• Bon fluide qui règne à Jemeppe (Madame Moskowitch et son fils)

    Jemeppe, le 25 Juin 1926

    Chers amis
    Nous venons de passer 2 charmantes journées, dans le bon fluide qui règne à Jemeppe durant la Fête du 25.
    Nous ne vous oublions pas.
    Toutes nos bonnes pensées sont avec vous. Nous vous assurons toutes nos bonnes
    Amitiées

    Madame Moskowitch et son fils


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  • Au sujet d'Antoine et d'autres guérisseurs (Le Fraterniste, 22 août 1912)MISE AU POINT

     Un peu de bonne foi et
                     à défaut un peu de logique

     AU SUJET D'ANTOINE
                 ET AUTRES GUERISSEURS.

          Rabelais avait découvert que, dans le cœur de chaque homme (et de chaque femme ?) sommeille un animal dont le nom rime avec bouchon – et je ne crois pas qu'il eût si tort que cela...
        Mais, hélas ! la jalousie, souvent sans raison, y somnole fréquemment, voisinant avec la méchanceté, voire même la cruauté...
        Et cela tient, tant à notre avidité de jouissance, de bien-être matériel, qu'à la vie toute fiévreuse et toute factice que nous menons, sans exclure la mauvaise éducation que nous donnons à nos enfants. Notamment, au sujet de la cruauté, nous les laissons torturer les animaux (ce qui est une lâcheté) et – devenus grands – ils s'exerceront sur leurs semblables – les autres êtres de la création ne leur suffisant plus,  – or, ceci les mène, parfois, au sadisme...
        Ces réflexions me sont suggérées par le cas récent de deux « Antoinistes » (?) qui ont laissé mourir leur enfant, faute de soins.
        Je ne connaissais nullement Antoine, et je n'ai jamais eu, ni de près, ni de loin, aucun rapport avec lui, je suis donc à mon aise pour en parler.
        Mais j'ai des yeux, qui ont lu ; des oreilles, qui ont entendu ; et je sais qu'Antoine (peu m'importe à l'aide de quels moyens) a obtenu des milliers et des milliers de cures, même dans des cas désespérés...
        Or Charcot, le grand Charcot lui-même ! ne l'a-t-il pas dit : la foi guérit...
        Et parce que deux êtres – (sont-ce des fous, des malades, des criminels ?) – se recommandant de l'« Antoinisme » ont laissé mourir un enfant, faute de soins, voilà la presse qui clame contre les guérisseurs !...
        Remarquez que la même presse, il y a quelques jours, a reconnu les cures considérables d'Antoine... "Considérez cette phrase (textuelle) du juge d'instruction :
        « Vous auriez dû aller chercher un médecin, ainsi que vous l'aviez fait pour le premier enfant né de vos relations avec la veuve Sautet et qui mourut, néanmoins, bien que soigné autrement que par des prières... »
        Nous avons la rage de prendre l'exception pour type de la règle.
        Un frère (quand il y en avait encore) commettait-il un acte contraire à la morale, la presse rouge de crier : « Tous les frères sont des satyres ! »

        Mais alors ?
        Il y a des sage-femmes qui avortent, des notaires qui lèvent le pied, des boursiers qui filent à Bruxelles, des médecins qui empoisonnent, des juges prévaricateurs, etc., etc...
        Faut-il en déduire que sage-femmes, notaires, boursiers, médecins, juges, etc., sont tous des monstres ? Je ne le crois pas...
        Et au nom de cette science, dont les faillites sont de plus en plus nombreuses et les erreurs journellement reconnues, on incrimine des pratiques, des procédés qui produisent, chaque jour des résultats stupéfiants...
        Rappelez-vous le cas de ce « rebouteux » poursuivi, qu'on voulait faire passer pour charlatan...
        En plein tribunal, devant un aréopage composé de tous les plus illustres et officiels médecins légistes, il désarticule un chevreau vivant... Puis, s'adressant à tous ces « princes de la science », il leur demanda s'ils pourraient remettre l'animal sur ses... pattes. Ce fut en vain. Tandis que lui, en deux tours de main, il avait réparé le chevreau, qui s'enfuyait à toutes pattes...
        Nous sommes jaloux du succès d'autrui, même quand cela ne nous touche pas directement...
        Jamais le « Væ victis » n'a été plus en faveur que de nos jours.
        Dans une foule, que trois personnes en désignent une quatrième, en criant : « Au voleur ! à l'assassin au satyre !, celui-ci sera immédiatement saisi par cent poignes vigoureuses et déchiqueté.
        Et, fait curieux, cette foule, prise indivisément, c'est... vous, c'est moi, c'est tout le monde – des êtres, individuellement, pas autrement méchants...
        Devant le succès, nous nous contentons de grogner, de rage ; devant la chute, nous mordons.
        Faut-il en conclure que tous les guérisseurs, etc., sont dignes de foi ? Non, pas plus qu'il ne serait exact de dire qu'aucun médecin ne sait soigner...
        Mais il y a lieu de voir et de juger sans idée préconçue, sans parti-pris. On doit reconnaître le bien où il est, et ne pas tirer une conclusion de l'unité, pour la généralité, surtout quand les faits acquis sont là pour militer en faveur de la généralité...
        Vous croyez le peuple bien aveugle, pour admettre qu'il ne puisse faire la part entre le vrai et le faux ?...
        Vos attaques, au contraire, à l'encontre du but que vous prétendez poursuivre, risquent de tourner contre vous, car la mauvaise foi perce toujours...
        Qu'a déclaré, du reste, Leclerc ?
        « C'est en lisant un article, hostile au père Antoine, que je me suis senti converti à cette religion... »
        Vous voyez donc bien...
        Loin de moi l'idée de défendre Leclerc et sa compagne : ils ne m'intéressent nullement...
        Mais j'ai voulu me servir de cet exemple pour dire ma façon de penser – laquelle est partagée, j'en suis convaincu, par la majorité du public.

                                          Le Professeur CABASSE,
                          Lauréat de l'Académie de Médecine
                                                                          Paris.

    Le Fraterniste, 22 août 1912


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  • Jemeppe-sur-Meuse - La Rue Sualem et le Viaduc


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  • Gare de Jemeppe


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  • Een sektehoofd gestorven (Limburger koerier, 26 juin 1912)    Een sektehoofd gestorven - Antoine, de gebedsgenezer in het Walenland, die zich „le père Antoine” liet noemen en een soort van eigen godsdienstje gesticht had, is overleden. De 62-jarige „mère Antoine” zal de zaak op denzelfden voet voortzetten in den „tempel” der Antoinister bij het station van Jemeppe.
        Louis Antoine was uit arme ouders te Mons Crotteux (prov. Luik) in 1846 geboren. Hij was de jongste van elf kinderen en ging op 12-jariger leeftijd met zijn vader in de mijnen werken. Later werd hij metaalbewerker, arbeidde eenige jaren in Duitschland en Russisch Polen en vestig de zich later, gehuwd en vrij gefortuneerd, te Jemeppe. Zijn eenig kind stierf op 20-jarigen leeftijd. Op 42-jarigen leeftijd liet hij het Katholicisme los om zich aan het spiritisme te wijden. Nauwelijk kunnende lezen of schrijven, stichtte hij zes jaren geleden het „Nieuw Spiritisme”, beweerde zieken te kunnen genezen en werd twemaal vervolgd wegens onbevoegd uitoefenen der geneeskunst. Uit België, Frankrijk, Duitschland en Ned.-Limburg stroomden de goedgeloovigen naar hem toe. Hunne offers en de opbrengst der tijdschriften, die hij op een zelfgestichte drukkerij uitgaf, brachten hem heelwat op.

     Limburger koerier, 26 juin 1912

     

    Traduction :

        Un chef de secte est mort - Antoine, le guérisseur de la région wallonne, qui s'était laissé appeler "le père Antoine" et avait fondé sa propre petite religion, est mort. La "mère Antoine", âgée de 62 ans, poursuivra l'activité en même temps dans le "temple" des Antoinistes près de la gare de Jemeppe.
        Louis Antoine est né de parents pauvres à Mons Crotteux (prov. Liège) en 1846. Il était le plus jeune de onze enfants et est allé travailler avec son père dans la mine à l'âge de 12 ans. Plus tard, il devient métallurgiste, travaille pendant quelques années en Allemagne et en Pologne russe, puis, marié et assez riche, s'installe à Jemeppe. Son unique enfant est mort à l'âge de 20 ans. A 42 ans, il abandonne le catholicisme pour se consacrer au spiritisme. À peine capable de lire ou d'écrire, il a fondé il y a six ans le "Nouveau Spiritisme", prétendait pouvoir guérir les malades et a été poursuivi deux fois pour exercice illégal de la médecine. Des gens crédules affluent vers lui en provenance de Belgique, de France, d'Allemagne et du Limbourg néerlandais. Des dons et les recettes des revues, qu'il publiait dans une imprimerie de sa propre initiative, lui apportaient beaucoup.

    Courrier du Limbourg, 26 juin 1912


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