•     L'intelligence est pour lui, non la faculté de l'être et de l'absolu, mais une fonction du monde sensible destinée à l'interprêter, à le causer même.

    Emile Mersch, Berkeley est-il empiriste ou spiritualiste ?,p 253


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  •     Simple paysan, du hameau de Chaudray près de Mantes, acquit, à la fin du dix-septième siècle, une réputation extraordinaire par les cures qu'il opérait à l'aide de quelques médicaments et de simples. Coulanges écrivant à Mme de Sévigné le 27 janvier 1696, lui disait : "Le duc de Nevers partit avant-hier pour aller dans le voisinage de la Roche-Guyon, consulter Christophe aux Anes, qui est un laboureur, mais un homme admirable pour la guérison de tous les maux par la connaissance qu'il a des simples, qu'il tient de son père ; ce qu'il laissera, faute d'enfants, à un de ses neveux... On ne parle que des cures étonnantes qu'il fait et de son désintéressement. Il donne aux pauvres ses remèdes pour rien ; il les fait payer aux riches précisément ce qu'ils valent, n'exige pour toute récompense que trente sols ou un écu qu'il fait mettre dans un tronc pour les pauvres... Le Duc de Gramont et Turmenies sont guéris par lui ; le dernier lui a envoyé cent pistoles qu'il lui a renvoyées aussitôt." On peut voir dans le tome VIII des Diversités curieuses de l'abbé Bordelonn d'autres détails singuliers sur cet honnête charlatan, qui, très-différent de ceux de notre siècle, ne dut à ce qu'il paraît toute sa renommée qu'à la recommandation qu'il faisait à ses malades d'observer une diète austère et de boire beaucoup d'eau. La poésie lui paya son tribut de reconnaissance : plusieurs pièces de vers furent composées à son sujet ; nous ne citerons que celle-ci qui paraît être l'ouvrage d'un homme qui se croyait en droit de se plaindre de la faculté :
        Ozanne n'eut jamais dessein
        De s'ériger en médecin ;
        L'honneur qu'un lui fait le chagrine :
        Lui médecin ! Comment ? Par où ?
     Il guérit ceux qu'il traite, et n'en veut pas un sou ;
     Deux points essentiels contre la médecine
        Le portrait de Christophe Ozanne a été gravé par Bonnart et par Lochon : il destinait, comme le dit Coulanges, son neveu Jean Ozanne à lui succéder ; mais aucun mémoire ne nous étant parvenu sur ce dernier, nous présumons qu'il aura renoncé à l'art de guérir pour reprendre sa charrue.
          M-É.

    source : Biographie universelle, ancienne et moderne ou histoire, par ordre alphabétique, de la vie publique et privée de tous les hommes, 1822, p.320 (Google Books)


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  • Société théosophique en Belgique
    Uit Wikipedia, de vrije encyclopedie Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre

        La Société Théosophique  Belge a obtenu sa charte de fondation officielle de la Société Théosophique International en 1911, puis a été satisfait à l'exigence du quorum de sept loges, ou branches, actifs.
        En 2011, la Société Théosophique belge a célèbres son 100e anniversaire d'existance.
        Le magazine "Le Lotus Bleu", en Septembre 1891, avait déjà remarqué un centre théosophique en Belgique.
        Les Branches locales l'on déjà était en 1911, y compris :
        * Dutch-Belgian Branch Amsterdam (1891-1934)
        * Branche de Bruxelles Brussel (1897)
        * Branche Centrale Brussel (1898)
        * Branche Antwerp Lodge Antwerpen (1899)
        * Branche Le Lotus Blanc Brussel (1903)
        * Branche Isis Brussel (1903)
        * Branche Anglo-Belge Brussel (1905)
        * Branche de Liège / Branche Annie Besant Luik (1909)
        * Branche Persévérance Antwerpen (1910-1960)
        * Branche Blavatsky Brussel (1910)
        Certaines de ces branches sont toujours actives. Actuellement, il y a des branches à Anvers, Bruxelles, Charleroi, Gand et Liège. Autour de 1930, la Société Théosophique belge avait un peu plus de 400 membres, soit environ 1% du nombre total de membres dans le monde. Aujourd'hui, l'adhésion est sensiblement plus faible. Le président national a le titre légal de Secrétaire général.

    Présidents de la Société Théosophique belge
       1. Jean Delville - (1911-1913)
       2. Gaston Polak - (1913-1938)
       3. Serge Brisy - (1938-1954)
       4. Théodore Chapellier - (1954-1960)
       5. Antoon De Pauw - (1960-1966)
       6. Berthe Nyssens - (1966-1972)
       7. Jean Barreiro - (1972-1974)
       8. Berthe Nyssens - (1974-1978)
       9. Charles Lallemand - (1978-1984)
      10. Dr. Henriette Van der Hecht - (1984-2008)
      11. Jan Jelle Keppler - (2008 tot....)

    Succursales disparues en Belgique
        * Branche Alcyone de Bruxelles
        * Branche Olcott d'Anvers
        * Branche Persévérance d'Anvers
        * Tak Raja Yoga d'Anvers
        * Branche de Bruxelles
        * Branche Isis de Bruxelles
        * Branche Unité de Bruxelles
        * Branche Arundale de Bruxelles
        * Branche Lotus Blanc de Bruxelles
        * Branche Russe du Lotus Blanc de Bruxelles
        * Branche Lotus Bleu de Bruxelles
        * Lotustak de Bruges
        * Branche Anglo-Belge de Bruxelles
        * Branche Krishna de Bruxelles
        * Branche Dharma de Bruxelles
        * Youth Lodge de Bruxelles

    Branches actives en Belgique
        * Branche Centrale de Bruxelles
        * Branche Blavatsky de Bruxelles
        * Branche Lumière de Bruxelles
        * Tak Vrede de Gand
        * Loge Antwerpen d'Anvers
        * Loge Witte Lotus d'Anvers
        * Branche Science de la Vie de Charleroi
        * Branche Annie Besant de Liège

    Plusieurs branches ont leur propre revue mensuelle :
        * Bruxelles: Infor-Théosophia (gemeenschappelijk blad voor de verschillende takken van Brussel)
        * Charleroi: Science de la Vie
        * Gand: Shanti
        * Liège: Branche Annie Besant
        * Anvers: Het Witte Lotusblad, gemeenschappelijk blad voor de verschillende takken van Antwerpen, uitgegeven door de Loge Witte Lotus


    article source : http://nl.wikipedia.org/wiki/Theosofische_Vereniging_in_Belgi%C3%AB
    Theosofische Vereniging in België
    Uit Wikipedia, de vrije encyclopedie
        De Belgische Theosofische Vereniging kreeg haar officiële oprichtingscharter van de Internationale Theosofische Vereniging in 1911, toen voldaan was aan het vereiste quorum van zeven actieve Loges of takken.
        In 2011 zal de 100e verjaardag van de Belgische Theosofische Vereniging uitgebreid worden gevierd.
        In het tijdschrift "Le Lotus Bleu" wordt in september 1891 reeds gewag gemaakt van een nieuw theosofisch centrum in België.
        Een aantal van deze takken zijn nog steeds operatief. Momenteel zijn er afdelingen in Antwerpen, Brussel, Charleroi, Gent en Luik. Rond 1930 telde de Belgische Theosofische Vereniging iets meer dan 400 leden, hetzij ongeveer 1 % van het totale aantal leden in de wereld. Thans is het ledental beduidend lager. De nationale voorzitter draagt de statutaire titel van Secretaris-Generaal.


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  •     Contemporain de Thomas d'Aquin, il s'opposa à plusieurs des théories qui dominaient alors et injecta une forte dose de platonisme aux doctrines aristotéliciennes de son temps. Il distinguait entre la connaissance des objets réels et l'inspiration divine par laquelle nous connaissons l'être et l'existence de Dieu. La première ne jette aucune lumière sur la deuxième. Les individus ne sont pas constitués par leur élément matériel, mais par leur existence indépendante, c'est-à-dire finalement par le fait qu'ils sont créés comme des entités séparées. Les Universaux doivent être distingués dans la mesure où ils font référence à nos esprits ou à l'esprit divin. Dans l'intelligence divine existent des modèles ou des types des genres et des espèces d'objets naturels. Sur ce sujet Henri est loin d'être clair; mais il défend Platon contre la critique aristotélicienne de son temps et fait tout son possible pour montrer que les deux conceptions sont en harmonie. En psychologie, son idée de l'union intime de l'âme et du corps est remarquable : il considère le corps comme faisant la partie de la substance de l'âme, qui à travers cette union devient plus parfaite et plus complète.

    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_de_Gand


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  •     Le gnosticisme est un mouvement religieux regroupant des doctrines variées du bassin méditerranéen et du Moyen-Orient qui se caractérisent généralement par la croyance que les hommes sont des âmes divines emprisonnées dans un monde matériel créé par un dieu mauvais ou imparfait appelé le démiurge. Le mouvement connut son apogée au cours du IIe siècle.
        Le démiurge peut être considéré comme une incarnation du mal, ou comme un dieu bon mais imparfait. Il existe aux côtés d'un autre être suprême plus éloigné et dont la connaissance est difficile, qui incarne le bien. Afin de se libérer du monde matériel inférieur, l'homme a besoin de la gnose, soit la connaissance spirituelle ésotérique disponible à travers l'expérience directe ou la connaissance (gnose) de l'être suprême. Jésus de Nazareth est identifié par certains cultes gnostiques comme une incarnation de l'être suprême qui s'incarne pour apporter la gnose aux hommes.
        Le terme gnose, du grec γνώσις / gnósis (« connaissance »), désigne « des tendances universelles de la pensée qui trouvent leur dénominateur commun autour de la notion de connaissance ». Ainsi, le manichéisme, le mandéisme, la Kabbale et l'hermétisme, entre autres (on pourrait y ajouter l'Antoinisme), peuvent être considérés comme des formes de Gnose. Par contre le terme gnosticisme a une connotation historique précise.
    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gnosticisme

        Samael Aun Weor (de son vrai nom Víctor Manuel Gómez Rodríguez), né le 6 mars 1917 à Bogotá et décédé le 24 décembre 1977, est un occultiste, un ésotériste et un écrivain.
        Il a écrit plusieurs livres sur la Gnose et fondé le "Mouvement Gnostique" contemporain. Depuis diverses organisations existent, affirmant pour certaines avoir été créées directement par lui.
    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Samael_Aun_Weor

        Mais alors que dans l'Antoinisme, la méditation est gratuite, l' Institut Gnostique d'Anthropologie Samaël et Litelantes vous fera payer pour les cours à distance 20€ pour 1 an, avec 1 cours par mois... Si ça vous intéresse : http://www.institutgnostique.com/


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  •     L'Idée de Dieu, chez l'homme, est cette lumière éblouissante qu'il voit reflétée dans le miroir concave de sa propre âme, et cependant ce n'est pas véritablement Dieu, mais seulement son réfléchissement. Sa gloire est là, mais c'est la lumière de son propre Esprit que l'homme entrevoit, et c'est tout ce qu'il est capable de contempler. Plus le miroir est parfait, plus l'image divine resplendit. Toutefois, le monde extérieur n'y est jamais représenté en même temps. Chez le Yogui extatique, chez le Voyant illuminé, l'esprit brille comme le soleil de midi mais l'éclat disparaît pour la victime avilie par l'attraction terrestre, car le miroir a été terni par les éclaboussures de la matière. De tels hommes nient Dieu, et priveraient aussi, en même temps, de gaieté de coeur, l'humanité de son âme.

    H.P. Blavasty, Isis dévoilée, p.27
    source : gallica


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  • Illustration : Jean Delville - God-Man (Homme-Dieu, oeuvre monumentale 5X5m), 1895

        Jean Delville (1867-1953), artiste peintre très connu, grand interprète du symbolisme belge, ainsi qu'ancien disciple du Sâr Péladan. Il était alors secrétaire de la branche belge de la Société Théosophique, charge qu'il occupa pendant les années 1909-1913. Le Clément et Delville s'étaient certainement connus vers le milieu des années 1890, alors qu'ils étaient tous les deux membres de la mouvance occultiste d'inspiration péladano-papusienne qui se rassembla à Bruxelles autour du groupe "Kymris". Mais depuis cette époque leurs chemins avaient pris deux directions différents. Alors que Le Clément avait abandonné le camp occultiste pour se consacrer entièrement au spiritisme, jusqu'à devenir le président de la Fédération Spirite Belge, Delville s'était éloigné de son maître Péladan et avait rejoint les rangs de la Société Théosophique, qui commençait alors à s'implanter de manière stable sur le sol belge. Des polémiques avaient déjà éclaté entre les deux. Elles recoupaient largement celles qui avaient souvent caractérisé, dans d'autres pays aussi, les rapports entre théosophes (ou plus généralement occultistes) et spirites. En gros, si les spirites revendiquaient le caractère "scientifique" de leurs théories et accusaient les occultistes de prêter trop de foi aux superstitions du passé, les occultistes soutenaient en revanche que les spirites, ne connaissant pas la valeur des enseignements spirituels traditionnels, n'avaient pas la moindre idée des forces avec lesquelles ils entraient en contact lors de leurs séances, et ne savaient absolument pas comment les contrôler. Au début la polémique entre Delville et Le Clément suivit cette direction, mais lors de la diffusion de L'Eucharistie, elle prit évidemment un ton différent. Le Clément fut accusé de propager des idées scandaleuses et malsaines. C'est donc pour se défendre que Le Clément commença a publier les extraits du libre de Lady Chaithness [L'ouverture des Sceaux]. Manifestement, son idée était que ce livre aurait renvoyé à l'expéditeur l'accusation d'avoir interprété le texte sacré de manière tendancieuse pour trouver des aspects sexuels qui n'y étaient pas. Mais que contenait ce livre pour offrir un point d'appui à cette stratégie défensive ? Pourquoi aurait-il dû être désavoué par la Société Théosophique ? Pourquoi son contenu était-il si troublant ?
    L'ésotérisme au féminin, p.74
    Marco Pasi, Exégèse et séxualité : l'occultisme oublié de Lady Caithness
    source : Google Books

        Vous pouvez lire la suite du conflit entre Le Clément et Delville sur Google Books. Arrêtons-nous quant à nous à ces deux personnalités de la théosophie belge.
        Le Chevalier Le Clément de Saint-Marcq est évoqué par Pierre Debouxhtay :
        A son tour le président de la Fédération spirite belge, le chevalier Le Clément de Saint-Marcq, condamna vigoureusement l'Antoinisme et la Théosophie dans la Revue Spirite Belge, le 1 avril 1912, donc certainement après son différent avec son ami d'antan, il écrit alors :
        La Théosophie comme l'Antoinisme sont deux tiges parasitaires venues sur l'arbre sain et fort du spiritisme. Mme Blavatsky, comme M. Antoine, ont tous deux été instruits, développés, élevés par la pratique de la médiumnité ; à un moment donné, pour devenir chefs personnels d'un mouvement de croyances, ils ont tous deux abandonné l'expérimentation et se sont mis à endoctriner leur entourage, en parlant de leur propre autorité, selon ce que leur petit jugement personnel leur permettait d'imaginer. Ils n'ont compris ni l'un ni l'autre que ce qu'il y avait de puissant, de grandiose, de fécond dans le spiritisme, c'était précisément et exclusivement le fait médianimique, fait nouveau pour l'humanité, permettant de créer une science nouvelle et même de renouveler toute la science. Ils se sont montrés impatients ; ils ont voulu immédiatement avoir l'air de tout savoir ; ils se sont mis en tête de répondre à toutes les questions qui pourraient leur être posées et, ainsi, ils ont fini par inventer l'un et l'autre une doctrine.
    Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.31
        L'auteur précise que la brochure de M. Le Clément de St-Marcq provoquant "des démissions, des désaffiliations, des luttes intestines", bref la désorganisation de la Fédération Belge, celle-ci "menacée dans son existence même" (J. Fraikin dans Le Courrier Spirite Belge, sept. 1913), réclama, en vain, la démission de son président, qui vit sa thèse condamnée par le Congrès spirite universel, organisé à Genève en mai 1913.

        Concernant Jean Delville, disons déjà qu'il n'a certainement aucun rapport avec Antonin Delville, médecin et bourgmestre de Jemeppe du temps de Louis Antoine. Jean Delville peintre symboliste belge né en 1867 à Louvain et décédé en 1953 à Forest-Lez-Bruxelles. Il fit partie dès la fin des années 1890 de la Société Théosophique Adyar, et en fut secrétaire en 1910 puis premier siégeant de 1911 à 1913.
        Son œuvre est marquée par l’ésotérisme et un certain idéalisme philosophique et s’inscrit clairement dans la mouvance symboliste. Adepte de la Kabbale, disciple de Joséphin Péladan, il expose aux Salons de la Rose-Croix esthétique à partir de 1892. Platonicien convaincu, il manifeste une croyance déterminée dans la fusion du masculin et du féminin à travers l'amour absolu, et conçoit l'Art comme une forme de rédemption religieuse.
        Il est l'auteur de : Le Mystère de l'Evolution, Problèmes de la Vie Moderne, Dieu en Nous, Le Christ Reviendra - le Christ futur en face de l'église et de la science, La Grande Hiérarchie Occulte...
    sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Delville & http://www.jeandelville.org/


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  •     Dans l'allégorie du chariot tiré par les chevaux ailés, donnée dans le Phaedre, il représente la nature psychique sous une apparence composée ou double ; le thumos, ou partie épithumétique, est formé de la substance du monde des phénomènes et le θυμοειδές, thumoeides, dont l'essence est en relation avec le monde éternel. La vie terrestre actuelle est une chute et une punition. L'âme réside dans « le tombeau que nous nommons le corps », et, dans son état incorporé, avant d'avoir été soumis à la discipline de l'éducation, l'élément noëtique, ou spirituel, est « dormant ». Par conséquent, la vie est un rêve, plutôt qu'une réalité. Comme les captifs dans une grotte souterraine, ainsi qu'il le décrit dans La République, le dos étant tourné à la lumière, nous ne percevons que l'ombre des objets et nous nous imaginons que ce sont les objets eux-mêmes. N'est-ce pas là la notion de Maya, l'illusion des sens de la vie physique, qui est un des traits caractéristiques de la philosophie bouddhiste ? Mais si nous ne nous sommes pas complètement abandonnés à notre nature sensuelle, ces ombres éveillent en nous le souvenir d'un monde plus élevé que nous avons habité autrefois ? « L'esprit intime garde un souvenir vague et indéfini de son état de félicité anté-natale, ainsi qu'une aspiration instinctive et proleptique de son retour. » Il appartient à la discipline de la philosophie de l'arracher à la servitude des sens, de l'élever jusqu'à l'empyrée de la pensée pure, à la vision de la bonté, de la beauté et de la vérité éternelles.
    H.P. Blavasty, Isis dévoilée, p.21-22
    source : gallica


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  •     Dans un certain sens, cette faculté de contempler la réalité d'une manière directe et immédiate, appartient à Dieu seul ; l'aspiration de cette connaissance constitue ce qu'on entend par la philosophie : l'amour de la sagesse. L'amour de la vérité fait partie de l'amour du bien ; de sorte que, prédominant tout désir de l'âme, la purifiant et l'assimilant au divin, il gouverne chaque acte de l'individu ; il fait participer l'homme à la Divinité, le met en communion avec elle, et le crée à nouveau à l'image de Dieu.
    H.P.Blavasty, Isis dévoilée, p.21
    source : gallica


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  •     Le principe de moralité que nous venons d'exposer est directement opposé à celui de Kant : "Agis, dit Kant, de telle sorte que les principes de ton action puissent être valables pour tous les hommes". Cette phrase est la mort de toute impulsion individuelle. Ce n'est pas "comme tous les hommes" que je détermine mon action morale, mais comme je dois l'accomplir, moi, dans le cas individuel qui se présente.

        Au moment de l'action, la maxime morale, dans la mesure où elle pouvait prendre en soi une existence intuitive, me poussait ; elle était associé à un sentiment d'amour pour l'objet que je cherchais à réaliser. Je ne commandais l'avis de personne et ne me confiais à nulle règle. J'agissais parce que j'avais conçu l'idée de cette action. Et c'est pas là qu'elle était mon action. Au contraire, lorsqu'on agit parce qu'on reconnaît certaines normes morales, l'action n'est qu'un résultat du principe inscrit dans le code moral. L'homme n'est que l'exécuteur. Il est un automate d'ordre élevé. Qu'on lui donne l'occasion d'agir, et aussitôt se mettent à tourner les rouages de ses principes moraux, pour amener, d'une façon automatique, une action chrétienne, humanitaire, égoïste, civilisatrice, etc. C'est seulement lorsqu'on agit par amour pour l'objet de l'action, que l'on peut dire : j'agis moi-même. Ce n'est plus parce qu'on reconnaît tel ou tel maître, telle autorité extérieure, ou telle voix soi-disant intérieure. L'action n'a plus aucun principe au dehors, parce qu'on a troué en soi-même sa véritable base, qui est l'amour de cette action. On examine plus logiquement si elle doit être nommée bonne ou mauvaise, on l'accomplit parce qu'on l'aime. Elle est "bonne" à la condition que l'intuition, saturée d'amour, soit réellement accordée aux grandes lois universelles dont la connaissance ne peut être, justement qu'intuitive. Au cas contraire, elle est "mauvaise". On ne se demande pas non plus comment les autres hommes agiraient en pareil cas. On agit selon le vouloir dont on trouve l'indication en soi. On n'est conduit ni par l'usage commun, ni par les coutumes, ni par une maxime humaine générale, ni par une norme morale, mais bien par l'amour de l'action elle-même. On ne se soumet à aucun joug, ni celui de la nature (instinct), ni celui des lois morales ; on veut simplement accomplir ce que l'on se sent appelé à accomplir.

        L'action née de la liberté n'exclut pas les lois morales, elle les inclut au contraire ; elle se montre seulement supérieure aux actions qui sont simplement dictées par ces lois. Pourquoi mon action servirait-elle moins bien le bonheur de tous, lorsque je l'accomplis par amour, que lorsque je l'accomplis seulement parce que j'ai reconnu le devoir de servir ce bonheur de tous ? La conception du devoir pur élimine la liberté humaine, parce qu'elle se refuse à tenir compte de l'individuel et qu'elle soumet tous les hommes à une loi uniforme. La liberté de l'action n'est concevable que du point de vue de l'individualisme éthique.

        Si la base de l'entente entre les hommes ne se trouvait pas donnée dans la nature même de l'être humain, il n'y aurait pas de loi extérieure qui la lui puisse fournir. Si les individus humains arrivent à vivre en commun, c'est qu'ils participent à un seul et même esprit. L'homme libre base sa vie sur la confiance qu'il a en d'autres hommes libres, sachant qu'ils appartiennent au même monde spirituel que lui, et que leurs intentions rencontreront les siennes. L'homme libre n'exige pas l'approbation des autres, mais il l'attend parce qu'elle est conforme à la nature humaine. Ceci concerne pas telles ou telles institutions extérieures sur lesquelles les avis peuvent différer, mais le caractère général des intentions et de l'état d'âme grâce auxquels l'homme arrive à vivre sa propre individualité, dans un respect parfais de la dignité humaine, au milieu d'autres hommes libres qu'il sait estimer.

        L'objet de perceptions "homme" a la faculté de se métamorphoser, comme la graine de la plante a la faculté de se développer en plante complète. La plante se développera selon les lois objectives contenues en elle ; l'homme, par contre, demeurera dans son état imparfait s'il ne s'empare pas en lui-même de la matière à transformer, et ne la métamorphose par sa propre force. La Nature fait seulement de l'homme une créature naturelle ; la société ne fait de lui qu'un exécuteur de ses lois ; lui seul peut se transformer en être libre. A un certain degré d'évolution, la Nature le laisse échapper de ses chaînes ; la société mène cette évolution plus loin ; l'homme seul peut la parachever.

    Rudolf Steiner, La Philosophie de la liberté, extraits des pp.174-187
    Appendice à la nouvelle édition 1918
    L'idée de la liberté


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  •     En 1905, Antoine fit paraître le livre Enseignement, "travail collectif des adeptes et de leur chef". C'est ainsi que présente Ferdinand Delcroix, dans la Revue Spirite, l'ouvrage contenant des comptes-rendus de séances spirites. Il a été rédigé par Mme Decoeur, qui déclare dans la préface : "Je crois faire oeuvre de solidarité confraternelle en donnant au public, au nom de la société 'Les Vignerons du Seigneur' un aperçu du travail de haute moralité qui s'effectue au sein de ses séances."
    Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.118
       Il ne faut pas confondre cette Mme Decoeur, avec la femme de Florian Deregnaucourt, Emma est née Crèvecoeur.

        En 1906, Ferdinand Delcroix intervient en faveur de Louis Antoine lors de la réunion de la Fédération spirite belge. (cf. p.122)
        C'est en voilant les faits que depuis quatre ans notre frère Antoine, cédant à des scrupules mal fondés, ainsi qu'aux suggestions théosophiques de son entourage lettré a terni sa propre lumière et glissé hors du spiritisme.
        Ces paroles visent très probablement M. F.D., professeur d'Athénée, qui eut sur l'évolution intellectuelle d'Antoine une influence souvent signalée, moins grande pourtant qu'on ne le dit parfois. A entendre certains, Antoine n'aurait été qu'un instrument dans les mains de D., c'est exagérer le rôle de ce dernier. Nous en reparlerons au tome II en étudiant les sources de l'Antoinisme.
        Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.124

        Le tome II n'ayant jamais paru, nous ne savons pas ce que pensait profondément Debouxhtay. C'est un autre professeur spirite qui pensait l'influence de Delcroix sur Antoine très forte : le professeur Jules Dumoulin, qui avait comme pseudonyme Melchi Sédec (nom d'un prêtre-roi évoqué dans l'Ancien Testament).
        Robert Vivier écrit simplement à ce propos (p.300) : "Le frère Delcroix était dans le secret. Oui, Antoine méditait un grand changement."


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  • La doctrine de Saint Jean de la Croix fait aujourd'hui référence dans les domaines de la souffrance et de la résignation. D'après elle, les épreuves aident à cheminer dans la foi. Néanmoins, aujourd'hui, beaucoup considèrent que pour profiter au mieux des écrits de Saint Jean de la Croix, il faut être passé par l'épreuve des nuits. Ceci permet de trouver un sens de l'épreuve par l'oraison. Ces épreuves aident l'âme à se revêtir des vertus théologales :
        * La foi. Il s'agit d'une tunique blanche protégeant contre le démon.
        * L'espérance. Il s'agit d'une tunique verte, permettant de se défendre contre le monde.
        * La charité. Cette tunique rouge donne grâce aux autres tuniques et elle relève l'âme vers Dieu. Elle protège contre la chair.

    Un jour, un religieux a demandé à Saint Jean de la Croix comment atteindre la perfection. Ce dernier a répondu en quatre mots :
        * La résignation. Il s'agit de ne pas se préoccuper de ce qui se passe au sein du monastère.
        * La mortification. Le but du monastère est de travailler les religieux, afin que les âmes y soient éprouvées.
        * L'exercice des vertus. Pour toute tâche à faire, qu'elle soit pénible ou non, elle doit être réalisée pour Dieu. Chacun doit toujours prendre la dernière place.
        * La solitude. L'homme doit toujours être en prière. Quelle que soit son activité, il doit rester en solitude intérieure.

    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_la_Croix


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  •     Tout Israélite (comme ils l'affirment) a deux âmes, l'une mauvaise, renfermée dans un vaisseau à gauche du coeur, et l'autre bonne, qui habite le cerveau ; ces âmes luttent entre elles avec acharnement, l'homme prie pour que la bonne âme ait toujours la supériorité sur la mauvaise et quand cela arrive, il peut s'offrir àDieu. L'une des Zadikes (disent-ils) a si bien su perfectionner son âme qu'elle fut transportée dans le ciel, eut un entretien avec le Messie, elle lui demanda le temps dé sa descente sur la terre et eut pour réponse que cela arrivera lorsque tout le monde aura aussi bien suivi la cabale qu'elle l'a fait (1).
        Les Chassides pensent que la réunion avec Dieu est le principe de leur religion, ils croient que l'âme est un écoulement de la divinité, c'est pour cela qu'ils supposent que l'homme doit faire son possible pour s'unir avec la haute intelligence par la concentration de l'homme avec son âme ; ils appellent cela l'aspect de Dieu par la croyance, et croient ensuite que le seul but de l'homme et sa plus grande félicité est de se mettre tellement en contemplation avec Dieu que tout ce qui se passe autour de lui disparaisse, et qu'il ne sente rien autre chose que le goût de la joie céleste (2).
        Mais comme l'homme n'est pas toujours disposé à ces contemplations, les Chassides y destinent le temps de la prière, ils ont dans ce but quelques paroles cabalistiques qui renferment les noms de Dieu ou des anges (3), ils les disent avant chaque prière et les appellent kavouath.
        La réunion de l'homme avec Dieu ne peut avoir lieu que par la joie et la gaîté. Or, si la mélancolie ou la tristesse s'empare d'un Chasside, il doit la chasser.
        Le troisième principe des Chassides consiste à s'armer de courage, d'avoir de la résolution et de l'effronterie Azèth.
        Les Chassides tiennent aux cérémonies du Talmud tant qu'elles s'accordent avec la cabale et l'ordre du Zadik; les Juifs orthodoxes, au contraire, ne tiennent point aux cérémonies cabalistiques qui contredisent le Talmud.
        Les Chassides ne se servent point du livre de prières du rite allemand et polonais, mais de celui des Orientaux sephardim dans lequel se trouvent beaucoup de prières qui ont rapport à la cabale.
        Les Chassides ne vont jamais à la synagogue ; ils ont dans chaque endroit, où se trouvent dix Chassides, une maison de prière à part qu'ils nomment klosel (clause) ou maisonnette des Chassides. Ces klosels ne leur servent pas seulement pour la prière, mais encore de club où chacun se rend aussitôt que ses affaires le lui permettent pour s'y entretenir (raconter des nouvelles ou des merveilles du Zadik), on y boit, mange et fume du tabac pour chasser les mauvais esprits. Ce clausel sert souvent de chambre à coucher pour le Zadik.
        Adonnés uniquement à la spéculation, les Zadiks s'habillent en blanc, proclament le devoir de la perfection supérieure de quelques âmes et de la plus grande confiance en Dieu. Ils feignent de pouvoir guérir miraculeusement les malades (4), se réservent le droit de bénir toute entreprise commerciale des Chassides, ce qui fait qu'aucun des sectaires n'oserait jamais sans consulter ou sans voir son Zadik former un établissement quelconque. Beaucoup de femmes appartiennent à cette secte (5). Les Zadiks entre eux, les Chassides d'un Zadik avec les Chassides d'un autre Zadik, et tous ensemble avec les Juifs communs rabbinistes vivent en mésintelligence et se querellent sans cesse.
        A coup sûr, les Israélites doivent craindre que cette crédule et dangereuse secte n'entrave pas là civilisation parmi eux, car il est défendu sévèrement de développer les facultés intellectuelles ; au contraire, il est enjoint de les entraver et de les anéantir.
        Les Chassides disent que plus un pécheur est coupable, plus il ressemble à la divinité, que les supérieurs ont le droit non seulement d'absoudre, mais de décerner à certaines conditions des récompenses aux pécheurs (6).
        Aussi tous les rabbinistes éclairés parlent-ils de la secte des Chassides avec le plus profond mépris. Il est à souhaiter que les gouvernements se hâtent de prendre des mesures efficaces pour empêcher la ramification de cette secte si dangereuse, qui se propage dans les masses inertes avec beaucoup de succès, et dont presque toutes les synagogues de Pologne sont déjà empoisonnées (7).



    (1) Voyez Zemer Orizim, p.65.
    (2) Ils appuient ces paroles à ce que dit le Talmud (Traité sanhedrin), la récompense après la mort ne consiste ni dans le boire ni dans le manger, mais seulement dans le plaisir de contempler la majesté de Dieu.
    (3) Les trois mots du Psaume, 148, 16, (ouvre ta main) forment de leurs lettres finales le mot chatlach; c'est, disent les cabalistes, le nom de l'ange employé à la nourriture , et disent-ils, on doit penser aux lettres finales en récitant ce verset; car celui qui les prononce avec attention est sûr de ne jamais manquer de nourriture.
    (4) Les femmes des chassides, particulièrement, font le voyage de plusieurs dizaines de milles pour voir le Zadik surtout quand elles sont stériles. Le Zadik, après être payé des deniers appelés pidion, bénit la pénitente, et lui assigne des règles à suivre, en cas de non réussite. Il l'appelle de nouveau et lui fait des reproches de n'avoir pas accompli quelques prescriptions imaginaires, et il la bénit de  nouveau parce qu'elle le paie.
    (5) La riche Juive nommée Berksonawa de Praga (faub. de Varsovie), appartenant à cette secte a obtenu la permission de tolérance de la part du gouvernement lors de sa querelle avec les Juifs rabbinistes.
    (6) Voyez Sulamith, 1, ch. II, p. 508.
    (7) Il n'y a rien d'étonnant dans cette secte des Juifs polonais à moitié barbares, si nous considérons qu'ici, dans l'exil, parmi les Polonais chrétiens éclairés, et jouissant de tous les bienfaits de la civilisation, il se trouve des gens qui adhèrent à une pareille secte au sein de la chrétienté. Ceux qui ont entendu parler des prophéties de Towianski et de leurs déplorables suites, sauront bien ce que nous voulons dire.


    Léon Hollaenderski, Les Israélites de Pologne, p.293-96
    source : gallica


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  •     Venu en 1841 s'entretenir avec Adam Mickiewicz, il avait aussitôt rend la raison à sa femme, atteinte de démence. Le poète avait vu entrer dans sa chambre "un homme de haute taille, à l'aspect militaire, vêtu d'une redingote boutonnée jusqu'au cou, muni de grandes lunettes rondes qui laissaient voir des yeux profonds, sous un large front dégarni, avec une expression à la fois imposante et douce."

    Un Messie sous Louis-Philippe (L'Echo du Merveilleux 15-02-1913)(gallica)


        Inféodé à la secte de Vintras dont il se sépara par la suite pour se déclarer une réincarnation de Napoléon et prêcher une série d’erreurs qui se rapprochent de celles professées par les Vaudois et par Swedenborg, avait fondé à Paris une association religieuse et politique, sous le nom des « bons frères ».


        Les partisans de Towianski croient à l'immortalité de l'âme et à son action continue. Chaque homme a reçu une mission de l'Être Suprême. Si cette mission n'est pas remplie, l'âme est dans une continuelle souffrance, elle entre dans le corps d'un enfant nouveau-né et poursuit sa tâche de génération en génération.
        D'après cette croyance, il résulte que l'âme de Napoléon qui avait pour mission de régénérer le monde, d'établir l'unité sur la terre, souffre. C'est cette âme sans doute qui est entrée dans le corps de Towianski, pour continuer et accomplir sa tâche. Waterloo, il l'appelle Golgotha moderne, le portrait de Napoléon, fait d'après la pensée de Towianski représente un homme qui souffre après sa mort et qui contemple avec douleur son oeuvre inachevée.
        D'après la conviction de ses disciples, Towianski guérit les malades, par l'attouchement, lit dans l'avenir et a prédit plusieurs faits qui se sont accomplis.
        Le gouvernement Français lui donna l'ordre de quitter Paris. Il visita Rome et alla en Suisse. Ses disciples lui sont restés fidèles, quelques uns ont fait le voyage à pied pour le voir, pour l'entendre. Si nous sommes bien informiés, déux ont perdu la raison, et les disciples prétendent que c'est la punition de Dieu, parce qu'ils sont entrés dansle cercle le plus intime n'ayant pas la foi.
        Ce qui nous intéresse le plus, c'est que la doctrine de Towianski embrasse dans la génération générale l'avenir des Israélites.
        Ils ont déjà expié leurs péchés, Dieu leur a pardonné. »
        « C'est un peuple aimé de Dieu, par suite des migrations des âmes, il y a sur le monde plus d'Israélites qu'on ne le croit,
        « Le Messie sortira du pays Slave et si Towianski n'accomplit pas sa tache, il en prépare la voie à un autre plus heureux.
        « Le monde commencera une nouvelle ère par le concours des trois grands peuples, des français, des slaves et des juifs
        Ces doctrines ainsi que la cordiale fraternité qui règne parmi les disciples de Towianski ont séduit quelques Israélites. On voyait parmi les nobles, parmi les officiers de l'armée polonaise, quelques Juifs qu'on y recevait avec amour et fraternité.
        Ces doctrines, mélange des idées chrétiennes et juives, des rêves de Swedenborg et des pensées de Fourrer, accompagnées de quelques guérisons à l'aide du magnétisme, ont fanatisé des disciples dévoués, et parmi tant d'autres, comme nous l'avons déjà dit, le poète, le professeur Mickiewicz. Charles Rozycki, colonel dans l'armée insurrectionnelle, homme de grands talents militaires est de leur nombre.
        Nous ne nous permettons pas de juger les doctrines que nous ne connaissons que superficiellement. Si nous en avons donné une esquisse, c'est pour rpouver combien l'idée de salut par l'action d'un homme supérieur est accréditée en Russie, en Pologne, puisqu'un Messie  Pris, peut grouper autour de lui des savants, des militaires et des disciples de toutes les croyance.

    Jan Czyński, La Pologne catholique et la Pologne libérale, 1848, p.77-79
    source : gallica

     

        Pour Towianski, la France n’était toutefois pas uniquement le lieu de l’expiation, elle était également (comme d’ailleurs la Russie) censée jouer un rôle actif primordial dans la réalisation de sa mission. Les Polonais en pèlerinage, en tant que premiers appelés, constituaient le « canal » par lequel la révélation devait lui parvenir. Towianski envisageait la propagation de sa « science » par le biais de la « Loi d’harmonie » qui peut être résumée comme suit : l’homme doit vouloir sans cesse pousser son esprit vers Dieu, il doit vouloir briser les chaînes qui le tiennent à la « terre » et orienter son être vers la réalisation de la parole du Christ. Il doit pour cela réaliser le triple sacrifice : celui de l’esprit, celui du corps et celui de l’action. Lorsqu’il est disposé à ce sacrifice, l’homme élève son « ton » chrétien, il attire ainsi sur lui une « colonne lumineuse » composée d’esprits élevés (à tel point qu’ils ne peuvent plus exister dans une enveloppe corporelle) qui l’aide à garder l’élévation de son « ton », mais il attire également les esprits d’autres hommes, ceux de ses contemporains disposés au sacrifice. Si les hommes se groupent pour élever leur « ton », ils attireront un plus grand nombre d’esprits enclins à les imiter. La « Loi d’harmonie » est donc celle par laquelle un esprit (ou un groupe d’esprits) qui élève ou cultive son « ton » attire d’autres esprits qui acceptent le sacrifice. Les Polonais de la Grande Émigration devaient donc tous ensemble élever leur « ton » chrétien et convaincre ainsi d’autres nations de les imiter. Towianski pensait que certaines nations étaient élues par Dieu, il pensait aussi que, parmi celles-ci, la France jouait un rôle de premier plan car elle avait déjà été préparée.

    Jeremy Lambert, « Le towianisme en France. La France dans le towianisme. », in « Slavica
    Bruxellensia », n°3, Université Libre de Bruxelles, juin 2009, pp. 61-73.
    source : ulb.ac.be


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  • L’individualité des choses et des êtres nous échappe toutes les fois qu’il ne nous est pas matériellement utile de l’apercevoir. Et là même où nous la remarquons (comme lorsque nous distinguons un homme d’un autre homme), ce n’est pas l’individualité même que notre oeil saisit, c’est-à-dire une certaine harmonie tout à fait originale de formes et de couleurs, mais seulement un ou deux traits qui faciliteront la reconnaissance pratique. Enfin, pour tout dire, nous ne voyons pas les choses mêmes ; nous nous bornons, le plus souvent, à lire des étiquettes collées sur elles. Cette tendance, issue du besoin, s’est encore accentuée sous l’influence du langage. Car les mots (à l’exception des noms propres) désignent des genres. Le mot, qui ne note de la chose que sa fonction la plus commune et son aspect banal, s’insinue entre elle et nous, et en masquerait la forme à nos yeux si cette forme ne se dissimulait déjà derrière les besoins qui ont créé le mot lui-même. Et ce ne sont pas seulement les objets extérieurs, ce sont aussi nos propres états d’âme qui se dérobent à nous dans ce qu’ils ont d’intime, de personnel, d’originalement vécu. Quand nous éprouvons de l’amour ou de la haine, quand nous nous sentons joyeux ou tristes, est-ce bien notre sentiment lui-même qui arrive à notre conscience avec les mille nuances fugitives et les mille résonances profondes qui en font quelque chose d’absolument nôtre ? Nous serions alors tous romanciers, tous poètes, tous musiciens. Mais le plus souvent, nous n’apercevons de notre état d’âme que son déploiement extérieur. Nous ne saisissons de nos sentiments que leur aspect impersonnel, celui que le langage a pu noter une fois pour toutes parce qu’il est à peu près le même, dans les mêmes conditions, pour tous les hommes. Ainsi, jusque dans notre propre individu, l’individualité nous échappe.

    Henri Bergson, Le rire. Essai sur la signification du comique (1900), p.66
    source : archive.org


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  • d'après Charles Schmidt, Essai sur les mystiques du quatorzième siècle (1836)(GoogleBooks)

    - Saint-Augustin d'Hippone (354-430) : Dieu, lumière intérieure à laquelle il faut accéder.
    - Pseudo-Denys l'Aréopagite (Ve siècle) : Dieu est bon, tout est de lui, par lui, en lui. La matière nous en éloigne.
    - Jean Scot Érigène (IXe siècle) : le monde est une théophanie, le mal est sans cause (incausale), le pêché est un abus des forces de notre intelligence.
    - Hugues de Saint-Victor (1096-1141) : la foi doit nous faire dépasser l'intelligence pour toucher Dieu.
    - Richard de Saint-Victor (1110-1162) : reprend la formule platonicienne : connais-toi toi-même, ainsi tu toucheras Dieu. Idée de conciliation de l'imagination avec l'amour par le connais-toi toi-même. On touche l'amour par son semblable.
    - Bonaventure de Bagnorea (vers 1218-1274) : tous peuvent atteindre Dieu.

        Puis, durant la Moyen-Âge, l'église considère comme hérétique toutes formes de mysticismes (cf. les béguins, les cathares, les bogomiles...). Le mysticisme ne se révélera possible qu'à la fin du XVIIIe siècle, quand l'église perd de son pouvoir.

        On voit que Louis Antoine a une démarche semblable et veut la faire partager à ses semblables, chose rare dans le mysticisme. A cette pensée, il ajoute l'importance de l'introspection silencieuse, et le recueillement. Il pense également que par la foi, on arrive à toute chose.


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  •     Si le ciel vous a assez aimés pour vous faire voir la vérité, il vous a fait une grande grâce ; mais est-ce aux enfants qui ont eu l'héritage de leur père de haïr ceux qui ne l'ont pas eu ?
        Que si vous avez cette vérité, ne nous la cachez pas par cette manière dont vous la proposez. Le caractère de vérité, c'est son triomphe sur les coeurs et les esprits et non pas cette impuissance que vous avouez lorsque vous voulez la faire recevoir par des supplices.

    Montesquieu, De l'esprit des lois, Livre XXV, CHapitre XIII.

     

        Mais ils auront soin de préférer l'exemple à la parole car la forme n'est rien, ne l'oublions pas ; que ce soit la conscience qui démontre le devoir et agissons toujours suivant les principes que nous nous efforçons de propager. Si nos actes ne sont pas la consécration de notre langage, nous aurons bientôt démoli notre oeuvre et nous encourrons de justes reproches.
        Voilà ce que nous enseigne notre philosophie. L'étudier ne sert de rien ; il faut la pratiquer pour en savourer les fruits et atteindre finalement au but que nous désirons.

    La Révélation, Être ou paraître, p.69

       La variété des croyances n'étant que de l'opinion, aucun de nous ne peut jeter la pierre à son semblable, nous avons pour devoir de le seconder autant que nous pouvons. Agir ainsi, c'est rendre témoignage à la vérité. Si nous ne le faisons pas, c'est que nous ne sommes pas encore arrivés où nous croyons. Nous ne devons pas l'ignorer, il n'y a que les actes qui démontrent le degré de notre élévation.
        L'homme devenu bon possède l'amour, il ne pourrait ni blâmer, ni critiquer le méchant, au contraire, il l'aime et fait preuve de ses bons sentiments en lui tendant la main ; car il prend la raison pour laquelle il peut lui être inférieur. Il sait que ce n'est pas la religion qui fait l'homme mas l'homme qui fait la religion.

    Couronnement de l'OEuvre Révélée, La croyance & la foi, p.XXXXVII


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  •     Qu'est ce donc que ma substance, ô grand Dieu ? J'entre dans la vie pour en sortir bientôt, je viens me montrer comme les autres; après il faudra disparaître. Tout nous appelle à la mort : la nature, comme si elle étoit presque envieuse du bien qu'elle nous a fait, nous déclare souvent et nous fait signifier qu'elle ne peut pas nous laisser long-temps ce peu de matière qu'elle nous prête, qui ne doit pas demeurer dans les mêmes mains, et qui doit être éternellement dans le commerce: elle en a besoin pour d'autres formes, elle la redemande pour d'autres ouvrages. Cette recrue continuelle du genre humain, je veux dire les enfans qui naissent; à mesure qu'ils croissent et qu'ils s'avancent, semblent nous pousser de l'épaule, et nous dire : Retirez-vous, c'est maintenant notre tour. Ainsi, comme nous en voyons passer d'autres devant nous, d'autres nous verront passer, qui doivent à leurs successeurs le même spectacle. O Dieu ! encore une fois, qu'est-ce que de nous ? Si je jette la vue devant moi, quel espace infini où je ne suis pas ! si je la retourne en arrière, quelle suite effroyable où je ne suis plus ! et que j'occupe peu de place dans cet abîme immense du temps ! je ne suis rien; un si petit intervale n'est pas capable de me distinguer du néant : on ne m'a envoyé que pour faire nombre; encore n'avoit-on que faire de moi, et la pièce n'en auroit pas été moins jouée, quand je serois demeuré derrière le théâtre.
       Encore si nous voulons discuter les choses dans une considération plus subtile, ce n'est pas toute l'étendue de notre vie qui nous distingue du néant; et vous savez, Chrétiens, qu'il n'y a jamais qu'un moment qui nous en sépare. Maintenant nous en tenons un; maintenant il périt, et avec lui nous péririons tous, si promptement, et sans perdre de temps nous n'en saisissions un autre semblable; jusqu'à ce qu'enfin il en viendra un auquel nous ne pourrons arriver, quelqu'effort que nous fassions pour nous y étendre; et alors nous tomberons tout-à-coup manque de soutien. O fragile appui de notre être ! ô fondement ruineux de notre substance ! In imagine pertransit homo (Psaumes XXXVIII,7). Ah! l'homme passe vraiment de même qu'une ombre, ou de même qu'une image en figure; et comme lui-même n'est rien de solide, il ne poursuit aussi que des choses vaines, l'image du bien et non le bien même : aussi est-il in imagine, sed et frustra conturbatur.
        Que la place, que nous occupons en ce monde, est petite! si petite certainement et si peu considérable, que je doute quelquefois avec Arnobe, si je dors ou si je veille : Vigilemus aliquando, an ipsum vigilare, quod dicitur, somni sit perpetui portio (Advers. Gent. lib. II, sub. init.). Je ne sais si ce que j'appelle veiller, n'est peut être pas une partie un peu plus excitée d'un sommeil profond; et si je vois des choses réelles, ou si je suis seulement troublé par des fantaisies et par de vains simulacres.
        Prœterit figura hujus mundi (I Cortinthiens VII, 31) : « La figure de ce monde passe, et ma substance n'est rien devant Dieu :» Et substantia mea tanquam nihilum antete (Psaumes XXXVIII, 6). Je suis emporté si rapidement, qu'il me semble que tout me fuit et que tout m'échappe. Tout fuit en effet, Messieurs; et pendant que nous sommes ici assemblés, et que nous croyons être immobiles, chacun avance son chemin, chacun s'éloigne sans y penser de son plus proche voisin, puisque chacun marche insensiblement à la dernière séparation : Ecce mensurabiles posuisti dies meos (Psaumes XXXVIII, 6).

    Jacques Bénigne Bossuet, Chef-d'oeuvre oratoire, ou, Choix de sermons panégyriques et oraisons funèbres (1662)
    Sermon sur la Mort, Premier point, p.11
    source : GoogleBooks


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  •     On a vu que la doctrine spirite kardéciste est une des bases importantes de l'Enseignement.
       Pour illustrer ce fait voyons le Règlement de la Société Spirite, Les Vignerons du Seigneur, datant de 1900 :

    Rappelons uniquement les articles faisant une parallèle avec l'Enseignement :

     Art.1 : Les membres auront pour devoir [...] d'aimer leurs frères en humanité plus qu'eus-mêmes.
     Art.2 : Ils s'efforcent : de pratiquer la loi d'amour et de charité en faisant à autrui ce qu'ils désirent qu'il leur soit fait ; de pardonner et de vouloir du bien à ses ennemies pour être d'accord avec les lois divines ; d'intervenir avec douceur en donnant de bons conseils à ceux qui maltraitent les animaux ; de faire comprendre que la loi d'amour s'étend et s'applique à tous les règnes de la nature.
     Art.3 : Ils respectent toutes les religions et les croyances sincères qui ont pour base l'amour de Dieu et du prochain.
     Art.4 : [...] Il n'y a que les lois divines qui puissent nous unir en esprit, en amour et en vérité. Elles correspondent à notre conscience et sont au-dessus des lois humaines : celles-ci toujours limitées portant atteinte à notre libre arbitre.
     Art.6 : L'utilité de la prière ne peut être contestée. Qu'il soit permis de rappeler qu'elle doit exister plus dans les actes que dans les paroles. Au-dessus de la charité matérielle, il y a la charité morale que tous les membres doivent considéré comme un devoir de pratiquer.
     Art.7 : Chacun est admis librement membre de la société sans frais. [...]

    Source : Historique du Culte Antoiniste, p.13-15


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  •     Nous allons ici essayer d'ébaucher les différentes influences dont Louis Antoine a pu s'inspirer pour forger sa doctrine.

        Il semble que l'occultisme ait jouer un rôle important, non directement, mais par l'intermédiaire de la doctrine spirite d'Allan Kardec.
        Dans cet occultisme, on rencontre comme premiers penseurs Emanuel Swedenborg (1688 - 1772) et Franz-Anton Mesmer (1734 - 1815). Après la mort de Swedenborg, sa pensée inspira diverses mouvances religieuses ou maçonniques, quant à Mesmer, il fut à l'origine du magnétisme animale, ancêtre de l'hypnose et de l'autosuggestion. Paracelse (1493 - 1541) influença les deux.
        Evoquons aussi Jean-Baptiste van Helmont, alchimiste et médecin né à Bruxelles en 1579 et mort à Vilvorde en 1644, pour qui l'eau était l'élément unique et universel.

        Quand meurt Mesmer, commence le spiritisme, résurgence de la croyance ancestrale en l’existence, les manifestations et l'enseignement des « Esprits ». De nombreux mystiques seront proches en pensées au cours du XIXe siècle (Emile Catzeflis, le Maître Philippe de Lyon, Sédir...).
        Allan Kardec (1804 - 1869) est le fondateur de la doctrine spirite, il développera la morale, mais n'abandonnera pas la pratique. Léon Denis (1846 - 1927) est un des ces successeurs, il rencontrera Louis Antoine et lui offrira Le Christ guérissant, encore visible dans la salle du Conseil d'Administration du Temple de Jemeppe. On dit que c'est en lisant Dans l'invisible, Spiritisme et médiumnité, de cet auteur, que Louis Antoine compris l'inutilité des passes, et ne s'appuya que sur la foi pour la guérison.

    Influences de la doctrine antoiniste

    Léon Denis, Dans l'invisible (p.455)(édition de 1904)


        Helena Blavatsky (1831 - 1891), empreinte d'occultisme, elle voyagea beaucoup à la découverte de spiritualités orientales. Elle termine son livre le plus connu, La Doctrine Secrète à Ostende. Elle est l'instigatrice du théosophisme, et certainement à l'origine d'une certaine influence des pensées hindouiste, bouddhiste... dans le spiritisme.
        Cependant n'oublions pas que l'orientalisme était à l'époque un courant à la mode. Elle ne fut certainement pas la seule à y puiser (Victor Hugo est l'auteur des Orientales, et il essaya de communiquer avec sa fille au moyen du spiritisme). Citons Emile Besson, Marc Haven, et l'inventeur de l'espéranto, Ludvik Zamenhof, dont la fille deviendra baha'ie, et signalons que l'espéranto est encore une langue officielle de nombreux milieux spirites.
        Les femmes, réputées bonnes médiums, avaient une place importante dans le spiritisme.

        De son voyage en Allemagne, Pierre Debouxhtay évoque une hypothèse de l'abbé Brabant. Selon lui Antoine, pendant son séjour aurait eu connaissance des théories de Hegel (1770 - 1831), qui constitueraient le fondement de la révélation antoiniste. Pierre Debouxhtay émet un doute sérieux sur cette hypothèse. En effet, l'abbé Brabant est catholique et Hegel est critique envers le christianisme. Cependant ses influences sont l'enseignement de Jésus, Jakob Böhme (ou Boehme), mystique allemand, et la théologie protestante. On peut penser que ces idées pouvaient intéresser Louis Antoine, mais pas lui forger sa doctrine entière.

        De son voyage en Russie, Pierre Debouxhtay semble plus proche de penser, comme Paul Wyss, pasteur protestant, que Louis Antoine, lors d'un voyage dans le Sud de la Russie (l'usine métallurgique de Taganrog appartenant à Cockerill peut expliquer ce voyage) aurait été en contact avec les Doukhobores ou les lutteurs de l'esprit. Robert Vivier, raconte cet épisode également (p.132-135 dans les Editions Labor). En effet, la communion de pensée est frappante. Ces sectes russes ont en commun différentes pratiques : ascétisme, végétarisme, dualisme corps satanique/âme divine et doute/foi, amour de Dieu, dieu est la conscience dans l'homme, place de la femme majorée, refus des institutions, perfectionnement moral. L'influence de Soutaïeff était important à l'époque, Léon Tolstoï (1828 - 1910) s'en rapprocha à la fin de sa vie. Lui-même végétarien, proche de Gandhi et espérantiste convaincu.

        Avant d'être spirite, Louis Antoine était catholique. Il approfondira sa connaissance du texte biblique avec les séances moralisatrices du dimanche. De plus, selon Régis Dericquebourg, certaines phrases de la Genèse selon le spiritisme, d'Allan Kardec sont très proches de l'Enseignement.

        Régis Dericquebourg rapproche la façon de prier des Antoinistes aux façons des Quakers. En effet, comme religion mystique, elle voit une perception immédiate que l'homme a de la volonté divine. De plus, certains Quakers professent également une autre religion, comme le judaïsme, l'islam ou le bouddhisme. Ils se refusent le prosélytisme. On pense que l'influence que ce courant a eu sur le protestantisme américain est importante et en cela, il a pu influencer le spiritisme des débuts.

        Régis Dericquebourg parle d'une influence d'Henri Bergson (1859 - 1941), mais précise que "le Père et la plupart de ses disciples n'avaient pas lu Bergson. On peut toutefois penser que ces idées étaient diffusées sous forme d'une vulgate qui circulait dans les groupes qui se préoccupaient de spiritualité." (p.52) En effet, la liberté, la conscience, le rapport âme/corps et la matière sous forme de durée et mouvement sont au centre de sa pensée philosophique. Il fut influencé par George Berkeley, le maître de l'immatérialisme.


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