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Cult of Antoine the Healer (Grey River Argus, 6 February 1911, Page 2)

Publié le par antoiniste

Cult of Antoine the Healer (Grey River Argus, 6 February 1911, Page 2)

CULT OF ANTOINE THE HETLER [sic]

GUM-CHEWING MYSTIC
    A message received in England from Brusells, dated December, states that a petition has been forwarded to the Chamber of Deputies, bearing '60.000 signatures, asking Parliament to recognise "Antoine worship" as legal. Whatever answer is given to this singular request, the personality of Antoine, called the "Healer" is very interesting, and his hold over thousands of Belgians is a singular instance of the faith of mankind in one of their number.
    Antoine was formerly a miner. Having inherited a little money, he abandoned his work and devoted himself to spiritualism. He proved to be an excellent medium, and he often received - according to his followers - visits from spirits.
    These spirits dictated long messages purporting to com from Heaven. One day they told him he was ordered to exercice the gift of healing. Antoine thereupon visited the poor of his parish, spoke to them of spiritualism, and is said to have effected several cures.
    Antoine was soon besieged by sufferers who begged hom to relieve their ills. He is now greatly popular in the valley of the Meuse, and especially in the valley of Jeuneppe, his native village.
    Two years ago Antoine said that he was ordered to preach, and he has thus become the centre of a new religion. A church was built at Jeuneppe, for which £4000 was raised in a week. Antoine lives near the church, which is overcrowded every day with folowers.
    The "Healer" refuses to accept money for his services, and he is as poor-to-day as when he began the strange missionary work.
    The doctrine of Antoine's religion is rather obscure. He teaches that goodness must govern the world. He believes that the human body is controlled by fluid magnetism, and that the magnetism of one person can overcome the evil magnetism of another.
    The services in Antoine's church are very simple in character. The 'Healer' and his congregation concentrate their thoughts, and Antoine gets into fluidic communication with the minds of the worshippers. When he feels that good influences predominate, he speaks under the power of the spirits.
    Antoine's followers obey him unhesitatingly in everything. In apparance he is a tall, rather round-shouldered man, with grey hair; he wears a black frock coat, but is always without a hat. He chews gum continually.

source : Grey River Argus, 6 February 1911, Page 2
www.paperpast.natlib.govt.nz

 

CULTE D’ANTOINE LE GUÉRISSEUR

GOMME À MÂCHER MYSTIQUE

    Un message reçu en Angleterre de Bruxelles, daté de décembre, indique qu'une pétition a été transmise à la Chambre des députés, portant 60.000 signatures, demandant au Parlement de reconnaître le "culte d'Antoine" comme légal. Quelle que soit la réponse donnée à cette demande singulière, la personnalité d'Antoine, dit le "Guérisseur" est très intéressante, et son emprise sur des milliers de Belges est un exemple singulier de la foi de l'humanité dans l'un des leurs.
    Antoine était un ancien mineur. Ayant hérité d'un peu d'argent, il abandonne son travail et se consacre au spiritisme. Il s'est avéré être un excellent médium, et il a souvent reçu - selon ses disciples - des visites d'esprits.
    Ces esprits dictaient de longs messages censés venir du Ciel. Un jour, ils lui ont dit qu'il avait reçu l'ordre d'exercer le don de guérison. Antoine a alors rendu visite aux pauvres de sa paroisse, leur a parlé du spiritisme, et on dit qu'il a fait plusieurs guérisons.
    Antoine fut bientôt assiégé par des malades qui le supplièrent de soulager leurs maux. Il est aujourd'hui très populaire dans la vallée de la Meuse, et surtout dans la vallée de Jemeppe, son village natal.
    Il y a deux ans, Antoine a dit qu'il avait reçu l'ordre de prêcher, et il est ainsi devenu le centre d'une nouvelle religion. Une église a été construite à Jemeppe, pour laquelle 4000 £ ont été récoltés en une semaine. Antoine habite près de l'église, qui est envahie tous les jours par des suiveurs.
    Le "guérisseur" refuse d'accepter de l'argent pour ses services, et il est aussi pauvre que lorsqu'il a commencé l'étrange travail missionnaire.
    La doctrine de la religion d'Antoine est plutôt obscure. Il enseigne que la bonté doit gouverner le monde. Il croit que le corps humain est contrôlé par le fluide magnétique, et que le magnétisme d'une personne peut vaincre le magnétisme maléfique d'une autre.
    Les services dans l'église d'Antoine sont de caractère très simple. Le 'Guérisseur' et sa congrégation concentrent leurs pensées, et Antoine entre en communication fluidique avec l'esprit des fidèles. Quand il sent que les bonnes influences prédominent, il parle sous la puissance des esprits.
    Les disciples d'Antoine lui obéissent en tout sans hésitation. D’apparence, c'est un homme grand, aux épaules plutôt rondes, aux cheveux gris ; il porte une redingote noire, mais il est toujours sans chapeau. Il mâche continuellement de la gomme à mâcher.

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Arbre de la Science de la Vue du Mal, le Bien, interprété l'opposé de la réalité (p.297-303)

Publié le par antoiniste

Arbre de la Science de la Vue du Mal, le Bien, interprété l'opposé de la réalité (p.297-303)

    Un visiteur. - Père, n'est-ce pas aller un peu loin de dire que tous nous arriverons à l'unité absolue, à être Dieu même ?
    Le Père.- Il nous a toujours été enseigné que Dieu est notre Père, que nous sommes tous ses enfants. Cette question n'est pas bien comprise, peut-être parce qu'elle n'est pas non plus bien raisonnée. Il importe de savoir si c'est Dieu qui nous a donné la vie, car vouloir démonter une chose, qui est encore pour nous un mystère, ce serait croire de parti pris.
    Pouvons-nous dire que Dieu nous a donné la vie, qu'Il nous a tirés du néant ? Ce serait vouloir proclamer une grande vérité et ensuite la dénaturer. Si Dieu nous faisait sortir du néant, n'étant pas issus de Lui, Il n'est pas notre Père, pas plus que nous ne sommes ses enfants. Dire que Dieu nous a tirés du néant n'est-ce pas donner à croire que la vérité elle-même en est sortie ? Ce serait enseigner qu'elle résulte de l'erreur car tout ce qui existe réellement a toujours existé et ce qui n'existe pas ne peut être que l'erreur.
    Il nous a également été enseigner que Dieu a fait sa créature à son image. Un père aurait-il bien des enfants que ne seraient pas à son image ? peut-il y avoir entre un père et sa progéniture une dissemblance naturelle ? Nous ne devons pas encore aller trop loin dans cette question, car si Dieu nous avait créés et qu'Il nous eût faits d'une nature différente de la sienne, Il ne pourrait plus être notre père ni nous ses enfants, Il nous aurait dénaturés, nous serions dans la raison en Le haïssant au lieu de L'aimer, nous ne pourrions plus avoir aucune considération pour Lui parce qu'Il aurait Lui-même démenti son amour. Un père ne cherche-t-il pas à faire toujours son enfant plus grand que lui ? Proclamer Dieu autrement, ce n'est plus proclamer sa toute-puissance et sa bonté, ses grandes vertus, au contraire, c'est inciter plutôt à Le déprécier ; c'est Le faire plus petit que sa créature, car l'amour de celle-ci pourtant imparfait ne lui permettrait pas de refuser à ses enfants ce que Dieu pourrait refuser aux siens. A quoi Lui servirait son amour s'il en était autrement ? Quelle autre chose que notre grandeur peut faire son bonheur ? Douter de cette vérité, c'est douter de son existence, renoncer à se rapprocher de Lui, ignorer l'efficacité du travail moral qui permet de s'acquérir la foi. Tous ceux qui suivent l'enseignement ne doivent pas se récrier de m'entendre proclamer que nous sommes tous des dieux et qu'en surmontant l'imperfection, nous formerons l'unité absolue de l'ensemble, Dieu Lui-même. Ne rendons-nous pas encore un plus grand témoignage à sa bonté et à son amour ? Où pourrions-nous puiser qu'en Lui ? N'est-ce pas Lui qui nous revêt de toute sa puissance et de toutes ses vertus, en nous disant : « Vous vous êtes donné la peine de venir à moi, eh bien ! à présent, agissez ; cest vous qui êtes moi et moi qui suis vous, vous êtes dans mon amour et moi dans le vôtre parce que vous vous l'êtes acquis. » Dieu n'est-Il pas ainsi plus encore que notre Père, puisqu'il s'efface complètement pour nous, tout en nous laissant puiser à notre gré dans son amour ? Et ne sommes-nous pas plus près de Lui encore que des enfants vis à vis de leur père, car plus nous sommes grands, plus est grand son bonheur ?
    Nous avons souvent répété que la foi seule peut comprendre la foi et sans travailler à l'acquérir, ces questions sublimes nous restent ignorées. La foi seule fera d nous le vrai Dieu.
    Dieu possédant toutes les vertus à un degré infini, le bonheur dont Il jouit ne le puise-t-il pas dans le nôtre ? Qui autre que nous pourrait être l'objet de son amour ? N'ayons alors nulle crainte de proclamer que nous sommes Dieu nous-mêmes, que nous voulons aussi aimer à l'infini ; car plus grands nous ferons-nous, plus grand sera le bonheur de Celui qui a toujours été proclamé Dieu, notre Père.

Le Développement de l'Enseignement du Père, Arbre de la Science de la Vue du Mal, le Bien, interprété l'opposé de la réalité, p.297-303

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Antoinisme & Protestantisme - multitudinisme et antoinistes culturels

Publié le par antoiniste

    Multitudiniste, adj. Se dit des dénominations qui pratiquent le baptême des nourrissons et qui considèrent comme faisant partie de l'Eglise tous les habitants d'un lieu di chrétien.
Martin R. Gabriel, Le dictionnaire du christianisme, Editions Publibook, 2007
source : GoogleBooks

    Si le terme "multitudinisme" peut aussi qualifier une hérésie peu connue du XIIe siècle donnant à l'opinion de la multitude le pas sur la dictrine enseignée par la hiérarchie, sa principale acception nous vient d'Alexandre Vinet qui, en 1842, a forgé ce mot à partir d'une réminiscence biblique (les "multitudes" dont Jésus avait compassion, Matth. 15, 32) pour désigner l'attitude et le statut d'une Eglise protestante qui ne serait plus une Eglise d'Etat, mais n'en aurait pas moins pour mission de s'occuper spirituellement de l'ensemble d'une population. La transformation progressive des Eglises d'Etat en Eglises territoriales (en allemand Landeskirchen) ouvertes à tous a abouti à en faire des bastions du multitudinisme, tandis que les Eglises libres, revendiquant leur complète indépendance envers l'Etat, ont souvent incarné le principe professant : on en devient membre par choix personnel et en adhérant à une profession de foi. Plusieurs Eglises protestantes séparées de l'Etat n'en demeurent pas moins multitudinistes dans leur manière de concevoir leur présence au sein de la société où elles vivent. Tandis que la notion allemande de Volkskirche, chargée d'ambiguïtés par l'usage qu'en firent les "Chrétiens Allemands", insiste sur un contat de situation ecclésiologique majoritaire, celle de multitudinisme, en usage également en contexte de diaspora, met surtout l'accent sur la visée d'une mission pastorale et évangélisatrice. Mais une Eglise qui perd le contact avec les multitudes est-elle encore multitudiniste ? On comprend que le terme prête aujourd'hui à discussion.
Bernard Reymond, in Église, par André Birmelé, 2001, p.85-86
source : GoogleBooks

    Vinet est toujours resté fidèle au modèle d'une Eglise qui, sans être assujettie ni à la dictature de l'Etat ni à celle du grand nombre, demeure dépendant l'Eglise du pays, ouverte à tous, veillant à assurer le service pastoral de tous, - en bref, une Eglise ouverte qui, comme Jésus, aix "compassion des multitudes". Un mot manquait pour exprimer cette idée. Vinet l'a créé en 1840, pour les besoins de la cause : il s'est mis à parler d'Eglise multitudiniste. Le substantif ne devait pas tarder à voir le jour : le multitudinisme est devenu un terme d'usage courant parmi les protestants d'expression française pour désigner les Eglises qui, par souci d'ouverture aux "multitudes", refusent d'imposer à leurs membres l'adhésion à une profession de foi.
Bernard Reymond, A la Redécouverte d’Alexandre Vinet, p.99


    En ce sens premier, l'antoinisme est une église multitudiniste. De même, on peut reprendre la définition d'antoinistes culturels, comme on parle de protestants culturels "qui ne relèvent d'aucune administration d'église. A ce sujet, il est intéressant de noter que le sociologue français J.P. Willaime constate un décalage entre le nombre de protestants qu'il y aurait en France selon que ce nombre est recensé par les Eglises elles-mêmes (900.000 dans ce cas) et celui auquel on arrive si l'on se réfère à différents sondages d'opinion nationaux (SOFRES) qui laissent toujours voir un pourcentage plus élevé de protestants. Ceci l'amène à penser que si l'on tient compte des protestants "culturels" non rattachés à une Eglise, on arrive pour la France à un total non pas de 900.000 mais bien de 1.500.000 protestants (J.P. Willaime, 1984). Si l'on applique le même raisonnement en Belgique et que l'on tient compte de ce que les critères pour évaluer la population catholique sont eux aussi très larges, alors on peut dire qu'estimer les protestants en Belgique à 100.000 est une appréciation beaucoup trop faible. Mais certes, si l'on décide de ne considérer que ceux qui ont opté pour une participation engagée, alors 50.000 semble un chiffre maximal."
Jos Dhooghe, Le protestantisme en Belgique, p.333
in La Belgique et ses dieux, églises, mouvements religieux et laïques, Cabay, 1985

    Si l'on applique le même raisonnement pour l'antoinisme, on peut également opter pour un nombre minime de participants engagés (portant le costume ou non), et un nombre bien supérieur d'antoinistes culturels. Une difficulté de plus apparaît cependant pour l'antoinisme, celui-ci étant défini comme "secte", ce qui n'est plus le cas du protestantisme. Et on imagine qu'il n'est pas facile de s'avouer membre d'une secte, par peur de conséquence...

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