L'Église vieille-catholique reste ancrée dans la tradition catholique. Elle connaît par exemple les mêmes sacrements que l'Église catholique romaine et tire d'ailleurs son origine apostolique de la même Église catholique romaine par Monseigneur Dominique Marie Varlet. Ses pratiques se sont cependant éloignées de celles de l'Église romaine sur plusieurs plans et cela à différents degrés selon les pays.
Ainsi, en Suisse, Pays-Bas, Autriche, Belgique et en Allemagne, cette Église admet les prêtres mariés, l'ordination des femmes, les remariages après divorce, la contraception artificielle et même (localement) les bénédictions de couples homosexuels. Ce sont des choses que l'Église catholique romaine rejette (excepté le mariage des prêtres: dans certaines communautés orientales, ou dans le cas de prêtres anglicans ou orthodoxes mariés qui se convertissent au catholicisme, et qui conservent leur sacerdoce et leur mariage).
Beaucoup de ses prêtres et évêques actuels sont issus de l'Église romaine. De ce point de vue, l'Église dite vieille-catholique se présente comme une alternative à l'Église de Rome.
La Mission vieille-catholique en France se trouve sous l'autorité de l'évêque catholique-chrétien de Suisse en tant que délégué de la Conférence internationale des évêques de l'Union d'Utrecht (de l'IBK).
L'Église vieille-catholique est en inter-communion avec les Églises de la communion anglicane. À ce titre, les ministres ont capacité à servir l'une ou l'autre communauté selon les circonstances. Elle est aussi membre fondateur du Conseil œcuménique des Églises.
L'Église vieille-catholique est active dans une vingtaine de pays et compte environ 500 000 fidèles. Le primat d'honneur est l'archevêque d'Utrecht. Une conférence épiscopale internationale se tient tous les deux ans.
site : http://evangile.numeriblog.fr/la_petite_eglise_apostoli/
Ce besoin de perfection était tel d'ailleurs qu'il l'a empêchée d'entrer dans l'Église qui, étant l'oeuvre des hommes, porte les stigmates de l'imperfection.
Albertine Thévenon, p.12 in Simone Weil, La condition ouvrière (1951) source : classiques.uqac.ca
D'où naît la nécessité d'une énergie spéciale ou d'une nouvelle propriété qui opère par son efficace cette union infinie ; et cette énergie, cette propriété qu'implique la substance, c'est l'amour.
F. Lamennais, Esquisse d'une philosophie t.1, p.49
Un court poème persan nous dit : - la nuit dernière une voix a murmuré à mon oreille : "Une voix qui la nuit murmure à votre oreille, ça n'existe pas."
Jean-Claude Carrière, Le cercle des menteurs, Contes philosophiques du monde entier France Loisirs, Paris, 1998 (p.89)
Deux statues dans un jardin de la ville, l'une masculine et l'autre féminine se font face depuis plusieurs siècles lorsqu'un jour un ange descend du ciel et leur murmure : - « Vous avez été exemplaires pendant toutes ces années et je vais vous faire un cadeau : je vous donne la vie, mais pour une demi-heure seulement. »
Aussitôt les deux statues s'animent et se rapprochent l'une de l'autre.
D'un même élan, elles se lancent dans un buisson ... On entend quelques bruits d'agitation, des branches qui cassent, des rires, des cris étouffés. Au bout d'un quart d'heure, les deux statues ressortent du buisson, le sourire aux lèvres.
Il vous reste encore du temps, leur dit l'ange. Vous devriez en profiter… La statue féminine se tourne vers son partenaire et lui dit :
- « D'accord, mais cette fois, c'est toi qui maintient le pigeon par terre et c'est moi qui lui chie dessus ! »
Même la mort de ma grand-mère, dois-je la regretter ? Humainement, pour moi, elle a été à l'origine d'un immense naufrage. Mais où en serais-je, si je n'avais pas connu cette aventure, avec ses souffrances et son enrichissement ? Tel que je suis, rompu et sans force, épave, j'ai l'impression tout de même d'avoir, à travers ce désastre, accédé à un peu plus de lumière, de tenir entre mes mains un peu plus de vérité...
Maxence Van der Meersch, Masque de chair Albin Michel, Paris, 1958 (p.23)
Même la mort de ma grand-mère, dois-je la regretter ? Humainement, pour moi, elle a été à l'origine d'un immense naufrage. Mais où en serais-je, si je n'avais pas connu cette aventure, avec ses souffrances et son enrichissement ? Tel que je suis, rompu et sans force, épave, j'ai l'impression tout de même d'avoir, à travers ce désastre, accédé à un peu plus de lumière, de tenir entre mes mains un peu plus de vérité...
Maxence Van der Meersch, Masque de chair Albin Michel, Paris, 1958 (p.23)
Il est donc vrai qu'un monstre semblable existe ! Je ne peux en douter ; et, pourtant, je suis éperdu de surprise et d'admiration. J'ai parfois essayé de savoir de Frankenstein les détails mêmes de sa création ; mais il est, sur ce point, resté impénétrable. " Êtes-vous donc fou ? mon ami, me disai-til ; à quoi donc vous pousse votre suriosité irraisonnée ? Voudriez-vous aussi créer au monde et à vous-même un ennemi démoniaque ? Paix, paix ! apprenez mes malheurs, et ne cherchez pas à accroître les vôtres. "
Mary Shelley, Frankenstein (p.304) Flammarion, Paris