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paul pillault

Encart dans Le Fraterniste (Revue générale de psychosie)(de Paul PILLAULT & Jean BÉZIAT)

Publié le par antoiniste

Encart dans Le Fraterniste (Revue générale de psychosie)(de Paul PILLAULT & Jean BÉZIAT)

    M. Pillault reçoit les malades les mar-
dis, mercredis, vendredis et samedis à
8 heures du matin et à 2 heures précises
du soir. Ses soins sont gratuits.              
    L'Institut est ouvert à tout le monde,
malade ou non, aux jours et heures ci-
dessus indiqués.                                
   Les visiteurs sont invités à assister à
la Conférence que fait M. Béziat le matin
à 9 heures.                                         

Encart dans Le Fraterniste (Revue générale de psychosie, de Paul PILLAULT & Jean BÉZIAT)

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Le Fraterniste et Le Petit Fraterniste

Publié le par antoiniste

Le Fraterniste (9 février 1911)

Numéro du 9 février 1911 du Fraterniste,
Organe de l'Institut général psychosique : revue générale de psychosie / dir. Jean Béziat / adm. Paul Pillault

Le Fraterniste (9 février 1911)

numéro du 1er septembre 1922

Le Petit Fraterniste. Spiritualisme moderne, scientifique et philosophique (faisant suite au Fraterniste)

 « Les morts ne sont pas des absents, mais des invisibles. » Le Petit Fraterniste se plaît à répéter dans ses pages cette affirmation de Victor Hugo qui, de son exil de Jersey puis de Guernesey, interrogeait volontiers les tables tournantes.
Le Petit Fraterniste traite en effet, comme il l'affirme au-dessus de son titre de « Psychosie… Spiritisme… Philosophie ». Les débuts du périodique sont modestes. Lors de son lancement, il se présente, sous la forme de deux feuilles ronéotypées, écrites sur deux colonnes, « en manuscrit au limographe » précisera son directeur Henri Lormier. Le premier numéro ne comporte encore aucune date, aucune adresse.
La justification du néologisme « fraterniste » par son directeur n'éclaire guère des esprits peu initiés sur le « psychotisme ». Cette déclaration relève surtout d'un idéalisme aux accents naïfs prêchant l'amour et la fraternité : « Il faut donc être fraterniste, c'est-à-dire tolérant, bon secourable, charitable, patient et doux. Et pour être bon fraterniste, il faut savoir aimer mieux son prochain que soi-même. Plus il y aura de fraternistes, plus il y aura d'amour de bonté, de charité. Cette trinité est la seule vraie, elle est divine, elle est tout. »
Le second article est beaucoup plus révélateur des intentions de ce périodique. Il s'agit d'une longue lettre de Jean Béziat, guérisseur de son état. Créateur du psychosisme, une doctrine étudiant l'influence du monde de l'occulte sur l'homme, il évoque sa vie, ses « travaux » depuis qu'il a quitté le Nord en 1914. Le numéro 2 du Petit fraterniste, daté du 15 mai 1922, lui permet d'expliquer le psychotisme. Cet exposé doctrinal est complété par une liste de périodiques recommandés aux lecteurs : essentiellement des publications de Kardec, fondateur de la Revue spirite, de Léon Denis, président d'honneur de l'Union spirite française, Gabriel Delanne. Dans les numéros suivants, le journal révèle aussi que les activités de Béziat ne font pas l'unanimité. L'homme est en effet poursuivi pour la troisième fois pour ses activités de guérisseur.

La forme de la publication ne devait être que provisoire. Lormier l'avait déjà annoncé dans le premier numéro : « Plus les lecteurs seront nombreux, plus vite le journal sera imprimé. » Celui-ci l'est à partir du 1er août 1922. Vendu 50 centimes le numéro, il comporte quatre pages de format 25 x 32 cm, et imprimées sur trois colonnes par G. Boyau, rue Méaulens à Arras. Son siège est situé chez Lormier, 12, rue des Bouchers-de-Cité et il paraîtra le 1er et le 15 de chaque mois.
Sous le titre deux citations : « Je suis homme et rien de ce qui touche à l'humanité ne doit m'être étranger » du poète latin Térence, et « La plus grande maîtrise est celle de soi-même » de Léonard de Vinci 1452-1519, mais aussi deux invitations « Lire, relire et méditer », « Conserver avec soin chaque numéro ».
Son objet est devenu le « spiritualisme moderne scientifique et philosophique » que Lormier explique avec les mêmes mots dans une nouvelle profession de foi : [Les] « croyants, au spiritualisme raisonné, logique, se font un devoir d'exposer leur foi et leur morale : Aimer et toujours faire le bien, consoler, encourager, aider les faibles, secourir la détresse, en un mot, remplir utilement sa vie de passage sur terre devant servir d'instruction à ceux qui restent après eux. […] Pas de sectarisme, pas de dogme philosophique, des pensées exposées, des idées développées, un encouragement constant dans la voie évolutive de tout progrès et surtout de toutes les croyances. »
Quelque trois mois plus tard, le 15 novembre 1922, le directeur de la publication affiche sa satisfaction : « Le succès s'affirme, l'œuvre grandit ! ». Il ajoute que le périodique fidélise 400 abonnés. Cette réussite lui permet, à lui ou aux théoriciens de la « psychosie », de voir plus grand. Le Petit Fraterniste redevient Le Fraterniste. Ce journal « d'avant-guerre », fondé par Jean Béziat, « reprend après un sommeil forcé, une léthargie dont il sort victorieux » annonce triomphalement l'Arrageois (1).
Comme pour mieux prouver qu'il s'agit d'une renaissance, la première livraison du Fraterniste d'après guerre, datée du 1er janvier 1923, porte le n° 193. Une des boucles de la première lettre de son titre écrit en cursives porte la date de sa fondation : 1910. Son directeur-gérant est toujours Henri Lormier, mais son « directeur psychotique » est Jean Béziat, guérisseur d'Avignon.
De format 45 x 62 cm, ce périodique, imprimé sur six colonnes par Crépin et Louven à Douai, se présente comme l'« organe de l'institut général psychosique ». Tous les 1er et les 15 de chaque mois, il proposera des « études scientifiques et sociales [sur le] psychisme, l'occultisme, le pacifisme, le féminisme, la psychologie ». Le prix de l'abonnement au « plus grand journal de conquête spiritualiste et d'études métapsychiques » est de 12 F, soit 0,60 F le numéro. Le siège est toujours à Arras, mais le périodique annonce deux bureaux, à Paris et à Lyon, qui correspondent à l'adresse de deux guérisseurs magnétiseurs.
La Une s'ouvre généralement par un article de Jean Beziat. Les autres chroniques sont signées : Albin Valabrègue, L. Ferrand, Saltzmann, guérisseur magnétiseur, mais aussi Marinette Benoit-Robin... Le Nord est-il une terre plus sensible aux théories du psychotisme que le Pas-de-Calais ? Lormier qui fait régulièrement le point sur les activités des cercles fraternistes, parle de réunions à Douai, à Cambrai, à Valenciennes, à Saint-Saulve, mais n’évoque aucune ville du Pas-de-Calais. Le dernier numéro consultable aux Archives départementales du Pas-de-Calais date du 1er janvier 1924, mais la publication se poursuit au moins jusqu’à ma veille de la Seconde Guerre. Sin siège est alors 178, rue du Faubourg à Sin-le-Noble.

(1) Nous n’avons trouvé aucun exemplaire de ce Fraterniste d’avant-guerre aux Archives départementales du Pas-de-Calais. Par contre, la médiathèque de Lille en possède quelques exemplaires (Jx 88 : 1911, février à juillet 1914 [manque mai])

Source : https://www.presselocaleancienne-hdf.fr/fiche/789

Le Fraterniste et Le Petit Fraterniste

Le Petit Fraterniste (in Revue scientifique et morale du spiritisme, v25, 1922)

Le Fraterniste et Le Petit Fraterniste

Le Fraterniste, un des derniers numéros (janvier 1939)

    Jules Berthelin fonde Le Biéniste en avril 1922 avec Mme Dubuc et Mlle Duval, secrétaire de Paul Pillault. Des questions matérielles, la perversité de certaines personnes qui ne savent pas résister à l'attrait de l'argent, nuisent à l'essor du mouvement, le journal sombre.
    Le Fraterniste reprend sa parution imprimée en janvier 1923. Le Petit Fraterniste a paru lui du 1er mai 1922 au 15 juillet 1922 en version manuscrite et du 1er août au 15 novembre 1922.

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Sin-le-Noble : quand l’Institut des forces psychosiques damait le pion à la médecine

Publié le par antoiniste

Par La Voix du Nord | Publié le 05/05/2016

Sin-le-Noble : quand l’Institut des forces psychosiques damait le pion à la médecine

Au début du XXe siècle, le mineur Louis Antoine réalise qu’il est doté d’un pouvoir particulier : celui de soigner avec les mains. Un mouvement est alors formé en son nom, tout en s’inspirant du spiritisme : l’Antoinisme. Ses membres ont foi en la guérison médiumnique.

Intéressé par ces pratiques, c’est à Sin-le-Noble, rue Saint-Joseph, que le spirite Jean Béziat fonde quelques années plus tard l’Institut des forces psychotiques. Les soins proposés sont bien différents des codes de la médecine traditionnelle. Il sera très vite rejoint par Paul Pillault et Lormier, deux autres médiums guérisseurs.

L’Institut, ouvert quatre jours par semaine, connaît un succès tel qu’il accueille environ trois cents patients par jour ! Un autre institut, fondé à Béthune, a même été traduit devant le tribunal correctionnel par le Syndicat des médecins, mécontent de voir sa clientèle déserter ses cabinets au profit d’une médecine spirite.

Des photos de patients posant devant l’Institut étaient utilisées pour faire des cartes postales qui leur permettaient d’entretenir une correspondance avec leurs proches. Ainsi, au revers de l’une d’elles on peut lire : « Cher Octave, mon père a été hier à Douai – Sin-le-noble. À maintes reprises, il a pensé à toi pour envoyer sa photographie. il a été trouver un médecin qui guérit tout. Il y a été avec Ernest et François Lallemand. Le guérit tout a dit qu’il s’en allait les guérir et cette nuit mon père n’a plus toussé du tout. il n’est pas bien placé, je crois bien que tu le reconnaîtras. »

L’Institut fermera peu après la Première Guerre mondiale.

Source : https://www.lavoixdunord.fr/archive/recup%3A%252Fregion%252Fsin-le-noble-quand-l-institut-des-forces-psychosiques-ia16b0n3488120

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Les instituts psychosiques - 1 - Jean Béziat

Publié le par antoiniste

Les instituts psychosiques - 1 - Jean Béziat

Illustration : SIN LE NOBLE - Institut des Forces Psychosiques

    La conception spirite du "médium-guérisseur" est particulièrement claire dans le Fraternisme, où les médiums de cette catégorie occupe la première place. Il semble que cette secte y prend même ses origines selon ce qu'écrit Paul Pillault en 1913 :
    Il y a à peine 5 ans, à Auby, dans mon bureau, et parfois chez moi, j'essayai mes propres facultés de guérisseur que mon bon frère de l'espace [sic], Jules Meudon, a découvert en moi, et qu'il me proposait d'utiliser. J'eus quelques succès de cures, de la cécité au simple mal de tête. Content des résultats obtenus, je décidai de mettre les facultés guérisseuses à autant de compagnon que possible. A ce moment, notre directeur, Jean Béziat, se joint à moi pour former l'Institut général psychosique à Sin-le-Noble (près de Douai), qui devint l'Institut des Forces psychosiques ne. 1, et qui, en 1910, commença la publication de notre journal, Le Fraterniste. (Le Fraternite, 26 décembre 1913).
    Continuant le travail de guérison, ils commencèrent de plus ample préoccupations (nous ne disons pas plus élevé, car pas beaucoup plus de "moralisme" humaniste n'entre en action), comme le montre la citation de Béziat :
    Nous encourageons la science de mettre en pratique les recherches sur le spiritisme, et si nous l'amenons finalement à y prendre un intérêt, il le trouvera. Et quand la science l'aura trouvé et prouvé, c'est l'humanité entière qui s'en trouvera heureuse. Donc Le Fraterniste n'est pas seulement le journal le plus intéressant, mais aussi le plus utile dans le monde. C'est par Le Fraterniste que l'on peut atteindre la tranquilité et la joie de l'Humanité. Quand les fondements du spiritisme auront été démontrés, ainsi qu'établis, la question social s'en trouvera presque résolue. (Le Fraterniste, 19 décembre 1913. Notons que le pacifisme et le féminisme sont des sujets de prédilections du journal).
René Guénon, The Spiritist Fallacy, p.287
source : GoogleBooks

    René Guénon cite encore d'autres écoles spirites indépendantes fondées ou dirigées par des "médiums-guérisseurs" comme M.A. Bouvier de Lyon qui publia le Journal La Paix Universelle, et qui rejoindra ensuite les Fraternistes. Il fera sécession en 1928 en fondant un Institut Psycho-Magnétique à Sens (Yonne).

    Signalons que Paul Pillault et Jean Béziat, avec Jules Jesupret éditeront à Douai en 1909, un livre disponible sur le site : institutspirite.com. Jules Jésupret est encore l'auteur de Catholicisme et Spiritisme.

 

Les instituts psychosiques - 1 - Jean Béziat

Sin-le-Noble - Institut des Forces Psychosiques - Entrée


    Jules Jésupret devient spirite en 1874. Il rencontre Jean Béziat et forme à Sin-le-Noble en 1912 un Institut Psychosique. Puis une branche s'ouvre à Béthune.
    Au 1er août 1914, trois guérisseurs (Pillault, Béziat, Lormier) soignent ensemble une moyenne de 300 malades par jour. Certains jours, on compta plus de 500 malades et visiteurs. Chaque matin, à 10 heures et chaque après-midi, à 15 heures, une Conférence d'initiation était faite par le Secrétaire général, M. Breye ; les soins étaient donnés gratuitement. Le Secrétaire général se déplaçait dans d'autres instituts qui fonctionnaient grâce à des guérisseurs accrédités par l'Institut Général, à Lille, Lens, Soissons, Nœux-les-Mines, Aubervilliers, etc.
     Des Fraternelles s'étaient créées, ayant pour but de réunir les adeptes des Forces Psychosiques, d'y entretenir la solidarité et la fraternité entre les malades guéris. Quatre-vingt-douze groupements se créent ainsi, La Fraternelle la plus éloignée est à Alexandrie (Egypte) ; une autre est à Nottingham (Angleterre). La Fraternelle de Vendin-le-Vieil atteint 300 membres.
    Instituts et Fraternelles ont, dès 1910, un organe de liaison : « Le Fraterniste ». Tirage : 7.000 ; abonnés : 6.000, hebdomadaire, format quotidien sur 4 pages.

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