• Emile DURET & Julie CASTERMANT

    Emile DURET
    Né le 23 février 1873 - Silly, 7830, Hainaut, Wallonie, BELGIQUE
    Décédé
    Tailleur de pierre
    Marié le 9 mars 1901, Ecaussinnes-d'Enghien, 7190, Hainaut, Wallonie, BELGIQUE, avec Julie Emilie CASTERMANT 1878-?, couturière
    source : https://gw.geneanet.org/ecaussinnes?n=duret&oc=&p=emile

     

    dans les Satuts du culte de 1922 :

    M. Emile Duret, ouvrier carrier, né à Silly le vingt-trois février mil huit cent septante-trois, et son épouse qu'il assiste et autorise : dame Julie-Emilie Castermant, ménagère, née à Ecaussinnes-d'Enghien le treize janvier mil huit cent septante-huit, demeurant ensemble à Ecaussinnes-d'Enghien.

    Propriétés :
    M. Emile Duret et son épouse dame Julie-Emile Castermant :
    Commune d'Ecaussinnes-d'Enghien.
    Une maison-temple, sise lieu dit Pavé de Braine, reprise au cadastre section A, n° 562f, pour une contenance de septante mètres carrés, joignant la rue Pavé d'Ecaussinnes, le chemin de fer de l'Etat, Dumonceau-Pourtois.
    Et la nue propriété d'une maison et une terre, sise même lieu, reprise au cadastre section A, nos 562g et 562e, pour une contenance de neuf ares trente centiares, joignant le Pavé d'Ecaussinnes, le temple ci-dessus, le chemin de fer de l'Etat et Dumonceau-Pourtois.
    Les époux Duret se réservant l'usufruit de cet immeuble jusqu'au dernier vivant d'eux.


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  • Armand GOHY & Ida HALLEUX de Stembert

    Armand Joseph Dieudonné Gohy
    Né le 12 novembre 1880 - Stembert
    Décédé le 30 mars 1957 - Verviers, à l'âge de 76 ans

    Marié avec

    Ida Marie Louise Halleux
    Née le 30 décembre 1880 - Chaîneux
    Décédée le 9 mai 1955 - Stembert, à l'âge de 74 ans

    enfant(s)
    Alice Marie Catherine Gohy 1911-1988
    Née le 15 février 1911 - Campagne de Bronde (Stembert)
    Décédée le 25 novembre 1988 - Stembert, à l'âge de 77 ans
    Inhumée - Stembert

    Mariée le 2 septembre 1936, Stembert, avec Georges Henri Marie Joseph Nizet 1911-1988 dont
    Mariette Joséphine Josette Alice Nizet
    Georgette Victorine Armandine Guislaine Nizet
    Alice Marie Joseph Guislaine Nizet
    Marie-Paule Josette Renée Guislaine Nizet

    https://gw.geneanet.org/pierrepallage1?lang=fr&pz=loic&nz=pallage&p=alice+marie+catherine&n=gohy

     

    Statut du culte (1922) :
    Un temple, sis en lieu dit Campagne de Bronde, repris au cadastre section B, n° 164k, pour une contenance de nonante mètres carrés, joignant Gohy-Halleux, le chemin du Cerisier.

    M. Gohy :

    Ce dernier déclare renoncer à tous les droits de propriété quant à la citerne qui est construite sous le temple ci-dessus affecté par M. Bragard, droits qu'il s'était réservé dans l'acte de vente avenu devant Me Jaminet, ci-dessus rappelé.

    Tant que cette citerne existera, M. Gohy aura le droit de puiser l'eau par la pompe existant actuellement pour ses besoins.


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  • L'antoiniste Marie (L'Univers, 8 avril 1914)

                            LES TRIBUNAUX

                        L'ANTOINISTE MARIE

        La 4e section de la quatrième chambre civile, présidée par M. Molinié, a statué, hier, sur un procès en divorce intenté par Mme Welson, dessinatrice dans un journal américain, contre son mari, professant le culte antoiniste.
        Le tribunal a rendu le jugement suivant :
        Attendu que les époux Welson, sujets américains, se sont mariés, le 24 octobre 1906, à Rome (Italie) ; qu'ils habitent aujourd'hui Paul risque la dame Welson a formé contre son mari une demande en divorce ;
        Attendu que les documents et faits de la cause établissent que Welson à depuis longtemps déjà adopté, vis-à-vis de sa femme, une attitude incompatible avec les obligations que le mariage lui impose ; qu'il se refuse à subvenir aux besoins du ménage, en fondant son inertie sur la secte religieuse à laquelle il déclare appartenir et qui lui fait un devoir de négliger les détails matériels ; que cette manière de comprendre l'existence a eu malheureusement pour conséquence de rendre la vie très pénible pour la dame Welson ; que le travail personnel auquel elle est obligée de se livrer, au lieu d'être un réconfort, a aggravé la mésintelligence dont souffrait son ménage, car son mari y a trouvé un nouveau prétexte à la blesser et à s'éloigner d'elle.
        Que, lors d’une maladie qu’elle a faite, elle n’a trouvé chez sui que des reproches pour s’être fait soigner et de pas s’en être remis purement et simplement à la Providence ; que ce fait éclaire bien l'état d'esprit de Welson ; que celui-ci, d’ailleurs, a signifié formellement à sa lemme qu'il entendait ne reprendre la vie commune que la condition de la voir se conformer aux préceptes auxquels il obéit lui-même ; qu’on ne saurait faire grief à une femme de vouloir mener l'existence naturelle et normale pour laquelle elle est faite et que, si son mari la lui refuse, elle est fondée à se soustraire à des règles de vie qui ne dérivent ni de la loi ni même de son consentement, qu’en persistant dans son attitude, Welson marque, pour sa femme, un éloignement ou le tribunal est fondé à voir une injure grave.
        Le tribunal a prononcé le divorce aux torts et griefs du mari de secte antoiniste.

    L'Univers, 8 avril 1914

    _______________________________________________

     

    Les époux Giusepe / Welson

    Chronique des Tribunaux

                  De l'antoinisme au divorce
        « L’antoinisme », cette secte religieuse qui a même à Paris des églises, fait des victimes en faisant des adeptes.
        Pour donner libre cours à ses nouvelles croyances, car il les préférait de beaucoup à la vie conjugale, M. Eva Giusepe, entendant désormais vivre en toute liberté, a, par son attitude, obligé sa femme à demander le divorce.
        La quatrième chambre du tribunal sous la présidence de M. Molinié, vient de dissoudre l'union des deux époux en rendant le jugement que voici :
        Attendu que les époux Giusepe, sujets américains, se sont mariés le 24 octobre 1906 à Rome (Italie) ;
        Qu'ils habitent aujourd'hui Paris et que, suivant exploit de Chainant, en date du 26 janvier 1914, la dame Giusepe a formé contre son mari une demande en divorce ;
        Attendu que les documents et faits de la cause établissent que Giusepe a depuis déjà longtemps adopté vis-à-vis de sa femme une attitude incompatible avec les obligations du mariage.
        Qu'il se refuse à subvenir aux besoins du ménage en fondant son inertie sur les principes de la secte religieuse à laquelle il déclare appartenir et qui lui font un devoir de négliger les détails matériels ;
        Que cette manière de comprendre l'existence a eu malheureusement pour conséquence de rendre la vie très pénible pour la dame Giusepe, que le travail personnel auquel elle est obligée de se livrer (elle est dessinatrice), au lieu d'être un réconfort, a aggravé la mésintelligence dont souffrait son ménage, car son mari y puisait un nouveau prétexte à la blâmer et à s'éloigner d'elle ;
        Que lors d'une maladie qu'elle a faite, elle n’a trouvé chez lui que des reproches pour s’être fait soigner et ne pas s’en être remise purement et simplement à la providence ;
        Que ce fait éclaire bien l’état d’esprit de Giusepe, que celui-ci, d’ailleurs, a signifié formellement à sa femme qu’il entendait ne reprendre la vie commune qu’à la condition de la voir se conformer aux préceptes auxquels il obéit lui-même ;
        Qu’on ne saurait faire grief à une femme de vouloir mener l’existence naturelle et normale pour laquelle elle est faite et que si son mari la lui refuse, elle est fondée à se soustraire à des règles de vie qui ne dérivent ni de la loi ni même de son consentement ;
        Qu’en persistant dans cette attitude Giusepe marque pour sa femme un éloignement où le tribunal est fondé à voir une injure grave. Cette victime de l'antoinisme obtient donc à son profit le divorce de plano.

    Le Journal, 7 avril 1914


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  • Mrs. Nucci, adepte de Monaco

        “Who is this Mrs. Nucci ?”
        “She is the wife of a musician who plays in the Orchestra of Monte Carlo. She has herself been healed by Mr. Antoine after having been declared incurable by the Doctors. She went to Belgium to thank Mr. Antoine personally for having been healed by him and since then I think she has been healing the sick herself. She simply writes the name of the patient, sends it to Mr. Antoine and asks him to heal them. There are hundreds of people here in Monaco who have been healed by her through Mr. Antoine.”
        The Colonel looked at me with an inquiring gaze of astonishment. Continuing his questioning he asked, “Where does this Mrs. Nucci live? Will we be able to see her?”
        “Certainly. She receives everybody and will be glad, I am sure, to see you. She lives in the villa Montplaisir, Boulevard de L'Ouest here in Monaco. About ten minutes walk.”
        “I know where it is,” volunteered the Customhouse Officer, “and I will be glad to pilot you thither.”
        And to the Boulevard de L'Ouest we went following our volunteer guide.
        We soon found the Villa Montplaisir, a very simple little Villa. We ascended two stories and saw a name "Nucci" on the door. We knocked, a little girl opened, and upon our demand to see Mrs. Nucci she led us to the front room. A portly lady of about 40, short in statue, with healthy rosy cheeks and black hair, came to us with a very sympathetic smile. We asked her whether she was Mrs. Nucci. She answered in the affirmative and very amiably requested us to be seated, advancing a chair toward us and pointing also to a sofa near by.
        “Mrs. Nucci, we have just learned through one of your patients very much benefitted indeed by your treatment, that you have remarkable healing powers, and have brought to pass many cures in Monaco.”
        “I must beg your pardon, Gentlemen,” she answered with much earnestness while sweetly smiling, “I have no healing powers whatsoever myself. When sick people come to me I simply take their names, tell them to have full faith in Mr. Antoine, and that he will surely heal them. I write those names to Mr. Antoine, he receives the letters, works for these sick people, and if they deserve to be healed if they have the faith their healing quickly follows according to their merits.”
        “How did you come to know Mr. Antoine?”
        “I was very ill myself for many years. The doctors had vainly tried to help me. There were interior ulcers around my heart, and once or twice a week the doctors forced instruments into my chest to allow the pus matter to run out. I suffered untold agonies. A lady from Monaco, who is actually the Secretary of Mr. Antoine [Juliette Vittard], spoke to me about him-saying if I would have faith in his powers he would surely heal me. She named several persons here from Monaco who had been healed by him of reputed incurable diseases. I believed the lady knew of those healings in Monaco, and a sudden faith in Mr. Antoine's powers took possession of my whole being. The lady now his secretary, wrote to Mr. Antoine and within a week my pains left me; in two weeks I felt much better, and in one month I was entirely well, my appetite had returned and consequently my bodily strength. I have never felt any pains since and I repeat with infinite thankfulness, my cure was entirely due to Mr. Antoine, for I had forsaken the use of any kind of medicine from the moment my name was sent to the healer.”
        “This is really extraordinary,” I replied. “But how did you come to be a healer yourself—for people believe that you have the same healing powers?”
        “This is a mistake gentlemen. As I stated before, I have no healing powers myself. I only invoke the aid of the Master. I seem to draw strength from him and transmit it to the patients. I am simply an intermediary.”
        While we were thus entertained by Mrs. Nucci we had been interrupted several times by persons coming into the room, some sick desiring her to write to Mr. Antoine in their behalf and others came expressly with joyous countenance, to thank her for the complete healing of themselves or of their children. To the sick persons, Mrs. Nucci invariably told them to have faith and that they would soon be well—she would write to the Master that very night.
        We took leave of the good lady taking with us the decided impression that she was an honest, benevolent, tender-hearted, whole souled, and very truthful person.

    […]

        I took lunch with the Nucci's, got acquainted with a little sister of Madeleine [fille de Mrs. Nucci], and soon there entered Mr. Nucci, the husband and father. He just came from his daily morning rehearsal of the Casino's Orchestra. He plays the first bass viol. He was a striking personality, tall, slim, large black restless eyes, black hair, a true bundle of ever vibrating Italian nerves. He showed real politeness. In all, a sympathetic, attractive figure, was this husband of Mr. Antoine's favorite Apostle.
        I went nearly every afternoon, as I had become very interested in her work. I wanted to see more of it before arriving at my conclusion. It was all so strange—so fabulous—almost legendary.

    […]

        The Husband of Mrs. Nucci played in the orchestra of Monte Carlo, the most aristocratic gambling place in all Europe, during the winter season, and in the orchestra of Vichy, the aristocratic summer resort, with its wonderful springs in Central France, during the summer months.
        He generally leaves Monte Carlo for Vichy in the beginning of May. The year I was in Monaco Mrs. Nucci decided to pass thru Belgium on her way to the summer season at Vichy, to go and give thanks to the Master Antoine, in the name of all the sick people he had healed upon the intercession of Mrs. Nucci.

    Albert Van der Naillen, Most sacred revelations given to the world by Antoine the wonderful Belgian healer
    The Park Printing Co., 1927, pp.10-13 & pp.36-37 & p.75

     

    Traduction :

        "Qui est cette Mme Nucci ?"
        "Elle est l'épouse d'un musicien qui joue dans l'Orchestre de Monte-Carlo. Elle a elle-même été guérie par M. Antoine après avoir été déclarée incurable par les médecins. Elle s'est rendue en Belgique pour remercier personnellement M. Antoine d'avoir été guéri par lui et depuis, je pense qu'elle guérit elle-même les malades. Elle écrit simplement le nom du patient, l'envoie à M. Antoine et lui demande de les guérir. Il y a des centaines de personnes ici à Monaco qui ont été guéries par elle grâce à M. Antoine."
        Le colonel me regarda avec un regard inquisiteur d'étonnement. Poursuivant son interrogatoire, il demanda : "Où habite cette Mme Nucci ? Pourrons-nous la voir ?"
        "Certainement. Elle reçoit tout le monde et sera heureuse, j'en suis sûr, de vous voir. Elle vit dans la villa Montplaisir, Boulevard de L'Ouest, ici à Monaco. Environ dix minutes de marche."
        "Je sais où il est," se proposa l'officier des douanes, "et je serai heureux de vous y conduire."
        Et jusqu'au boulevard de l'Ouest, nous sommes allés suivre notre guide bénévole.
        Nous avons rapidement trouvé la Villa Montplaisir, une petite villa très simple. Nous sommes montés sur deux étages et avons vu un nom "Nucci" sur la porte. Nous avons frappé, une petite fille ouvrit et, à notre demande de voir Mme Nucci, elle nous a conduits à la salle d'entrée. Une dame corpulente d'environ 40 ans, courte en statue, aux joues roses et aux cheveux noirs, est venue nous voir avec un sourire très sympathique. Nous lui avons demandé si elle était Mme Nucci. Elle répondit par l'affirmative et nous demanda très aimablement de nous asseoir, en avançant une chaise vers nous et en montrant aussi du doigt un canapé à proximité.
        "Mme Nucci, nous venons d'apprendre par l'un de vos patients que votre traitement a été très bénéfique, que vous avez des pouvoirs curatifs remarquables et que vous avez fait passer de nombreux traitements à Monaco."
        "Je dois vous demander pardon, messieurs, répondit-elle avec beaucoup de sérieux tout en souriant doucement, je n'ai moi-même aucun pouvoir de guérison. Quand des malades viennent me voir, je prends simplement leur nom, je leur dis d'avoir pleinement confiance en M. Antoine, et qu'il va sûrement les guérir. J'écris ces noms à M. Antoine, il reçoit les lettres, travaille pour ces malades, et s'ils méritent d'être guéris, s'ils ont la foi, leur guérison suit rapidement selon leurs mérites."
        "Comment avez-vous connu M. Antoine ?"
        "J'ai été moi-même très malade pendant de nombreuses années. Les médecins avaient vainement essayé de m'aider. Il y avait des ulcères intérieurs autour de mon cœur, et une ou deux fois par semaine, les médecins me forçaient la poitrine avec des instruments pour que le pus s'écoule. J'ai souffert d'innombrables souffrances. Une dame de Monaco, qui est en fait le secrétaire de M. Antoine, m'a parlé de lui – disant que si j'avais confiance en ses pouvoirs, il me guérirait sûrement. Elle a nommé ici plusieurs personnes de Monaco qui avaient été guéries par lui de maladies incurables réputées. Je croyais que la dame connaissaît ces guérisons à Monaco, et une foi soudaine dans les pouvoirs de M. Antoine a pris possession de tout mon être. La dame qui est maintenant sa secrétaire, écrivit à M. Antoine et en une semaine mes douleurs me quittèrent ; en deux semaines je me sentais beaucoup mieux, et en un mois je me sentais tout à fait bien, mon appétit était revenu et donc ma force physique. Je n'ai jamais ressenti de douleurs depuis et je répète avec une infinie reconnaissance, ma guérison était entièrement due à M. Antoine, car j'avais abandonné l'usage de tout médicament depuis le moment où mon nom a été envoyé au guérisseur."
        "C'est vraiment extraordinaire", lui ai-je répondu. "Mais comment êtes-vous devenu vous-même guérisseur, car les gens croient que vous avez les mêmes pouvoirs de guérison ?"
        "C'est une erreur, messieurs. Comme je l'ai déjà dit, je n'ai moi-même aucun pouvoir de guérison. Je n'invoque que l'aide du Maître. J'ai l'impression de puiser des forces en lui et de les transmettre aux patients. Je ne suis qu'un intermédiaire."
        Alors que nous étions ainsi divertis par Mme Nucci, nous avions été interrompus à plusieurs reprises par des personnes entrant dans la salle, certaines malades désirant qu'elle écrive à M. Antoine en leur nom et d'autres venaient expressément avec un visage joyeux, pour la remercier de la guérison complète d'eux-mêmes ou de leurs enfants. Aux malades, Mme Nucci leur disait invariablement d'avoir la foi et qu'ils seraient bientôt en bonne santé – elle écrirait au Maître le soir même.
        Nous avons pris congé de la bonne dame en emportant avec nous l'impression décidée qu'elle était une personne honnête, bienveillante, tendre de cœur, d'âme entière et très sincère.

    […]

        J'ai déjeuné avec les Nucci, j'ai fait la connaissance d'une petite sœur de Madeleine, et très vite M. Nucci, le mari et le père, est entré. Il revient tout juste de sa répétition matinale quotidienne de l'orchestre du Casino. Il joue de la première basse de viole. C'était une personnalité frappante, grand, mince, de grands yeux noirs agités, des cheveux noirs, un vrai paquet de nerfs italiens toujours vibrants. Il a fait preuve d'une grande politesse. Au total, un personnage sympathique et séduisant, c'était le mari de l'apôtre préféré de M. Antoine.
        J'y allais presque tous les après-midi, car je m'intéressais beaucoup à son travail. Je voulais en voir plus avant d'en arriver à ma conclusion. C'était si étrange, si fabuleux, presque légendaires.

    […]

        Le mari de Mme Nucci jouait dans l'orchestre de Monte-Carlo, la place de jeu la plus aristocratique d'Europe, pendant la saison d'hiver, et dans l'orchestre de Vichy, la station d'été aristocratique, avec ses magnifiques sources du centre de la France, pendant l'été.
        Il quitte généralement Monte-Carlo pour Vichy début mai. L'année où j'étais à Monaco, Mme Nucci décida de passer par la Belgique pour se rendre à la saison d'été à Vichy, pour aller remercier le Maître Antoine, au nom de tous les malades qu'il avait guéris par l'intercession de Mme Nucci.

    _____________________________________________

        Voilà ce qu'on apprend par le récit d'Albert van der Naillen dans son petit livre Most sacred revelations given to the world by Antoine the wonderful Belgian healer (1927). Dans les annuaires de la Principauté de Monaco, on trouve différentes références à des Nucci, notamment un musicien et une Joséphine, au 26, rue Grimaldi, sans pouvoir dire de qui il s'agit :

    Mrs. Nucci, adepte de Monaco

    Joséphine Nucci, recencée en 1906 à Beausoleil

    Mrs. Nucci, adepte de Monaco

    Nucci, musicien, habitant de la Condamine en 1913

    Mrs. Nucci, adepte de Monaco

    Nucci Mme J. habitant de la Condamine en 1923

     

        Une carte postale signée Clémentine Nucci est envoyée de Jemeppe : "Un grand bonjour à tous chez nous - le Maître a pu bien travailler, donc confiance - tout ira bien - amitiée - Clémentine Nucci".

    Mrs. Nucci, adepte de Monaco


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  • Roger Auque en 2004, sur le plateau de Thierry Ardisson (INA)

    Roger Auque en 2004, sur le plateau de Thierry Ardisson (INA)

     

         Fils d'un assureur de Roubaix, gaulliste de gauche, ancien d'Indochine, et d'une mère communiste, Roger Auque, né le 11 janvier 1956 à Roubaix et mort le 8 septembre 2014, est un journaliste, espion et diplomate français.

        Il raconte dans "Un Otage à Beyrouth" (1987) : "Je n'ai pas reçu d'éducation religieuse bien qu'ayant été baptisé dans le culte antoiniste, un culte suivi par ma mère, qui respecte le christianisme mais qui se célèbre dans un temple. Je suis donc athée. Pourtant, au bout de deux heures, je me retrouve à genoux, sur le matelas, face au mur, à « prier » entre guillemets car je ne connais pas les phrases rituelles. Je prie Dieu, le Seigneur, et Jésus-Christ en même temps, mais sans vraiment faire la différence. Je demande aide et protection pour tous les miens. Je me surprends à annoncer : « Mon Dieu, Seigneur, protégez et aidez Marlène, la femme que j'aime. Aidez-moi et protégez ma vie. » Je ne suis pas devenu mystique, mais je ressens au plus profond de moi-même une émotion indéfinissable, comme si dans mon cachot je n'étais plus seul, mais pénétré par une forte présence que je nommerais Dieu. Je ne le sais pas encore. Je n'ai, en effet, pas de références pour l'analyser, mais, en moi, à côté et au-dessus de moi, quelque chose de tout puissant est présent, que je ne peux définir que par un seul mot : Dieu. Je découvre une spiritualité qui me pousse à communiquer. Je me rends compte que, dans mon désespoir, j'ai besoin d'aide. Cette première nuit, j'éprouve un sentiment inconnu jusqu'alors. Pourtant, je me suis déjà trouvé dans des situations difficiles et dangereuses où, généralement, je ne comptais que sur moi. 

    cf. l'article de Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Auque


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