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Rouen (Louis Barron - Le nouveau voyage de France (1899))

Publié le par antoiniste

    L'industrie rouennaise, extraordinairement productive, composée d'immenses filatures, de fonderies et d'usines fabricant les métiers de tissage, déborde vers la campagne environnante, emplit de son activité maints bourgs et villages à demi champêtres, situés aux bords de la Seine et à la lisière des forêts de Roumare, de Rouvray et de la Londe, que le fleuve enveloppe de ses sinuosités. Un tramway longeant les rives aériennes et côtoyant les futaies sombres découvre au promeneur ces lieux charmants Canteleu, d'où l'immense vallée, avec tous ses contrastes de plaines vertes et de collines blanches, de lumière et d'ambre, se déploie sous les yeux ravis; Croisset, où vécut le grand écrivain Gustave Flaubert, dans une maison Manche, près de l'eau dont le bruit rythmique scandait son admirable prose et berçait son génie tourmenté; La Bouille, riante villégiature, séjour de repos et de plaisir, enchanté par toutes les grâces du fleuve.

Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
souce : gallica

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Reims (Louis Barron - Le nouveau voyage de France (1899))

Publié le par antoiniste

    En dehors de la ville populeuse, presque extra muros, se répandent les industries rémoises, filatures, usines métallurgiques, teintureries, tissages mécaniques des laines qui n'occupent guère moins de douze à quinze mille ouvriers, et, sans cesse actives et
laborieuses, ne laissent pas péricliter l'ancienne fortune de l'une des premières bourgeoisies de France. Les établissements des fabricants de vins de Champagne s'espacent aussi dans les faubourgs, sur un terrain crayeux, vague, morne, traversé devenues inachevées. Quelques-uns offrent l'aspect de châteaux véritables, entre autres celui de MM.Pommery, construit sur une légère éminence, encadré de tourelles à créneaux, élégant, pittoresque.

Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
souce : gallica

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vue d'ensemble du temple de Roanne

Publié le par antoiniste

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Roanne (Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899))

Publié le par antoiniste

    A Roanne, le canal latéral du Centre vient aider à la navigation du fleuve, et l'union de ces deux cours d'eau, bordés de quais spacieux, fait l'originalité de la ville, très industrielle et très commerçante. Roanne fabrique des mousselines, des draps, des calicots, des indiennes, d'autres tissus encore; il a des teintureries, des tanneries et des ateliers de céramique. Aussi la flânerie d'un touriste n'y serait pas moins déplacée que le vol d'un papillon égaré dans une ruche d'abeilles; gagnons au plus tôt du pied vers le paisible Bourbonnais.

Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
souce : gallica

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Henri Bonnet, Paris qui souffre, la misère à Paris - XIXe arrondissement

Publié le par antoiniste

    Le XIXe arrondissement est à la fois le hangar aux matériaux et le garde-manger de Paris. Les citadins du centre n'ont pas souvent occasion de s'y rendre ; à peine font-ils, une fois ou deux en leur vie, l'excursion des Buttes-Chaumont. Cependant le mouvement des affaires est aussi important qu'aux Halles et la foule qui se presse semble venir de toutes les régions d'alentour. Ici, nous ne sommes pas sur un territoire d'habitation hors duquel on travaille ; c'est un lieu d'industrie et de commerce actif, animé, bruyant, qui attire et captive. Cela du moins est vrai pour les deux premiers quartiers, la Villette et le Pont-de-Flandre qui sont en plaine ; les quartiers d'Amérique et du Combat ont d'autres traits.
    A la Villette, la première chose qu'on voit, c'est le canal qui coupe en deux le quartier, et ensuite se prolonge dans le Pont-de-Flandre qu'il sectionne en croix. Puis, les Magasins Généraux, les établissements de la Douane et de l'Octroi, la direction des Pompes Funèbres, les ateliers de la Compagnie des Petites Voitures, le dépôt des Omnibus, la raffinerie Lebaudy, et dans le Pont-de-Flandre, mais pas très loin de la Villette, la raffinerie Sommier et l'usine à gaz. On a idée déjà du monde qui circule et travaille. Il faut plusieurs milliers de tombereaux ou de camions pour le transport de tout ce charbon, de tout ce bois de construction, de toutes ces farines, de tous ces matériaux, ciments, plâtres, pierres meulières, briques, tuiles, produits chimiques et de ces pierres de taille qui sont venues par le canal. Tout ce qui est lourd vient à Paris par voie fluviale, parce que ce mode de transport est moins cher qu'un autre. Il a fallu des conducteurs à ces bateaux, il faut des bras pour la décharge. Les quais de Seine, de la Loire, de l'Oise et de la Marne offrent une animation qui ne cesse qu'avec le jour. Le quartier compte 50.000 habitants, mais il convient d'y ajouter la population des bateaux qui sans doute n'est pas fixe, puisqu'elle ne cesse de se renouveler, mais qui s'élève à plusieurs milliers d'âmes. C'est un des points les plus vivants de Paris.
    Le Pont-de-Flandre a beaucoup moins d'habitants, 15.000 environ. La plus grande part de son territoire est prise par les abattoirs, l'usine à gaz et le canal. L'animation y est intense. De toutes parts, par rues, par chemins de fer et par canaux arrivent au marché les moutons, les boeufs et les porcs, que les bouchers de gros et de détail attendent un peu plus loin. A peu près toute la viande que l'on débite à Paris est ici préparée et vendue. Dans la rue de Flandre, il n'existe pour ainsi dire pas une maison où l'on ne voit un boucher, un charcutier ou un tripier. Les débits de vins sont aussi très près les uns des autres, et à l'intérieur, derrière des grillages élevés pour cela, se traitent, entre agriculteurs et marchands, des ventes importantes que l'on règle sur place, en argent. — Sur les quais on décharge des peaux, des blancs minéraux et surtout du charbon, pour l'usine à gaz. — Dans la rue de Flandre, l'Urbaine a un dépôt de voitures et de nombreux intermédiaires ont ouvert des bureaux de placement.
    A vrai dire, toute cette foule, qui travaille ou fait commerce aux abattoirs ou au marché, n'habite pas le quartier. Ce sont ou des commerçants de la ville, ou des propriétaires de la campagne, ou des ouvriers, meneurs de bestiaux, tueurs, maîtres ou garçons d'échaudoirs qui, la plupart, habitent Pantin ou Saint-Gervais. La population qui réside ressemble beaucoup à celle de la Villette. Ce qui domine, ce sont les ouvriers et ouvrières des sucreries, les débardeurs, les charretiers, palefreniers, laveurs de voitures, tous gens dont le travail est dur et qui dépensent de la force. Il y a de bons métiers. Ainsi, les conducteurs de fardiers, qui dirigent de cinq à huit chevaux, reçoivent de bons salaires et des pourboires sérieux dans les chantiers où ils déchargent leurs pierres. Il y a des ressources en nourriture, car les bas morceaux dont ne veulent pas les bouchers au détail sont laissés à bon compte aux journaliers des abattoirs. Malgré cela, ceux, qui manquent du nécessaire sont nombreux. Les institutions du genre de celles qui sont encouragées ou dirigées par les Compagnies des Chemins de fer, telles qu'économats, caisses de secours, de prêt et d'épargne font ici défaut. Les salaires, si gros qu'ils soient parfois, sont absorbés au jour le jour ; en sorte que le chômage et la maladie sont de véritables fléaux. L'abus des boissons fortes si excusable, mais en même temps si dangereux, pour cette population de travailleurs, apporte encore une nouvelle source de misères. Cependant, dans le Pont-de-Flandre et la Villette le travail manque rarement ; c'est pour cela, sans doute, qu'il y a tant d'ouvriers étrangers, surtout des Italiens, des Belges et des Allemands. Les paresseux, les individus sans profession sont la très rare exception. Ils ne sauraient à qui parler pour dire leurs malheurs. On est de la Villette et l'on a tant à faire, qu'à peine de loin en loin, peut-on descendre dans Paris. Les lieux les plus nécessiteux sont : à la Villette, passage Choquet où se sont établis des chiffonniers ; rue de Tanger, rue de Flandre, rue Riquet, et beaucoup plus haut dans la rue de Flandre, passage Joinville, où dominent les nombreuses familles de raffineurs, rue d'Allemagne, rue de Meaux et rue Petit où l'on rencontre beaucoup d'inscrits du bureau de bienfaisance. Au Pont-de-Flandre, les rues de Nantes, de l'Argonne, Rouvet, le passage Auvry sont une agglomération de malheureux, composée surtout de débardeurs et de sucriers. Et partout, dans l'ensemble des deux quartiers, on subit le contre-coup des accidents de la vie de Paris. Un arrêt dans la batellerie, dans la construction, ou dans l'aisance générale, et tout ce monde en souffre. Les demandes de secours doivent se produire par violentes poussées à la suite d'événements ou de phénomènes sociaux qu'il est difficile, pour ne pas dire impossible, de prévoir, mais qu'on pourrait tenter d'étudier.

Henri Bonnet, Paris qui souffre, la misère à Paris (1907)
source : Gallica

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Quartier La Villette

Publié le par antoiniste

Histoire du quartier du Temple de la rue du Pré Saint-Gervais, au Nord-Est de Paris-19e arrondissement :

Dans le courant du XIXe siècle, plusieurs circonstances ont contribué à donner à La Villette une énorme activité industrielle : d'abord le percement des trois canaux, puis l'ouverture du chemin de fer de l'Est, enfin la translation qui a été effectuée dans cette région du marché de Sceaux deux fois séculaire et la création du plus important des abattoirs parisiens. Tout cela n'aurait pas suffi à faire de l'arrondissement un lieu de délices si, par une heureuse compensation, le second Empire ne lui avait accordé une promenade charmante en transformant en parc les carrières par trop sauvages des Buttes-Chaumont. Et la troisième République, à son tour, l'a doté de larges voies, d'établissements municipaux et scolaires confortables, de moyens de transports aisés et abondants.

Pour en finir avec les généralités, disons encore qu'en 1859, La Villette fut une des rares communes qui ne considérèrent pas comme un bienfait leur annexion à Paris.
Des protestations, nombreuses autant que véhémentes, constituèrent le dossier de l'enquête de commodo que le gouvernement avait ordonnée, pour la forme. Les arrivages par wagons ou bateaux, y était-il dit, font de La Villette le véritable entrepôt de Paris; l'annexion sera une calamité, une ruine pour les négociants; la vie devenant plus coûteuse, les salaires devront être augmentés, etc.

source : http://www.cosmovisions.com/monuParis19.htm

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Paris - 19e arrdt, Bassin de la Villette, rive est

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source : Base Mémoire

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Paris - 19e arrdt, Rue de la Marne (Marcel Bovis)

Publié le par antoiniste

source : Base Mémoire

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vue d'ensemble du temple de Paris XVIIe

Publié le par antoiniste

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Quartier Batignolles-Monceau

Publié le par antoiniste

Histoire du quartier du Temple du Passage Roux, au Nord-Ouest de Paris-17e arrondissement  :

Les Batignolles, au nord de Monceau était le quartier le moins peuplé et appartenait à la commune de Clichy. Nous n'avons pas d'exactitude quant à l'origine de son nom mais il dérive peut être de "bastillole" ou de "bastidiole", petite bastide ou petite maison de campagne. Ce lieu dit commença à se développer au Premier Empire avec la construction par la Société des entrepreneurs Navarre et Rivoire, de petites maisons de campagne avec jardinet, puis de grands immeubles destinés à des personnes encore plus modestes. En 1827, le quartier qui faisait alors partie de la Commune de Clichy était surpeuplé. Ses habitant demandèrent alors de faire sécession afin de se constituer en commune. Cela leur sera accordé en 1830 par un édit de Charles X qui crée une nouvelle commune baptisée "Batignolles-Monceau". Celle-ci sera finalement annexée en grande partie à la ville de Paris et intégrée à l'arrondissement, tandis qu'une autre portion de son territoire réintègrera la commune de Clichy.

source : Wikipedia

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