• Oscar Nizet, pharmacien de Jemeppe

        Le procureur ayant demandé le 8 novembre 1900, de nouveaux renseignements sur les médicaments prescrits par Antoine, le commissaire de police répondit, le 27 novembre, que "d'après les renseignements obtenus difficilement, le sieur Antoine délivrerait à certains de ses clients une indication écrite et que jamais il ne délivre une ordonnance. D'habitude les malades qui ont été consulter Antoine se rendent chez le pharmacien Nizet de Jemeppe pour y obtenir les médicaments indiqués."
        Le 14 décembre 1900, le parquet fit une descente chez le pharmacien et y saisit "un billet en forme de recette", abandonné par un client d'Antoine.
        Le billet avait 14 cm de long sur 4 de haut. Voici le texte de la "Recette Liqueur Koene. Prendre 5 demi-verres à bière d'eau magnétisée avec 7 gouttes par verre, 5 à 6 minutes avant le repas. Un compte-gouttes". Sauf le chiffre 7 et les mots "un compte-gouttes" qui ont été écrits par Antoine, tout le texte est imprimé (sans doute pour diminuer ou pour faciliter l'écrasante besogne qui consiste à répéter aussi souvent la même chose à tant de malades). D'après la déposition de M. Nizet, "la dose prescrite par Antoine variait de 4 à 8 gouttes cinq fois par jour. Le pharmacien vendait chaque jour 15 à 20 flacons de liqueur Koene ou de thé de lichen. M. Nizet ajoute que d'autres pharmaciens doivent vendre ces remèdes, car jadis il recevait encore plus de personnes venant de chez Antoine. Il déclare pour terminer - et ceci est important pour prouver le désintéressemen d'Antoine - "Plusieurs m'ont dit qu'ils avaient déclaré à Antoine n'avoir par les ressources pour acheter la liqueur Koene et alors Antoine leur faisait un bon signé de sa main par lequel il me commandait de la liqueur Koene qu'il payait lui-même à la fin du mois. Antoine dans le courant de l'année 1900 m'a payé des bons de cette espèce soit pour liqueur Koene, soit pour thé de lichen, soit pour vin de peptone, pour un total d'environ 200 francs."
        On saisit également un flacon de liqueur Koene, une facture et une quittance du pharmacien Van Meesel, de Bruxelles, fournisseur de cette liqueur.
        Une enquête fut faite à Bruxelles, pour savoir si Antoine était intéressé d'une façon quelconque dans la fabrication ou dans la vente de la liqueur Koene. La réponse fut négative, de même que pour les relations commerciales qu'Antoine aurait pu avoir avec un tanneur de Liège, dont les cartes-réclames étaient distribuées par le guérisseur.
    Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'antoinisme, p.72, 81 et 82


    Nizet (Oscar), Pharm. Jemeppe (Belgique) (1924).
    fait partie de la liste des membres de l´Association française pour l'avancement des sciences
    (source Gallica : Conférences : compte-rendu de la 47e session, Bordeaux 1923 / Association française pour l'avancement des sciences...)

        Il avait son commerce dans la rue de la Station, près du temple. Dans la même rue se trouvait également un Delhaize, mais d'après Pierre Debouxhtay, Pierre Dor était l'intermédiaire pour Louis Antoine de la Maison Delhaize, de la rue Grand-Vinâve à Jemeppe. Par cet intermédiaire, le Père achetait des flacons d'extrait de viande La Plata qu'il remettait ensuite aux malades qui le consultaient (Pierre Debouxhtay, p.76).


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