Eklablog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ennemi

George Orwell - 1984 - Première Partie, Chapitre VIII

Publié le par antoiniste

    Il pensa avec une sorte d'étonnement à l'inutilité biologique de la souffrance et de la frayeur, à la perfidie du corps humain qui toujours se fige et devient inerte à l'instant précis où un effort spécial est nécessaire. Il aurait pu réduire au silence la fille aux cheveux noirs si seulement il avait agi assez vite. Mais c'était précisément l'imminence du danger qui lui avait fait perdre le pouvoir d'agir. Il pensa qu'aux moments de crise, ce n'est pas contre un ennemi extérieur qu'on lutte, mais toujours contre son propre corps.

George Orwell, 1984
Première Partie, Chapitre VIII

Voir les commentaires

La Révélation, Tout savoir c'est tout aimer (p.94)

Publié le par antoiniste

La Révélation, Tout savoir c'est tout aimer (p.94)

 

 

 

 

    Celui qui raisonne avec amour n'offense jamais personne.

La Révélation, Tout savoir c'est tout aimer, p.94

Voir les commentaires

La charité morale

Publié le par antoiniste

    Le Père. - Mes enfants, l'homme recherche toujours ce qui correspond le mieux à ses faiblesse ou à ses vertus. Ici-bas dans ce monde de tribulations et de vicissitudes, nous parlons autant de la morale que nous le mettons peu en pratique. C'est pourquoi elle demeure très vague pour l'esprit qui a le désir de posséder matériellement plutôt que moralement. Ceux qui se croient élevés, principalement dans la matière, ne se figurent pas que d'autres, quoique humbles et modestes pourraient un jour les dépasser. Sans les vertus, il n'est pas possible d'apprécier ses imperfections : plus sommes-nous faibles et plus forts nous croyons être : dupes des apparences, nous ne voulons pas pénétrer l'intérieur ; cependant nous serons convaincus par la pratique de la morale, que le malheureux n'est pas celui qui tend la main mais plutôt celui qui, pouvant épargner à son frère cette humiliation, refuse de satisfaire sa conscience.
    Nous avons dit que pour trouver le bonheur, il faut pratiquer la loi d'amour et de charité. Pauvres comme riches ont les moyens de faire le bien. A défaut d'argent, notre pitié porte aux malheureux des consolations et de bons conseils. L'homme qui travaille à remplir ses devoirs sait que la charité morale est autrement efficace que la charité matérielle et qu'elle donne aussi plus de satisfaction ; guidés par elle, nous pouvons marcher de l'avant ; notre conscience ne nous reprochera jamais d'avoir dépassé la mesure. Quand nous sentirons l'amour vibrer en nous, nous ferons couler les larmes, nous toucherons les coeurs, nous serons en harmonie avec notre enseignement et ainsi nous rendrons de très grands services ; car l'homme moral est consulté, écouté par tous ceux qui ont besoin de lumière. Quoique pauvres, nous pouvons être plus utiles à notre prochain que par les plus grandes richesses.
    Les plus douces consolations sont souvent impuissantes en face des grandes souffrances. Cependant quoique subissant épreuves sur épreuves, devons-nous céder au découragement et demeurer inactifs, négliger la pratique de la loi d'amour et de charité ? Une autre façon d'exercer la charité morale, c'est de se maintenir dans un bon fluide pour être à même de supporter toute épreuve. Nous sommes souvent découragés, mais nous préparons-nous bien quand nous sommes dans un milieu favorable ? Sachons que nous n'y sommes que dans un repos momentané, attendons-nous à ce qu'un de nos semblables surgisse tout-à-coup sur notre chemin ; mais ayons bien soin de ne pas y voir le mal, d'y voir plutôt l'instrument de notre progrès ; nous savons que nous ne pouvons souffrir à cause d'autrui ; acceptons l'épreuve avec patience et résignation, il en sortira un bonheur aussi grand que la souffrance aura été vive, nous obtiendrons un fluide éthéré qui nous rendra plus d'énergie, qui fera comprendre à l'un comme à l'autre que la vie spirituelle est la seule vie, que le monde corporel n'est qu'une illusion, une chimère bien misérable. Nous souffrances nous permettent, par contraste, de mieux savourer le bonheur ; n'est-ce point dans les grands froids de l'hiver, au milieu de la neige et des glaces que nous apprécions surtout les joies de l'été ? Nous disons souvent aux heures ensoleillées : "Il fait doux aujourd'hui, le beau temps !" c'est qu'alors nous nous souvenons du mauvais et nous établissons une comparaison.

La Révélation, p.80

Voir les commentaires

Proverbe russe - le lynx

Publié le par antoiniste

Рысь пестра сверху, а человек лукав изнутри.

Le lynx montre ses taches, la malice de l'homme se cache.

Voir les commentaires

l'ennemi (un être ou une chose)

Publié le par antoiniste

A.− Personne qui éprouve, manifeste une antipathie prononcée pour quelqu'un ou quelque chose représentant une valeur ou (plus rarement) personne, chose représentant une valeur et qui suscite une aversion marquée (de la part de quelqu'un).
1. [En parlant d'un certain type de personne, notamment d'un écrivain, d'un artiste et, p. ext., de sa pensée, de son œuvre] Je sentais que ce compagnon méprisait d'une belle ardeur toutes les idées qu'il ne partageait pas, et c'est un plaisir de séduire des ennemis de cette sorte jusqu'à jeter ainsi le désarroi dans leur esprit catégorique (Barrès, Jard. Bérén., 1891, p. 77). Une tolérance générale atténue [aujourd'hui] les rivalités de ces anciens ennemis [les artistes des différentes écoles]; (...) la complexité de la société répond à celle des styles; il y a des admirateurs pour tout (Hourticq, Hist. art, Fr., 1914, p. 439). S'ils [les régimes de dictature] mènent contre la liberté de la presse une lutte sans merci, c'est parce qu'ils voient dans la pensée indépendante leur ennemie peut-être la plus grande et la plus menaçante (Civilis. écr., 1939, p. 4407). Cf. aussi adversaire ex. 12.
2. [En parlant d'une chose] Ennemi de
a) [concr.] Adj. Cet autre, partisan du clair-obscur d'école, est ennemi de la teinte plate (Lhote, Peint. d'abord, 1942, p. 130).
b) [abstr.] Ennemi de la foi, de la liberté, de la philosophie. L'Ennemi des Lois (ouvrage de Barrès, 1893). Ce Rousseau malheureux par son propre génie (...) Triste ennemi des arts, et célèbre par eux (Michaud, Printemps proscrit, 1803, p. 73). Il est positiviste et ennemi acharné du catholicisme (Amiel, Journal, 1866, p. 530). Cf. aussi ami ex. 111 et 115.
Emploi adj. Je vois que vous personnellement, vous êtes ennemie du mariage, et que vous pensez qu'il ne faut jamais se marier (Duranty, Malh. H. Gérard, 1860, p. 32). Ennemi de la débauche, portant un cœur sentimental qui emplissait ses yeux songeurs et magnifiques, il détestait et méprisait les filles (Pesquidoux, Livre raison, 1925, p. 211).

B.− P. anal. Chose qui, par sa nature, est en opposition avec une autre chose et peut nuire à celle-ci.

1. [À propos de choses concr.] Les rides, ces redoutables ennemies de la beauté (Brillat-Sav., Physiol. goût, 1825, p. 146). On ne peut se figurer avec quelle rage l'eau attaque son ennemi [le brasier] (Hugo, Rhin, 1842, p. 150). À côté de la force centripète, se dresse une force antagoniste, une ennemie née : la force centrifuge (Maeterl., Gde loi, 1933, p. 77).
Emploi adj. Les couleurs opposées sont souvent moins ennemies que les nuances d'une même couleur (Michelet, Journal, 1821, p. 169). Les savants conflits de sons ennemis qui se combattent d'abord pour s'embrasser ensuite (Berlioz, À travers chants, 1862, p. 42). Une sombre toison ennemie du peigne (Bloy, Femme pauvre, 1897, p. 247).

2. [À propos de choses abstr.] Les catholiques, et j'en ai connu de très-sincères, m'ont crié que, dans ces trois termes, il y en avait un qui tuerait les deux autres. La soif de connaître est suivant eux, l'ennemi et le destructeur impitoyable du besoin de croire et du plaisir d'aimer (Sand, Hist. vie, t. 4, 1855, p. 304). L'ennemi mortel de l'âme, c'est l'usure des jours (Rolland, J.-Chr., Adolesc., 1905, p. 343). L'Église a (...) fort bien pressenti le redoutable ennemi que devait être pour elle (et devenir de plus en plus) la science (Gide, Feuillets, 1937, p. 1287).Loc. proverbiale. Le mieux est l'ennemi du bien. On gâche une chose assez réussie en voulant l'améliorer.

source : http://www.cnrtl.fr/definition/ennemi

Voir les commentaires

Claire Lejeune - Toi

Publié le par antoiniste

Toi
je te cerne
toi mon autre
concerné par moi seule

je t'accuse
toi
mon empêchement
mon obstacle à moi
que vais-je faire de toi

mon encre de silence
mon rocher noir
j'ai cent naufrages contre toi
qui me font ce soir un courage

toi
mon imminence
mon impossibilité
ce soir pleine
juste à terme

seule
à te porter
toi ma démesure
mon mutisme
seule à ne pouvoir te vaincre
à ne pouvoir être vaincue

Claire Lejeune, Mémoire de Rien, Le pourpre,
Editions Labor - Espace Nord, p.77

Voir les commentaires

Le Développement de l'Enseignement du Père, L'incompatibilité de l'amour du monde et de l'amour de dieu (p.74)

Publié le par antoiniste

Le Développement de l'OEuvre Révélée, L'incompatibilité de l'amour du monde et de l'amour de dieu (p.74)

    Nous avons parfois de nobles intentions, dont il pourrait résulter un grand bien, et nous les falsifions en en effectuant les actes à travers la matière, en nous appuyant sur notre intelligence qui y met toujours l'obstacle ; c'est elle qui nous fait dévier du vrai bonheur en nous en montrant un autre qui n'excite qu'en apparence et ne sera pour nous que déception car elle ne nous encourage à travailler à l'avancement de notre semblable que parce que nous y croyons le nôtre.

Le Développement de l'Enseignement du Père, L'incompatibilité de l'amour du monde et de l'amour de dieu, p.74

Voir les commentaires

E.M. Cioran - Ebauches de vertige - p.45

Publié le par antoiniste

    La base de la société, de toute société, est un certain orgueil d'obéir. Quand cet orgueil n'existe plus, la société s'écroule.

        E.M. Cioran, Ebauches de vertige
        Folio - 2E, p.45

Voir les commentaires

Le Développement de l'Œuvre Révélée, Arbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité (p.327)

Publié le par antoiniste

    C'est donc la méchanceté seule qu'il nous faut purger pour nous libérer.

Le Développement de l'Œuvre Révélée, Arbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité, p.327

Voir les commentaires

Le Développement de l'Œuvre Révélée, Arbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité (p.327)

Publié le par antoiniste

    C'est donc la méchanceté seule qu'il nous faut purger pour nous libérer.

Le Développement de l'Œuvre Révélée, Arbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité, p.327

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 > >>