• Fêtes de Père et de Mère

        Les fêtes du culte antoiniste sont :

    - le 15 août, jour anniversaire de la consécration du temple de Jemeppe-sur-Meuse (BELGIQUE) et de  la sanctification du culte antoiniste (le 15 août 1910) ;

    - 25 juin, fête du Père (désincarné le 25 juin 1912) ;

    - 3 novembre, fête de Mère (désincarnée le 3 novembre 1940).

     

        En France, les Pâques, l'Ascension, la Pentecôte, la Toussaint et la Noël sont les autres fêtes célébrées dans le culte antoiniste. 

        En Belgique, revenu à ce que faisait le Père, il n'y a que 15 août qui soit fêté. Lire à ce sujet, un extrait de l'Unitif : 

        L'antoinisme ayant le plus grand respect du libre arbitre de chacun, ne condamne en rien les us et coutumes des différentes cultes existant sur le globe ; n'obéissant qu'à la conscience, il ne fait aucune distinction entre telle ou telle secte ou religion, ne contrarie aucune des règles qui y sont établies. Mais il n'en prescrit particulièrement aucune, il n'impose à ses adeptes aucune obligation.

        Un seul jour, cependant, doit nous être sacré, à nous qui nous disons antoinistes : c'est le 15 août, jour anniversaire de la sanctification du culte et de la consécration du temple. Le 15 août doit être pour nous une date à jamais mémorable, il serait bon que celui qui peut se déplacer assiste à l'opération ce jour-là, ce serait un bon accomplissement du devoir, afin de perpétuer dans les siècles à venir la cérémonie qui a eu lieu le 15 août 1910.

        L'Unitif n°11, p.15 - signé Un adepte encore novice

  • Derniers Echos des Fêtes Antoinistes (Le Fraterniste 15 août 1913)

    Derniers Echos des
                              Fêtes Antoinistes

        Disons encore quelques mots, pour en terminer, des fêtes Antoinistes qui viennent d'être célébrées avec tant d'éclat à la fin du mois de juin.
        L'une de nos meilleures abonnées parisiennes, qui est une Antoiniste pratiquante et qui a pris part au pèlerinage, nous a transmis les renseignements inédits suivants :

    *
    **

        Permettez-moi, tout d'abord, Monsieur le Directeur de vous présenter les remerciements des Antoinistes belges pour l'amabilité que vous avez eue de faire passer le communiqué touchant le pieux pèlerinage.
        Les fêtes antoinistes ont été belles et touchantes dans leur simplicité.
        Le mercredi 25 juin, près de 12.000 personnes assistaient à l'opération de 10 heures du matin. Il est bien entendu que le Temple étant restreint, on opéra par groupes.
        Quant au cortège du dimanche 29, on peut le comparer à celui qui eut lieu à l'enterrement du Père vénéré, avec un recueillement plus grand encore. Il y avait un beaucoup plus grand nombre d'adeptes, hommes et femmes, en costume, et tous, ainsi que les assistants en civil, étaient profondément pénétrés du devoir sacré les réunissant à la Mère dans l'Amour pur que le Père leur a enseigné et fait connaître, afin de continuer à marcher dans cette belle route si bien tracée par Lui. Nulle police. Ordre parfait.
        A 1 heure et demie, le cortège se formait devant le Temple. A 2 heures, les emblèmes se rangeaient de chaque côté de la porte du Temple pour encadrer Mère qui, avant de prendre la tête du cortège, venait prendre place sur un estrade au milieu de la foule et faisait une opération générale sur tous les assistants recueillis.
        Il est impossible de décrire de telles impressions. Presque tous les assistants étaient touchés jusqu'aux larmes. Il faut avoir vécu ces inoubliables moments, il faut avoir bu à cette coupe, pour comprendre le devoir envers ses prochains, l'amour pour ses ennemis, et sentir enfin que quelque chose de nous existe en dehors de l'enveloppe charnelle qui nous assujettit.
        Ces journées vécues au sein de tels fluides compteront dans la vie de tous les assistants, car tous ont été touchés au tréfonds de leur âme.
        Je vous remercie, cher fraterniste, de bien vouloir accorder à ces quelques lignes l'hospitalité de vos colonnes. Je suis persuadée d'avance que notre bon Père vous en sera reconnaissant et viendra vous aider dans la sublime tâche de rénovation morale et sociale que vous avez entreprise et que vous menez à bonne fin avec un si bel et si louable enthousiasme.

                                                                                                    A. de P...

    Le Fraterniste, 15 août 1913

        Les initiales sont celles de A. de Poncey, 23 boulevard de Picpus, Paris.


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  • Écho des Fêtes Antoinistes du 29 Juin 1913 (Le Fraterniste, 11 juillet 1913)

    Echo des Fêtes Antoinistes

    – du 29 Juin 1913 –

        Nous insérions dans notre précédent numéro que nous tiendrions nos lecteurs au courant des fêtes qui viennent d'être organisées à Jemmeppe sur Meuse à l'occasion de l'anniversaire de la désincarnation du Père Antoine, survenue l'an dernier, le 25 juin.
        Voici ce que rapporte à ce sujet l'un de nos confrères, qui a fait partie de ce nouveau pèlerinage :

        Antoine, à qui son regard fulgurant et sa barbe de fleuve donnaient l'aspect d'un des anciens prophètes d'Israël, exerçait sur la plupart des gens qui l'approchaient un ascendant extraordinaire.
        Il disait posséder la révélation de la vérité. Il passait pour opérer, par le seul pouvoir de sa volonté, des guérisons miraculeuses.
        De tous côtés, de pauvres gens s'adressaient à lui pour obtenir, par son intervention puissante et mystérieuse, la fin ou l'adoucissement de leurs maux. Et le culte antoiniste compta des adeptes un peu partout...
        Le 25 juin 1912, Antoine le Guérisseur se désincarnait.
        Mais l'antoinisme ne mourut pas avec Antoine et le temple édifié à Jemeppe continue à être le centre d'un mouvement intense, centre où parviennent chaque jour, sous forme d'un courrier formidable, les plaintes et les vœux de l'humanité malheureuse.
        C'est qu'Antoine avait pris là une précaution pour assurer la pérennité de son œuvre.
        Quand il fut sur le point de mourir, il fit savoir à ses disciples que sa femme lui succéderait, qu'elle pourrait s'assimiler à son fluide éthéré et il la chargea de recueillir et de lui transmettre les désirs des antoinistes.
        C'est en vertu de cette désignation que la veuve du guérisseur guérit à son tour.
        Pour célébrer l'anniversaire de la désincarnation d'Antoine, celle qui fut sa femme conviait les antoinistes du monde entier à se rendre mercredi dernier, à Jemeppe-sur-Meuse : elle annonçait que les malades obtiendraient de grandes guérisons.
        Les antoinistes vinrent au nombre de plusieurs milliers. La Belgique, les Pays-Bas, certaines provinces du Nord de la France fournirent le gros de cette armée. Paris, qui compte quatre ou cinq groupes antoinistes, avait, pour sa part, envoyé environ cent-cinquante pèlerins.

    L'UNIFORME ANTOINISTE ....

        Les plus zélés des Antoinistes suivent les recommandations du père Antoine à la lettre. C'est ainsi qu'ils s'imposent le port d'un costume dont le guérisseur fixa la couleur et la coupe : c'est, en serge noire, un vêtement qui réalise une manière de compromis entre la soutane des prêtres maronistes et la redingote de certains pasteurs américains ; comme coiffure, un « gibus », qui rappelle, avec moins d'ampleur, l'antique « bolivar » que nous pouvons voir, sur de vieilles gravures, couvrir le chef vénérable de nos arrière-grands-pères.
        C'est Mère qui procède aux « opérations ». Les Antoinistes désignent ainsi les traitements psychiques de leur culte.
        Les fidèles se tassèrent dans le temple. Dans le silence qui précède les grands événements, ils attendirent, regardant devant eux une tribune étroite et longue, sur le bord de laquelle étaient peint – blanc sur fond noir – l'arbre de la vie, symbole de l'Antoinisme. Devant la tribune principale, quelques mètres plus bas, une autre tribune plus petite.
        Au bout d'une demi - heure d'attente, l'Antoiniste Deregnaucourt, celui-là même qui a fait le plus pour le nouveau culte, apparut sur la tribune la moins élevée et resta là, un gros moment, sans rien dire, en méditant profondément, les yeux perdus dans l'Espace. On dit même qu'à la mort de Mère, ce sera notre ami Deregnaucourt qui lui succèdera s'il est encore de ce monde (1).
        Deregnaucourt attendit... L'assistance était haletante et recueillie. Seule, la béquille d'un infirme en tombant sur le plancher, troubla un instant le silence.
        Mais soudain, on entendit le tintement aigrelet d'une sonnette. Tous les pèlerins se dressent d'un seul élan. C'est la Mère qui apparait. Elle est sur la tribune. Toute blanche dans ses vêtements noirs, elle regarde vers le plafond, en se tordant les poignets...
        Cinq minutes, elle reste là, le regard fixe, les poings crispés... Puis, elle s'en va... C'est fini. Les fidèles se retirent.
        C'est là l'opération annoncée… La mère dut la recommencer cinq fois, chaque fois devant cinq à six cents personnes.
        Après les opérations, les Antoinistes ont fait un pieux pélerinage à travers le jardinet où, tout en repiquant ses salades et en échenillant ses choux, le père Antoine sentit naître sa vocation...
        Les fêtes antoinistes ont recommencé hier. Les fidèles, en cortège, conduits par la Mère et le frère Deregnaucourt, ont fait le parcours que fit, il y a un an, la dépouille funèbre du guérisseur, de la maison au cimetière.
        Quant aux guérisons obtenues, sans doute y en a-t-il, mais il faudrait ne voir tous ces pèlerins l'un après l'autre et les voilà dispersés… Dans tous les cas, on ne doute plus aujourd'hui des guérisons psychiques. Et, en somme, le culte Antoiniste est plus vivace que jamais...
                                                                          J. B.
    (1) Monsieur Pillault a eu l'occasion de s'entretenir à plusieurs reprises avec lui.

     

    Le Fraterniste, 11 juillet 1913

     


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  • En souvenir du Père, Les Fêtes Antoinistes du 28 et 29 Juin 1913 (Le Fraterniste, 4 juillet 1913)

    EN SOUVENIR
    DU « PERE »

    Les Fêtes
    Antoinistes
    des 28 et 29 Juin 1913

        Nous publierons dans le prochain numéro le compte rendu des fêtes qui viennent d'avoir lieu à Jemmeppe-sur-Meuse (Belgique), à l'occasion de l'anniversaire de la désincarnation du Père Antoine, décédé l'an dernier, le 25 juin.
        En attendant, publions à titre documentaire, l'articulet suivant de notre excellent confrère, Alex. Will, où perce, comme il convient lorsqu'on est rédacteur à un grand quotidien, une petite pointe d'ironie.

        Hier une dame venait nous voir :
        – « Monsieur, je suis « Antoiniste »...
        – « Ah ! vraiment, madame, je suis très honoré de faire la connaissance d'une « Antoiniste », mais je croyais qu'il n'y en avait plus... On avait annoncé la mort du fondateur de cette secte mystico-hypnotique, et la disparition de celle-ci...
        – Détrompez-vous ! L'Antoinisme a plus d'adeptes que jamais et dans la région de Lille même on les compte par centaines... »
        La dame avait un air doux et convaincu. Nous l'avons écoutée.

    LA « MERE » APRES LE « PERE »

        Vous connaissez au moins de nom l'Antoinisme. C'est une sorte de religion fondée par un habitant de Jemmeppes, en Belgique, connu sous le vocable d'Antoine-le-Guérisseur.
        Des esprits de bonne foi croient que cet Antoine a débarrassé maints malades des douleurs dont ils souffraient par le seul remède de l'imposition des mains. Des médecins, qui ont étudié les états hypnotiques affirment que, dans certains cas, la chose n'est pas impossible. Seulement, le « Père Antoine » exigeait de ses clients la croyance à une guérison divine. C'est là que l'Antoinisme et la science ne sont plus tout à fait d'accord.
        Bref, le « Père Antoine » attira dans son logis de Jemmeppes des milliers de gens qui devinrent plus ou moins ses adeptes. La région du Nord et du Pas-de-Calais lui fournit surtout des adhérents.
        L'an dernier, le « Père Antoine » mourut, malgré l'imposition de ses mains, et on put croire que les guérisons de Jemmeppes avaient trouvé un terme.
        Pas du tout. Après le « Père Antoine », il y a eu la « Mère Antoine », sa juste épouse, qui a continué, comme par le passé, à assurer le service des guérisons, l'imposition des mains, etc., afin de satisfaire la nombreuse clientèle.
        Les adeptes continuèrent à se recruter. Du moins, c'est ce que nous affirma hier la Lilloise, propagandiste de l' « Antoinisme », qui vint nous annoncer la « bonne nouvelle ».

    LE TEMPLE DE CANTELEU

        Avec des lueurs mystiques dans ses yeux particulièrement vifs, la Lilloise « antoiniste » nous dit :
        « Dimanche dernier, 22 juin, la « Mère Antoine » a procédé, à Jemmeppes, à l'imposition des mains sur plus de 1.200 enfants, dont beaucoup venaient du Nord et de la région de Lille.
        » Ce fut un spectacle émotionnant, monsieur, et il y eut plusieurs guérisons opérées publiquement.
        – « Je ne veux pas en douter, madame.
        – « Certes, mais nous voudrions qu'il y en eut plus encore. Ne pouvez-vous pas dire, dans votre journal, que le dimanche 29, la « Mère » fera encore l'imposition des mains et qu'elle fera appel au fluide éthéré du Père...
        – « Mais, il est mort, n'est-ce pas ?
        – « Oh ! désincarné simplement. Son fluide persiste et vient agir parmi nous.
        – « Oui, oui.
        – « Du reste, ceux de Lille qui ne peuvent aller à Jemmeppes ont toute facilité pour être guéris au temple de Canteleu. Il y a 42, quai de l'Ouest, à Canteleu, un temple antoiniste où chaque dimanche matin, vers 10 heures, les « frères » se réunissent et méditent sur l'Enseignement du Père, dont on fait la lecture. Croire à cet Enseignement, tout le mystère est là. Il est certain que la « Mère » aime mieux qu'on aille la voir à Jemmeppes pour se faire guérir, mais il y a dans tous les temples un guérisseur en communication spirituelle avec le « Père » et « la Mère », qui ne font qu'UN. Vous comprenez...
        – « C'est très clair.
        – « Nous avons encore dans le Nord des temples antoinistes à Hautmont, 123, rue Sainte-Anne ; à Douzies-Maubeuge, chez Mme Meurisse-Brohet ; à Fontaine au Pire, à Caudry, rue Camille Desmoulin, 61, et rue des Tramways, 27 à Denain, rue de Wavrechain, 22 ; à Villers-Outréaux, chez M. Henquet-Lamy ; à Walincourt, rue Pierre Flinois, etc., etc., etc. C'est si simple et si avantageux d'être « Antoiniste ». On connait par l'Enseignement du Père qui est l'enseignement du Christ révélé à lui par le miracle de la Foi, le moyen de dominer toutes les souffrances.
        En vérité, le mal n'existe pas, monsieur. Nul ne peut souffrir, à cause d'autrui...
        – « Voilà qui est bien dit.
        – « C'est une connaissance sublime que celle de l'Antoinisme. Ceci est une petite brochure qui vous édifiera. Vous deviendrez « Antoiniste » à la lire. Le mal n'existe pas ! N'oubliez pas cette belle parole du « Père ».
        – « Merci, madame, et au revoir… Faites attention à la porte. Vous pourriez vous faire mal. Il est vrai que comme vous dites...
        – « Ça ne fait rien. Il vaut mieux de pas aller au-devant des accidents », conclut la Lilloise « antoiniste ». Puis, elle s'en fut.

                                                      ALEX WILL

    Le Fraterniste, 4 juillet 1913


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  • Anniversaire du Père Antoine (Paris-Midi, 25 juin 1924)


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  • Anniversaire de la désincarnation du Père Antoine (Le Fraterniste, 13 juin 1913)

    ANTOINISME

        Des fêtes grandioses se préparent à Jemeppe sur Meuse à l'occasion de l'Anniversaire de la désincarnation au Père Antoine.
        On y espère de grandes guérisons car on a organisé pour cette date, à Jemeppe, un grand pèlerinage d'Antoinistes.
        (Communiqué par Mme A. de Poncey, 23 boulevard de Picpus, Paris).

    Le Fraterniste, 13 juin 1913


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