Eklablog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

charbonnage

Carte Ferraris - Seraing - marque les houillères et carrières près de Souxhon

Publié le par antoiniste

source : mara.kbr.be

Voir les commentaires

Carte Ferraris - marque les houillères et carrières près de Souxhon

Publié le par antoiniste

source : mara.kbr.be

Voir les commentaires

Martin Jeanfils, houilleur et guérisseur

Publié le par antoiniste

    Une photo a été retrouvée en vente sur internet sur le site Delcampe. D'après Jacques Cécius, elle représente en fait Martin Jeanfils faisait une imposition de la main, comme le Père.

    Il travailla comme houilleur à Jemeppe, au charbonnage des Corbeaux, à Grâce-Berleur. Le terril du charbonnage des corbeaux est situé au carrefour de la Cloche (jadis A toûtvôye), au bout de la rue Rennekin Sualem (où se trouve l'hospice Lambert, proche du temple antoiniste), vers Grâce-Hollogne. Il a cessé ses activités le 31 mai 1931.

    D'après Robert Vivier, il ne fait pas partie des Vignerons du Seigneur, cependant, il assistait aux séances de moralisation d'Antoine. Sa femme participait au séance du Maître Louis Antoine.

    Il comparaitra avec Louis Antoine, lors du deuxième démêlé avec la justice de ce dernier en 1907.

    Son témoignage devant la cour est reproduit par Pierre Debouxhtay, p.147 :
    Jeanfils est mon élève, dit d'abord le Père, et de batailleur et soûlard qu'il était, j'en ai fait un travailleur désintéressé et un honnête homme.
    " Après le maître, l'élève : Jeanfils nous apprend comment peut naître une vocation de guérisseur.
    "Je me suis découvert le pouvoir d'enlever la douleur aux gens qui souffrent, il y a cinq ou six ans, en me soignant moi-même, et en soignant ma femme des foulures que nous nous étions faites au genou et au pied. Il ne vient chez moi que quatre ou cinq personnes par semaine. Mon intervention auprès des personnes qui viennent me consulter n'a d'autre but que d'enlever la douleur et non pas soigner la maladie elle-même. Je fais des passes au dessus du malade, sans jamais toucher celui-ci et si la douleur ne disparaît pas, j'envoie le malade chez le médecin. Moi-même d'ailleurs, je consulte le docteur Delville, lorsque je suis malade. Je ne prescris jamais aucun médicament... Je ne réclame rien pour mes consultations, il y a cependant un tronc chez moi ; mais j'y ramasse plus de boutons et de médailles que d'argent."

    Robert Vivier écrit (p.268) :
    A côté de lui, la tête basse, les mains gauchement croisées sur le ventre, Martin Jeanfils écoutait en silence. Qu'était-il, lui, Martin Jeanfils ? Il le savait, l'issue de tout ceci dépendait de ce que les juges penseraient d'Antoine et non de lui. Il tourna la tête vers le public, et, ayant rencontré le visage de sa femme, lui sourit avec embarras.

    M. l'avocat général Meyers, dans son réquisitoire réclame l'acquittement pour Antoine, car celui-ci guérit, mais ne pratique pas l'art de guérir, ne faisant aucune passe ou autre, il ne fait que dire "guérissez", alors que Jeanfils fait des passes, lui sera condamné, pour l'exemple certainement.

    Plus tard il continuera à exercer comme guérisseur, sans pour autant appartenir aux adeptes antoinistes, sans propager l'Enseignement donc, mais pour Antoine "cela ne lui portait nul ombrage" (Vivier, p.332). Louis Antoine l'aurait même appelé à ses côtés avant de mourir, comme le raconte Robert Vivier :
    Dans l'après-midi, il fit venir auprès de lui Martin Jeanfils, qui avait partagé son épreuve, ayant été appelé en même temps que lui devant le tribunal des hommes. Dans la nuit du 24 au 25, il sortit de cette incarnation. (Vivier, p.351)

Martin Jeanfils, houilleur et guérisseur

Martin Jeanfils, houilleur et guérisseur

 

    (photo de Gaby Mazzantini)

    Les Jemeppiens prennent parfois sa tombe pour la tombe du Père Antoine. Il semble qu'une partie des ex-votos et plaques de remerciement qui étaient sur la tombe de Père et Mère Antoine a été déplacée sur la tombe de Martin Jeanfis (une plaque dit : "Remerciement au père Antoine pour une grâce obtenue"). Un grande plaque porte la mention : Frère Martin, Antoiniste, 1857 - 1948, Son corps fût retrouvé intact après 30 ans de sépulture, le 7-8-1978.

Martin Jeanfils (1857-1948)
    Sa tombe se trouve dans la partie haute plus récentes du nouveau cimetière de Jemeppe, dit des Housseux : par la porte d'en haut, continuer tout droit dépassant aussi l'allée principale qui est sur la gauche. Et un peu plus loin, toujours sur la gauche, se trouve la tombe de Martin Jeanfils.
    Fervent Antoiniste qui après 25 ans de sépulture a été déterré et retrouvé intact le 7 août 1978. Une tombe lui a donc été concédée et il a été ré-enterré où il repose désormais.

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10205806022005221&set=p.10205806022005221&type=3

Voir les commentaires

Jemeppe - Charbonnage (photographe : Laflotte)

Publié le par antoiniste

Vue de l'entrée de l'usine

source : kikirpa

Voir les commentaires

Charbonnage à Jemeppe (photographe : Laflotte)

Publié le par antoiniste

Vue de l'usine avec le cimetière au premier plan

source : kikirpa

Voir les commentaires

Augmentation de la population dans la région de Liège

Publié le par antoiniste

    La Meuse et ses deux principaux affluents dans la province de Liège, l'Ourthe et la Vesdre, séparent quatre régions agricoles nettement distinctes : la Hesbaye, l'Ardenne, le Condroz et le pays de Herve.
    La Hesbaye, avec ses vastes champs de blé, de betteraves, de trèfles et de pommes de terre, occupe toute la rive gauche de la Meuse ; elle fait partie de la région limoneuse, que nous avons déjà rencontrée dans le Limbourg, le Brabant, le Hainaut et les Flandres.
    L'Ardenne, pays du seigle et de l'avoine, des forêts et des hautes fagnes, s'étend au sud-ouest, depuis l'Ourthe et la Vesdre jusqu'à la frontière prussienne et se prolonge dans presque toute la province du Luxembourg.
    Le Condroz, aux fermes massives et aux châteaux nombreux, forme la transition entre les deux régions précédentes : « L'Ardenne est au Condroz comme le Condroz est à la Hesbaye » (Thomassin,Mémoire statistique sur le département de l'Ourthe. Liège, 1819, p.4). Cette région comprend les plateaux situés entre la Meuse et l'Ourthe; elle se continue, avec des caractères plus tranchés, dans la province de Namur.
    Enfin le pays de Hervé couvre de ses pâtures, d'herbe fine et drue, divisées en une multitude de petits clos, tout le nord-est de la province.
    Au point de jonction de ces quatre zones, dans le magnifique bassin que forme le confluent des trois rivières, s'étale la ville de Liège, entourée de sa grande agglomération industrielle, dont les ramifications remontent la vallée de la Vesdre jusqu'à Verviers, la vallée de la Meuse jusqu'à Namur.
    L'importance de cette agglomération a considérablement augmenté depuis un siècle.
    En 1811, à l'époque où Thomassin décrivait, en un précieux mémoire, l'agriculture et l'industrie du département de l'Ourthe, Liège n'avait pas 50.000 habitants ; les houillères de la province n'employaient que 7.000 ouvriers. Elles en occupent, aujourd'hui, quatre fois plus (28.017 en 1890); les autres industries ont pris le même essor; les villages qui se trouvaient autour du chef-lieu se sont rejoints et ne forment plus avec lui qu'une seule ville.
   On jugera des progrès de leur population par le tableau suivant :

COMMUNES 1811 1896

Liège

48.520

165.401
Angleur 944 7.658
Chênée 1.319 8.198
Grivegnée
2.176
10.358
Herstal
5.304
16.668
Jemeppe
1.750 9.632
Ougrée
1.053
11.670
Saint-Nicolas 1.149 7.632
Seraing
1.955
36.873
Tilleur
518 6.570

TOTAUX

64.688

280.673

    Ainsi donc, en tenant compte seulement des plus importantes communes, la population de Liège et de sa banlieue a plus que quadruplé depuis la révolution industrielle. D'autre part, la population totale de la province, qui était de 375.030 habitants en 1831, s'est élevée à 817.473 habitants en 1896, soit une augmenlalion de 111,98 %.
    Ce développement considérable des agglomérations urbaines a exercé sur la répartition de la propriété la même influence que dans les provinces d'Anvers et de Brabant.

Émile Vandervelde, La Propriété foncière en Belgique (1900)
Source : Gallica

Voir les commentaires

Le père et la révolution industrielle

Publié le par antoiniste

    La révolution industrielle modifie, il est vrai, l'ordre familial ancien. Puisque le père (ouvrier) n'a plus désormais ni savoir ni patrimoine à transmettre, son autorité se trouve sans force. La relation verticale qui unissait les générations est affaiblie. Si, d'aventure, le père chôme, si le salaire provient du seul travail des enfants, le risque d'effondrement s'accroît. Car, dans pareille situation, le maître de maison ne peut pus se regarder comme maître tout-puissant. Il devient un élément du groupe parmi tous les autres, contraint à subir, plus ou moins passivement, les circonstances (cette situation n'est pas sans rappeler celle, plus actuelle, des pères des cités, immigrés en particulier, qui, réduits à de longues périodes de chômage, abdiquent toute autorité à l'égard de leurs enfants). Il en résulte de profondes modifications dans les relations entre groupes d'âges, entre sexes aussi. Il arrive ainsi, la mère étant la seule personne active du foyer, que le père s'occupe des tâches domestiques et de l'éducation des enfants.

Michel Fize, A mort la famille ! Plaidoyer pour l'enfant, p.65
Editions érès, 2000

Voir les commentaires

Jemeppe-sur-Meuse - La Houillère des Kessales

Publié le par antoiniste

Voir les commentaires

Jemeppe-sur-Meuse - Groupe d'ouvriers au charbonnage des Kessales

Publié le par antoiniste

Voir les commentaires

Robert Vivier - Délivrez-nous du mal - Jemeppe

Publié le par antoiniste

    L'enfant avait trois ans quand Louis et Catherine revinrent au pays. Ils avaient amassé sou par sou, et ils avaient maintenant quelque chose devant eux.
     Ils louèrent une petite maison à Jemeppe, tout en haut de la rue Bois-de-Mont.
    C'était une rue nouvelle qu'on avait faite depuis peu, et qui montait en tournant, au-delà de la voie ferrée. A la vérité, il n'y avait pas encore beaucoup de maisons dans cette rue, qui remplaçait le vieux et doux chemin bordé de talus et de buissons. Surtout vers le haut, ce n'étaient guère que des prairies. Les bonnes femmes de Jemeppe y venaient l'après-midi avec leurs hauts paniers d'osier, peints en noir, couper de l'herbe et du pissenlit pour les lapins.
    Les Antoine avaient un petit terrain autour de leur maisonnette. Il y plantèrent des légumes. Chaque soir, il y eut de quoi s'occuper jusqu'à la nuit close.
    Louis avait trouvé, peu après son retour, une place de machiniste au charbonnage des Kessales.

Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
Ed. Labor - Espace Nord, p.114-15

 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 > >>