• Jumet (1919)

    Adresse : rue Jules Destrée, 140 (vers Lodelinsart) - 6040 Charleroi (Jumet Gohyssart)


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    Style : néo-roman

    Panneau : LECTURE DE L'ENSEIGNEMENT DU PÈRE
    tous les dimanches à 10 heures
    et les 4 premiers jours de la
    semaine à 19 heures
    OPERATION GENERALE
    les 4 premiers jours de la
    semaine à 10 heures
    Tout le monde est reçu
    gratuitement

    Temple sans photo

    Date de consécration (par Mère) : 20 avril 1919

    Anecdote : C'est le seul temple de Charleroi, Jumet en faisant partie depuis 1977. Le plus proche est à Courcelles (Souvret), puis un autre se trouve à La Louvière. Il y a encore peu de temps, ce temple servait au Solidarité de Groupe, mais il a maintenant un desservant.

  • Jumet (Charleroi) - Rue Jules Destrée 140 (Google Satellite - Vue 3D)

    source : Google Satellite - Vue 3D


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  •     Ernage comptait parmi ses habitants durant la guerre et après, un antoiniste (L'antoinisme est un mouvement religieux essentiellement présent en France et en Belgique où il compte 64 temples dont 31 en France et 1 à Monaco ainsi que des salles de lecture). Les épouses de prisonniers venaient rendre visite à ce monsieur qui leur tirait les cartes. Grâce à ces cartes il pouvait donner des nouvelles des maris retenus en Allemagne. Il avait la réputation de donner des nouvelles très sûres régulièrement confirmées par le courrier qui arrivait finalement. 

    Souvenir de Georgette Noël
    Quand la mémoire ne « Quand la mémoire ne «RAM» pas !
    Texte : Michel et Corinne Dufrasne
    L’R N A JOIE Avril 2011 (n°391), p.2
    source : http://www.ernage.be/ernage_old/arch2011/391.pdf


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  • Antoinistes français au temple de Jumet le 23 juillet 1994


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  • "PAYS NOIR" (EXTRAIT DE LA BELGIQUE)

    Il faut voir du haut des "terris" de Monceau ou de Couillet le fourmillant panorama des usines qui, de toutes parts et sans interruption, se succèdent jusqu'au fond des horizons, pour saisir la prodigieuse vitalité de ce coin de la Belgique. Si pendant le jour la variété et l'originalité du tableau s'émoussent un peu dans la monotonie d'un incessant nuage de fumées, brouillant les perspectives sous un pâle crépuscule de suies où les formes s'atténuent, l'âme de cette immense forge se fait, en revanche, clairement sentir aux ténèbres embrasées de la nuit. Comme des chapelles, les hautes façades des charbonnages allument leurs fenêtres en rouge: échancrures sur les noires tentures de l'espace. Les fours à coke disséminés çà et là ressemblent à des escadres vomissant la mort et le feu par leurs sabords. Et, pareils à des torchères, les gueulards des hauts fourneaux échevèlent des crinières ardentes que le vent tord à pleins poings. Un cercle de flammes ceinture l'horizon où, comme un firmament de soleils écarlates, fulgurent partout des cratères, élançant leurs gerbes jusqu'au scintillement effacé des étoiles. Chaque fois qu'une de ces énormes langues de feu darde des profondeurs de l'usine, le ciel s'éclabousse d'une traînée de pourpre, comme si le sang d'un monstre immolé rejaillissait jusqu'à lui. Couillet, Châtelineau, Montigny, Monceau, Marchiennes, Lodelinsart, Marcinelle sont autant de soupiraux de fournaises ouverts sur l'espace, et leurs réverbérations font passer à travers l'amas oscillant des fumées comme le frisson et la phosphorescence d'un éclair. En tous sens la nuit s'attise de rougeurs, revêt une illumination d'aurore boréale, s'embrase de furtifs incendies qui suspendent dans l'air des gloires d'apothéoses; et, par grandes pluies, des vols de flammèches tournoient et s'abattent sur le sol, accrochant comme des clous de rubis aux pans de l'étendue, après avoir décrit des orbes, des moulinets et des astragales qui, sur le noir plafond d'azur, étincellent en un prodigieux Mané, Thécel, Pharès (*).

    (*) Mané, Thécel, Pharès: il s'agit d'une prophétie de ruine imminente. Dans la Bible (Livre de Daniel), un doigt mystérieux écrit sur le mur, à la fin d'un festin chez le roi chaldéen Balthazar, ces trois mots qui signifieraient "pesé, compté, divisé". Daniel l'interprète comme la menace de la fin du royaume de ce roi, ce qui fut le cas. L'expression a été utilisée assez souvent en littérature, notamment chez Verlaine et Proust.

    Camille Lemonnier, La Belgique
    source : http://www.restode.cfwb.be/francais/_ARTS/Divers/HAINAUT/08Lemonnier.htm


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