• Voici une partie de son email :

    "Autrement, je vais vous poser une question: comme je vous l'ai dit dans mon dernier email, je suis en train de rédiger les écrits autobiographiques de mon grand-père, Mathurin Monier, historien breton; sa belle-sœur (ma grand-tante) était membre de votre culte, et avait très bien connu le frère Jeannin. Puisqu'il parle du frère Jeannin d'une façon très positive dans le livre, j'ai voulu ajouter quelques références utiles pour le lecteur.

    Je savais que ma grand-tante était membre du culte antoiniste, mais à vous dire la vérité ce n'est qu'en lisant votre blog que j'ai commencé à apprendre la philosophie un peu mieux. Parmi les photos de famille j'avais trouvé une grande photo originale il y a un quelques années, que ma mère me disait était de mon arrière grand-oncle Joseph Plessix, artiste-peintre et photographe (Yvignac, 8.07.1825 / Dinan, 1907), qui lui aussi avait eu des idées philosophiques / religieuses de tendance antoiniste. Mais en regardant la photo maintenant et la comparant aux images du Père Antoine, je me demande si cette photo ne serait pas une photo du Père Antoine et non de l'arrière grand-oncle? A moins que
    l'oncle avait voulu se portraiturer de cette façon? Je suis confondue!

    Je vous adresse deux photos - celle qui me confond, et un autoportrait de l'arrière grand-oncle afin que vous voyiez les ressemblances. A
    toutes fins utiles je vous signale que mon arrière grand-père fut professeur de philosophie à la Sorbonne et avait l'esprit très ouvert à
    toute pensée. je vous remercie d'avance de vos avis.

    Au plaisir de vous lire,

    Diane"

     

    voici l'adresse du site : http://www.chateautourelles.co.uk/the-late-19th-century.php


    votre commentaire
  •          TEMOIGNAGE
        Osons témoigner.
        Parfois nous avons la vérité sur les lèvres et nous hésitons, nous craignons, nous n'osons la proférer.
       Une excuse est toute prête pour notre faiblesse : « La vérité est inutile à dire. »
        Il faudrait rectifier : la vérité que nous avons tenue captive eût peut-être été inutile à ceux à qui nous nous adressions, mais infailliblement elle nous eût été utile à nous-mêmes.

                     *    *

        En cherchant la vérité, j'ai rencontré Antoine et découvert la foi, source de force de lumière et d'amour.
        Ma conviction est que le moindre d'entre nous est capable de puiser à cette source, puisqu'elle est en lui et qu'il lui suffit de la connaître.


    Léon Meunier, ...et la lumière luit dans les ténèbres, Imprimerie typographique du ''Bourguignon'', Auxerre, 1923, p.91


    votre commentaire
  •     On apprend qu'en 1916, à 42 ans (il est donc né vers 1874), Vital Coutin se met au service de l'oeuvre du Père (p.53 du Maître de la Grande Pyramide).

        Un certain Vital Coutin demande un permis de construire une maison individuelle en 1925, dans le Chemin du Biolley, à Aix-les-Bains.
        Le temple antoiniste sera construit dans cette ville l'année précédente. Le Chemin du Biollay à Aix est devenu la Rue Isaline. Le temple se trouvait alors dans la rue Isaline, puis chaque portion de la rue fut nommé différemment. Le temple se trouva alors dans la rue des Antoinistes. La rue se nomme maintenant le Chemin Saint-Exupéry.
    source : http://www.patrimoine-aixlesbains.fr/?page=fiches&p=IA73001509
        Dans son livre Le Sauveur de la race humaine, Annoncé par la grande pyramide, les textes égyptiens et les Évangiles avec preuves à l'appui, il donne l'année de son acquittement par le tribunal de Chambéry. Il était donc bien dans la région à l'époque.

        En 1937, il est le desservant du temple de Saint-Etienne et écrit un écrit mystique à partir du Secret de la Grande Pyramide de Georges Barbarin écrit 1936 : Le maître de grande pyramide annoncé par le langage des pierres. Cent-cinquante trois clés de l'énigme, démonstration scientifique et morale des deux passages du sauveur de la race humaine (Éditeur : Paul Leymarie).
        Une version plus complète de 1940, intitulée Le Sauveur de la race humaine, Annoncé par la grande pyramide, les textes égyptiens et les Évangiles avec preuves à l'appui a été distribuée à certains desservants.
        Ce livre annonce le retour du Père, étant le deuxième messie pour l'année 1945, mêlant dans ces calculs divers livres saints, ainsi que des dates de la vie de Louis Antoine et de la propre vie de l'auteur (l'année de sa conversion à l'antoinisme, celle de son acquittement par le tribunal de Chambéry, celle de la publication de son livre, le chiffre 44, puisque le temple de Saint-Etienne était le 44e temple antoiniste).

        Ces deux écrits sont succinctement décrits par Régis Dericquebourg, dans Les Antoinistes, au chapitre Vers un retour du Père ? (p.52-56) montrant l'importance que cette idée a pu avoir sur une partie des adeptes.

        Signalons encore qu'un certain Vital est l'auteur de Connaître ce n'est pas savoir, dans l'Unitif n°7, p.11-14. Il s'y décrit comme aimant les lettres et ayant étudié les différents philosophies et morales avant de rencontrer le Père.


    votre commentaire
  • Illustration : Charles de Groux-Portrait de Mme Germaine Lievens

        Moins simples est la question de l'exaltation religieuse qui a pris Baillon à Westmalle. Dans En sabits et Histoire d'une Marie, il en parle d'un ton légèrement badin et ironique. Mais la lecture de sa correspondance avec Stiévenart donne franchement l'impression que la question lui tient à coeur et que, en tout cas pendant son premier séjour, il a cherché et cru trouver un exutoire à ses complexes dans une iété quasi populaire et primitive. Le contact avec la nature n'y est peut-être pas étranger : « Comment flâner  par la bruyère et ne pas croire en Dieu ? » Ni la proximité de l'abbaye des trappistes qui rayonnent un catholicisme très différent de celui des jésuites abhorrés, et dont il a suivi chaque matin la première messe peu après son arrivée. Ses lettres datées de 1904 et 1905 parlent très souvent de ses lectures de la Bible et L'imitation de Jésus-Christ, et surtout de sa recherche de la simplicité évangélique.
    Frans Denissen, André Baillon, le gigolo d'Irma Idéal, p.143-144
    Editions Labor, Archives du Futur, Bruxelles, 2001

        Comme cela se faisait assez souvent dans les familles aisées, ses parents envoient [Germaine Lievens] à seize ans dans un pensionnat anglais avec Camille, sa cadette de deux ans, pour y achever ses études secondaires. Ce changement est loin d'être une réussite : au bout de six mois, la direction de l'établissement envoie à la famille Lievens des rapports alarmants sur la conduite de l'aînée. Elle pratique l'ascèse et la mortification, reste des nuits entières dans sa chambre à prier, à genoux, connaît des crises de mysticisme et déclare enfin qu'elle a l'intention de devenir carmélite.
    Frans Denissen, André Baillon, le gigolo d'Irma Idéal, p.161-162
    Editions Labor, Archives du Futur, Bruxelles, 2001
        L'auteur fait une allusion au fait que Germaine, ainsi que Baillon, auraient pratiqué quelques séances spirites, notamment quand l'écrivain s'identifie si bien à son personnage de Zonzon Pépette et qu'il "fait croire à Germaine, et ss doute s'en persuade-t-il lui-même, qu'il a tué deux fois et que de surcroît, le fantôme de Zonzon le poursuit jour et nuit, qu'il lui a jeté un sort." (p.210-11).

        Dans son essai « Portrait de l'artiste en chapeau mou et lavallière », Paul Aron tente de situer le séjour de Baillon dans le contexte plus vaste d'un courant largement inspiré d'idées socialistes et anarchistes qui, vers 1900, poussèrent des artistes et des intellectuels à tourner le dos à la société, en particulier aux cotés industrielles en pleine expansion, et à faire l'expérience, dans la solitude de la campagne, de communautés anticapitalistes ou précapitalistes.
    Frans Denissen, André Baillon, le gigolo d'Irma Idéal, p.142-143
    Editions Labor, Archives du Futur, Bruxelles, 2001

    Paul Aron, Portrait de l'artiste en chapeau mou et lavallière
    - Entre l'anarchie et l'écologie
    - Les amis du [Café du] Téléphone
    - Vers la consécration : Baillon à Paris
    - Les raisons d'une reconnaissance
        André Baillon y est décrit comme évoluant dans une monde aux idées socialisantes et où la littérature populaire a sa place. Sa rencontre avec Germaine Lievens, qui deviendra antoiniste est aussi à mon sens un indice. En effet, l'antoinisme sera aussi décrit par les écrivains populaires parisiens comme André Thérive ou Jean Delay. Robet Vivier est de la même tendance. La Dupe, publié en 1944, mais commencé bien plus tôt dès 1896 et repris en 1901 quand il rencontre Marie Vandenberghe puis en 1913 "après avoir réussi à toucher le coeur de Germaine Lievens, il reprend ce texte avc fougue et cette fois, à en croire sa compagne, il l'achève." "[En 1932], à l'apogée de sa liaison fatale avec Marie de Vivier, il entame la troisime partie qui aura le titre fatidique de La dupe Mais parvenu environ à la moitié de l'ouvrage, il y met fin en se supprimant, sans avoir pu se réconcilier avec le personnage qu'il avai été et qu'avec un agacement croissant il appelle « ce petit crétin » dans sa correspondance avec Marie. Le texte inachevé de La dupe ne sera publié que douze ans après sa mort. Son premier roman sera aussi le dernier. Mais Baillon n'aura pas pu boucler la boucle." (Frans Denissen, p.47-48) La Dupe estle pont entre l'anarchisme et le prolétarisme... Germaine Lievens est le pont entre l'anarchisme et le mysticisme...
        André Baillon est un Flamand de langue française, alors que Germaine Lievens est une Wallonne d'irigine flamande.

        "Dans une lettre autobiographique, Baillon évoque d'ailleurs ces années avec le persiflage dont il est coutumier : « Je portais déjà le chapeau mou et la grande lavallière qui, en ce temps était l'insigne autant des écrivains que de l'anarchiste que je croyais être. » Il s'est peint dans La Dupe, dont le héros fait la connaissance d'un jeune nihiliste russe et, comme Baillon, fréquente les cercles anarchistes."
        Paul Aron conclut par l'évidence d'une "sollicitude que les milieux de gauche ont accordée à sa carrière, et la constante fidélité que Baillon observa à leur égard."
    source : Textyles N°6 Novembre 1989

        Mais aussi une distancation avec le politique, tout comme Louis Antoine (et l'Antoinisme) : "Bourgeois et petits-bourgeois, jacobins et mystiques, battants et perdants", "Eleveur de poules, anarchiste, aspirant trappiste ? Non : écrivain" et "Des artistes" sont trois sous-titres de la biographie de Frans Denissen. André Baillon était de tendance prolétaro-anarchisto-socialiste, il est devenu artiste, il rencontre Germaine Lievens qui est artiste aussi, et qui deviendra mystique antoiniste.

        André Baillon essaya donc avec plus ou moins de succès cette vie à la campagne. Germaine Lievens quand à elle préféra, comme plus tard André Baillon (« Il faut ouvrir ses fenêtres et ses portes. Il faut sortir de sa chambre, le malheur dût-il vous prendre à la gorge dès le seuil, comme un voleur. »), prendre le torreau par les cornes et venir en aide à la population par le biais de l'Antoinisme : fuite contre fuite en avant ?

        Georges Eekhoud dit de Baillon qu'il était un sceptique doublé d'un mystique. Ce qui a réuni André et Germaine étaient leur mysticisme, et le fait d'être artiste les a séparés...


    votre commentaire
  •     Je demande l'adresse du frère Léopold. Dix voix me répondent : « Frère, par ici... Frère, je vais vous accompagner... » Et me voilà déjà de la Famille.
        Le frère Léopold, habile mécanicien, a connu l'Apôtre, a vécu longtemps près de lui, a été « sauvé » par les bonnes pensées, et il me servira de conseiller sage et éclairé, me fera mieux comprendre la grande oeuvre en me retraçant à grands traits la vie du Sage.
        La famille de cet aimable compagnon m'accueille comme un vieil ami de toujours : les enfants sautent sur mes genoux... « C'est un frère ! »
        Et alors je me souviens des paroles des paroles d'un magistrat parisien : « Je ne comprends pas totalité de cette philosophie, je n'admets pas certains principes, je trouve le paysage désolant, et cependant aucune cure ne m'est plus salutaire qu'un séjour à Jemeppe sur Meuse... »

    Jean-Marie Defrance, Réveil - L'Apôtre de Jemeppe et sa Révélation (1932), p.23-24


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique