• Enseignement par M. Antoine le Guérisseur, par F. Delcroix (La Meuse, 27 juin 1905)(Belgicapress)

    ENSEIGNEMENT PAR M. ANTOINE LE GUERISSEUR,
    DE JEMEPPE-SUR-MEUSE

        Sous les auspices de la Société les Vignerons du Seigneur, il vient d'être publié un livre qui est dû tout à la fois au travail collectif des adeptes et surtout à la longue expérience personnelle du chef de groupe : M. Antoine, le guérisseur bien connu. Une partie de l'œuvre est consacrée à l'étude des maladies et de leurs causes.
        La lecture du livre et l'observation du milieu où il a pris naissance nous suggèrent quelques réflexions que nous croyons bon de soumettre au public.
        Il existe une justice immanente et cette justice est ininterrompue. Elle réside dans le jeu souple de la loi du talion qui produit la lente ascension des instincts obscurs vers la lumière de l'intelligence. La pensée de l'homme est toujours active en bien ou en mal. Elle s'éveille au contact de la vie, tend à se réaliser, entraine les forces voisines, crée des penchants irrésistibles. Mais ce qui prouve la sagesse divine et la belle simplicité de la création, c'est que dans le conflit pour la durée, les tendances bienfaisantes sont les seules qui survivent. La Vertu est assurée de l'immortalité. Mais le vice se brise contre les obstacles qui se multiplient et se dressent devant lui, obstacles finalement invincibles. Il prépare lui-même ses épreuves. Les conséquences inévitables de ses actions obligent l'esprit à réfléchir. Il éprouve du remords, signe d'une plus grande sensibilité morale. La lutte est ramenée au fond de lui-même contre tous les souvenirs, toutes les habitudes enracinées, contre la foule des « revenants », selon l'expression d'Ibsen. Il substitue aux anciennes pensées, jadis agréables, maintenant douloureuses, d'autres états de conscience. De plus en plus certain que la satisfaction des appétits égoïstes procure un plaisir éphémère et grève son avenir, il rentre dans le courant du progrès indéfini, il devient plus sérieux, il aime le devoir dans sa beauté d'abord austère, puis souriante, acquiesce à la dignité du libre-arbitre dont les sanctions n'effrayent que les faibles. Il voit dans tout homme un frère plus ou moins avancé moralement.
        Il n'ignore plus que ses joies se mesurent à la profondeur de son dévouement. Il s'exerce à pratiquer le bien de tout son pouvoir, parce que c'est l'unique moyen de se guérir de ses imperfections et de s'élever dans la hiérarchie des consciences. Alors resplendit de tout son éclat la loi divine qui était ensevelie au fond de la nature primitive et qui s'était souvent voilée dans le cours de l'évolution, au milieu des passions et des instincts.
        Mais suffit-il de connaître la vérité ? Désireux d'agir dans le sens de la beauté, le pouvons-nous toujours ? Ne sommes-nous pas prisonniers de notre passé et nos volontés ne défaillent-elles point, hélas ! devant les suggestions intérieures : voix de sirène des penchants, langage despotique des ambitions et des intérêts ? Où puiser des forces pour réagir dans les heures décisives ? M. Antoine répond ici, non plus par des instructions morales, trop souvent inopérantes, mais par des œuvres.
        En plein territoire industriel, il a créé une ruche féconde qui est en train d'essaimer à travers la Belgique.
        La métropole se peuple chaque jour davantage. Non pas qu'elle séduise à première vue et par des dehors brillants : tout y est simple et discret ; la plupart sont des humbles dont la distinction est surtout morale. Si leur bonheur se devine dès l'abord à la lumière du regard et du sourire, vous ne pouvez guère en pénétrer les causes que dans un commerce assidu et prolongé qui vous dévoile le progrès intérieur de chacun, dû à l'étude constante de soi, le dévouement sans phrase et dans le secret, une fraternité agissante, dépassant de beaucoup la famille spirite. M. Maeterlinck nous dit que les abeilles emportent dans leur course vagabonde et active l'instinct de la cité parfumée. Les fidèles gardent un culte au séjour qui abrite leurs travaux, à la Maison du bonheur, comme ils l'appellent. Ils vont à travers la vie, soucieux de leur dignité professionnelle, toujours prêts à rendre service, aussi avides d'estime que d'affection, patients et doux, non par faiblesse, mais par égalité d'âme et par une jolie confiance en la nature humaine.
        Les épreuves assaillent une mentalité et une activité si nouvelles. Mais le souvenir de la Ruche soutient et réconforte. Il n'est pas de tristesses ni de joies auxquelles Elle ne soit associée. Et c'est dans toutes ces bonnes volontés rayonnant dans les milieux divers que se dissimule le secret de son développement, de sa force et de sa durée. Des utopistes ont voulu fonder loin de la civilisation des sociétés modèles : ils n'oubliaient, pour réussir, que la chose essentielle : la métamorphose préalable du cœur humain, M. Descaves imagine une Clairière au sein de la ténébreuse forêt des instincts et des appétits ; elle est vite reconquise par l'ombre séculaire qui l'environne. La cité nouvelle était impossible sans la maturité du sens moral.
        L'assemblée chrétienne des Vignerons du Seigneur résout le problème en élaborant une conscience collective plus fine, d'un charme pénétrant. Tous s'exercent à réaliser le commandement divin : « Tu aimeras Dieu par-dessus toute chose et ton prochain plus que toi-même ». Leur personnalité s'ennoblit. Elle pénètre dans les beaux secrets de la vie et de l'univers, dans cette réalité supérieure, inaccessible aux yeux de chair, mais qu'avait déjà entrevue l'intuition des poètes. La foi des adeptes grandit par le travail et l'expérience. Elle n'est pas un don gratuit et définitif. Elle se conquiert. Elle est évolutive, n'aspirant qu'aux joies sereines et viriles de la conscience qui cherche son Dieu, épèle la pensée sacrée que recèlent tous les cœurs tendres et dévoués, s'épure dans cette recherche et à ce contact, crée des œuvres fraternelles et durables. Elle ne fuit pas la vie contemporaine. Elle aime à s'établir au cœur des cités ouvrières. Forte de la lumière intérieure, elle ne redoute ni les sarcasmes ni les injures, et les pardonne, convaincue qu'ils sont adressés à la fausse image que l'on conçoit d'elle. Elle agit d'une façon lente, continue, insensible, recrutant tous ceux que désabusent les biens matériels et qui leur préfèrent la vie de l'esprit et la vie du cœur. Elle fonde le spiritisme moral, qui produit l'amélioration de l'individu et, comme conséquence nécessaire, la rénovation des sociétés.
        Tel est l'esprit de la Ruche et tel est le miel qui s'est cristallisé dans cet Enseignement de M. Antoine le guérisseur.
                                                                                                F. DELCROIX.

    La Meuse, 27 juin 1905 (source : Belgicapress)


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  • Temple Antoiniste de Paris 13, rue Vergniaud. Consacré le 26 octobre 1913 (gramho.com @culteantoiniste )

    source : gramho.com (@culteantoiniste)


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  • La Révélation, L'importance de la pensée (p.23)

        ... En supposant même que nous ayons la foi, sommes-nous bien préparés pour savoir à quel moment l'épreuve va éclater ? Il faut avoir une grande élévation, posséder déjà une partie de l'instinct du bien pour avoir toujours la bonne pensée, à même d'anéantir le fluide de la mauvaise.

    La Révélation, L'importance de la pensée (p.23)


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  •     Après son procès et son installation à Uccle, le Père Dor cherche une nouvelle activité. Alors qu'il se dit homme de lettres dans le recensement de l'Almanach de Bruxelles en 1923 et 1930, on retrouve la publication de petites annonces dans divers journaux :

    Petite annonce de Pierre Dor (La Gazette de Charleroi,, 15 et 18 août 1929)(Belgicapress)

    La Gazette de Charleroi, 15 et 18 août 1929 (source : Belgicapress)

    Petite Annonce de Pierre Dor (La Dernière Heure, 17 & 18 août 1929)(Belgicapress)

    La Dernière Heure, 17 et 18 août 1929 (source : Belgicapress)


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  • Antoinisme et Maboulisme, signé X (Vers l'Avenirs, 5 mars 1920)(Belgicapress)Antoinisme et Maboulisme !

        Les Antoinistes vont recommencer leurs pétitionnements à la Chambre pour obtenir la reconnaissance officielle de leur « religion ». Ils ont déjà plusieurs tentatives à leur actif. Il se pourrait qu'ils obtinssent satisfaction. Les Antoinistes peuvent compter, en effet, sur les sympathies de tous les anticléricaux, de tous les ennemis de la religion, tout heureux de croire faire pièce au catholicisme et à l'Eglise en favorisant une secte d'illuminés dont le cas relève de la neurologie.
        J'ai connu le Père Antoine, qui fonctionnait à Jemeppe-sur-Mense, et qui fut le prophète de l'Antoinisme. J'ai connu son neveu, le Père Dor, qui fonctionnait à Roux, près de Charleroi, et qui eut en justice des démêlés qui éclairèrent singulièrement le genre de « sacerdoce » auquel il se livrait !
        Un journal bruxellois vient de publier un plaidoyer en faveur des Antoinistes. Leur « culte » l'a séduit par sa simplicité et, dit-il, l'enseignement du Père s'inspire d'une haute philosophie...
        Non, mais laissez-moi rire ! J'offre un lapin de craie à celui qui pourra dégager quelque chose de clair et de lucide de la lecture de cet enseignement. C'est un assemblage de phrases plus vides les unes que les autres, un texte qui ne peut impressionner que les imbéciles prenant pour de la profondeur de pensées ce qu'ils ne comprennent pas.
        Si l'Antoinisme se bornait à prêcher les doctrines du Christ, comme il le prétend, s'il se donnait pour mission de répandre l'amour du prochain, le pardon des injures, il serait inoffensif. Mais il va un peu fort, et devient dangereux, quand il préconise la « Foi », sa « Foi » à lui, pour la guérison des maladies.
        J'ai été voir procéder le Père Antoine, quelques années avant sa « désincarnation » : c'est ainsi que les Antoinistes appellent la mort. Le Père, qui avait, je dois le reconnaître, une bonne tête, un aspect de brave homme doux et sensible, vous accueillait dans un petit cabinet, debout. On lui exposait de quoi l'on souffrait. Il vous promettait la guérison. « Croyez », disait-il, je vais prier pour vous. Vous serez guéri. – Mais, hasardait-on, dois-je aller chez le docteur ? – Non, mes prières suffisent, répondait-il !
        C'était par trop simpliste comme traitement, avouons-le.
        On prêtait à Antoine beaucoup de guérisons, que je n'ai pu vérifier. Toutefois, il y en eut une que je connus et qui me parut radicale.
        Une femme était allé consulter le Père au sujet de son époux. C'était un alcoolique qui faisait la vie dure à sa femme. Et le Père promit une amélioration. Celle-ci se produisit d'ailleurs, et comment ! Après une violente scène, l'alcoolique un jour se pendit !... Y eut-il beaucoup de guérisons de l'espèce ? C'est ce que j'ignore.
        Les Antoinistes ont voulu surenchérir sur la Religion. Ils sont allés trop loin, ils ne devaient pas exagérer. C'était un peu présomptueux de la part du Père Antoine et de ses disciples de dire : « Je suffis ». Cela ne vaut pas le « Aide-toi, le Ciel t'aidera ».
        Pour obtenir la reconnaissance de leur culte, les Antoinistes arguent des milliers et des milliers d'adeptes qu'ils ont faits.
        Qu'est-ce que cela prouve, sinon que les malheureux gogos et naïfs sont légion, ce qui n'était plus à démontrer. La vogue des rebouteux, guérisseurs, batteuses de cartes et autres escrocs de la crédulité humaine s'explique ainsi et ne s'en justifie pas cependant.
        Le Père Antoine faillit, il y a une dizaine d'années, avoir un sérieux concurrent en la personne d'un rustre nommé Baguette et qui s'intitulait le « bon Dieu de Ressaix ».
        Ce Baguette était un ouvrier mineur de mœurs assez peu recommandables et qui, un jour, avec un « culot » invraisemblable, voulut faire des miracles.
        En moins de quarante-huit heures de temps, il eut une clientèle nombreuse, et pourtant Baguette ne faisait pas de frais de mise en scène.
        Il ordonnait la guérison aux malheureux patients qui venaient se confier à lui, n'hésitant pas à dire à un paralytique qui se traînait péniblement sur ses béquilles : « Tape-ça èvôye, d'jet tel' dis ». Le butor se faisait menaçant si on n'obtempérait pas de suite, mais malheureusement aucun malade de guérit par son fait.
        Il n'en eût pas moins continué peut-être, d'autant plus que, malgré tout, ceux qui allaient le voir lui faisaient l'aumône, et Baguette, ne travaillant plus, se laissait engraisser à ne rien faire, quand le parquet de Charleroi s'émut. La « religion » prêchée par Baguette ne se développa point. Un juge d'instruction le fit comparaître à son cabinet, le sermonna, lui faisant comprendre que ce qu'il faisait c'était de l'escroquerie. Choisissez, lui dit-il, et si vous voulez continuer à faire des miracles, je vous enverrai en prison. Le « Messie » de Ressaix se le tint pour dit, et on n'en entendit plus parler. C'est pourquoi le pays de Binche ne verra jamais s'élever un temple dédié à Baguette.
        Les Antoinistes ont été plus heureux. Ils devraient savoir se contenter de leurs succès sans réclamer une consécration officielle !
                                                                                                                 X.

    Vers l'Avenirs, 5 mars 1920 (source : Belgicapress)


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  • Henri Lormier - Méditation (Le Fraterniste, 1er janvier 1931)

    MEDITATION

        Méditer, c'est savoir discerner les bonnes impressions des mauvaises. C'est savoir écouter la voix intérieure qui cause à l'esprit.
       Si nous voyons, ou si nous entendons du mal se faire ou se dire, ne nous laissons pas influencer, empêchons-le, si possible.
        Méditons ensuite sur les moyens de ne jamais provoquer de mal. La méditation, c'est aussi se tenir sur ses gardes, c'est veiller à sa pensée, à ses actes, à ses paroles.

    H. LORMIER.

    Le Fraterniste, 1er janvier 1931


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  • Pour les victimes de la guerre - Père Dor (Gazette de Charleroi, 7 août 1914)(Belgicapress)

        Dons des personnes qui consultent le Père Dor à l'Ecole Morale pour les victimes de la guerre en 1914, dans la Gazette de Charleroi, 7 août 1914) (source : Belgicapress).


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  • Antoine le guérisseur (L'Indépendance luxembourgeoise, 27 juin 1912)(eluxemburgensia.lu)

                                               «Antoine le guérisseur»
        Louis Antoine, dit «Antoine le guérisseur», vient de mourir à Jemeppe, près de Namur.
        Après un long séjour en Russie, il était, en 1903, revenu à Jemeppe et y avait fait construire un temple, qui devint par la suite un lieu de pèlerinage, car, à en croire les habitants de l'endroit, Antoine y accomplissait de nombreuses guérisons.
        L'an dernier, une pétition couverte de milliers de signatures fut remise au Parlement belge, demandant la reconnaissance officielle du «culte antoiniste», qui compte des adeptes en Belgique, en Allemagne et en France.

    L'Indépendance luxembourgeoise, 27 juin 1912 (source : eluxemburgensia.lu)


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  • Une preuve d'identité spirite avec le médium Peters (Revue des études psychiques, 1904)une

    Une preuve d'identité spirite avec le médium Peters.
    (XXe Seklet, Stockholm, Février 1904.) 

        Au sujet du médium A. Peters, la princesse Karadja, bien connue des lecteurs de notre Revue, rapporte dans son journal XXe Seklet un fait qui se présente comme un cas remarquable d'identité spirite, ou comme un cas de lecture d'un souvenir subconscient, ce qui le rendrait plus surprenant encore. Voici le récit de la princesse :
        « L'été dernier, M. Peters fit une courte visite à mon château en Belgique ; à cette occasion, il donna une preuve splendide de ses rares facultés.
        Un jour, vers midi, un domestique annonça la visite d'une dame et d'un monsieur. C'était le Directeur du Messager de Liége, M. Jacques Foccroulle, et sa fille. Je n'avais parlé qu'une seule fois à M. Foccroulle ; je ne connaissais aucunement ses affaires de famille.
        Comme aucun train ne devait partir avant 5 heures, je les priai de rester au lunch, avec nous, et je leur présentai M. Peters.
        Nous étions en train de prendre notre café, quand M. Peters dit tout à coup : « Il y a un esprit qui se tient debout derrière ce monsieur et pose sa main sur son épaule ». Je lui demandai de le décrire. Le médium dit alors que l'apparition avait les cheveux gris, le front chauve et de la barbe au menton.
        « C'est probablement mon cousin Léon, mort il y a quelques semaines », dit M. Foccroulle.
        « Pas du tout – répondit promptement M. Peters. – Il dit être mort il y a quelques années déjà et ne pas être votre parent. Vous ne l'avez pas rencontré depuis longtemps. C'était un de vos camarades d'école. Il dit s'appeler Martin ».
        M. Foccroulle hocha la tête en réfléchissant :
        « Je ne parviens pas à m'en rappeler. Quel était son petit nom ?
        « Je ne puis le dire, – répliqua M. Peters ; – mais il dit que vous possédez un portrait de lui. Il me montre l'album. Il le feuillette – un, deux, trois, quatre, cinq, six, – il pointe son doigt sur la sixième page. Le portrait est à gauche, vis-à-vis d'une jeune fille en crinoline.
        «  Je possède en effet l'album dont il s'agit – répondit M. Foccroulle lentement – mais il se trouve depuis quelques années déjà dans les combles de ma maison. Je le chercherai et je m'assurerai quelle peut bien être la personne en question.
        M. Peters communiqua alors un avis que l'esprit désirait faire connaître ; après quoi M. et Mlle Foccroulle partirent.
        Deux jours après, ils m'informaient par lettre que la description donnée par M. Peters était en tout point exacte. En tête de la sixième page de l'album, à gauche, se trouvait justement le portrait d'un monsieur appelé Martin, qui avait été camarade d'école de M. Foccroulle ; à côté de cette vieille et jaune photographie l'on pouvait voir celle d'une jeune fille habillée d'une élégante crinoline.

    Revue des études psychiques, Avril 1904, p.135-136


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  •     La Conscience ! Instinct divin, immortelle et céleste voix !
        Incorruptible témoin de votre conduite, elle est à la fois le registre de vos œuvres et le juge équitable de vos actions. Quand elle les approuve, alliée fidèle, elle vous assiste au milieu des pires vicissitudes ; quand elle prononce contre vous, les plus grands succès ont le goût fade de la mort.
        La Conscience est votre meilleur livre de morale ; c'est celui que vous devez le consulter le plus.
        Vous obéirez donc à cette règle inviolable : Ne rien penser, ne rien faire qui puisse blesser votre conscience, et vous ne craindrez pas de vous traduire vous-mêmes devant son tribunal (1), de telle façon que vous puissiez dire à votre heure dernière : « Laissez-moi le peu de temps que j'ai à vivre pour penser à ma conscience ».
        Il est vrai, pourtant, que l'homme se fait aisément une fausse conscience... (2) Aussi, l'obligation de faire sa conscience est-elle antérieure à celle de la suivre.
        Comment ?
        Toujours par L'EDUCATION.
        L'Education de soi-même.
        Education de la pensée, par LA RAISON.
        Education du cœur, par L'AMOUR.

    Édouard Saby, Fin et résurrection d'un monde, p.75-76

    (1) « Examine chaque soir ta conscience », recommande Pythagore.
    (2) C'est parce qu'on « marchande » avec elle que l'on a recours aux subtilités du raisonnement.


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  • Charleroi - La seconde journée du Congrès spirite (Le Petit bleu du matin, 5 juin 1906)(Belgicapress)                                              CHARLEROI
    La seconde journée du Congrès spirite.
    (Service spécial du « Petit Bleu ».)

        Les congressistes spirites se sont occupés lundi matin de l'organisation des groupements, notamment des fédérations locales de Liége, Charleroi et Bruxelles.
        Nombre de discours ont été lus et il faut rendre cette justice aux spirites qu'ils possèdent parmi eux passablement de causeurs et discoureurs de talent.
        Mais les contradicteurs n'avaient pas, non plus, leur langue en poche, et on a blagué ferme les pratiques que certains groupes emploient et qui peuvent faire ressembler leurs séances à des scènes bizarres et souvent comiques.
        On a aussi „bêché” consciencieusement les médiums guérisseurs, qui font trafic de leurs pouvoirs, et plusieurs délégués liégeois ont critiqué véhémentement le rapport élogieux qu'un instituteur, M. Delcroix, avait fait du médium Antoine, un guérisseur renommé dans toute la province de Liége.
        En thème général, on a réprouvé toutes les méthodes, toutes les pratiques qui étaient de nature à assimiler le spiritisme à une religion.
        „Ce que nous voulons, a dit très nettement un congressiste, c'est rechercher la vérité, étudier la cause des phénomènes que nous observons et, pour cela, il faut que nous exercions un contrôle sérieux et minutieux sur toutes nos séances afin d'en écarter tous ceux qui, volontairement, par supercherie, ou involontairement, par auto-suggestion, nous induiraient en erreur.”
        Cette séance fort intéressante a été levée à midi et demi, pour être reprise à 2 h. 1/2, pour la séance de clôture.
        De nouveaux rapports ont été lus sur les moyens de propagande et de diffusion des théories spirites. Un professeur d'école moyenne, M. Demoulin, de Liége, a fait un exposé troublant des phénomènes enregistrés par lui. Le rapporteur est un médium visionnaire et tous les faits qu'il a observés ont été vérifiés et contrôlés avec minutie. Ils ont fait une profonde impression sur l'assistance. Ces faits, dont la réalité dans ces conditions ne saurait être contestée, ont éveillé la curiosité des plus profanes, tant ils sont de nature à provoquer l'étude des phénomènes spirites.
        Après une deuxième […] d’un insigne spécial, le Congrès a élu plusieurs commissaires au comité fédéral, MM. Quinet, Honart, Piérard et Fritz ; et l'assemblée a désigné, à l'unanimité, la ville d'Anvers comme siège du Congrès de 1907.
        M. le chevalier Le Clément de Saint-Marcq, en clôturant les débats, a déclaré que les spirites pouvaient se réjouir à bon droit des travaux du Congrès de 1906, et il a émis l'espoir que les congressistes trouveraient à Anvers un accueil aussi aimable que celui rencontré à Charleroi.

    Le Petit bleu du matin, 5 juin 1906 (source : Belgicapress)


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  • Assurance Union de Paris (La Meuse, 9 octobre 1907)(Belgicapress)

    On sait que Louis Antoine travailla pour la société d'assurance de l'Union de Paris.
    Mais aucune précision sur les dates et la durée de cette activité.

    Voici une publicité de 1907 de cette compagnie (La Meuse, 9 octobre 1907)


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  • Antoinistes (?) - Exposition au château d'Ordange, Jemeppe, 2021

    malheureusement l'artiste n'était pas cité,
    impossible de savoir donc si la tenue antoiniste l'aura inspiré ou s'il est de Jemeppe


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  • Antoine le Guérisseur serait mourant (Le Peuple, 25 juin 1912)(Belgicapress)Antoine le Guérisseur
                            serait mourant

        Lundi matin, les allées et venues des antoinistes, à Jemeppe, avaient excité l'attention et le bruit courut aussitôt que Louis Antoine, dit le Guérisseur, se trouvait à l'article de la mort.
        Depuis quelques jours, la santé d'Antoine est devenue précaire et lundi matin un incident inattendu a encore accru les craintes de son entourage.
        Vers 10 h. 30, comme il se trouvait dans son temple, il s'affaissa subitement, frappé d'apoplexie.
        On dut le transporter chez lui où il reprit peu à peu ses sens.
        Sur ces entrefaites, un grand nombre de ses disciples, vêtus de soutanelles d'une coupe spéciale et coiffés d'immenses chapeaux dont la caractéristique est la laideur, parmi lesquels un professeur d'athénée, étaient accourus.
        Antoine alors proféra : « Demain quelque chose de sérieux se produira ». Puis il ajouta une voix sourde : « Je désire que ma femme me succède dans mon enseignement religieux ».
        Tous les antoinistes sont consternés.
        Une fois le saint homme disparu, que deviendra la communauté ?
        Antoine on le sait, a tardé beaucoup avant de faire « sa » révélation.
        Cet étonnant fondateur de culte fut pendant nombre d'années occupé à la division des forges et martelage de la société Cockerill. Il fut ensuite encaisseur à la Société anonyme des tôleries liégeoises. Puis il s'occupa d'assurances. On le dit propriétaire des maisons ouvrières qui entourent son temple. D'aucuns estiment sa fortune à 80,000 francs.
        Quoi qu'il en soit, Antoine le Guérisseur a toujours vécu modestement.

    Le Peuple, 25 juin 1912 (source : Belgicapress)


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  • La Révélation, L'efficacité des lois morales, p.125

        ...mais n'oublions pas que le mal n'existe pas et que discuter, ce serait prétendre qu'il existe.

    La Révélation, L'efficacité des lois morales, p.125


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  • Une cérémonie antoiniste (Gazette de Charleroi, 28 juin 1924)(Belgicapress)Une cérémonie antoiniste

        Qui n'a entendu parler du « Père Antoine », l'apôtre de Jemeppe-sur-Meuse ? Il a créé une religion nouvelle. Ses adeptes se comptent par milliers sur les deux hémisphères. Il s'est « désincarné », mais il continue à être un esprit au milieu de ses fidèles et la « Mère Antoine », son épouse, continue à prêcher son culte. Un neveu d'Antoine, le « Père Dor », a essayé de faire à son oncle une concurrence fructueuse en créant une secte dissidente. Il a eu un temple à Roux. Il reçoit encore, paraît-il, aux environs de Bruxelles, où il a transporté ses pénates après un procès qu'il a gagné. Car enfin, il n'est pas interdit de créer une religion, et si les croyants de la secte troublaient l'ordre public, on ne les mettrait plus en croix après leur maître : on se bornerait à les mettre à l'ombre et, le cas échéant, à les doucher.
        Un confrère français parle en ces termes de l'inauguration du temple antoiniste qui a eu lieu mercredi matin, à Paris :
        « On eût pu croire qu'un pèlerinage en partance pour Lourdes avait été, par quelque erreur de parcours, dirigé sur le paisible, archaïque et lointain quartier de la Glacière. Si calme d'ordinaire qu'elle semble l'antichambre du désert, la rue Vergniaud regorgeait d'une foule aussi remarquable par son importance que par le pittoresque de sa tenue. On voyait des aveugles, des paralytiques, des ataxiques. On voyait aussi des familles entières, visiblement recrues de fatigue, dont chaque membre portait de pauvres bagages. Tous ces gens, qui semblaient venir de très loin, étaient accompagnés et guidés par une centaine d'hommes en lévite, coiffés d'un curieux chapeau s'apparentant à la fois au sombrero espagnol et au cronstadt des beaux jours de l'alliance russe. Des femmes, revêtues d'un costume mi-laïc, mi-religieux, secondaient les hommes en lévite dans leur tâche.
        Ainsi, au nombre de cinq mille, calmes, silencieux, émus sans doute, les Antoinistes de France, venus de toutes les provinces, allaient célébrer la fête de leur patron Antoine le Guérisseur, au temple voué au culte dont il fut l'initiateur.
        ...Hier, tandis que les fidèles s'empressaient à offrir leurs hommages à la mère Antoine, veuve du Guérisseur, venue spécialement de Belgique pour la circonstance, un frère antoiniste, taillé en colosse, qui canalisait de ses bras puissants le flot des assistants, s'exclamait :
        « Voyez, mes frères, j'étais faible et débile. J'ai prié : je suis guéri. Gloire au père Antoine ! »
        Gloire au père Antoine !... Avec quelle ferveur les fidèles firent écho à ce cri au cours de la cérémonie dans la chapelle aux murs nus.
        Ce fut d'abord une prière muette, impressionnante par sa durée, troublée à deux reprises par le sanglot d'une jeune femme aux yeux clos. Puis la mère Antoine et trois officiants rappelèrent les principes moraux énoncés par le père Antoine, dont le huitième, qui est peut-être le plus curieux et le plus significatif, ordonne : « Ne vous laissez pas maîtriser par votre intelligence ».
        Voilà un précepte qu'il était à peine nécessaire de rappeler aux hommes. Car ils l'appliquent d'instinct avec un respect... religieux !

    Gazette de Charleroi, 28 juin 1924 (source : Belgicapress)


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  • Retour de croisade de la Mère Antoine (La Dernière Heure, 16 décembre 1913)(Belgicapress)

    RETOUR DE CROISADE DE LA MÈRE ANTOINE

     (De notre Correspondant.)

        PARIS, lundi : La Mère Antoine, prêtresse du culte antoiniste, est partie, aujourd'hui, à 1 heure 50, à la gare du Nord, pour Liége. Elle était accompagnée d'une cinquantaine d'Antoinistes.
        Arrivée à midi à la gare du Nord, elle a reçu dans la salle d'attente, et a béni, tous ceux qui ont défilé devant elle.

    La Dernière Heure, 16 décembre 1913 (source : Belgicapress)

       Un autre article de l’Excelsior ne mentionne pas cette bénédiction dans la gare, non plus que le compte-rendu de sœur de Poncey dans le Fraterniste.


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  • L'UBDP de Spa s'adresse à Truman (Le Drapeau Rouge-La Voix du peuple, 17 décembre 1952)(Belgicapress)L'UBDP de Spa
    s'adresse à Truman

        Nous recevons copie de la résolution suivante, adressée à Truman par la section spadoise de l'Union Belge pour la Défense de la Paix :
                                       M. Truman,
                                       Président des Etats-Unis,
                                       Washington.

                                       Monsieur le Président,
        La section locale de l'Union Belge pour la Défense de la Paix, de Spa, vous demande la libération Inconditionnelle des Rosenberg, injustement accusés d'espionnage au profit d'une nation étrangère. Pour que demain il n'y ait pas deux orphelins de plus dans le monde, pour que les U.S.A. ne rompent pas avec leurs traditions démocratiques, accordez-leur grâce.
                                       Pour la Section locale
                                             de l'U. B. D. P. :
                                       Muls Maria, Secrétaire et responsable ;
                                       Erler Michel,
                                       Objecteur de conscience ;
                                       Moussom Jacques,
                                       Culte Antoiniste.

    Le Drapeau Rouge/La Voix du peuple, 17 décembre 1952 (source : Belgicapress)


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  • Les chères soeurs ont de l'argent (Journal de Charleroi, 18 décembre 1922)(Belgicapress)

    ROUX
        Les chères sœurs ont de l'argent.
     L'école morale du Père Dor change encore une fois sa raison sociale. Après avoir donné asile au Ciné moderne, elle était à nouveau mise en vente, hier après-midi.
        Les cheminots voulaient en faire une Maison des huit heures, mais ils se sont trouvés devant un amateur bien arrêté représentant l'institut des religieuses de Ste-Julienne-Apostoline du très St-Sacrement de St-Josse-ten-Noode qui fit monter la folle enchère à 70.500 francs.
        A noter que cette propriété valait à peine 30.000 francs. Et dire que l'on parle de la pauvreté de nos chères sœurs !... Que pensera le père Dor de ce changement de fluide ?

    Journal de Charleroi, 18 décembre 1922 (source : Belgicapress)


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