•     Plusieurs Fraternelles de l'Institut général de Psychosie ont existé dans les environs de Croix :

    Fraternelles de Roubaix de l'Institut général de Psychosie


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  • Si nos pensées et nos actes (Le Fraterniste, 30 janvier 1914)

        Si nos pensées et nos actes étaient en harmonie avec la Loi d'Amour, cause de tout bien, si rien d'impur ne se mêlait à ce qui vient de nous, la psychose satanique aurait fort peu de prise sur notre vie quotidien, et notre passage ici-bas en serait sensiblement adouci.

        On voit ici que ce que l'institut des Forces Psychosiques nomme "psychose" est l'équivalent des fluides et, plus particulièrement ici, de la Vue du Mal dans l'Antoinisme.


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  • Georges-Henri Dumont - La vie quotidienne en Belgique sous Léopold II (1986)

    Auteur : Georges-Henri Dumont
    Titre : La vie quotidienne en Belgique sous Léopold II
    1865-1909 : Une époque décisive
    Éditions : Marabout, Paris, 1986

        Évoque longuement l'antoinisme dans le chapitre sur La religion et ses adversaires (pp.137-139) :

        Au début du XXe siècle, l'évangélisation protestante et, dans une certaine mesure, la prédication catholique, se heurtèrent à la concurrence inattendue d'un certain Louis Antoine, ancien ouvrier mineur qui s'était mué en médium spirite et guérisseur, puis en guérisseur tout court. Quand sa réputation commença à se répandre, il se lança dans la prophétie et fonda une religion basée sur un déisme assez vague, teinté de panthéisme, sur une morale altruiste et sur l'affirmation d'incarnations successives par lesquelles l'homme doit passer pour accéder à la divinité.
        Même lorsqu'il eut rompu avec le spiritisme très en vogue dans le pays de Liège, Louis Antoine persista dans l'utilisation du "fluide", tant pour le rituel antoiniste que pour soulager les malades. Il y avait tant de monde qui se pressait au temple de Jemeppe qu'un adepte était chargé de distribuer des tickets à ceux qui attendaient devant la porte du guérisseur. En 1900, Antoine reçut de 50 à 60 personnes par jour ; en 1901, 115 ; en 1905, 200 à 400 ; en 1907, 400 à 500 ! « Dès trois heures du matin, raconte un disciple, je me présentai chez le Père pour recevoir mon ticket. J'étais déjà le treizième de ce jour et je dus patienter jusqu'à neuf heures. »
        Condamné en 1901, pour exercice illégal de la médecine, par le tribunal correctionnel de Liège, Louis Antoine renonça à prescrire des drogues et à remettre du papier magnétisé : il se contenta désormais de passes, d'impositions de mains et de paroles sacrées. Cette précaution lui valut un acquittement, lors de sa seconde inculpation en 1907.
        Le culte antoiniste était célébré à Jemeppe, dans une pièce assez spacieuse, garnie de bancs et de chaises. Une peinture jaunâtre recouvrait les murs. La lumière du jour pénétrait par la toiture vitrée et trois fenêtres ogivales. Quinze cents personnes pouvaient prendre place, lors de la cérémonie de l'imposition. « Le Père arrive à la tribune, il a la barbe et les cheveux en broussaille ; ses cheveux, autrefois drus et raides, tombent en boucles souples sur les épaules, à tel point qu'à l'extérieur il doit, pour les maintenir, encercler sa tête au moyen d'une cordelière de soie noire; de bruns grisonnants, les cheveux sont devenus roux. La figure est pâle, émaciée, de ses yeux bruns, doux et tristes jaillit parfois un regard fulgurant. » Muet, hiératique, Louis Antoine joint ses mains, la main gauche gardant la droite, puis il lève les bras et disjoint ses mains. Il garde, un moment, l'attitude du prêtre catholique à la messe, pendant la lecture des diptyques. Enfin, de la main droite, il répand les "fluides" sur la foule, à droite, à gauche, au milieu. Aussitôt après, il se retire et un de ses disciples termine cette brève réunion d'un quart d'heure par la lecture de textes religieux publies dans la revue mensuelle "L'Auréole de la Conscience".
        Contre toute attente, ce mélange de croyances diverses eut un succès plus que passager dans le pays de Liège du Louis Antoine était originaire ; outre celui de Jemeppe, des temples antoinistes se fondèrent à Liège, à Verviers, à Huy, à Seraing, à Montégnée, à Herstal, à Vottem, à Bierset, à Jupille, à Stembert, à Momalle, à Villers-le-Bouillet, et la secte se répandit même dans les pays voisins, notamment à Paris où un temple antoiniste fut édifié rue Vergniaud. En 1908, les antoinistes étaient environ 40 000 dont le 18 000 en Belgique.


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  • Association spirite belge en 1895 (Die Übersinnliche Welt, v3-4, 1895-1896)(iapsop.com)

    source : Die Übersinnliche Welt, v3-4, 1895-1896 (iapsop.com)

        La Fédération Spirite de la Région de Charleroi a été décrite par Léon Souguenet.
        L'Espérance de Poulseur a eu ensuite comme président M. Léon Foccroule, et le groupe a été décrit par Jules Bois. De l'Union Spirite de Seraing, on connaît Gustave Gony pour avoir été un ami de Louis Antoine.


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  •     ... for there is nothingeither good or bad, but thinking makes it so.

    William Shakespeare, The Tragedy of Hamlet, Prince of Denmark, Act 2, Scene 2.

     

        ... car il n’y a de bien et de mal que selon l’opinion qu’on a.

    Traduction de Victor Hugo, scène VII


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