Aimez vos Ennemis (Le Fraterniste, 04 mai 1911)
Aimez vos Ennemis
Au Fraterniste on est... fraterniste avec tous les hommes, sans exception, puisque la liberté humaine
n’est pas
On y fait taire la vieille Loi du talion qu’on nous a inculquée.
On ne parle pas avec plus de virulence aux catholiques qu’aux autres qui
ne peuvent pas
penser, parler, agir, autrement qu’ils ne font.
Mais ceux qui obligent nos frères à ramper et à subir leurs manigances et méchancetés et les font souffrir, doit-on toujours les laisser agir de la sorte envers leurs semblables ?
Par contre
Je dis : Christ a chassé les marchands du Temple (les marchands de prières). Au « Fraterniste » – on est loin de la bonté de Christ – et cependant, on n’y a encore chassé personne.
La nouvelle humanité, celle qui « aimera ses ennemis », va naître, elle naîtra si nous lui apprenons dès le berceau
tout le bonheur
qui se trouve, – pour les âmes évoluées, – dans la pratique des enseignements du Maître.
Collaborateur du « Fraterniste », je mettrai dans le cabinet de travail du journal, les paroles qui me sont suggérées par l’Esprit qui m’a déterminé à les écrire, en regard de celles que notre vaillant et dévoué ami et collaborateur Albin Valabrègue nous a adressées et que nous avons publiées dans notre dernier numéro :
“ Quelles belles armes que la logique et la vigueur ˮ.
Paul PILLAULT.
Le Fraterniste, 4 mai 1911

/image%2F0655110%2F20241209%2Fob_2e1b1c_arbre-sans.png)