Claire Lejeune - Ô silence gonflé d'irrésistible appel
Ô silence gonflé d'irrésistible appel, je suis venue vers toi comme on allait jadis vers Dieu par le chemin des catacombes.
J'ai distillé des mots pour te donner une âme ; je progressais pieds nus sur les tessons indiférents.
Mes yeux s'éteignaient dehors et s'allumaient dedans ; Je n'entendais plus rien que ton pouls dans mes veines.
Je t'ai porté dans l'éblouissement, plus fermée qu'une mère autour de son enfant.
Visage radieux du silence qui naît au creux de nos entrailles ! Mon enfant divin, ô mon ultime cri, je te dérobe à la mort et je te nomme liberté.
Claire Lejeune, Mémoire de Rien, La gange et le feu,
Editions Labor - Espace Nord, p.28
Auguste Comte - revivre dans autrui
"Toute éducation humaine doit préparer chacun à vivre pour autrui, afin de revivre dans autrui."
(Auguste Comte / 1798-1857 / Système de politique positive, 1851-1854)
source : http://atheisme.free.fr/Biographies/Comte.htm
Arbre de la Liberté pendant la Révolution française
On sait que la Révolution française joua un rôle précis dans la déchristianisation en France.
Je vous propose une anecdote : le rapprochement du symbole antoiniste l'Arbre de la science de la vue du mal et l'Arbre de la liberté de la Révolution, dont wikipédia nous dit :
L'arbre de la liberté est, à l'époque de la Révolution, l'un des signes symbolisant, entre autres, la liberté. Plantés, en général dans l'endroit le plus fréquenté, le plus apparent d'une localité, comme signes de joie et symboles d'affranchissement, ces végétaux devaient grandir avec les institutions nouvelles.
Déchristianisation en France
Ainsi, ce que Michel Vovelle finit par appeler, avec et après beaucoup de précautions, "déchristianisation" (au sens de recul de la pratique religieuse et de détachement vis-à-vis des institutions ecclésiales) n'est qu'un aspect d'une plus vaste mutation que le "discours" des testaments a permis de mieux cerner. Le déclin des pompes funèbres marque celui de la société d'ordres. La sensibilité néoclassique s'écarte du macabre et revalorise le corps privé de vie. Déjà pointent à l'horizon l'âge des cimetières bien entretenus des XIXe et XXe siècles et les pèlerinages de la Toussaint aux tombeaux de famille. Le christianisme monolithique craque par plaques entières ; les attitudes s'individualisent ; les comportements religieux s'amenuisent. La piété, en outre, se féminise, tandis que reculent les dominantes patriarcales et masculines des structures sociales d'autrefois. Qui ne comprend, ayant lu Michel Vovelle, que la laïcisation des testaments et la démobilisation religieuse ont précédé, et non suivi, la Révolution française ? Quant à l'édit de 1776 qui ordonna d'inhumer désormais dans les cimetières, il ne fit que confirmer une évolution déjà nettement amorcée. De ce renversement d'une causalité qu'on croyait solidement établie découle une conclusion globale : la seconde déchristianisation bruyante et voyante qui éclata au grand jour avec les troubles révolutionnaires, puis avec l'industrialisation et l'urbanisation du XIXe siècle avait été annoncée par une première déchristianisation silencieuse sans laquelle la seconde n'aurait sans doute pas été possible.
Revue d'histoire moderne et contemporaine (1954), p.55-56
Jean DELUMEAU - Au sujet de la déchristianisation (gallica2)
la Charité
La charité est à l'origine une des trois vertus théologales, dans le christianisme (aux côtés de la foi et de l'espérance) - c'est la vertu reine des vertus : l'amour de Dieu et du prochain. Thomas d'Aquin ira jusqu'à dire qu'elle est la forme de toutes les vertus théologales.
La mise en pratique de la vertu de charité à l'égard du prochain est une œuvre de bienfaisance, un don, une aumône. Il s'agit alors d'une initiative privée désintéressée, dictée par la foi (chrétienne ou autre : le terme, originellement chrétien, est appliqué à des pratiques semblables dans d'autres religions). Elle consiste à décider d'offrir du temps, un service, de l'amour, de l'argent etc. à une personne dans le besoin. Le terme désigne d'une façon générale la vertu qui porte à faire le bien d'autrui.
source : wikipedia
/image%2F0655110%2F20241209%2Fob_2e1b1c_arbre-sans.png)