Eklablog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Régis Dericquebourg - Le frère André de l'Oratoire, Louis Antoine et les autres mystiques (2012)

Publié le par antoiniste

Régis Dericquebourg - Le frère André de l'Oratoire, Louis Antoine et les autres mystiques (2012)

Auteur : Régis Dericquebourg
Titre : Le frère André de l'Oratoire, Louis Antoine et les autres mystiques : les destins de la mystagogie et du prophétisme
Éditions : Presses de l'université de Bordeaux, 2011

Régis Dericquebourg
1 GSRL - Groupe Sociétés, Religions, Laïcités
Résumé : Le mystagogue est la personne qui fait des choses extraordinaires et merveilleuses. Il montre des capacités de guérison surnaturelles ou de divination et il les applique comme un entrepreneur individuel. Sa carrière dure tant qu'il donne la preuve de ses dons. Dans cet article, nous comparons la vie de Louis Antoine, fondateur du culte antoiniste (né en Belgique) à celle du Frère André de l'Oratoire (Canada) et à celle de l'abbé Julio. Nous décrivons ainsi trois destins de la mystagogie. Au départ, ce sont des mystagogues au sens wébérien mais par la suite ils ont eu des destinées différentes à cause d'un encadrement social différent de leurs dons. Cet article veut illustrer la fécondité de la notion de mystagogie dans l'interprétation des conduites religieuses mais aussi l'importance de son cadre institutionnel puisque c'est lui qui détermine la destinée de la mystagogie. La sanctification dans l'islam et dans le hassidisme est aussi l'aboutissement de la mystagogie selon des voies différentes. Finalement, nous concluons que la société choisit le destin des mystagogues en fonction de l'orientation qu'elle veut donner à l'action collective.


Régis Dericquebourg. Le frère André de l'Oratoire, Louis Antoine et les autres mystiques : les destins de la mystagogie et du prophétisme.. Centre d'étude Canadiennes Interuniversitaire de Bordeaux. Prophétie et utopies religieuses au Canada., Presses de l'université de Bordeaux., pp.63-83, 2011. ⟨halshs-00657643⟩
in Prophéties et utopies religieuses au Canada, Sous la direction de Bernardette Rigal-Cellard, Presses universitaires de Bordeaux, 2012 (310 pages)

Voir les commentaires

Régis Dericquebourg - Le frère André de l'Oratoire, Louis Antoine et les autres mystiques (2012)

Publié le par antoiniste

Régis Dericquebourg - Le frère André de l'Oratoire, Louis Antoine et les autres mystiques (2012)

Auteur : Régis Dericquebourg
Titre : Le frère André de l'Oratoire, Louis Antoine et les autres mystiques : les destins de la mystagogie et du prophétisme
Éditions : Presses de l'université de Bordeaux, 2011

Régis Dericquebourg
1 GSRL - Groupe Sociétés, Religions, Laïcités
Résumé : Le mystagogue est la personne qui fait des choses extraordinaires et merveilleuses. Il montre des capacités de guérison surnaturelles ou de divination et il les applique comme un entrepreneur individuel. Sa carrière dure tant qu'il donne la preuve de ses dons. Dans cet article, nous comparons la vie de Louis Antoine, fondateur du culte antoiniste (né en Belgique) à celle du Frère André de l'Oratoire (Canada) et à celle de l'abbé Julio. Nous décrivons ainsi trois destins de la mystagogie. Au départ, ce sont des mystagogues au sens wébérien mais par la suite ils ont eu des destinées différentes à cause d'un encadrement social différent de leurs dons. Cet article veut illustrer la fécondité de la notion de mystagogie dans l'interprétation des conduites religieuses mais aussi l'importance de son cadre institutionnel puisque c'est lui qui détermine la destinée de la mystagogie. La sanctification dans l'islam et dans le hassidisme est aussi l'aboutissement de la mystagogie selon des voies différentes. Finalement, nous concluons que la société choisit le destin des mystagogues en fonction de l'orientation qu'elle veut donner à l'action collective.


Régis Dericquebourg. Le frère André de l'Oratoire, Louis Antoine et les autres mystiques : les destins de la mystagogie et du prophétisme.. Centre d'étude Canadiennes Interuniversitaire de Bordeaux. Prophétie et utopies religieuses au Canada., Presses de l'université de Bordeaux., pp.63-83, 2011. ⟨halshs-00657643⟩
in Prophéties et utopies religieuses au Canada, Sous la direction de Bernardette Rigal-Cellard, Presses universitaires de Bordeaux, 2012 (310 pages)

Voir les commentaires

À l'ombre du temple, le Père Dor (La Dernière Heure, 28 mai 1922)(Belgicapress)

Publié le par antoiniste

À l'ombre du temple, le Père Dor (La Dernière Heure, 28 mai 1922)(Belgicapress)À l'ombre du temple, le Père Dor (La Dernière Heure, 28 mai 1922)(Belgicapress)

A L'OMBRE DU TEMPLE

LE PÈRE DOR NE S’OCCUPE PLUS QUE DE MORALE
…MAIS IL GUÉRIT LES CHEVAUX MALADES

    Une allée ombreuse aux confins d'Uccle, en ce charmant quartier du Fort-Jaco, où la verdure s'étale, tapissant les vallons, étoilant la cime des arbres.
    – C'est ici, nous dit un passant. Et il nous indique une claire maisonnette en briques rouges, précédée d'un jardinet et flanqué d'un portique. Un écriteau : « L'Ecole Morale » désigne à l'étranger la retraite du messie.
    Le messie du XXe siècle : ni plus, ni moins. C'est ainsi que s'intitule Celui (typographes, accordez une majuscule à cet homme-dieu) qui va bientôt nous recevoir.
    – Bientôt, dans quelques minutes, à votre tour, nous a dit l'accorte jeune fille tout de blanc vêtue qui est accourue à notre coup de sonnette.
    La salle où nous faisons antichambre est simple et proprette. Deux rangers de dix bancs, une horloge, un tronc et un poêle constituent tout le mobilier. Il y a aussi un bureau où s'étagent de multiples volumes sous bandes et devant lequel s'est remise à broder la jeune portière. Aux murs blanchis à la chaux sont appendus quelques cadres où se lisent des préceptes et un tableau où le messie du XXe siècle est représenté, grandeur naturelle, la main droite inclinée, d'un geste protecteur, vers une pauvre femme tenant en ses bras un enfant malade.
    Nous attendons. Un homme en deuil, un enfant, trois femmes d'âge mûr et deux jeunes filles – l'une modestement vêtus, l'autre en brouillard de dentelles – nous ont précédé.
    A chaque « consultation », une porte s'ouvre au fond de la salle, sur un petit cabinet et dans l'entrebâillement apparaît le messie prêt à recevoir le visiteur.
    Notre « tour » est venu ; mais il ne s'agit point pour nous d'une consultation : notre but est uniquement de nous rendre compte de l'épilogue véritable d'un grand procès.
    Et le Père Dor, très aimablement, nous accueille. Sa taille élevée, sa barbe de fleuve, ses yeux gris-fer, son bonnet d'apothicaire, son veston de coutil n'ont rien qui puisse laisser soupçonner un messie, fût-il du XXe siècle. Les cheveux raccourcis à la longueur normale ne donnent même plus l'air d'apôtre ou de grand initié que le Père Dor prenait autrefois.
    Cet autrefois, c'était au temps des procès : celui qui eut lieu devant le tribunal correctionnel de Charleroi, le 16 novembre 1916 ; celui qui se déroula, en appel, à Bruxelles, le 16 mai 1917. Condamné pour exercice illégal de la médecine, le père Dor fut acquitté de la prévention d'escroquerie.
    – J'ai compris ce jugement, nous dit-il. Je ne m'occupe plus que de morale.
    Dans une lettre qu'il adressait sa sœur, Louis Veuillot (qui n'avait point connu le Père Dor) signalait une statistique d'après laquelle « le bon Dieu se permet de tuer encore neuf cents personnes, bon an, mal an, rien qu'en France, avec son tonneur ». Et il concluait : « La science ne serait donc qu'un vain mot ? »
    L'opinion du Père Dor n'est guère différente de celle de l'écrivain catholique. Il estime que la science n'est rien sans la foi :
    – Vous n'êtes donc plus guérisseur ? lui demandons-nous.
    – Je veux détruire ce mot en faisant comprendre qu'il ne suffit pas de supprimer les effets de la maladie, comme font les médecins. Il faut remonter à la cause. Et c'est ici que la morale intervient. Chacun doit se guérir en faisant disparaître ses défauts, ses vices, ses mauvaises habitudes qui engendrent le mal...
    – Votre doctrine est donc celle de l'amélioration du « moi » ?
    – Oui. Mais j'opère aussi sur les effets en coupant la douleur.
    – Ah ! et quelle est votre thérapeutique ?
    – Tout simplement la foi que l'on a en moi. En réalité, je soulage mais je ne guéris pas puisque, comme je l'ai dit, pour guérir, il faut traiter la cause. Néanmoins, je guérir des chevaux que des fermiers m'aconduisent.
    – Il ne peut cependant plus être question de la foi en pareil cas ?
    – Alors, c'est mon fluide qui agit par transmission ; car, vous le savez, nous avons tous un fluide, bienfaisant ou malfaisant, comme la fleur qui dégage une odeur. C'est un fluide d'amour que j'ai en moi ; alors, il suffit que je mette la main comme vous voyez sur cette gravure et paf ! je fais sauter le fluide mauvais. Mais, je le répète, ma force est surtout de démontrer la cause du mal.
    – Au point de vue philosophique, quelles sont vos idées ?
    – Je crois à l'âme, simplement, à l'âme désincarnée et à la réincarnation. Pour moi, Dieu est une invention et c'est pourquoi, contrairement à feu Antoine, mon oncle, le fondateur de l'Antoinisme, j'estime que la prière est nuisible, parce qu'elle ne contribue pas à l'amélioration de l'individu. Je suis l'ennemi du fanatisme, quoique tolérant.

Ancien restaurateur...

    Ayant cité le nom d'Antoine, le Père Dor nous raconte alors longuement comment, de restaurateur établi près du temple de son oncle à Jemeppe-sur-Meuse, il lâcha son commerce qui lui rapportait plus de 50 francs par jour pour se révéler lui aussi, nouveau messie.
    Un jour, nous explique-t-il, sa compagne étant souffrante, il parvint à la guérir, grâce « à son fluide supérieur à celui d'Antoine ».
    Comme son oncle, Dor s'en fut alors en Russie. Il s'installa ensuite à Bruxelles, rue du Vautour, puis à Roux, pour revenir définitivement à Uccle en 1916.
    – Ici, ajoute-t-il, je ne donne plus qu'une « instruction » par an, le jour de la Toussaint ; mais je donne des « consultations », d'ailleurs gratuites, quatre jours par semaine. Il n'est pas permis de m'offrir ou de me promettre de l'argent ou des cadeaux.
    – Ce tronc qui se trouve dans le temple...
    – Ça, ce sont les oboles pour l'entretien du temple : la peinture, les réparations.
    – Et vous donnez de nombreuses « consultations » ?
    – Des centaines par semaine. J'en donnais des milliers à Roux ; mais je préfère dix adeptes qui me comprennent à dix mille qui ne me comprennent pas. Je ne veux pas, moi, fonder une religion. Je suis adversaire des religions.

    L'auteur de « Christ parle à nouveau » nous remet alors quelques brochures relatives à ses « instructions ». Il y est question de morale, d’esprits dématérialisés, de passions, de sports, d'élections et aussi de la femme qui « doit, après toute querelle, s'avouer coupable comme, en effet, elle l'est toujours » (sic).
    Nous prenons congé du Père Dor et nous revoici, comme devant, attendant le messie qui nous tendra les mains, avec, au bout des doigts, l'ombre et la fraîcheur.
    Car il règne, en cette matinée caniculaire, une chaleur à faire sécher l'encre sur la plume d'un journaliste.          R. H.

La Dernière Heure, 28 mai 1922 (source : Belgicapress)

Voir les commentaires

Temple antoiniste de Seraing (siseraing.be)

Publié le par antoiniste

Temple antoiniste de Seraing (siseraing.be)

UNE RUE, UNE HISTOIRE : LA RUE DE LA COLLINE

Vous y habitez depuis toujours, vous passez souvent par-là, vous y rendez visite à vos grands-parents, à des amis. Mais peut-être ignorez-vous tout du nom de cette rue ? Les origines et significations des noms de rue sont souvent méconnues.
Pour y remédier, le Syndicat d’initiative vous propose chaque semaine de revenir sur le nom d'une rue de Seraing et d'évoquer son histoire. En sa séance du 20 novembre 1851, le conseil communal donna le nom de la Colline au Chéra de Lize (chemin empierré)  depuis la rue du Pairay jusqu’à la limite des Biens Communaux. Aujourd’hui ce n’est pas le nom de la rue e la Colline qui nous intéresse, mais bien ses monuments et l’un de ses habitants, devenu célèbre…

La Belle Pierre
À l’angle de la rue de la Colline et de la rue de Tavier se trouve un modeste monument, «  la Belle Pierre ». Celui-ci rappelle la catastrophe survenue le 08 décembre 1881, lorsque soixante-neuf mineurs périrent à la houillère Marie. Le « malheur de Marie » comme on l’appelait, suscita la commisération publique et une souscription populaire fut entreprise pour ériger un monument destiné à commémorer l’évènement. Dans le langage des houilleurs, une « belle pierre » était un échantillon de roche avec une empreinte fossile. Le conseil communal du 14 décembre 1910 décida de l’embellir par un parterre de fleurs.

Le Père Antoine
Toujours à l’angle de la rue, vous pourrez remarquer une construction assez curieuse dont le modeste clocher était naguère surmonté d’une colombe : le temple antoiniste. Un peu d’histoire : le « Père », Louis-Joseph Antoine, voit le jour en 1846 à Flémalle-Grande. Cadet d’une famille de onze enfants, il débute dans la mine à l’âge de douze ans et épouse en 1873 celle qui deviendra « la Mère », Jeanne-Catherine Collon. Tour à tour guérisseur et prophète, le père Antoine enfièvre l’âme des houilleurs et des ouvriers du pays de Liège. En 1901, il est poursuivi pour exercice illégal de la médecine. Il délaisse alors la prescription de remèdes et d’eau magnétisée. En 1906, il fonde une nouvelle doctrine. Cette religion donne une place centrale à la guérison des malades à travers l’imposition des mains et à la prière. Le père Antoine décède le 25 juin 1912. Sa femme Catherine, dite « la Mère », prendra les rênes du culte, qui demeure la seule religion jamais fondée en Belgique et dont la renommée a su s’exporter au-delà des frontières du pays. Alors qu’il comptait quelques 300.000 adeptes en Belgique et en France dans les années 1920, il a connu le déclin au cours de la seconde moitié du vingtième siècle et est aujourd’hui presqu’oublié.  

André Renard
Le syndicaliste André Renard, né le 21 mai 1911, habita longtemps au n°244 de la rue de la Colline.
[...]

Les histoires des noms de rue vous fascinent ? Au Syndicat d’Initiative, nous vendons l’ouvrage très complet de René Crine, En parcourant les rues de Seraing (7€). Nous mettons également en consultation le livre Les rues de Seraing : histoire, toponymie, folklore écrit par Eugène Dounan et Nicolas Pirson (1952).

Sources :
Crine R. et Crine J-F, Les rues de Seraing - premier complément, p. 70.
Douan E. et Pirson N., Les rues de Seraing : histoire, toponymie, folklore, p. 153.
Image : Eklablog.

source : http://siseraing.be/blog/?--une-rue%2C-une-histoire---la-rue--de--la--colline


    Les antoinistes les mieux renseignés n'ont pas de souvenir de cette colombe girouette sur le clocheton du temple.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6