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Maxence van der Meersch, Corps et âmes - Il n'y a pas de maladie, il n'y a que des malades

Publié le par antoiniste

    " Il faut tout voir, disait-il. Une maladie des rein, ça réagit sur le coeur, le foie, et le cerveau. La belle affaire, d'avoir un rein en main ! Il n'y a pas de maladie locale ! Et même, il n'y a pas de maladie, il n'y a que des malades. Vos manuels vous donnent des listes de symptômes pour chaque maladie : c'est de la blague. On ne trouve jamais tous les symptômes, et on trouve toujours d'autres symptômes étrangers à côté. Vous verrez ça avec l'expérience, Doutreval. Et c'est pourquoi il y a bien des médecins médiocres : ils se sont fiés aux manuels. Je prétends que tout étudiant en médecine devrait au moins avoir été externe dans un hôpital. L'externe a vu des malades, les a surveillés lui-même longtemps, soigneusement, à son aise, sans avoir derrière le dos un professeur ni des camarades. Il a pu s'intéresser. Il a "pratiqué". Avec les systèmes actuels trop d'étudiants deviennent médecins sans avoir guère vu de patients ! Rares, oui, assez rares somme toute sont ceux qui ont la possibilité de faire de longs séjours dans les hôpitaux, d'étudier les hommes, les cas... "

Maxence van der Meersch, Corps et âmes, p.257
Le Livre de Poche, Paris, 1943

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Roger Bacon - L'expérience

Publié le par antoiniste

    Aucun discours ne peut donner la certitude, tout repose sur l'expérience.

Roger Bacon (1214 - 1294), surnommé Doctor mirabilis (« Docteur admirable »)

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Maxence van der Meersch, Corps et âmes - Alimentation malsaine, toxique, irritante

Publié le par antoiniste

    Il faut l'épuisement, l'affaiblissement du sujet, pour que le microbe puisse se greffer sur lui.
    Cet affaiblissement des défenses naturelles, de nos jours, est le plus souvent causé par une alimentation malsaine, toxique, irritante (viande, charcuterie, sucre, alcool), qui surexcite un moment, fait croire à un surcroît de force, mais gaspille les énergies du sujet, l'acidifie, le désarme devant le bacille de la tuberculose, comme devant tout autre microbe (typhoïde, diphtérie, septicémies).

Maxence van der Meersch, Corps et âmes, p.276
Le Livre de Poche, Paris, 1943

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Pourquoi remettre le problème dans les mains du Père

Publié le par antoiniste

    L. — Si vous associez votre pensée aux nôtres, Père, quand nous vous demandons les forces nécessaires pour accomplir notre tâche, ne sommes-nous pas promptement rassurés ?
    Le Père. — Le monde corporel n'est que le reflet du monde spirituel. Si pour exécuter une tâche, nous sommes deux, nous l'aurons terminée plus rapidement qu'en agissant seul. Il en est de même dans l'assimilation de nos pensées. C'est le travail de solidarité qui s'accomplit ici en raison de votre bonne foi en moi. Si même le nombre des adeptes était dix fois, cent fois plus grand, je pourrais toujours les seconder s'ils ont confiance en moi. Il est inutile que j'aie une pensée personnelle pour chacun. Je sais, s'il vous survient une épreuve, qu'elle vous est donnée plutôt comme récompense de votre travail et que votre bonne foi vous donnera la force de la supporter, vous fera faire un progrès que vous ne feriez pas en doutant de moi ; vous l'épargner, ce serait agir contrairement à la vérité et vous rendre un mauvais service, puisque sans épreuves il n'est point d'avancement. N'est-ce pas le croyant, par son désir de s'améliorer et d'avancer vers Dieu, qui doit passer à travers les épines ? Après, les roses lui seront réservées. Ne venons-nous pas d'entendre que le mal n'existe pas ? Ce sont les fluides de nos actes accomplis dans les temps les plus reculés qui font nos épreuves. Si, puissant dans les ténèbres, nos pensées du mal alourdissent notre atmosphère et si nous voulons présentement faire le bien, il nous faut démolir ces remparts que nous avons élevés autour de nous. Combien de malheureux ne se sont pas ainsi murés eux-mêmes comme dans une sorte de tour et qui dans la suite frappent, appellent vainement pour en sortir ! Voilà comment nous forgeons notre châtiment.

La Révélation, Lois dites de Dieu, p.49-50

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Maxence van der Meersch, Corps et âmes - A chaque épreuve

Publié le par antoiniste

    A chaque épreuve, un pas en avant.

Maxence van der Meersch, Corps et âmes, p.275
Le Livre de Poche, Paris, 1943

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Louis Antoine et la matière

Publié le par antoiniste

    Concernant la médicament, le Père s'en prive si il sent que le malade a assez de foi pour se soigner seul. Mais il lui arrive d'envoyer le malade au médecin si il ressent le contraire.
    Il n'y a avait que lui qui pouvait le faire. Et si vous vous sentez la possibilité de le faire, faites-le... mais à vos risques et périls : le Père aussi a affronter les tribunaux.
    En effet, le Père pouvait lui-même instiguer à recourir à la matière. Lire ou relire le paragraphe concernant la question de P. (p.90 de la Révélation) :

    P. — Nous ne devons jamais voir le mal, avez-vous dit. A ce propos permettez-moi d'aborder une question matérielle. Comment dois-je comprendre l'enseignement, si je suis propriétaire et que mes locataires ne me paient pas ? Si je le tolère, ne leur rendrai-je pas un mauvais service et ne pourront-ils en abuser ?
    Le Père. — Tout effet a une cause, nous le savons. Les personnes qui laissent des arriérés ne sont pas d'accord avec la justice. Mais si le propriétaire endure cette épreuve, c'est qu'il a une imperfection et qu'il lui faut ce genre d'épreuve pour la surmonter ; s'il s'imagine être dans la vérité, peut-il permettre à ses locataires de ne pas payer ? Non, mais il doit chercher la cause de leur retard. C'est peut-être la maladie du chef de famille ou un accident qui les empêche de s'acquitter de leur devoir. Dans ce cas, nous pouvons tolérer et exercer la charité, avoir pitié d'eux, loin de les persécuter et de les forcer ; rappelons-nous que rien ne se perd, qu'on obtient plus par la patience et la résignation que par la vengeance et nous aurons un double paiement, à la fois matériel et moral. Si, au contraire l'arriéré provient de la négligence, de la paresse ou d'autres défauts, comme d'excès dans le boire ou le manger, nous devons nous montrer justes, fermes, plus encore pour être utiles à ces malheureux que pour avoir ce qui nous est dû. Pas n'est besoin de se mettre en colère ou de recourir à des arguments peu honnêtes, car nous perdrions notre droit si nous voulions nous venger. Il est vrai que ce serait aussi se baser sur l'effet.
    Agissons avec amour le plus possible, pour leur remettre en mémoire qu'ils ont vis-à-vis de nous un devoir à remplir, pour que la pensée puisse le leur rappeler ; laissons leur la faculté de fixer la date où ils pourront s'acquitter envers nous. Mais s'ils ne respectent pas la loi qu'ils auront volontairement établie, nous pouvons les traduire en justice ; il est même de notre devoir de le faire pour ne pas leur rendre de mauvais services. En agissant ainsi, nous serons d'accord avec la loi divine autant qu'avec la loi humaine.


    Ainsi le Père conseillait de recourir à la justice en certains cas, lui-même n'étant pas juriste, avocat, ou juge. Ainsi on peut être sûr qu'un desservant nous conseille d'aller voir le médecin s'il ne se considère pas guérisseur dans la cas soumis à lui.

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les Cockerill et les Pastor, patrons de Louis Antoine

Publié le par antoiniste

les Cockerill et les Pastor, patrons de Louis Antoine

Illustrations issues du journal Le Temps (supplément illustré) du 23 septembre 1920
(sauf K.G.Pastor, issue de wikipedia allemand) 

 

les Cockerill et les Pastor, patrons de Louis Antoine    John Cockerill est né en Grande Bretagne, à Heslingden, en 1790. Il est venu en Wallonie à l’âge de 12 ans et a vécu au contact des ateliers de son père à Verviers et à Liège. La population de Seraing est alors de 1980 habitant. L'arrivée de John Cockerill, stimulé par Guillaume Ier des Pays-Bas qui lui a vendu le château de Seraing pour un prix symbolique, l'ancienne résidence d'été des princes-évêques pour y installer ses usines métallurgiques (il comprend l'habitation du Directeur-général, la bibliothèque, les archives, la salle réservée aux Assemblées générales des actionnaires, les différents ateliers de fabrication) va faire de Seraing la ville de l'acier. Il a fait édifier le 1er haut-fourneau au coke en 1823. A partir de 1817, on met à son actif, à Seraing, une fabrique de mécaniques à usage industriel, la fourniture de locomotives, un centre de formation et, surtout la création d’une Entreprise Sidérurgique Intégrée, la première en Europe. On le trouve administrateur ou commissaire des Hauts fourneaux de Seraing, de Châtelineau, d’Ougrée, de la Fabrique de Fer d’Ougrée, de la Banque de l’industrie du Hoyoux. Et, encore, d’entreprises textiles à Verviers, Tournai, Andenne, des Houillères de Herve, des charbonnages du Val Benoît. Il fonde des entreprises en France, Allemagne, Pologne.

    Konrad Gustav Pastor né le 2 juin 1796 à Burtschied (près d'Aix-la-Chapelle). Faisant partie de la communauté protestante de la région de Liège, il est enterré selon le rite évangélique.
    La communauté protestante de Seraing-Lize (quartier où se construira également le temple antoiniste) voit le jour en 1840. En 1852, l'église protestante, ainsi qu'une école, est construite, Amand Cacheux, envoyé par le comité de Bruxelles, en est le premier pasteur, jusqu'en 1885.

    Après une formation en Allemagne, Konrad Gustav Pastor entre en contact très tôt (1813) avec la famille Cockerill. La famille Cockerill-Pastor est particulièrement bien implantée à Aix-la-Chapelle. En 1813, Charles-James et John Cockerill épousent deux Aixoises, Caroline et Frédérique Pastor, filles du riche fabricant de Borcette. En 1825, Charles-James s’établit à Aix-la-Chapelle (au château de Behrensberg dans lequel son père meurt en 1832).
    En collaboration avec l'entreprise de ce dernier depuis 1817, il est envoyé en Angleterre en 1822 afin de connaître les détails de la fabrication de la première machine à vapeur de Gußstahl. Revenu à Seraing, il construira les hauts-fourneaux au coke et les fourneaux à puddler à charbon qui deviendra une usine de transformation du fer.
    Mais quel est le principe du haut fourneau ? Il résulte d’un long processus qui a débuté à l’âge de fer. C’est au 15e siècle qu’il prendra la forme représentée par le monument. À une température de plus de 1 537 °, on enlève l’oxygène, contenu dans le minerai de fer, en le brûlant avec du carbone (issu d’abord du charbon de bois et ensuite du coke – produit par le chauffage à 1000 ° de la poussière de charbon). Mais la fonte ainsi obtenue est trop cassante pour être travaillée. C’est pourquoi elle doit passer par l’affinage où on élimine les impuretés par oxygénation. On obtient ainsi de l’acier. Les deux premières étapes du processus se font à Seraing, mais l’aciérie est située à 20 Km en aval, à Chertal. La fonte en fusion y est transportée dans de gigantesques wagons thermos. Ces convois rougeoyant de jour comme de nuit sont bien connus des habitants de la région.

    Konrad Gustav Pastor est directeur de la métallurgie, puis en 1829, il devient, jusqu'en 1866, direles Cockerill et les Pastor, patrons de Louis Antoinecteur général des usines de Seraing.
    Avec la crise de 1839, en vue d’éviter la faillite, les hommes politiques liégeois poussent les autorités nationales à intervenir. En cas de fermeture des Etablissements Cockerill (30.000 ouvriers), la région liégeoise serait confrontée à une véritable catastrophe économique et sociale. L’idée de créer une société anonyme avancée en août 1839 est refusée par John Cockerill, qui se met en quête de débouchés et de crédits supplémentaires à l’étranger. Le 19 juin 1840, celui-ci meurt de la fièvre typhoïde à Varsovie, en laissant un passif très lourd. Embaumé, il est d’abord inhumé dans cette ville. En 1867 la dépouille est ramenée à Seraing et placée dans un caveau du cimetière de la rue de la Glacière. Ses héritiers, qui sont en même temps ses créanciers, acceptent de vendre certaines parties des avoirs. Ne trouvant aucun acheteur, les installations de Liège et de Seraing représentent l’apport majeur lors de la constitution de la S.A. pour l’Exploitation des Etablissements John Cockerill, créée le 20 mars 1842 et dirigée par l’Aixois Gustave Pastor, neveu et collaborateur de John Cockerill.
    En 1840, les usines sérésiennes comprenaient trois divisions principales : les houillères ; la fabrique de fer et les hauts fourneaux ; les ateliers de construction. Vingt-quatre and plus tard, elles constituent un exemple accompli d'un ensemble industriel intégré. Outre un vaste département administratif, elles rassemblent un important département de production regroupant six divisions spécialisées : depuis l'extraction des matières premières (houille, minerai de fer des gisements de Belgique, de Lorraine, du Grand-Duché de Luxembourg et d'Espagne) jusqu'à la construction des appareils les plus élaborés (locomotive, machines à vapeur, pièces d'artillerie. A cet ensemble, s'ajoutent le chantier naval d'Hoboken, une briqueterie et une cimenterie).
    De mai 1842 à avril 1843, les Etablissements Cockerill participent à la construction en fer du pont suspendu de Seraing, qui va demeurer en usage jusqu'en 1905. Concession privée, le passage du pont restera à péage jusqu’en 1898.
    De 1842 à 1869, il devient président du conseil d'administration des Entreprises.
    En 1849, à l'apogée de sa carrières, il construit un hôpital-orphelinat près de la gare de Seraing et du charbonnage Colard. EN 1857, à la suite d'une épidémie cholérique qui avait fait de nombreuses victimes à Seraing, l'administration de la Soéciété Cockeirll décida de fonder l'hôpital destiné à recevoir, non seulement les malades et blessés appartenant à ses propres usines, mais aussi ceux des usines avoisinantes. Cet établissement peut contenir 300 lits, le service en est confié aux Soeurs de St-Vincent-de-Paul, sous le contrôle du directeur-général de la Société.
    Dès 1863, la Société Cockerill se dote d’un convertisseur Bessemer. Dix ans plus tard, la création de l’Aciérie d’Angleur (Rossius et Pastor) rompt ce monopole et, la même année, la Société de Sclessin inaugure son convertisseur Siemens-Martin.
    En 1861, on décerne à Konrad Gustav Pastor le titre de citoyen d'honneur de la Belgique. Le 30 juin 1866, après 37 années vouées à l'extension de ces usines, auxquelles M. Pastor, âgé de 70 ans, avait consacré ses vastes connaissances, sa grande prudence et son expérience consommée.
    La population de Seraing fut derechef décimée par le choléra en 1866, de nombreux ouvriers, de nombreuses mères succombèrent à l'hôpital et y laissèrent un grand nombre d'orphelins. Ceux qui appartenaient au personel de la Société Cockerill y restèrent après que la maladie eut disparu. Le Conseil d'administration de la Société décida alors que ces enfants formeraient le noyau des pupilles d'un orphelinat, où seraient admis tous les enfants en bas-âge, d'ouvriers qui viendraient à mourir au service de la Société, ou qui, devenus veufs, seraient surchargés de jeunes enfants. La Société prit en même temps à sa charge le salaire du médecin attaché à ses usines et créa une pharmacie, qui délivre gratuitement les médicaments, non-seulement aux ouvriers, mais encore à leurs ascendants et descendants.
    En 1871, la Société fait construire des groupes de maisons ouvrières, le long de la Meuse, dans une position abondamment pourvue d'air, d'eau et de lumière, pour les ouvriers spéciaux de la fabrique de fer.
    EN 1873, la société érige de puissants élévateurs à vapeur sur la crête du mur d'eau du fleuve, permettant le débarquement rapide des minerais algériens et espagnols amenés d'Anvers par les canaux. C'est la petite portion, le reste, de beaucoup plus considérables, arrive par chemin de fer, d'Anvers et de Terneuzen, de Namur et du Luxembourg.
    De 1866 à 1887, pendant que Louis Antoine y travaille soit à Seraing, à Meiderich ou à Varsovie (en 1888, c'est M. d'Ignatius qui est agent de l'entreprise pour Saint-Pétersbourg), pour la partie mécanique, la construction des ponts, les objets de chaudronnerie indépendants des moteurs livrés, les navires et bateaux à vapeur, la Société Cockerill a exécuté dans ses divisions des forges, des ateliers de constructions mécanique, des chaudronneries et du chantier des constructions navales, une série de commandes portant le chiffre total de celles-ci, depuis la fondation des usines de Seraing, à 64.650 machines et installations diverses, plus 420 navires et bateaux de toutes formes et puissances.
    De 1866 à fin octobre 1886, les établissements de Seraing ont été dirigés par M. le baron Eugène Sadoine (1820-1904), administrateur-directeur général, qui, continuant l'oeuvre de son prédécesseur, les a amenés au degré de développement actuel. Agent de Cockerill à Saint Pétersbourg, il tisse des liens avec la Russie, fournissant des équipements de navires à vapeur construits dans les chantiers navals de Cockerill. Devenu directeur général des Ets Cockerill, il investit largement en Russie, y fonde d’importantes sociétés, chargeant les usines de Seraing de l’installation d’entreprises. En 1886, la Compagnie Cockerill fonde ses Aciéries de Varsovie et dans le midi de la Russie, la Société dniéprovienne. Puis, ce sont les charbonnages du Donetz. Sadoine fonde une agence anglo-belge en Chine.
    L'usine à fers de Seraing est alors l'une des plus considérables de la contrée. Elle produit par année 25 à 30.000 tonnes de fer et de tôles de la meilleure qualité pour les établissements Cockerill mêmes et pour sa clientèle extérieure. La population de Seraing est en 1888 de 30.000 personnes. La population des usines est d'environ 8.000 personnes, dont 360 employés.

    La catastrophe survenue le 8 décembre 1881 à la houillère Marie du charbonnage Colard dans le chantier de la couche “Déliée-veine” entre les étages 308 et 348 mètres est commémoré par la Belle Pierre, qui se trouve devant le temple Antoiniste de Serain-Lize. Le charbon Colard est destiné à l'approvisionnement des fours à coke de ce charbonnage, et à l'alimentation des aciéries et de la fabrique de fer. 69 mineurs y trouvèrent la mort. L’événement marqua fortement les esprits de la population à tel point qu’une souscription populaire permit l’érection d’un monument commémoratif. Celui-ci est un monolithe de calcaire de dimension exceptionnelle. Deux pics croisés, symbole du métier de mineur sont sculptés sur l’obélisque. Sur les quatre faces du socle de la stèle on peut lire les inscriptions qui expriment bien les sentiments de ceux qui voulurent le monument : Coup de feu grisou, 8 décembre 1881 / Travaille est le cri des heureux Travaille est bien facile à dire / Par souscription populaire Aux martyrs du travail / La Société qui a le travail pour base doit nourrir le travailleur et non pas le tuer.

    Konrad Gustav Pastor meurt à Liège le 20 janvier 1890, à 94 ans.
les Cockerill et les Pastor, patrons de Louis Antoine
    Après Eugène Sadoine, suivra Adolphe Greiner (né en 1842) à la tête de la Société, il mourra en prison le 20 novembre 1915, refusant que la Société travaille pour les Allemands. Son fils Léon Greiner (1877-1963), à son retour de déportation en novembre 1918, reprend les rênes.

    Les fils de Konrad Gustav Pastor, Georg Octave et surtout Gustav Leon Pastor (1832 - 1922), tous deux ingénieurs des hauts-fourneaux, jouèrent un rôle important dans l'histoire des débuts de l'acierie dans la région du Rhin.
    En 1871, il fonde une usine à Meiderich. En 1877, Gustav Leon Pastor est directeur des aciéries du Rhin, à Ruhrort.
    En 1905, Gustav Leon Pastor, de Jemeppe-sur-Meuse, est membre de la Liste des Adhérents au Congrès international des habitations à bon marché de 1905.

    Il existe maintenant une rue Pastor à Seraing, derrière le Quai Sadoine, perpendiculaire à la rue Cockerill, ainsi qu'une avenue Adolphe Greiner.

    En 1955, la société Cockerill fusionne avec Ougrée-Marihaye (datant de 1808). Cockerill-Ougrée devient Cockerill-Ougrée-Providence en 1966 avec l'arrivée de Espérance-Longdoz (fondé en 1836). En 1979, est fondé Cockerill et Thy-Marcinelle et Providence. EN 1980, elle devient Hainaut-Sambre, puis Cockerill-Sambre en 1981. En 1999, la société fait partie du Groupe français Usinor et en 2002 est créé le Groupe Arcelor, regroupant Aceralia, Arbed et Usinor. En 2006, elle est acquise par Mittal Steel. ArcelorMittal est créé. Aujourd'hui, les usines sidérurgiques wallonnes du secteur des Aceirs Plats au Carbone Europe sont des centres de performances rattachés au premier groupe sidérurgique mondial. ArcelorMittal confirme, début 2008, l'abandon du projet de fermeture de la ligne à chaud de Liège.

sources : www.digitalis.uni-koeln.de/Matschossm/matschossm197-201.pdf
Suzanne Pasleau, «Caractéristiques des bassins industriels dans l’Eurégio Meuse-Rhin», Fédéralisme Régionalisme, Volume 3 : 2002-2003 - Mobilité et identités dans l'Eurégio Meuse-Rhin
http://popups.ulg.ac.be/federalisme/document.php?id=298
http://www.tschoepe.de/auktion49/auktion49.htm
http://www.seraing.be/IMG/pdf/patrimoine_brochure-2.pdf
http://users.swing.be/vivwal/walletr.htm
http://www.protestantisme.be/default.asp?menu=histoire&page=communaute
http://www.epubserainghaut.be/historique.html
Industries et populations: l'enchaînement des deux croissances à Seraing au XIXe siècle (Google Books)
Actes du VIIme Congrès international des habitations à bon marché tenu à Liege, du 7 au 10 août 1905 (1906)(archive.org)
Notice sur les établissements de la Société Cockerill (1888)(archive.org)
Henri Pirenne, Histoire de Belgique, Volume 7 - De la Révolution de 1830 à la guerre de 1914 (archive.org)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Seraing
http://www.cockerill-sambre.com/fr/historique/historique.htm

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L'argent et la raison

Publié le par antoiniste

    Lorsque l'argent est la seule raison de notre travail, il devient difficile d'estimer nos vrais besoins et d'apprécier ce qu'on possède déjà.


merci à Jacques Cécius pour cette citation du jour.

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Langue des anges

Publié le par antoiniste

La langue des anges est évoquée par Saint Paul dans le chapitre 13 de la première épître aux Corinthiens :

    « Quand je parlerai les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas l'amour, je suis un airain qui résonne ou une cymbale qui retentit. »

Les anges, étant de purs esprits, n'ont pas besoin de langage pour communiquer les uns avec les autres. Les êtres humains communiquent avec des mots, qui sont des représentations symboliques de la pensée. Les êtres purement spirituels peuvent transmettre leurs pensées dans un état pur, sans besoin de médiation ou de signes (Saint Thomas d'Aquin, Somme Théologique, I. Frédérique Von Lama: Les Anges).

Dans la tradition islamique, et selon Ahmed Moubarek, dit 'Abd al-'Aziz al-Dabbagh, grand soufi illettré qui vécut à Fès à la fin du XVIe et au début du XVIIe, dans le Kitab-Al-Ibriz (traduction : Le Livre d'or pur), il existe une langue des anges et nommée langue « siryanîte », proche de la langue des oiseaux. Selon le poète soufi marocain, elle existe dans chaque langue et consiste en un autre sens que celui communiqué, le sens réel étant donné dans sa prononciation et non dans son écriture. C’est également la langue des grands saints. D'après une légende islamique, il y a des inscriptions en siryanî sur le tronc du ‘Arsh et sur la porte du Paradis, qui ont également le pouvoir de parler aux défunts dans la langue divine.Pour Ahmed Moubarek, le siryanî se trouve également dans les « lettres isolées » qui ouvrent les sourates du Coran et dont aucun théologien musulman n'a donné d'explication à ce jour, comme par exemple « Alif - Lâm - Mîm » qui ouvrent la sourate 2 « la Vache » (Al Baquara). Dans le Coran en effet le terme aç-çāffātest évoqué, désignant littéralement les oiseaux, mais comme s’appliquant symboliquement aux anges (al-malā’ikah) par proximité phonétique.

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ange_%28religion%29#Langue_des_anges

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La source de Père et Mère dans le bois d'Esneux

Publié le par antoiniste

    La forêt avait retrouvé son aspect figé. Seules les hautes fougères et quelques cimes oscillaient doucement sous le vent.
    Il emprunta une sorte de raidillon strié de filets d’eau. Tout au fond, un étroit passage traversait des fourrés mais il fallait se courber et progresser dans la trouée à l’aveuglette jusqu’à un amphithéâtre naturel où s’écoulait une source parsemée de pierres recouvertes de mousse. Antoine remplit son bidon et pria :
   - Je sais que mes souffrances ne sont que le résultat de mes actes, Père Eternel, mais qu’ai-je fait de mal pour que mon unique enfant soit ainsi plongé dans la douleur… ? Puissé-je prendre sa souffrance dans la mienne – il referma ensuite le bouchon et porta le bidon contre son front – accordez-lui la guérison, ô Dieu tout puissant, pitié !
[...]
    La voiture s’arrêta un bref moment à l’orée du bois de la Vecquée puis obliqua vers un petit coupe-feu. Il se découpait dans l’ombre des frondaisons comme une porte lumineuse ouverte sur la forêt. L’Oldsmobile avançait en cahotant sur le chemin de terre pour disparaître bientôt comme absorbée dans cette embrasure lumineuse.
    Il faisait un temps superbe. Un vent tiède agitait doucement les cimes.
    Un frère quitta le véhicule en premier afin d’ouvrir la portière à Antoine.
    Il aspira goulûment cet air qui lui manquait tant puis demanda à entrer dans la clairière.
Les deux frères l’aidèrent à s’asseoir sur une souche non loin d’un filet d’eau.
    Catherine demeura silencieuse à ses côtés. Le soleil venait de disparaître derrière les nuages. Le vent se leva dans un frémissement d’herbe et de feuillages. Les deux frères s’étaient éloignés par respect pour leur intimité. Après de longues minutes, Antoine leva les yeux vers le ciel observant les nuages qui se formaient en visages furtifs puis s’étiraient en s’effilochant.
    - Rien ne dure, pensa-t-il en observant de jeunes pousses et des digitales. Il les effleura de la main, et pourtant la vie est éternelle.
    A ce moment, un frisson lui parcourut le corps.
    - Rentrons, dit tristement Catherine …
    Le chauffeur ôta son caban et le déposa sur les épaules du Père en tapotant doucement ses épaules, comme pour y faire entrer un peu de chaleur.
Quelques instants plus tard, l’automobile quittait le bois et reprenait la route. Antoine demanda à s’arrêter plusieurs fois pour admirer les bois et les champs de seigle qui s’étendaient à perte de vue.
    - Mes enfants, dit-il sur un ton plaintif en posant sa main sur l’épaule de Catherine, j’ai froid…
Roland A E Collignon, La Vie tourmentée de Louis Antoine


    Ce jour-là, pour le service des ateliers, on l'envoya à La Neuville, qui est un bourg sur le plateau du Condroz. Pour y aller, il faut traverser de grands bois. Tout le temps qu'il fut dans les bois, Antoine pensa à une seule chose : comme c'était malheureux pour Catherine et lui d'avoir leur fils malade à la maison, et comme c'était malheureux surtout pour le garçon, à cet âge où l'on pense qu'à vivre, à avoir des camarades, à aimer : en septembre, il aurait ses vingt ans... Antoine avait l'impression que tout cela pouvait durer des mois encore. Il portait sur son coeur la fatigue que finit par nous donner un long souci. Mais, à vrai dire, il n'avait pas ce qu'on peut appeler de la crainte. Il se disait : "Nous, les Antoine, nous sommes une famille où l'on s'est toujours bien porté." Et ce lui était une grande assurance que de se répéter que Martin et Tatène avaient largement passé les nonante ans.
    Occupé à ces pensées, il s'était à peine aperçu que le temps était doux, quoique gris, et qu'avril verdissait la lisière des bois.
    A La Neuville, il fit la ommission dont il était chargé, puis, comme il avait soif, il alla boire une limonade dans un estaminet. Il y avait des gens, debout au comptoir, qui parlaient entre eux de la maladie du bétail. Ils avaient l'air soucieux et résigné. L'intérieur de ce café était obscur, à cause du jour gris.
    Au retour, Antoine eut l'impression, tandis qu'il marchait dans les bois, que quelque chose de meilleur était survenu. Il ralentit le pas, il observa comme tout était gonflé de sève. Les taillis de jeunes chênes avaient encore leurs feuilles rousses de l'autre année, mais la mousse et l'herbe commençaient à montrer leur fraîche couleur. Doucement, sans éclat, la nature reprenait le cours de sa vie. Avec une confiance incroyable et tranquille, des arbustes, çà et là, laissaient pointer de petits bourgeons verts. Ainsi, pensa Antoine, nos âmes revivront avec la même confiance tranquille et sans surprise dans le printemps de l'au-delà. Il éprouva subitement une grande hâte de connaître ce printemps de l'autre vie, d'y déposer doucement tout la fatigue de son coeur. Il souhaita aussi que son fils fût ici, dans ces beaux bois de La Neuville, - et soudain il eut peur d'être mal compris, et que l'on crût qu'il souhaitait pour son Louis les bois de l'au-delà, le printemps de l'autre vie. Avec désespoir, il cherchait à formuler une prière efficace et explicite, qui ne laissât aucune place à la confusion. Mais il ne trouva pas la prière. Sans doute s'était-il trop laissé distraire par les choses qui frappaient ses yeux, et la faveur de l'invisible s'était détournée de son coeur.
    Il sortit des bois, traversa les prairies des Biens-Communaux. Par un chemin en pente raide, il descendit vers Seraing.
Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.186

    - Ils vous tirent le mal du corps avec leurs mains, et ils n'ont même pas besoin de vous toucher. On ne voudrait jamais le croire, si les gens ne le disaient pas.
    - Antoine, je l'ai vu dans le bois de Seraing, l'autre jour. Il regardait tout droit devant lui, avec des yeux... Il est passé tout près, à me toucher, et je jure qu'il ne m'a pas plus remarqué que si j'avais été un arbre. Alors, tout d'un coup, voilà qu'il a commencé à faire ses gestes autour de la tête dans tous les sens, comme s'il avait eu une grosse mouche après lui. Il paraît que c'est comme cela qu'il chasse les mauvais esprits qui donnent les maladies.
    - Bien sûr, il regardait quelque chose que vous ne pouvez pas voir.
    - Cet homme-là ? Je vais vous dire, moi : il voit à travers les murs.
    - Il a toujours été comme ça ?
    - Pas du tout, il était comme tout le monde, mais c'est depuis que leur fils est mort. On prétend qu'ils ne veulent plus s'occuper que des esprits, maintenant qu'ils n'ont plus leur enfant.
    - Mais non, vous vous tromper, c'est en Russie qu'ils ont changé. De ces côtés-là on rencontre toutes sortes de gens, et il a appris leurs manières. Avant, il aimait de rire tout aussi bien qu'un autre.
Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.205

    On le vit plus d'une fois errer dans les bois à la recherche du silence et des fluides.
    Un jour, le docteur Delville l'y rencontra. C'était l'automne. Antoine marchait dans le chemin couvert de feuilles jaunes, et par moments il faisait de grands gestes de côté et d'autre pour attirer à lui les forces invisibles. Le docteur Delville connaissait bien Antoine : il l'avait soigné, il avait soigné les siens.
    - Que faites-vous par ici ? lui demanda-t-il.
    - Je cherche les esprits, répondit Antoine.
    Il ajouta :
    - Moi, je travaille avec les esprits.
    - On dit que vous me faites concurrence, observa le médecin.
    Antoine hocha la tête :
    - C'est parfois l'âme qui est malade, murmura-t-il d'un ton distrait et absorbé.
    Le docteur le regarda s'éloigner d'un pas saccadé, rapide. Avant le tournant, il avait repris ses grands gestes. Des feuilles attardées, quittant les branches d'un arbre, voletèrent autour de lui. Le docteur haussa les épaules et poursuivit son chemin.
Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.245

    C'est pourquoi aussi, une fois ou deux, dans une auto de louage, le Père fit avec Mère une promenade sur les hauteurs, par la route qui traverse les bois, vers La Neuville et Nandrin.
    Le 8 de juin, ils partirent encore une fois de ce côté-là, accompagnés de deux adeptes, Nihoul et Deregnaucourt. Bientôt ils furent sur la hauteur. L'auto roulait lentement à travers les bois. Le ciel était gris.
    C'étaient ces bois où il était passé souvent, où il était venu méditer pendant les années du spiritisme. Alors son oeuvre ne lui apparaissait pas nettement, - il ne savait pas encore quelle sérénité l'attendait au-delà de la région des épreuves.
    Tandis que le moteur trépidait à petit bruit, Antoine laissait errer ses yeux sur l'horizon de la forêt. [...]
    L'air était un peu lourd, comme il arrive au mois de juin, et le vieillard avait de la peine à respirer. Il demanda qu'on s'arrêtât. Les deux adeptes l'aidèrent à descendre. Il but de l'eau d'une fontaine qui était là. Puis il s'assit sur un tronc d'arbre.
    Comme on était tranquille, ici. Les chants des oiseaux, actifs, paisibles, intarissables, détaillaient sans le blesser le silence du jour. Au sortir de son tuyau rouillé, le filet d'eau de la fontaine glougloutait doucement, et s'apaisait dans un petit bassin sombre. Alentour, l'herbe était lustrée. Les arbres immobiles semblaient couverts depuis l'éternité par l'épaisseur de leurs feuilles. A leur pied se balançaient imperceptiblement, sur leurs hampes droites, des digitales, mystérieuses.
Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.342

    L'Antoinisme est encore à son aurore et déjà l'intelligence est en mouvement pour déformer la réalité. Dernièrement, on me fit part d'un pèlerinage antoiniste au lieu dit : Quatre-Bras, endroit où le Père affaibli s'est rendu en voiture un peu avant sa désincarnation afin de respirer un peu d'air pur; là, deux adeptes soutenaient le vénérable vieillard pour L'aider à marcher, Mère suivait en silence, résignée dans cette grande épreuve et combien recueillie ! Ah ! ne faisons pas de ce lieu de souffrance un lieu de réunion, si nous voulons faire revivre des instants d'épreuves, partons seuls ou en communion, silencieux et respectueux ! Certains ont découvert que le Père s'est rendu dans ces bois quatorze fois, qu'Il y a fait quatorze stations ! Je suis allé aux informations et quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre par les personnes qui ont accompagné le Père dans ses pénibles promenades, que le Père avait été à cet endroit une ou deux fois. Voilà comment débutent les pèlerinages, ils sortent en entier de l'imagination du peuple, voilà comment naissent les légendes, nous avons pour devoir de les extirper à leur naissance afin d'éviter pour l'avenir le mensonge et l'erreur.
L'Unitif, nov. 1913, p.10-11,
in Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.225

    Sortant de sa chambre un jour de mai 1912, il s'en va, en compagnie de la Mère et de deux ou trois adeptes proches, se promener en voiture dans les bois situés près de Neuville-en-Condroz. Là, avant de rentrer, il boit une gorgé d’eau fraîche à une source qui existe encore et où certains adeptes vont chercher de l'eau qu'ils considèrent comme étant un remède, et qui sert même parfois, à certains "d'eau bénite" pour exorciser (!) alors que le Culte lui-même ne lui reconnaît ni une valeur thérapeutique, ni aucun pouvoir que se soit. Cependant, aujourd'hui encore, des personnes superstitieuses se servent du buis bénit attaché au crucifix, pour asperger les mûrs de leur maison de cette eau de Neuville, disant en patois "Diâles è macrales, fout'chal!" ("Diables et sorcières, dehors!")
Jacques Cécius, Une religion de guérison, l'Antoinisme, p.34

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