Les Salles de lectures avant le temple de Waremme
Pierre Debouxhtay nous renseigne qu'il y avait une salle de lecture qui existaient dans les environs de Waremme, à Lincent (chez M. Ernest Campinaire), depuis octobre 1913 avant qu'elle ne soit fermées par Mère en 1932. Dans les années 20, un Unitif indique l'adresse d'une salle de lecture, rue des Remparts à Waremme, ainsi qu'à Berlooz. Peut-être s'agit-il de Berloz, village proche de Waremme.
Michel Meeus signale (p.34-35) que : Dans le doyenné de Waremme, des antoinistes se retrouvaient dans les deux tiers des paroisses. Ils représentaient 1 % des habitants à Berloz, Bovenistier, Donceel, Limont, Pousset et Remicourt en 1921 ; 0,75 % en 1925 à Berloz, Donceel, Hodeige, Limont et Remicourt, tandis Waremme comptait quelques familles ; 1 % à Berloz, Bettincourt, Bleret, que Hodeige et Limont en 1927 ; 1,5 % à Berloz, Bettincourt, Donceel et Limont en 1930, mais les proportions s'élevaient à 6,5 % à Bettincourt en 1929 et à 2,5 % à Berloz l'année suivante. Le doyen expliqua en 1921 que l'antoinisme était très répandu. La propagande, notamment de deux ménages de Limont, se faisait plus intense en Hesbaye depuis la construction d'un temple à Waremme cette année-là, lieu de réunion assez fréquenté le dimanche, surtout par des étrangers. Les initiatives n'étaient pas sans succès et si les adeptes n'étaient pas encore très nombreux, beaucoup recouraient à Antoine dans leurs nécessités matérielles. À Bleret, une ou deux familles s'adressaient à eux quand elles avaient des malades. L'influence des antoinistes grandissait, même si en 1921 le curé de Remicourt avait constaté que de la dizaine d'adeptes qui suivaient les exercices de l'antoinisme au temple de Momalle pendant la guerre il n'en restait qu'un seul. À Longchamps, plusieurs habitués avaient abandonné l'antoinisme et en 1930 le curé de Pousset informa que celui-ci avait beaucoup perdu. Le temple de Momalle attirait des personnes de Limont et de Hodeige, celui de Waremme recevait des visiteurs de Berloz, Geer, Lantremange et Remicourt. Une dizaine de paroissiens de Hodeige se rendaient le mercredi à la salle de réunion de leur village et le lendemain au temple de Momalle. Un officiant à Waremme habitait Remicourt. Si l'antoinisme était bien répandu dans le doyenné de Waremme, le nombre de ses adhérents demeura cependant très limité. En tenant compte des villages où ne résidait aucun pratiquant, les antoinistes représentaient en 1925 0,15 % de la population du doyenné.
En 1929-1930, ils étaient signalés dans 8 paroisses sur 27 du doyenné de Hannut où ils se retrouvaient toujours aussi peu nombreux, soit 1 %, alors qu'en 1921 le doyen n'en signala qu'un, à Thisnes. À Oteppe, deux ou trois personnes les consultaient en cas de maladie ou pour connaître l'avenir ; à Wasseiges, quelques-uns aussi, lors de maladies. Poucet possédait une salle de réunion, mais ils n'y attiraient pas l'attention.
Les antoinistes n'ont guère récolté de succès dans le doyenné de Gingelom, bien qu'ils y aient beaucoup travaillé. La population s'y intéressait au début par curiosité ou afin d'obtenir des avantages, mais cela n'avait guère duré. Les antoinistes réussirent chez ceux pour qui la religion ne signifiait déjà plus grand-chose. Deux disciples de Gingelom allaient faire leurs dévotions à Landen ou à Waremme. À Fresin vivait une famille antoiniste dans laquelle le fils aîné de 13 ans avait reçu le baptême catholique, le second pas et où le troisième avait été baptisé en secret in articulo mortis. Le succès des antoinistes s'était réduit à plus grand-chose à Montenaken. Ils se retrouvaient dans le tiers des paroisses du doyenné et dans quatre villages leur nombre s'élevait à 4 pour 1000 de la population.
Page 38, on lit que [le temple] de Montegnée était bien fréquenté, tandis qu'à Ans Saint-Martin, paroisse avec quelques adeptes, ils se réunissaient chez l'un d'eux, assez érudit et qui était pasteur. Ils se rendaient dans une maison appelée « lieu de recueillement » à Lamay. En 1930, 1% des habitants de Lamay et de Liège Sainte-Walburge pratiquaient l'antinisme. Si le curé de Grâce-Berleur affirma en 1934 que ce culte avait gagné un certain nombre d'adeptes, des paroissiens de Liège Sainte-Walburge se rendaient aussi au temple sans être antoinistes, L'opinion de Lambert Cadot, le curé de Montegnée Saint-Lambert, était négative : l'antoinisme constituait tout simplement une manifestation de défaillance religieuse.
Page 40 : La situation n'avait pas évolué dans le doyenné de Waremme. 10 paroisses sur 27 y ignoraient ce mouvement. La pratique se déroulait dans les temples de Berloz (avec un office le mercredi), Momalle et Waremme. Une habitante de Hodeige portait le costume antoiniste, mais le culte n'y connaissait aucun progrès. Il subissait même un recul à Waremme. Si les disciples y comptaient quelques non-pratiquants, plusieurs antoinistes d'Oleye fréquentaient l'église. A Boëlhe, un antoiniste n'avait pas fait ses pâques en 1936. Deux ans plus tard, il n'assistait plus aux réunions, mais il n'était pas revenu à l'église. Un enterrement antoiniste se déroula à Limont en 1935. Quant au nombre de sectaires, il se situait entre 0,5 % et 1,5%, sauf à Berloz où, suite à la naissance d'une nouvelle section, l'on dénombra 32 disciples en 1937, soit 4 % à 4,5 % du village.
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