

    Nord-Eclair, le dimanche 22 août 2010
    source : http://www.nordeclair.fr/Locales/Tourcoing/Environs/2010/08/22/mai-40-l-histoire-d-un-petit-carnet.shtml


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  • Tourcoing - Temple antoiniste (année 70)


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  •     C'était une maison du vieux Roubaix, petite, basse, avec d'étroites fenêtres pareilles à des hublots, un gros pilier d'angle devant la porte, des plafonds qu'on touchait de la main, traversés d'énormes poutres, et laissant couler de perpétuels petits jets de plâtre et d'argile. Elle était pleine de rats, de souris, de puces et de fourmis. La cave immense et voûtée était noyée d'eau. Il y nageait des choses mousseuses, ouatées, d'un moisi blanc et vert. Antoinette, telle qu'elle était, adorait cette maison, précisément pour sa bizarrerie et son pittoresque.
    [...]
        Volontiers, elle se fût tournée vers une religion, une espérance, un idéal. Elle avait la sourde, la confuse prescience que la vie ne pouvait se borner à ce qu'elle en savait, à cette stérile et stupide bataille pour l'unique souci de perpétuer une existence sans but. Mais ce n'est pas à dix-sept ans, et sans aide, qu'on se bâtit un dogme, qu'on peut aller au delà des rites, pour atteindre l'esprit. Elle se prit d'une ferveur soudaine, fréquenta l'église Sainte-Elisabeth, face à la boutique d'Edith. Mais cela ne dura pas. Elle connaissait trop la vie, la pauvre Antoinette. Elle avait trop vu le monde, la réalité. Elle ne pouvait plus accepter. Il y avait quelque chose de flétri, de mort en elle. L'utilité de la prière ne lui apparaissait pas. Elle ne voyait pas jusqu'à quel point elle était responsable de ses fautes. Tantôt elle se jugeait une innocente, tantôt une criminelle. Elle abandonna une église aussi compliquée. Elle fut au temple réformé deux fois, séduite par le contraste de l'austérité et de la simplicité, s'y ennuya bientôt, rendit visite aux Antoinistes et ne retourna plus les voir...
        Et pourtant, il y avait "quelque chose", elle le présentait, le soupçonnait. La vie ne pouvait se borner aux horizons qu'elle connaissait. Elle entrevoyait vaguement, confusément, tout le problème de la conscience et de la grandeur morale, comme elle entrevoyait la science et la connaissance, de très loin, et dans un brouillard...

    Maxence van der Meersch, Invasion 14, Chapitre V, I, p.220, p.225-226
    Editions Albin Michel, Paris, 1946


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  • source : www.cadastre.gouv.fr


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  • source : Google Streetview


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